- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre

jeudi 30 septembre 2010

Surprise !

Il pleut ce matin sur la ville, mais qu'importe, elle marche radieuse. Ses talons claquent joyeusement, elle se sent belle, elle se sent femme, elle se sent terriblement femelle. Toute la soirée, elle s'est offerte à Lui, elle a été son objet, sa chienne docile, soumise, ouverte à tous ses désirs, et ce soir un week-end de soumission commence. Une journée de travail et elle sera à nouveau toute à Lui. Les gouttes de pluie battent le pavé et elle repense au claquement du cuir sur son cul tendu. Elle sait les marques rouges qui la strient, marques de sa soumission. Elle a le cul nu sous sa jupe, elle sait que ce soir, lorsqu'il viendra la chercher à la sortie du bureau, il fourrera sa main entre ses cuisses.
Elle est radieuse en arrivant à son travail.  Sa collègue la regarde, lui sourit " Je ne sais pas ce que tu as fait hier soir, mais ça te réussit.. Par contre, dépêche toi, tu vas être en retard pour la visite de la médecine de travail !"
Elle s'arrête net, elle l'avait oubliée...  Et, en plus, elle est certaine que ce soir Il la punira pour avoir exhibé son cul sans autorisation. Une bien belle journée finalement  !

Quelques millions d'années d'évolution, êtes-vous sûr ?

Un message reçu, non pas ici, "bsr avezvs exp de fist, je ch un fisteur vag pr ma f." Remarquable exemple de maniement de la langue française, ne trouvez-vous pas? Si je compte bien, un, deux, trois, quatre, cinq, six mots sans faute, pas mal.  Même si en l'O-cul-rance l'objectif n'est pas de manier la langue et si je n'ai rien contre les manuels, il serait peut-être bon, en premier lieu de plonger dans un manuel de grammaire, en précisant qu'il ne s'agit pas avec cette orthographe de gérontophilie.
Moi les mots, ça me titille les neurones, peut-être ai-je été marqué par des lectures de Justine au boudoir…
Avez-vous entendu ce bruit-là ? Écoutez bien, cela recommence. C'est juste Donatien Alphonse François qui vient de se retourner encore une fois dans sa tombe !
Certes, chacun trouve le plaisir où il le peut, où il le veut, où il le souhaite, mais, quand même, en tout cas, et à titre personnel, je n'ai aucune envie de jouer un remake des scènes érotiques de  la guerre du feu !

mardi 28 septembre 2010

Une autre approche de la médecine

Merci à celui qui a exhumé cet article de Nice Matin du Mardi du 25 mars 2008. Pour résumer rapidement l'affaire, un homme, autodidacte ouvre un cabinet de médecine traditionnelle chinoise. Jusque là rien que de très classique, Là où l'affaire se corse, se pimente c'est lorsque l'on apprend qu'il persuadait ses patientes qu’elles souffraient d’un mal terrible : "Vous avez les chakras sexuels bloqués". Le seul traitement allait de points d’acupression au niveau du vagin et de l’anus à des  cunnilingus et boules de geisha.
Et savez-vous ce qui s'est passé ensuite ? Non, vous donnez votre langue au chat ? ou facile là, j'en conviens. De nombreuses patientes ne se sont pas plaint et ont même envoyé leurs amies. Cela a quand même fini par une plainte et une con-damnation non pas éternelle, mais pénale.
J'avais jusque là cru que la médecine chinoise usait de techniques manuelles, j'en méconnaissais le coté oral. Et, si quelqu'un connaît une bonne spécialiste de médecine chinoise, je sens une douleur qui apparaît brutalement.
Mais, que dois-je penser d'elle qui vient de me déclarer "mon ostéo me fait complètement craquer et il me fait un bien fou !"

lundi 27 septembre 2010

Quand je pense à Fernande

Il y a des dimanches où l'on ferait mieux de rester couchés, tel est le commentaire du monde à propos de la phrase de Rachida Dati "Quand je vois certains qui demandent des taux de rentabilité à 20, 25 %, avec une fellation quasi-nulle"...
Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette phrase a fait sensation et au premier abord, je me suis simplement demandé où avait-elle donc la tête pour cette fellation. Certes l'on peut admettre que sur un tel sujet la langue fourche, et le sujet ne s'en plaindrait pas, bien au contraire. Mais une approche quelque peu tordue de ce point peut être envisagée. Je tiens préciser que je ne vise absolument pas ici les malades atteints de la maladie de La Peyronie, pour vous éviter de vous jeter fébrilement sur Google ou Wikipédia, la maladie de La Peyronie est une sclérose des corps caverneux, responsable d'une déviation de la verge en érection. L'approche quelque peu tordue dont je parlais consistait tout simplement à se demander si ce jeu de langue de Rachida Dati n'était pas tout simplement destiné à faire grimper non pas un membre mais la présence de Rachida Dati dans les médias, et l'ériger ainsi en figure de proue de la lutte contre les fonds d'investissements.
Je n'oserais commenter par contre le fait que la fellation de Rachida Dati soit quasi-nulle, pour les esprits atteints de la maladie de La Peyronie, c'est-à-dire déviés, il faut entendre la fellation évoquée par Rachida Dati et rien d'autre, même si une rentabilité de 20 à 25 % fait effectivement songer à une fellation quasi-nulle…
Mais, plus sérieusement, pour atteindre une rentabilité de 20 à 25% avec une fellation quasi-nulle, quelles sont donc les autres pratiques visées ? J'imaginais déjà le tableau des résultats, fellation avec un taux proche de zéro, sodomie, pénétration vaginale, masturbation avec leurs taux respectifs et comme dans tout bon sondage, une ligne portant la mention "Ne se prononce pas'", peut-être la ligne préférée de Georges Brassens, La bandaison papa. Ça ne se commande pas.

vendredi 24 septembre 2010

Enfin

À la terrasse d'un café, assis tous les deux. Il parle de tout et de rien, elle sourit en l'écoutant, ils n'ont pas besoin de se dire leurs désirs, leurs envies les plus secrètes, leurs longs échanges par mails, leurs échanges téléphoniques leur ont permis de se découvrir, de découvrir avec délices leur complémentarité. Aujourd'hui ils se voient enfin, découverte ultime, l'autre dans sa réalité, son sourire, sa manière de bouger, son odeur, son parfum. Ils sourient tout deux, et il parle encore, il aime son sourire, il aime le provoquer, le créer. Il aime jouer et prolonger ce moment, prolonger l'attente et la maîtriser seul. Elle sait que tout va basculer, qu'il va la faire plonger dans leurs plaisirs et qu'il décidera seul de ce moment. Elle sourit et attend cela, plaisir trouble de l'attente.
" À propos, lâche-t-il soudain, j'ai oublié de te demander quelque chose, un détail, le rosebud, préfères-tu te le placer toi-même ou te le faire placer ?"
Elle baisse les yeux, ne sourit plus, se sent soudainement soumise, femelle offerte, et répond : " les deux sont tout aussi humiliants l'un que l'autre." Elle relève les yeux et croise son regard : souriant, triomphant, elle aime s'abandonner à lui, elle est heureuse et fière de devenir sa petite putain, elle aime l'adjectif "sa".
Un peu plus tard, à genoux, les yeux bandés, elle le sent, l'entend tourner autour d'elle, ses seins sont offerts, sa culotte humide, humide étant un doux euphémisme, baissée à mi-cuisses. Qu’elle aime cette position, offerte, totalement ! Il caresse son visage avec le rosebud froid, tout en lui susurrant à l’oreille " tout aussi humiliants l'un que l'autre" je ne sais que choisir..."
Il joue, il lui avait dit et redit qu'il aimait par-dessus tout jouer. C’est alors qu’elle sent le bijou, posé juste entre ses fesses, elle sursaute et l'entend :" non, tu ne dois pas bouger, immobile et sans liens, ce serait trop facile si tu étais attachée..." Et elle sent le rosebud s’immiscer lentement, très lentement, il aime prendre son temps, savourer l'instant. Elle aime s'ouvrir ainsi et qu'il prenne possession de la chienne qu'elle a choisi de devenir pour Lui.

mardi 21 septembre 2010

Une photo banale…

Sa page contenait de nombreuses, très nombreuses photos, comment ne l'aurait-il pas remarquée avec ses images délicieusement érotiques, « mais peu sont de moi » lui répondait-elle. Et ils échangeaient des mots au-delà des kilomètres qui les séparaient. Il espérait toujours trouver quelles images étaient celles qui la montraient, elle en riait, l'en taquinait au travers de ses messages. Elle lui proposa d'essayer de la deviner, il tâtonna, tenta, rata bien sur toutes ses tentatives. Elle lui fournit enfin un indice, puis un autre et pour la première fois,  il la vit. Ella avait dit : c'est une photo banale. Il ne la vit pas ainsi.
La photo était pour lui superbe. Les bas, les bracelets évoquant irrésistiblement des jeux de soumission, sa tête baissée les cheveux cachant son visage, tout cela le troublait. Mais il était fasciné par ses mains soutenant ses seins, les offrant, les poussant à sortir du décolleté, dont l'un des tétons dépassait à peine. Sa tête penchée laissait penser qu'elle fixait ce sein offert.
Leur conversation continuait, alors qu'il revenait sans cesse à cette photo, elle lui disait, lui redisait qu'elle était banale, elle, comme la photo. Il n'en croyait rien, se troublait de cet échange, sentait le trouble, le désir…Et il eut de plus en plus de mal à poursuivre l'échange avec ses deux mains sur le clavier…

lundi 20 septembre 2010

Trou…Noir… Blanc (3)

Il est là devant elle, enfin. L'attente est finie. Il est là, il sourit, lui parle, elle ne sait plus ce qu'il a dit. Ce dont elle se souvient c'est de ce trouble immédiat, l'envie d'être à lui, de s'abandonner. Il la prend par le bras, ils marchent, une terrasse de café, elle s'assied. La jupe est courte, trop courte, elle remonte haut, elle se prépare à tirer dessus, il l'interrompt. La voix ne sourit, pas, juste un "non", elle se tourne vers lui, son regard, ses yeux dans le sien, un regard souriant mais affirmant déjà son autorité, son pouvoir sur elle.
Et cette question formulée tranquillement, sur un ton abominablement naturel "Veux-tu découvrir avec moi la soumission ?". Elle blêmit, rougit, bafouille un oui. Et il sourit, pose la main sur son bras et lâche " Je veux une réponse claire !" Elle se surprend alors à oser, là à la terrasse d'une café, avouer son désir de soumission, et pendant elle sent sa main sur sa cuisse, se laisse guider pour la première fois, entrouvre un peu plus, un peu trop ses cuisses. Elle sait qu'elle va accepter bien pire de lui.
Il sourit, elle est fière et heureuse de s'abandonner à lui, "donc tu as choisi de mettre des dessous, pourquoi ?". Elle hésite, ne sait pas, répond, explique ou plutôt cherche à se justifier « pour que vous ayez le plaisir de me demander de quitter ma culotte, pour que vous voyez combien je suis troublée, mouillée. » Il écoute, son sourire flotte sur ses lèvres, il ne dit rien. Elle sait qu'il attend davantage, elle poursuit, bafouille, mes seins sont lourds, l'absence de soutien gorge serait trop visible, j'ai choisi de jolis dessous, pour vous.. " Tu as deux minutes pour avoir les seins libres". Elle bondit, sans répondre, file aux toilettes qui sont occupées, attend, s'impatiente. La porte s'ouvre, elle rougit, s'enferme,  ôte son soutien gorge, revient fièrement à travers la salle. Elle sent ses seins lourds se balancer, elle sait les regards sur elle. Il est debout, la regarde arriver. La prend par le bras, ils sortent, marchent, elle se laisse guider, " tu as été trop longue, je vais te punir…" Le trajet, elle ne se souvient que de sa main sur elle, de cette sensation d'être déjà son objet, prête à s'offrir sans fin.

La porte se referme. Tout se bouscule, tout bascule, la première image dont elle se souvient c'est elle, punie pour avoir été trop lente. À genoux, face au mur, la culotte baissée à mi-cuisses, la jupe troussée le cul offert.
il est derrière elle, ne parle pas, elle sent sa présence. Ses mains se posent sur ses seins, ses mamelles dit-il, il les caresse, les prend à pleines mains, déboutonne le chemisier. Il pince ses seins, elle laisse échapper un gémissement, des pinces se placent rapidement sur ses seins. Et il susurre "ne bouge pas !"





samedi 18 septembre 2010

Expériences

Un couple au restaurant, à la table à côté…
Elle "Je lui ai dit : je suis idéale pour ça, je suis très malléable…"
Lui "Tu as raison, toutes les expériences sont bonnes à prendre."
L'oreille tendue à attendre la suite, à imaginer la jeune femme et ses spécialités les plus exotiques : brouette japonaise, marmite à tourniquet, tournedos Béarnaise, derviche à grand braquet chers à Boby Lapointe aux plus classiques brouette béthunoise, poirier triple renversé, tourangelle double axel arrière…..
Soudain douche froide, l'oreille s'abaisse, pas que l'oreille d'ailleurs : en fait elle parlait d'expériences professionnelles…


lundi 13 septembre 2010

Les mots pour l'écrire

Mon précédent billet commentant les performances sonores d'une citoyenne de sa gracieuse majesté a visiblement eu un certain écho, ce qui n'est que justice vu les qualités de l'organe de cette charmante personne, stimulée en l'occurrence par l'organe, mais pas le même, de son partenaire. J'ai en effet reçu en retour un lien vers un article fort intéressant, quoique moins bruyant, sur le sous-titrage de films X pour sourds et malentendants. Vous avez bien lu, et échappé au passage au plus mauvais jeu de mots imaginables, le CSA a en effet rendu obligatoire le sous titrage des films pour les sourds et malentendants et ce pour l'ensemble des films de A à Z, merci Costa-Gavras, et donc pour les films X.
Mais, il ne s'agit pas uniquement de traduire, comme pour une VO sous-titrée, les dialogues qui, comme chacun le sait, sont peu nombreux : d'une part parce que les actrices et les acteurs sont fort bien éduqués et ne parlent pas la bouche pleine, ils et elles se contentent de gémir consciencieusement, et d'autre part parce que les dialogues, au risque de peiner les fans, ne sont pas encore au niveau de Prévert ou Audiard. Donc le sous-titrage pour sourds et malentendants doit raconter les bruits, la musique.
L'heureux élu choisi par Canal pour accomplir cette tâche a jeté son gant, ou son caleçon, ou son préservatif, je ne sais en l'O-cul-rance à quels seins me vouer. En effet, il a été vite confronté à un manque cruel de vocabulaire pour décrire les onomatopées de nos stars du porno, ainsi que les bruits divers et pas si variés que cela que font deux, trois, quatre, cinq ou plus corps entremêlés, entrecroisés, enchevêtrés… et cela sans aller jusqu'à évoquer les bruits ô combien différents d'un martinet, d'une cravache, d'un fouet sur un cul offert.
L'on peut supposer que les voisins de notre sonore britannique auraient eux apprécié qu'elle use d'une telle pratique et se contente de projeter les sous-titres sur grand écran.
Enfin, et n'en déplaise à mon fan-club, je ne tenterai pas de réaliser les sous-titres d'ébats sexuels, quoique….

jeudi 9 septembre 2010

Une vocation

Un médecin finlandais est jugé par la Cour suprême de Finlande pour avoir tété le sein d'une patiente venue pour une échographie mammaire. Il est toutefois à regretter que le site qui a diffusé cette information n'ait pas joint de photo de la patiente pour que l'on puisse mieux apprécier le corps, non de la patiente, mais du délit. Malgré cette absence regrettable c'est bien le type d'information qui donne envie d'écrire un billet. Mais en même temps, dois-je l'avouer, je ne sais pas quel bout la prendre.
Je vous vois déjà venir avec une série de proposition, la prendre par le bout du sein; pour quelqu'un qui se targue de manier la langue, française, avec brio comment  ne pas se saisir d'une telle occasion; ne pas savoir par quel bout la prendre ou ne pas savoir à quel saint se vouer ?
Mais au fond, peut-être est-ce avant tout un regret de ne pas avoir fait des études de médecine, et je me dis qu'il n'est peut-être pas trop tard malgré la longueur des études. Et là déjà les fans de Boby Lapointe me voient venir et dressent le bout, non pas du sein, de l'oreille. " Médecin, c'est long, bien long, et pour me consoler Prenant un air distrait tu m'laissais cajoler les deux tiens."
D'autre part, et plus sérieusement, je n'ai pu obtenir de réponse précise de la CPAM sur le remboursement d'un tel acte, peut-être aurais-je du proposer une présentation de la prestation proposée à ma charmante et accorte interlocutrice ? Bref, vous l'avez compris, je me tâte sérieusement, quelle spécialisation choisir, les mammographies ont du bon, mais avec la même approche, gynécologue ou proctologue ouvrent des perspectives intéressantes.
Enfin l'on ne peut qu'apprécier la conscience et le niveau d'engagement de ce médecin qui prend à bras-le-corps la santé de ses patientes, et à bras-la-bouche leurs seins. Quelqu'un connaitrait-il une urologue qui fasse preuve d'une telle conscience professionnelle ?

mercredi 8 septembre 2010

Qui habet aures audiendi, audiat

Les lecteurs et lectrices  de Courrier International savent tout, ou presque de la vie sexuelle de Caroline et Steve Cartwright. Pour les autres et en résumé, Caroline fait l'amour trop bruyamment selon ses voisins, des pics à 47 décibels auraient été enregistrés chez un voisin, et de plus, cela se reproduirait tous les jours avec des séances de deux ou trois heures. Et que pensez-vous qu'aient alors fait les voisins et voisines ? Ils auraient pu profiter chez eux tranquillement, ou moins tranquillement, de la stimulation sonore. Ils auraient pu aller proposer leur participation. Ils auraient aussi pu suggérer à monsieur d'utiliser un bâillon. Ils auraient pu suggérer à madame de changer de pratique, la bouche pleine, elle eût été moins bruyante assurément.
Et bien non, cela a fini par une condamnation en justice.
Il vaut mieux entendre cela qu'être sourd !

Ce qui prouve bien que si on se donner un peu de mal,, il est relativement facile de voir au delà des apparences ...Grand sourire
chilina

lundi 6 septembre 2010

Du bon usage de la langue

Je suis assez vieux pour avoir subi les Lagarde et Michard de la 6ème à la 1ère, et pour avoir étudier quasiment tous les ans, trois pièces de théâtre Corneille, Racine, Molière.. Je ne crois pas avoir apprécié outre mesure ces textes à l'époque, mais je dois vous confesser qu'il m'en reste, outre un amour immodéré pour les mots quelques beaux, très beaux souvenirs du Mai le joli mai en barque sur le Rhin, à mon bras qui tant de fois a sauvé cet empire, sans oublier la fille de Minos et de Pasiphaé et chaque fleur qui s'évapore ainsi qu'un encensoir… Et, souvenir de 1ère, la fatalité de l'amour
"Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps et transir et brûler ;"
Certes mes mots ne se hisseront jamais à cette hauteur, mais je persiste à chercher de mon mieux, et à respecter la langue française, même si trop d'erreurs, d'approximations subsistent dans mes textes. Et je reste, souvent perplexe ou indigné par certaines "productions", et hier, j'ai lu un SMS reçu et publié qui atteint au sublime…
"ce kais parigo j te envoye un sms j te di chui libertin chui interresse tu ma di par koi je te repond je fai tout a une femme jai envie de te boufe le clyto juska ke te plus de jus et te bouffe ton troue du Q te gicler ds la bouche et toi tu ve kon fasse koi ce kais parigo tu... ma u en photo j pe pa envoyer de sms de l autre il mon bloké"
A ce niveau là, il ne reste qu'à espérer que l'auteur manie redoutablement l'humour au second degré, mais je crains que cet espoir ne soit vain. Sans analyser en détail le "texte" vous noterez quand même que l'auteur, ou plutôt la personne qui tapait sur les touches, sait manier la majuscule, et que seul le Q en est digne, si vous avez quelque lacanien dans vos relations il devrait apprécier. Mais surtout vous apprécierez l'effort fait pour afficher sa parfaite connaissance de la langue française, lorsque la personne qui tapait sur les touches utilise un mot savant voire compliqué, clitoris en l'occurrence, cette personne sait que ce mot puisque savant doit forcément comporter un Y. Est-ce donc le mot ou le concept que cette personne ignore ?
Et, que Musset me pardonne de détourner ses vers,
lorsqu'on vient d'en rire, on devrait en pleurer !
Et je me demandais : Est-ce assez d'enrager ?




samedi 4 septembre 2010

Trou…Noir… Blanc (2)

Le texte ayant eu l'heur de plaire à la belle qui l'a qualifié de joli et prude, il m'appartient de poursuivre l'écriture de ce texte promis, et donc, semble-t-il de reprendre le récit linéaire au moment où je l'avais abandonnée, abandonnée, elle bien sur, pas le récit. Mais comment la reprendre là où elle en était restée alors que le texte ne précise ni quel est ce lieu ni si je l'avais au préalable déjà prise. Le récit ne reprendra pas pour autant à cet endroit indéterminé ni à ce moment-là, en effet , ne l'oubliez pas le narrateur, moi en l'occurrence, est omnipotent, omniscient, en quelque sorte, le narrateur est un dieu, ou un démiurge, le mot est quand même beaucoup plus joli avec un relent païen. Minute étymologique, démiurge de dêmi-ourgos, non pas un demi, plus ou moins bien tassé, ourgos, mais dêmi-ourgos créateur de l'univers.

Donc, le démiurge dans son infinie sagesse, et surtout avec son infini pouvoir a choisi de revenir quelques instants en arrière, et retrouver la belle au moment où elle se prépare, elle a choisi, pour lui, lui qu'elle ne connaît pas encore et qui a déjà des exigences. Lui pour qui elle a choisi avec soin l'ensemble de sa tenue, tenue que le démiurge ne vous décrira pas en détail maintenant même si vous voulez savoir quels dessous elle a choisi, ou si elle choisi de ne pas avoir de dessous.

Elle se prépare, elle est prête et pense, repense sans cesse à leurs échanges, comment en ils sont arrivés à évoquer ces jeux-là, comment ses mots l'ont-ils amenée à lui avouer, à s'avouer surtout ce désir de soumission, ou plutôt comme il l'a précisé lors que ces échanges sans fin, ce désir d'abandon, cette sensation qu'elle imagine extrême, qu'elle sait extrême.

Elle imagine, conçoit, se figure, devine, soupçonne, prévoit le moment de cette rencontre, et ne sait toujours pas comment cela va se passer.

Mais jamais elle ne l'aurait imaginé ainsi, ce premier moment, celui où l'on se demande si la magie opèrera, on ajuste, mais là, ce premier moment, aucun décalage, aucun ajustement, elle l'a reconnu immédiatement. Un trouble l'envahit immédiatement….


jeudi 2 septembre 2010

Limiter son risque de maladie cardiovasculaire

Combien de quadra, de quinqua, voire pire encore, s'échinent, s'obstinent deux, trois, quatre fois par semaine à courir, à pédaler, à s'agiter avec une raquette à la main, tentant vainement de rattraper une petite balle qui file toujours de l'autre côté. Ce n'est pas par plaisir que le quadra, le quinqua, voire pire encore, comme déjà indiqué ci-avant, a de telles activités. La raison ultime qui le pousse à quitter son canapé, son whisky single malt, son écran géant, son chien labrador, sa femme, sa joyeuse progéniture, ou alors son canapé, son whisky single malt, son écran géant, sa chienne lubrique, voire son chien tout aussi lubrique, bref qui le pousse à quitter son confort,  la raison ultime est tout simplement un petit bonhomme, qui peut être aussi une grande rousse, mais à titre personnel je n'en ai pas trouvé, et si le cas échéant quelqu'un avait une adresse, je ne refuserais pas une telle information, un petit bonhomme donc, disais-je, remboursé par la sécu, mal certes, j'ai nommé le cardiologue qui, au détour d'un examen dit de routine, a asséné la nouvelle :"il faut bouger !" laissant le quadra, le quinqua, voire pire encore, devant un choix à la fois cornélien et trilemmique. Première option, ressembler à un dieu, Bouddha en l'occurrence, deuxième option, manger des haricots verts et des salades vertes non assaisonnées, comble du masochisme et troisième option, mener assidument de telles activités, courir, pédaler, s'agiter avec une raquette à la main tentant vainement de rattraper une petite balle qui file toujours de l'autre côté, comme indiqué ci-avant.
Et, voila que l'étude réalisée par le professeur Shah Ebrahim, au Pays de Galles indique qu'il y avait une autre option, baiser comme une bête trois fois par semaine !
J'en connais qui ont le sentiment de s'être fait avoir là, d'autant plus que pendant qu'ils couraient, pédalaient, s'agitaient avec une raquette à la main, tentant vainement de rattraper une petite balle qui file toujours de l'autre côté, madame était peut-être en train d'aider le voisin à limiter son risque de maladie cardiovasculaire !




mercredi 1 septembre 2010

Trou…Noir… Blanc

J'aime vous lire, m'avait-elle dit, ou pour être plus précis, m'avait-elle écrit. Comment aurais-je pu résister à un tel compliment. Et nous engageâmes un échange épistolaire ou  devrais-je écrire mailaire ? Toujours est-il que nous eûmes alors une conversation par claviers et écrans interposés.
Et de fil en aiguille, de mots en phrases, d'idées en délires, de pensées en propos, de formules en images, nous en arrivâmes, mais était-ce elle, était-ce moi, était-ce elle ou moi, nous en arrivâmes donc au projet d'un texte pour elle, dont elle choisirait le thème. D'aucune aurait choisi un thème simple, banal, ce ne fut bien sur pas le cas, et ce n'est pas un thème qui me revint, mais un triptyque diaboliquement tentant, le thème, les thèmes étaient "Trou… Noir… Blanc…"
Je commençai déjà à me demander comment trousser une belle formule, à défaut de trousser la belle. Mais hélas, un blanc, et j'entendis déjà les commentaires faciles, il n'y aurait qu'à écrire un exposé sur les trous noirs. Mais je dois avouer avoir vite renoncé à cette idée, trop facile !
Et finalement ce fut elle, qui quelques jours après, rajouta un quatrième aspect au triptyque initial, sans que je sache alors si c'était un ajout volontaire, elle écrivit "je suis en attente…"

Et là, enfin, les idées s'emballèrent, se bousculèrent, je tenais, enfin, mon texte, à défaut, encore une fois, de tenir la belle. Après avoir tenté de raconter, avec plus ou moins de bonheur, des rencontres à deux ou plus, des lectures solitaires de textes du bout des doigts, j'allais raconter une attente.
Une attente racontée par la belle, une attente parce que c'est là un moment délicieux où encore tout est possible, une attente parce qu’aussi elle rend possible mais non nécessaire la description de l'après-attente.

Donc, Elle est en attente…

Paris est balayé par le vent et elle doit sortir, elle a accepté ce  rendez-vous avec un inconnu ou presque et cela suffit à la motiver pour affronter ce temps, elle ne sait à qui, à quoi s'attendre et c'est peut-être cela qui la motive le plus.
Pourtant, ils ont longtemps échangé tous deux, mais qu'a-t-il dit de lui, elle ne sait plus, un oubli total, un trou…

Elle part sans aucune pression, aucune appréhension. Et elle arrive en avance au rendez-vous, il lui a dit d'être à l'heure, elle aime les exigences clairement formulées, elle porte comme il a dit aimé une jupe "presque trop courte",  elle est vêtue de noir, qui tranche sur le blanc de sa peau.
Elle regarde les hommes qui vont et viennent et se demande  lequel est-ce…
Elle espère, les secondes s'écoulent au ralenti, et son cœur, comme son imagination s'emballe. Noir sur blanc ses désirs, ses envies, ses folies défilent dans sa tête. Les mots de l'inconnu viennent danser sous ses yeux, il avait dans ses "photos" un dessin de Varenne, tire, bien sur de "Carrés noirs sur dames blanches" Il cherchait une complice de jeux, qui s'offre à ses désirs sans n'être pour autant qu'un simple pion sur l'échiquier blanc et noir de ses désirs. Il voulait l'emmener défier l'équilibre au bord du gouffre, trou sans fond, de ses désirs…
Elle l'attend, troublée, son imagination s'est emballée, et son corps aussi.
Et soudain un "bonjour" à sa gauche. De cet instant, pourtant crucial, elle s’en souvient à peine, moment magique disparu à jamais dans les replis de sa mémoire, perdu dans un trou de l'oubli, ne surnage qu'une idée, un ressenti, d'une absolue clarté, comme inscrit noir sur blanc, ce moment fut une agréable surprise. ..

La suite, bien sûr, au bon plaisir de la belle….