- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre

mercredi 31 mars 2010

Pinces…


La douleur lancinante, l'envie d'ôter les pinces et le désir de poursuivre l'offrande de soi. Les mains qui se crispent, ébauchent un mouvement vers les pinces avant de s'ouvrir à nouveau et s'éloigner, le corps à nouveau en croix offert. Son regard, son sourire disent le plaisir de voir et sa voix punition, tu mérites une punition.

Les yeux se lèvent à nouveau, croisent les siens, l'envie et l'inquiétude sont lisibles dans ce regard. A quatre pattes, marche ainsi, et l'autre s'exécute, les yeux brillant de désir, se cambre spontanément, tend ses fesses. Les doigts viennent l'effleurer, ouvre toi encore, je veux te pendre, le corps se cambre encore, à l'extrême, les fesses s'ouvrent. Les regards se croisent dans le miroir, se renvoient leurs désirs, leurs envies. Les doigts laissent vite place à un jouet, qui s'insère lentement, et l'ouvre, s'introduit. Les gémissements répondent à cette intrusion, et s'intensifient… Le jeu commence.

mardi 30 mars 2010

Très bonne après-midi.


Un restaurant, choisi au hasard, près du jardin du Luxembourg. Le cadre est agréable, le serveur aimable, la serveuse tout autant alliant à son sourire un très joli cul. Le repas est délicieux, et les mots, les sourires s'échangent. Les mains se frôlent entre deux verres de vin. Les regards pétillent, as-tu oublié ton string ? oui, et toi as-tu quitté ton caleçon ? oui. Les mains et les sourires se caressent. Les mots s'échangent et s'encoquinent. Des cadeaux s'échangent au-dessus de la table. Un livre d''images, pas sages du tout., un album de Betty Page aux photos évocatrices de jeux délicieux et des pinces se croisent. Le trouble grandit. Son pied déchaussé vient se poser entre mes cuisses et me caresse, tu me manges plus ? Les désirs s'exacerbent, les plaisirs se déclinent au long de nos échanges, envie d'essayer le cadeau ? oui, on y a va, mais avant dans la rue il faudra que je vérifie que tu n'as pas de string, et moi je vérifierai que tu n'as pas de caleçon…

Nous demandons l'addition, nous payons, le serveur, aurait-il remarqué notre manège,  nous lance un Très bonne après-midi. Elle le sera….

samedi 27 mars 2010

Pinces.

Pinces, le mot jaillit de sa bouche, et ses yeux pétillent déjà. Son rire retentit déjà. Un sourire nait aussitôt sur la bouche de l'autre, ses yeux brillent, et ses mains s'activent cherchent, trouvent les pinces et les tendent, ses dents mordillent ses lèvres, son corps frémit déjà. Les pinces changent de mains. Elles effleurent les pointes de seins qui se tendent déjà, elles se referment doucement, lentement, ses doigts les lâchent peu à peu, l'étau se resserre, la morsure s'intensifie. Les pinces sont en place. La douleur s'installe lancinante.

Pourquoi aimes-tu ça ?

Pourquoi aimes-tu ça ? Parce que les pinces sur les seins me font mal, parce que cette douleur me vrille le ventre,  parce que mon corps ne m'appartient plus et n'est plus qu'abandon. Tu mènes le jeu, j'ai abdiqué ma volonté, mon corps est offert et mon cerveau explose de plaisirs.

Pourquoi aimes-tu ça ? Parce que les pinces sur tes seins te font mal, parce que je te possède ainsi totalement. Ta bouche gémit un non pendant que tes yeux hurlent encore. Cette prise de possession complète de toi est au-delà du plaisir.

jeudi 25 mars 2010

Une phrase

Ne rends personne responsable de ce que tu dois décider par toi-même la couleur des yeux la forme des jambes plus ou moins arquées le volume de la poitrine des femmes de ta liste érotique
Une phrase extraite de "Office des ténèbres 5", publié en 1973 par Camilo José Cela, entre autre, prix Nobel de littérature. N'est-elle pas délicieuse ?

lundi 22 mars 2010

Instants....

Des yeux qui se baissent et un regard qui pétille de désirs, un corps qui se cambre et s'offre et des doigts qui explorent et fouillent. Un regard qui chavire, une voix qui n'est plus que gémissement. Des plaisirs qui se découvrent; des plaisirs qui les découvrent. Des troubles, des envies innomées qui s'avouent. Les regards qui se croisent et crient encore..
Instants d'éternités.

Instants....

Des yeux qui se baissent et un regard qui pétille de désirs, un corps qui se cambre et s'offre et des doigts qui explorent et fouillent. Un regard qui chavire, une voix qui n'est plus que gémissement. Des plaisirs qui se découvrent; des plaisirs qui les découvrent. Des troubles, des envies innomées qui s'avouent. Les regards qui se croisent et crient encore..
Instants d'éternités.

samedi 20 mars 2010

Hommage

Mon modeste hommage à Jean Ferrat avec une partie des paroles de L'amour est cerise:

Rebelle et soumise  
Paupières baissées 
Quitte ta chemise 
Belle fiancée…
Autant qu'il nous semble 
Raisonnable et fou 
Nous irons ensemble 
Au-delà de tout 
Prête-moi ta bouche 
Pour t'aimer un peu…
Défions le monde 
Et ses interdits 
Ton plaisir inonde 
Ma bouche ravie 
Vertu ou licence 
Par Dieu je m'en fous

Un texte très beau, délicieusement évocateur qui évoque, pour moi tant de souvenirs.




jeudi 18 mars 2010

Dilemme cornélien

Nous marchons dans les rues de Paris, des envies plein la tête, les yeux pétillants de désirs. C'est une belle journée de printemps ensoleillée. Nous cherchons des yeux les belles aux jupes courtes, et apercevons à une terrasse de café de longues jambes gainées de résilles. Nos regards, nos sourires se croisent. Quelques pas, quelques mots, et nous décidons de nous asseoir là. Demi-tour. Et, nous la croisons, elle vient de quitter la terrasse. Les jambes sont longues, les talons hauts et la jupe courte. Qu'allons-nous faire, la suivre ou aller jouer à une autre terrasse ?






mercredi 17 mars 2010

Printemps et regards ?

Enfin, après ces froides journées enneigées, le soleil réapparait sur Paris. Cette première journée à l'ambiance printanière est délicieuse. Les grands manteaux, les doudounes informes, les bottes fourrées dignes de l'Armée rouge restent enfin au placard.  Les jupes raccourcissent, les décolletés s'élargissent. Serait-ce le printemps des regards qui plongent les décolletés et se faufilent pour voir sous les jupes des filles ?


lundi 15 mars 2010

Élections

Élections, piège à cons; vieux slogan, mais surtout titre d'un texte de Jean-Paul Sartre paru dans les Temps modernes. Le principe de l'élection est simple, et connu de tous, une fois soigneusement sélectionné l'objet de votre désir, vous vous isolez pour l'envelopper soigneusement. L'on vous l'a souvent en effet répété, il convient de sortir couvert. Puis vous aller joyeusement glisser cet objet dans la fente adéquate. Piège à cons, certes, mais quel est le sens à donner à Con ici, ne serait-ce pas plutôt une invitation à re-visiter le Con d'Irène, superbe texte non de Sartre mais d'Aragon ?


vendredi 12 mars 2010

Ravissante…

En lisant le tout dernier commentaire sur mon texte précédent, je m'apprêtais à répondre "vous me ravissez, charmante inconnue…" Vous me ravissez, pour lui dire, vous me plaisez, votre commentaire me procure un vif plaisir. Mais le verbe Ravir a un autre sens, ou plutôt dans son acception littéraire, classique a une signification quelque peu différente, celle qui se décline dans Ravisseur. Ravir signifie là S'emparer par la force, par ruse, Enlever quelqu'un de force.

Alors, oui charmante inconnue, ravissez moi !!

mercredi 10 mars 2010

Anagrammes

Sur une fréquence qui vibre délicieusement j'ai lu, il y a quelques temps déjà, une remarque sur Chier, anagramme de Chéri. Et, bien sur aimant les mots, j'ai commencé à gamberger sur ce point, pour constater dans un premier temps que Chéri avait des anagrammes bien pauvres avec Riche ou carrément merdeux avec Chier et Reich…
Mais par contre, Aimer renvoi allègrement à Marié. Et j'ai pu constater que Sucer se conjugue en Sucre, même pas d'orge, que sa Poitrine est Opiniâtre, que, écartant Sa culotte vous la Cloutâtes, et que de ses Rondeurs nous Durerons, mais que si elle arrive à l'Extase, elles seront Taxées. Et enfin que s'il veut La Baiser, il Balisera sans doute parce que le Baiser rallumer ses Braises, rien de plus normal puisque Chérie est l'anagramme de Cheire qui comme chacun le sait est… une coulée volcanique !




mardi 9 mars 2010

Il fait froid

Un soir d'hiver, ils marchent sur le boulevard, il est tard,
- il fait froid avec ce vent.
- Ca fait des courants d'air glacé sous la jupe.
- Mais ce soir, pour une fois, tu as une culotte…
- Oui, mais elle est trempée, c'est pire !

lundi 8 mars 2010

Les passantes


J'écoutais Brassens, on se refait pas, quand on aime les mots c'est toujours un moment magique, j'écoutais des Les passantes. "Je veux dédier ce poème A toutes les femmes qu'on aime Pendant quelques instants secrets A celles qu'on connait à peine Qu'un destin différent entraîne Et qu'on ne retrouve jamais"

J'écoutais Brassens, on se refait pas, des images se sont bousculées dans ma tête de " belles passantes Que l'on a pas su retenir".

La belle au sourire ravageur croisée dans ce métro alors que je courrais déjà en retard pour cette fichue réunion. Et celle à la jupe qui dévoilait si joliment ses longues jambes tout en bavardant avec sa voisine, mais sans perdre de vue mon regard. Et l'autre donc je sentais la chaleur dans mon dos de matin là dans le métro et envolée dans une ouverture de porte. Et tant d'autres, tant d'autres images qui peuplent mes soirs de nostalgie…

dimanche 7 mars 2010

Rugby



Samedi Stade Français / Stade Toulousain Et comme toujours, l'on entend quelque belle inconnue parler avec des yeux qui vibrent du calendrier du Stade Français. Certes les photos en sont jolies, mais il me laisse un peu froid. Par contre je vibre toujours à la vue du calendrier d'un autre club de rugby moins connu.
Comment ne pas être sensible en effet aux photos superbes des membres de cet équipe de rugby ainsi dévoilés ?
Je reste fan du calendrier du Bordeaux Étudiants Club… Rugby Féminin !

jeudi 4 mars 2010

Elle retombe…


Quelques centaines de kilomètres nous séparaient, le prochain rendez-vous était déjà fixé, et les mails se croisaient en attendant ce jour. Aussi joueurs l'un que l'autre, nous échangions nos envies, nos désirs, en tous sens, tous les sens mobilisés, même lorsque par jeu un lien, un bandeau sont évoqués. Au fil des échanges tantôt l'un, tantôt l'autre mène le jeu, tantôt l'une, tantôt l'autre s'abandonne. La question se pose donc de savoir qui mènera le jeu lors de cette rencontre dont la date approche maintenant. Les envies, les désirs se croisent, s'entrecroisent, se mélangent… Et, je ne me souviens plus très bien, était-ce elle, était ce moi, lequel des deux a eu l'idée, mais tous les deux furent immédiatement séduit. Le choix se ferait par tirage au sort, elle choisit face, de lancer la pièce.

Le rendez-vous est arrivé, enfin, nous sommes face à face, échanges de sourires, des regards qui en disent long, un baiser collés l'un à l'autre. Je porte une cravate comme elle le souhaitait, pour pouvoir m'attraper, elle porte des bas, des vrais, à couture. A nouveau des sourires mes yeux plongés dans les siens, elle sort une pièce de sa poche, la lance.

La pièce est en l'air, les yeux pétillent, les respirations s'accélèrent, la pièce retombe…

mercredi 3 mars 2010

Un mail reçu…

Un mail reçu, objet: "Le printemps arrive, redécouvrez le corps que vous aimez". Et mon imagination s'emballe. Serait-ce elle ? Serait-ce une invitation à une redécouverte de son corps ? Et je l'imagine déjà, une petite robe noire, des escarpins aux talons délicieusement hauts. Je m'imagine déjà espérant plus que devinant des bas, une guêpière… J'anticipe dja le plaisir de découvrir son corps, de le retrouver…
Et je clique, le message s'ouvre, "Le printemps arrive, suivez la nature…calculez votre juste poids.." Non, je ne suis pas gros.. juste un peu rêveur, parfois.