- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre

samedi 30 octobre 2010

Publicité ratée…

Avez-vous vu la publicité pour la Renault Mégane GT Line ? Dans une soirée, un homme propose de la raccompagner à une blonde superbe dotée de superbes qualités humaines, enfin surtout celles que laisse généreusement apercevoir son décolleté vertigineux. Elle accepte après avoir préciser qu'elle habite loin. Quelques images du trajet; l'arrivée et la blonde se penche et demande "Vous voulez monter ?" L'homme refuse, il ne l'a raccompagnée que pour le plaisir de conduire sa Renault Mégane GT…

Vous-y croyez vous à une histoire pareille ? Dans les soirées, les seules blondes avec un tel décolleté que j'ai pu croiser étaient soit entourées d'un véritable troupeau de mâles en rut semblant participer à un concours d'imitation du loup de Tex Avery , soit accompagnées d'un mec, véritablement croisement entre une armoire normande et un frigo américain, bref, strictement inapprochables. Peut-être ne vais-je pas finalement dans les bonnes soirées…
Mais quand même, imaginons une telle rencontre, la belle prête à se faire raccompagner lors
d'une soirée. Elle habite dit-elle pas tout prêt, comment est-elle donc venue, surement pas en vélo, aurait-elle donc largué son mec pendant la soirée ? Et là, j'imagine bien la suite, vous partez joyeusement vers la voiture quand une espèce de fou furieux survolté vous saute dessus brandissant une clé à molette… belle fin de soirée, la belle vous suivra-t-elle aux urgences ? Non bien sur puisqu'elle n'a pas de voiture !

Je n'insisterai pas ici sur l'impact de la drague sur les émissions de gaz à effet de serre, j'aurai l'occasion de revenir sur ce sujet. Mais par contre, je peux vous assurer que j'ai été très sensible à cette publicité. Non, cela ne veut pas dire que le décolleté de la dame m'a fait bander comme un âne. J'ai été très sensible donc, et pour le cas où je rencontrerais un jour une telle blonde, non accompagnée, qui ne soit pas lesbienne jusqu'au bout des ongles et que je puisse raccompagner, je n'achèterai jamais une Renault Mégane GT Line pour ne pas prendre le risque de préférer rentrer seul dans ma superbe voiture comme Oui-Oui.

mercredi 27 octobre 2010

Dans le dos…

Connaissez vous l'histoire d''un jeune Australien, Chester, qui voulait impressionner son amie ? Il décide de se faire tatouer, un tatouage dans le dos, un beau tatouage, deux dragons et le symbole du Ying et du Yang. Jusque là tout va bien, mais il a un ami avec lequel il s'est querellé, cet ami, artiste de son état, lui propose pour mettre fin à cette querelle de lui réaliser gratuitement le tatouage. Ni une ni deux, Chester accepte, l'ami se met au travail, réalise son chef d'œuvre.
Chester, fier du résultat et de la bonne opération financière, rentre chez lui. L'on imagine sans peine la suite. "Devine ce que j'ai dans le dos ?", Chester poussant son amie sur le canapé et lui ondulant sensuellement ou croyant onduler sensuellement, remonte déboutonne sa chemise et la fait glisser lentement dévoilant son dos. À ce moment-là, il s'étonne ne pas entendre le cri d'admiration attendu,  mais plutôt un dubitatif : "Je ne crois pas que ce soit ce que tu as demandé". Chester se tortille alors dans tous les sens, tentant de voir son dos, pendant que son amie, plus pragmatique lui amène un miroir… Il finit par découvrir dans son dos une inscription indiquant qu'il est gay et un pénis de 40 cm.
Résultat : six séances de laser, six à neuf mois pour tout enlever…
Mais les dépêches qui évoquent son cas ne précisent pas tout.
D'abord, le tatouage actuel peut avoir aussi des effets positifs. Chester pourrait se découvrir un penchant aussi pour les hommes, l'annonce du fait qu'il soit gay pourrait aussi stimuler l'envie, la curiosité de certaines. Par contre, il faut reconnaître qu’avec une telle enseigne dans le dos, quand il va se retourner sa, son, ou ses partenaires risquent d'être un peu déçu-e-s-es ou au contraire rassuré-e-s-es, soyons lucides : 40 centimètres, il faut les caser!
D'autres questions mériteraient quelques compléments d'informations. Dans quel sens et dans quel état est dessiné le pénis, au repos ou glorieux, ou serait-ce un dessin interactif ? Et que se passe-t-il quand on lui passe la main dans le dos, ou quand il reçoit une claque amicale dans le dos ? Fait-il le dos rond ou au contraire se tient-il droit et la tête haute ?

Au fond, c'est peut être comme cela que l'on se fait faire un bébé dans le dos !

dimanche 24 octobre 2010

Il n'y a plus de morale…

En Italie, une mère d'élève d'un établissement catholique a décidé de retirer sa fille de cette respectable institution. En effet, cette mère a découvert une photo de charme d'une des enseignantes. "Elle n'est pas faite pour enseigner à de jeunes enfants. Elle est beaucoup trop sexy". Il eut été souhaitable peut-être de poser la question également aux élèves, certains appréciaient peut- être particulièrement ses cours.

Et, de plus, sans vouloir sembler poser des questions insidieuses, que diable allait faire cette mère d'élève à la morale si stricte sur internet pour tomber sur cette photo de charme ? Peut-être une morale à deux vitesses ?

Peut-être traînait-elle sur les mêmes sites que cette salariée d'une association organisatrice de pèlerinages à Lourdes qui est soupçonnée d'avoir détourné 80 000 euros pour s'offrir des gigolos ?

Sans vouloir paraître vieux jeu, la morale catholique semble défaillir, ne serait-il pas temps messieurs les ministres du culte de remettre à vos ouailles un vigoureux coup de goupillon ?

mardi 19 octobre 2010

Un mail

Je regarde, comme souvent je l'avoue, mes mails reçus, et mon regard est attiré par un mail, ou plutôt par l'objet d'un mail "Osez car tout est permis" Je clique fébrilement. le mail s'ouvre, je ne vois rien, sauf : "Cliquez ici avec le bouton droit pour télécharger les images"  Le bouton, le droit, ici, hop je clique, et je découvre, stupéfait….
La Redoute, Tout est permis. Et les images défilent, blouson, manteau, manteau cape, doudoune… 
Ce ne serait pas une publicité mensongère là ?

lundi 18 octobre 2010

Quel beau dimanche pour la saison !

C'est ce que chantait Jacques Brel, dans Les bonbons, mais ce n'est surement pas ce que pense Brice Hortefeux après sa superbe prestation dimanche au grand jury RTL - LCI- Le Figaro. En effet, voulant peut-être atteindre les records d'audience de Rachida Dati avec sa fellation, Brice Hortefeux a évoqué le fichier des empreintes génitales, peut-être un compactage brutal des fichiers des empreintes génétiques et digitales.

Mais imaginez un peu la nouvelle version des Experts, après Miami, Las Vegas et New York, les Experts à Paris et la prise d'empreintes génitales.  Il ne me déplairait pas que Catherine Willows s'occupe de prendre mes empreintes génitales….

dimanche 17 octobre 2010

Une histoire de fou…

Vous souvenez-vous du film 'L'Emmerdeur" avec Jacques Brel et Lino Ventura. Jacques Brel, représentant de commerce en chemises, et cocu, raconte à Lino Ventura que sa femme allait voir le psy. Habituellement, précise-t-il, la patiente est sur le canapé et le psy sur son fauteuil, avec ma femme, ils étaient tous les deux sur le canapé et moi je payais les séances.
La réalité vient de rejoindre voire doubler la fiction, la patiente d'un psy est devenue sa maîtresse. Il facturait les séances et elle se faisait rembourser par la sécurité sociale. Poursuivi pour "déclaration inexacte en vue d'obtenir un paiement indu", il se défend et estime d'avoir "avoir largement contribué à son mieux-être". Serait-ce la formulation savante du célèbre : " ça lui ferait un bien fou de se trouver un mec pour la baiser" ?
Le psy a finalement été condamné à payer une amende et des dommages et intérêts à la Caisse d'Assurance Maladie, mais ses pairs ne l'ont pas sanctionné parce que selon la défense du psy, "une relation poussée avec une patiente est à éviter mais pas anormale"
Je crois que je vais chercher une psy …

vendredi 15 octobre 2010

Contrôle de communication textuelle.

Apple avait déjà réalisé un grand ménage sur la plateforme de téléchargement dédiée à l'iPhone et à l'iPod Touch., était visé tout ce qui comporte du contenu explicitement sexuel. Mais ce n'était qu'une première étape et la sainte inquisition fourbit ses armes pour éradiquer les pervers dont Steve jobs a déclaré qu'ils n'avaient qu'à se rabattre sur Android. Ce dernier si ce conseil était suivi, devrait faire le plein très vite…
Un brevet a donc été déposé par Apple concernant le "contrôle de communication textuelle pour outil de communication personnelle." En clair, la censure pourrait réécrire les messages avec des mots "propres".
Par exemple vous envoyez le message suivant : "J'arrive ma belle salope, j'ai envie de te baiser, mets ta robe de pute, je bande déjà". Et elle reçoit : "J'arrive ma belle aimée, j'ai envie de te serrer dans mes bras, revêts tes plus beaux atours, je pense très fort à toi"
C'est quand même nettement plus beau, il faudra juste penser à offrir un décodeur à la belle aimée/salope.

jeudi 14 octobre 2010

Une chanson dans le bus

Un trajet en bus, un matin, l'arrêt de bus peuplé de courants d'air, l'attente, le bus. Je monte, et la voit, assise. Les cheveux châtains longs ondulés, trop ondulés pour que cela puisse sembler naturel. La jupe courte, moulante, remonte sur ses cuisses et les dévoile. Le décolleté met à nu des seins lourds, une touche de couleur, une botte italienne tatouée sur ses seins opulents. Le rouge à lèvres trop rouge, trop marqué. Les yeux outrageusement soulignés. Elle se balance au rythme de la musique, des écouteurs fichés dans ses oreilles.

Et un air s'impose à moi, des Garçons Bouchers, Punkifiée, " chaque geste de toi sent la vulgarité, pas celle des faubourgs celle des princes et des reines, la poésie du jour celle de tes hanches pleines qui trimballent un message en n'importe quelle langue…"

mercredi 13 octobre 2010

Les yeux bandés (1)


Elle est fébrile, l'heure du rendez-vous approche et elle se demande encore comment elle a pu accepter un tel rendez-vous. Des hommes, elle en a rencontré, beaucoup. Elle a accepté des rencontres qui lui semblaient alors parfois un peu étranges. Elle se souvient de la première fois où elle a attendu un homme les yeux bandés, nue à quatre pattes dans une chambre d'hôtel. Elle se souvient de ce jour où elle est allée chez un inconnu, s'est déshabillée dans l'entrée alors que cinq hommes l'attendaient dans le salon. Elle se souvient de toutes ces rencontres où elle pensait repousser ses limites, mais où, elle le sait maintenant, elle cherchait autre chose, elle le cherchait Lui.
Et là, aujourd'hui, elle ressent autre chose. Cet homme avec qui elle a rendez- vous s'est imposé à elle dès les premiers échanges comme une évidence. Il lui semble maintenant qu'elle le connaît depuis toujours, alors qu'il y a peu, il n'existait pas pour elle. Et c'est elle qui lui a demandé cette rencontre, elle l'aurait supplié de venir, si vous voulez, quand vous voulez, comme vous voulez, lui a-t-elle écrit. Il a fixé la date, chez elle, et c'est elle qui a demandé à nouveau comment elle devait le recevoir, dans quelle tenue "Les yeux bandés, dans une tenue de putain distinguée".
Elle a essayé d'en savoir un peu plus, il a refusé de répondre, la seule réponse qu'elle a obtenue fut " tu seras punie si la tenue ne me convient pas", elle s'est offerte à lui et à ses envies, toutes ses envies.
Pour la tenue, elle a hésité, il va être là dans moins d'une heure et elle hésite encore. Des bas et des escarpins, bien sur, des escarpins noirs, aux talons vertigineux comme disait l'un de ses amants. Une jupe courte, pas trop, distinguée a-t-il dit, elle pense avoir trouvé un bon compromis, courte et évasée, elle restera accessible. Elle a choisi un petit haut boutonné, donc déboutonnable, qui met en valeur ses seins nus. Elle ne porte qu'une culotte, elle aime le mot, et l'idée de la mouiller pour lui.
Elle finit de se préparer, elle attend, c'est l'heure, elle s'assied, se relève, tourne en rond, ne sait plus, une sonnerie, un coup bref, une poussée d'adrénaline, son cœur s'emballe, elle se rue vers la porte, s'arrête, met son bandeau, noir absolu, la main sur la poignée, elle ouvre.
Sa voix chaude, "bonjour petite salope" et elle chavire déjà.

Chez Casto, y'a tout ce qu'il faut


Non, je n'ai pas l'intention de commencer ici une rubrique bricolage, quoiqu’il ne serait pas déplaisant d'étudier la manière de limer,  de planter et tant d’autres choses, mais cela pourrait être l'objet d'un billet à venir.
En repensant à cette publicité, j'évoquais des souvenirs liés à un magasin Castorama situé à Paris, près de la place de Clichy. J'avais rencontré sur un site Une qui aimait les joies troubles de la soumission et qui aimait être liée, entravée avec des chaines, pour la sensation du métal froid sur sa peau, pour le cliquetis des chaînes. Nous avions enfin décidé de nous rencontrer, et notre premier rendez-vous eut lieu, tout naturellement, devant le rayon chaînes de ce magasin où nous fîmes nos courses avant d'aller essayer ces nouveaux jouets. Et cela fut délicieux, elle portait les chaînes à merveille.
Mais ce n'est pas là le plus beau souvenir lié pour moi à ce magasin. Un jour, j'étais allé faire quelques courses, pour bricoler plus classiquement cette fois. Je faisais la queue, sans commentaire, à la caisse derrière une charmante inconnue qui avait quelques tringles à rideau. Nous partions en même temps du magasin, elle avait un peu de mal à porter ses tringles, trop longues pour elle peut-être. Je lui proposai de l'aider. De mots en mots, je me suis retrouvé à porter les tringles jusqu'à son appartement, et dans l'ascenseur elle me glissa dans un sourire " je n'ai pas encore de rideau, mon voisin semble adorer…"

samedi 9 octobre 2010

Troublante

Elle marche dans le couloir du métro. Ses talons hauts claquent. Sa jupe délicieusement courte dévoile superbement ses longues jambes. Ses hanches ondulent joyeusement au rythme de ses pas.
Il la suit, ne la perd pas un instant des yeux, elle est terriblement tentante, ses fesses sont superbes et le troublent déjà. Ses cheveux sont remontés attachés et dévoileraient sensuellement sa nuque si un col relevé ne la cachait. Il la suit et soudain, elle baisse la tête en marchant dévoilant sa nuque, sa peau blanche et deux traits d'un tatouage qui dépassent à peine.
Et ce tatouage invisible et à peine dévoilé le trouble plus encore que les fesses ondulantes.

vendredi 8 octobre 2010

Encore du nouveau…

Un nouveau jouet venait de débarquer pour dévergonder nos Wii en transformant en sextoy la manette, renvoyant au musée des Antiquités les bons vieux godemichets, œufs et autres objets vibrants en tout genre.
Et maintenant arrive un nouvel objet qui va révolutionner, ou presque, le monde des jouets. En effet, ce nouvel objet "form 3" s'adapte à la morphologie de chacun, l'on peut en effet le modeler à sa guise. De nombreuses possibilités s'ouvrent ainsi à nous, la seule question est de savoir si nos imaginations seront aussi malléables que ce nouveau jouet…

mercredi 6 octobre 2010

Une petite catin outragée.


Elle est à genoux, devant le miroir et elle aime sa voix paisible, calme et si autoritaire en même temps, elle aime son assurance. Depuis le début, il est ainsi, sûr de lui, sûr de son pouvoir sur elle. Elle est à genoux,  sa culotte baissée à mi-cuisses, ses chaussures avec lesquelles elle se sent si putain, ses bas. Elle aime ces moments où il prend possession d'elle. Elle aime ce plaisir trouble de l'abandon absolu, ne plus s'appartenir, ne plus avoir à décider, devenir son objet.
Il lui demande de se regarder dans la glace, elle n'aime pas se regarder ainsi, mais elle lève les yeux. Elle se regarde et elle lui décrit la pute qu'elle voit dans le miroir. À chaque mot qu'elle prononce, elle sent son trouble augmenter.
Elle a choisi de lui appartenir, de s'offrir sans fin à lui. Il est celui qu'elle attendait, dont elle rêvait, il rend toute chose possible. Elle sait qu'avec lui, elle ira au-delà d'elle-même.
Elle veut se prosterner devant lui, elle aime intensément qu'il l'humilie. Elle veut qu'il la prenne, elle veut être sa femelle…
Ses mots la font chavirer, depuis les premiers jours, depuis le jour où il lui a téléphoné pour la première fois, depuis ce jour où elle a chaviré vers ces plaisirs troubles, vers cet abandon total dont elle rêve depuis toujours, vers cet abandon qu'elle a cherché, espéré, vers cet abandon dont elle a rêvé au travers toutes ses lectures.
Elle est à lui, et ses mains se posent sur elle, sur ses seins, elle gémit, elle est secouée par des spasmes de plaisir….

mardi 5 octobre 2010

Dément !

Une nouvelle collection de sous-vêtements chics et glamour, a priori, ce ne peut être qu'une bonne nouvelle mais cette fois-ci, je n'en suis pas certain. En effet, cette collection-là a la particularité de cacher discrètement un système aimanté qui permet d'ôter ses sous-vêtements plus rapidement.
C'est tout simplement un cauchemar, la fin du plaisir du déshabillage, même si parfois l'on s'est un peu perdu à dégrafer un soutien-gorge, mais avec un peu d'entrainement la technique s'acquiert. Pire encore, imaginez l'effet désastreux des sous-vêtements disparaissant dans un clic alors que l'on claque allègrement le cul de la belle.
Quant à l'argument avancé par la lingerie Dément, puisque c'est son nom, de l'intérêt pour les femmes et hommes pressés, il est peu convaincant, que diable ne connaissent-ils le plaisir lorsque l'on est pressé de prendre la belle à la hussarde la jupe troussée et la culotte à peine écartée ?

samedi 2 octobre 2010

Un fiasco (1)


Trois amis, un soir, après un repas, entre hommes, la discussion continue, autour d'un verre, une bouteille de rhum. Et ils parlent, se racontent, se racontent encore  une fois leurs histoires qu'ils connaissent déjà, et bien sûr des histoires de femmes, de conquêtes. L'un, regardant la couleur dans son verre, fait tourner le liquide, sourit, boit une gorgée et lâche "nos conquêtes, nous nous les sommes racontées et nous les connaissons toutes, mais, quand même un peu de sérieux, nous avons tous connus des fiascos monumentaux, non ?"
Les deux autres regards plongent aussitôt vers leurs chaussures, sans laisser le silence s'installer, Il ajoute « je vais donc commencer » et il raconte.

Il était une fois, comme dans toutes les bonnes histoires, une belle princesse, ou plutôt pour être plus conforme à la réalité, il y a quelques années une nana sacrément bien roulée, des seins à se damner et son cul, une merveille.
Donc cette nana, j'avais une envie certaine de la coller dans mon lit, ou de me la coller n'importe où. Et dans une soirée mortellement ennuyeuse, je tente ma chance, lui propose d'aller faire un tour, j'avais à l'époque une Spitfire, et presque à ma surprise, elle accepte dans un grand sourire et me lance " Deauville".
Je n'hésite pas un instant, pas question que la belle puisse virevolter. Et nous voilà sur l'autoroute, file de gauche, pour arriver au plus vite. Elle, les cheveux au vent, sa jupe qui dévoile ses jambes qu'elle n'arrête de croiser et décroiser.
Deauville, la décapotable, j'étais sûr de mon coup, je m'arrête devant les planches et….
"Et. " reprennent les deux amis.
Et, j'ouvre la portière, décidé à faire le tour en courant de la voiture pour l'aider à descendre, et, à ce moment-là, une douleur fulgurante me cloue sur le siège, un lumbago, impossible de bouger.
Elle n'avait aucune vocation de garde-malade…

Un fiasco 6
Un fiasco 5
Un fiasco 4 
Un fiasco 3
Un fiasco 2