- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre

vendredi 30 août 2013

Domaine de la Femme Allongée

Une belle découverte que ce domaine de la Femme Allongée, avec une charmante Fabienne, un délicieux diable rouge, vous ajoutez quelques branquignols et à la grâce de dieu...
Mais ne fantasmez pas, il ne s'agit pas d'un club libertin, mais d'un domaine viticole de Saint-Chinian, Fabienne étant un charmant Saint-Chinian blanc, le diable rouge un Saint-Chinian rouge de 2011 et les branquignols un de 2012, celui de 2010 étant Ad Gratiam Dei...
Pouvais-je laisser passer d'aussi jolis vins et mots ?

mardi 27 août 2013

Un regard indéfinissable ?

Tu as un beau regard, un regard qui te correspond, pénétrant et quelque peu pervers.
Pervers, reprit-il, un joli mot pour un regard, qui pourrait en devenir pers-vert.  Pers, la couleur, la couleur rare, comme Athéna, la déesse aux yeux pers, une teinte où le bleu domine, souvent intermédiaire entre le bleu et le vert. Un regard pers-vert serait donc un regard perdu entre bleu et vert, à la couleur indéfinissable. L'on ne serait pas loin alors de la couleur glauque, ce vert blanchâtre ou bleuâtre de la mer. Finalement du regard glauque au regard pers-vert, il n'y aurait que l'éclat pour les distinguer.
Alors, conclut-elle, vu la pétillance de tes yeux lorsque tu divagues dans de telles élucubrations, tu as vraiment un regard pers-vert, mon pervers préféré.

jeudi 22 août 2013

Jeux de Meaux

Une phrase encore une fois dénichée au hasard d'une lecture "La passion qu'elle ressentait pour la gloire de MONSIEUR n'avait point de bornes."
N'est-elle pas voluptueusement belle, fanal d'une passion torride, bannière éclatante d'une sublime soumise ?
Mais, si cette phrase au style si joliment classique, est si forte, elle a autre objet et fut prononcée  à Saint-Denis le vingt et unième jour d'août 1670 par Bossuet lors de l'oraison funèbre d'Henriette d'Angleterre, duchesse d'Orléans.

mercredi 21 août 2013

Tôt le matin, 2ème variation

Six ou dix ans auparavant, un matin, j'allais tôt au travail à Rivoli, Juin, il faisait chaud. J'avais fui mon wagon RATP pour finir d'un bon pas. Alors, j'ai vu l'apparition à trois pas, provenant d'un night-club avec vodka ou whisky, non d'un zinc pour un pur arabica d'avant travail.
J'avançai, la croisai, apparition qui m'attirait, mais  poursuivis direction mon taf. J'aperçus un ostrogoth la suivant.  Alors j'imaginai qu'il n'avait aucun droit à l'avoir, virai, doublai l'ostrogoth qui la suivait, la rattrapai, l'abordai sans avoir trois mots à lui sortir. À court d'imagination, trop tôt pour ça, j'ai dit à l'apparition " Trop bien pour ainsi sans compagnon courir vers un assaut d'un banal quidam."
Un trait fusa  " vous, donc, pas n'importe qui ?" J'ai dit alors " Oui sans suspicion." L'apparition pouffa alors...
Puis, j'arrivai tard à mon taf


Tôt le matin
Tôt le matin, première variation
Tôt le matin, troisième variation
Tôt le matin, quatrième variation
Tôt le matin, cinquième variation

mardi 20 août 2013

Mariage enrobé...

Bien que les vacances soient terminées pour moi et que j'ai repris le travail avec une assiduité non feinte, je poursuis mes lectures, à défaut de balade, quoiqu'il me reste toujours la possibilité d'en écouter, des ballades bien sûr...
Donc, disais-je, je poursuis mes lectures et vous livre encore une fois une phrase "Le succès d'une robe, c'est la demande en mariage faite à la femme, comme le dit Eschschloraque  dans sa dernière pièce." Et j'ose espérer pouvoir faire confiance à votre imagination débridée pour trouver des variantes passionnantes, exaltantes, grisantes, enthousiasmantes,  galvanisantes, enivrantes, jouissives à la demande en mariage.

lundi 19 août 2013

Souvenir de vacances

Un jour de vacances, en balade, une apparition vêtue de parme, blonde vénitienne, sortant d'une boutique Primadonna et se dirigeant vers la fontaine de la vergogne.
Fallait-il y voir un signe du destin ?
Dois-je en outre conseiller à celles et ceux qui ne connaîtraient pas le sens du mot vergogne de consulter un dictionnaire, et à celles et ceux qui ne connaitraient pas plus la fontaine de la vergogne de consulter leur moteur de recherche favori.

mercredi 7 août 2013

Un bouquin

J'aime faire partager le fruit de mes lectures, vous l'avez sans aucun doute remarqué. Je suis donc plongé dans un ouvrage en ce début d'été, sans en oublier maints textes et feuilletons à écrire ou finir.
Cette lecture, dont je ne vous donnerai pas le titre, est un ravissement, superbe jeu de langue qui après avoir offert un délicieux  "Vous ici : Ö jouissif hasard!" qu'un facétieux type a placé page soixante-neuf, fait apparaître quelques pages plus loin un Divin Marquis.
Et dont un des passages succulents est un poème, un lai, composé pour une belle et se terminant ainsi
"Ton cul, fruit dont j'irai gaulant  l'incapsulant noyau, pignon charnu, grapillon cotissant,
Ta toison, Toison d'or pour qui, à l'instar d'un Jason, j'allai, vingt ans durant, bravant l'ouragan, ta toison, divin pubis sourcils d'amour, rachis, tuyaux, canons, poils, plumial à qui j'offrirai un calmar, marabout, paradis d'un amour conquis,
Ton sillon, ton sillon lotus, ton sillon oubli, où tout disparaît; où tout s'abolit, ton sillon Nirvâna, ton sillon où à jamais mordra  ma mort, où j'irai à jamais naissant, à jamais mourant, agonisant d'un trop humain plaisir,
Ton bouton, où tout va mourir, ton bouton, bastion final où j'irai m'annulant, où j'irai m'absorbant, m'abolissant dans un amour toujours à accomplir, dans l'absolu sursaut où nous vivrons un jour, confondus à jamais, dans la passion ou l'oubli, dans la nuit où tout disparaît, dans l'infini instant où nous n'aurons qu'un corps!""

Je ne vous aiderai pas plus à en trouver le titre,
j'ai déjà fourni  moult indications pour cela.

samedi 3 août 2013

Fenêtre sur...

L'été, les vacances, le sud, la chaleur, le soleil, mais cela n'enlève rien au plaisir de la lecture, et au plaisir aussi de partager une phrase tirée d'un roman " la robe, Azucenna, la plus décolletée, puisqu'on dit que les yeux sont les fenêtres de l'âme et les décolletés les fenêtres de l'enfer..."
Comment ne pas se délecter d'une telle citation ? Comment ne pas plonger avec délices dans ces infernales visions avant que les belles ne cachent ce sein que je ne saurais voir ?

Et puis-je vous avouer une envie certaine de relire une bande dessinée l'Ange à la fenêtre d'Orient ?