- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre

vendredi 28 février 2014

Opulence

Pour celles et ceux qui ne l'auraient pas noté, je lis actuellement un roman espagnol, La Régente. C'est une de ces livres où l'on plonge avec volupté, et dois-je préciser que la volupté n'est pas l'érotisme pour éviter ensuite des remarques plus ou moins acerbes de celles ou ceux qui m'auraient suivi dans mes lectures. Peut-être devrais-je aussi évoquer l'extrême volupté à s'abandonne aux mots d'Ivan Gontcharov dans Oblomov.
Dans ce roman, j'ai croisé des mots, des phrases, des passages superbes, et je vous en offre un aujourd'hui "Les regards du cavalier s'élançaient comme des fusées vers la rambarde où reposait la belle et opulente poitrine de la Régente."
Ces mots m'ont laissé rêveur, et rêvant à une belle à l'opulente poitrine…

jeudi 27 février 2014

Vulgarité ?

Une amie vient de publier récemment une photo d'elle avec un commentaire qui est approximativement celui-ci, j'espère qu'elle ne me tiendra pas trop rigueur de l'approximation, Mais quelle vulgarité, les yeux maquillée en mode koala,  la robe léopard.
Regardant la photo incriminée je reste perplexe, interrogatif sur la perception que l'on peut avoir ce la notion de vulgarité, selon son genre, selon le moment, selon le désir du moment. Et me reviennent alors en mémoire les paroles d'une chanson des Garçons Bouchers
"chaque geste de toi sent la vulgarité pas celles des faubourgs celles des princes et des reines, la poésie du jour celle de tes hanches pleines qui trimballe un message en n'importe quelle langue.
"

mardi 25 février 2014

Échange de politesses…

- J'étais dans un restaurant, je me lève. En même temps, une blonde à la table à coté bouge, Vous allez aux toilettes, demande-t-elle. Échange de politesses, après vous, je n'en ferai rien..
- Et ?
- Je n'ai même pas pensé à lui proposer d'aller aux toilettes ensemble…

lundi 24 février 2014

Une belle question…

Je relis, disais-je, l’Écume des jours avec un plaisir intense. Je dois avouer que si j'en avais gardé un très beau souvenir, ma mémoire est cependant moins bonne que je ne l'aurais souhaité. Merci de ne pas laisser de commentaire faisant référence à Aloïs Alzheimer sous peine d'oubli définitif. Je découvre, redécouvre un texte truffé de merveilles, et encore une fois vous en livre une, en précisant que la scène se déroule quelques heures avant le mariage de Chloé.
"-Tu me trouves jolie ?
(…)
Chloé avait passé ses bas, fins comme une fumée d'encens, de la couleur de sa peau blonde et ses souliers hauts de cuir blanc. Pur tout le reste, elle étant nue, sauf un lourd bracelet d'or bleu qui faisait paraitre encore plus fragile son poignet délicat.
- Crois-tu qu'il faut que je m'habille ?"
Comment ne pas être séduit par ces mots si joliment choisis. Certes la fumée d'encens ne doit plus évoquer grand-chose pour beaucoup mais l'utiliser ainsi à quelques heures du mariage religieux bien sûr est une si belle trouvaille. Je vous rassure, je ne me lancerai pas pour autant dans une analyse de texte et vous laisse le soin de choisir la réponse qui convient à la question posée par Chloé. Pour vous éclairer voici un autre extrait qui se situe quelques paragraphes plus loin.
" Dans la salle de bain, Alise aidait Isis à se coiffer. Elles portaient aussi déjà leurs chaussures et leurs bas.
(…)
 Vous êtes belles, toutes les deux, dit Chloé. C'est dommage que vous ne puissiez venir comme ça, j'aurais aimé que vous restiez avec vos bas et vos souliers seulement."
Et je vous laisse rêver à la beauté d'une telle cérémonie.

vendredi 21 février 2014

Confession à l'espagnole…

Il y a quelques jours j'évoquais dans un billet un roman espagnol. Il répond à toutes mes attentes, un superbe pavé pour égayer les longues soirées, ou journées, ou nuits, lisez-donc quand vous voulez. Et pour vous donner un avant-gout, voici un extrait "Dans les moments de passion effrénée où il entrainait la femelle chaque fois qu'il le pouvait, il obligeait sa victime à mettre son âme à nu devant lui pour le rabaisse davantage et jouir de quelque chose de vraiment nouveau: les aberrations des sens passaient dans le discours et, entre les caresses délirantes et les baisers frénétiques, surgissaient des confessions honteuses, des secrets de femme que Mesia savourait avant de les fixer dans sa mémoire."
N'est-ce pas un affreusement délicieux plaisir?

jeudi 20 février 2014

Un si beau compliment…

" Elle avait des yeux pour voir et ne savait pas lire, mais elle jugeait très bien les hommes. Elle n'a jamais été dupe. Si elle le voulait, c'est qu'elle le voulait bien." Ce compliment superbe est une citation de Balise Cendrars qui écrivait si bien et aimait tant…

mercredi 19 février 2014

Un plaisir particulier…

Je voudrais évoquer ici un plaisir particulier, ô combien jouissif mais terriblement aléatoire. J'aime les mots. J'ai commencé, ce week-end, à relire un roman, lecture de jeunesse, à la recherche d'une citation. Je ne l'ai pas trouvée, pas encore, mais j'ai eu l'immense joie de découvrir là une phrase dont j'avais oublié la provenance, alors que je l'avais déjà cité dans un très vieux billet. "les quelques pages de démonstration qui suivent tirent toute leur force du fait que l'histoire est entièrement vraie, puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre."
Ce texte, si vous ne l'avez reconnu, est extrait de L'écume des jours. Et pour celles et ceux qui auraient espéré à la lecture du titre quelque plaisir moins littéraire, je vous livre une autre citation tirée du même roman et qui ouvre d'autres perspectives " Dans la vitrine, une jolie femme reposait sur un matelas à ressort. Sa poitrine était nue et un appareil lui brossait les seins vers le haut avec de longues brosses soyeuses en poil blanc et fin."

mardi 18 février 2014

Secrets d'histoire…

J'ai entendu une présentation de l'émission Secrets d'histoire consacrée à François 1er. Stéphane Bern déclare très sérieusement "On dit qu'il avait vingt-sept maitresses en même temps."
Vingt-sept, j'en reste rêveur. Quelle belle santé ! Alors que le Viagra n'existait pas, je me demande quand même s'il ne sous-traitait pas ?

lundi 17 février 2014

Il la contemple….

Il est assis face à elle, elle est sur le canapé, lui installé, tout à son aise dans un fauteuil. Mais il n'est pas face à elle, il est derrière elle. Elle est à genoux sur le canapé, presque nue, juste vêtue de ses bas et de ses escarpins. Il la regarde. Elle a posé son avant-bras droit sur le dossier du canapé, courbé la nuque et glissé la main entre ses cuisses écartées. Elle est outrageusement cambrée, il aime ce mot. Il la regarde, elle se caresse lentement, espère-t-il très lentement. Il la contemple, il admire son cul. Il voudrait lui dire son envie de caresser ce cul sublimement offert, de l'embrasser, de le lécher, et de s'enfoncer lentement entre ses fesses, de la prendre, de la posséder ainsi.
Il est assis, et la contemple.
Mais l'on ne sait pas si c’est elle, ou sa photo qu'il contemple ce soir.

dimanche 16 février 2014

24%...

Je viens de lire une publication Sextos : plus on est vieux, plus on est coquin. Le titre est quelque peu surprenant en effet l'on apprend dans cet article que 56%  des Français a déjà envoyé des sextos, que ce pourcentage est de 39% chez les 15-24 ans, et qu'aux Etats-Unis, ce taux serait de 24% chez les 50-75 ans. Il me semble que 24% est quelque peu inférieur aux deux autres pourcentages, mais peut-être suis-je vieux, voire limite sénile. Serait-ce pour cette raison qu'une âme bien intentionnée m'a signalé cet article ?
Je vieillis, je ne le conteste pas, et ne peux m'empêcher de penser à cette occasion à un ouvrage de Jorge Semprún Federico Sanchez vous salue bien. Il évoque un moment où il réalise, alors qu'il avait souvent, longtemps était le plus jeune, qu'il est le plus âgé du groupe, qu'il vieillit. Il cite à cette occasion Saint-John Perse " Grand âge, nous voici." Je ne peux, encore une fois, que vous suggérez de lire l'un et l'autre.

Et, vous surprendrais-je si je vous dis que je fais partie des 24% ?

vendredi 14 février 2014

14 février

Voici donc le retour fatidique de la Saint Valentin et de ses injonctions de consommer fleurs, chocolats, fanfreluches et autres babioles.
Je préfère pour ma part le slogan Pour, ou contre, la Saint Valentin, faites l'amour pas les magasins. Faites l'amour dans les magasins, dans les cinémas, chez vous, chez vos ami-es, chez des inconnu-es, à deux, à trois, à quatre ou plus, à la hussarde, entre deux portes, au débotté ou à une qui a gardé ses bottes, au saut du lit, suavement, sauvagement, en pleine lumière, dans le noir, les yeux grand ouverts ou les yeux bandés, en silence ou en hurlant de plaisir…
La seule chose à courir acheter dans les magasins c'est de quoi sortir couvert… et comme cadeau offrez donc vos mains, vos doigts, votre bouche, votre langue, vos dents, vos seins, votre dos, votre cul, votre sexe, votre corps. Pour la Saint Valentin, et tous les autres jours offrez du plaisir…

jeudi 13 février 2014

Outrageant

Mes lectures ressemblent visiblement à mon écriture, non sur leur qualité, je n'ai ni assez mauvais goût ni trop peu de lucidité pour penser cela, mais sur le côté erratique, je lis en tous sens, pose, reprends, oublie, retrouve mes livres, mes lectures et leur choix peut sembler aléatoire. Un jour, peut-être je tenterai de vous en expliquer la logique.
Je commence donc la lecture d'un roman espagnol paru en 1884 et 1885, sur lequel j'aurai l'occasion de revenir. Et lecteur quelque peu discipliné, j'attaque avec une joie non feinte la docte introduction et découvre que, lors de sa publication, l'évêque d'Oviedo a dénoncé "un roman, saturé d'érotisme, et outrageant pour les pratiques chrétiennes."
Je le confesse donc, j'ai hâte d'être ainsi outragé…

mercredi 12 février 2014

Saint-Valentin 2014

Mon blog vient donc de fêter dans une grande allégresse son quatrième anniversaire, et si le style et le fond des billets peuvent varier, j'ai quelques constantes dont une tout aussi récurrente que saisonnière, la Saint-Valentin. J'ai déjà en effet publié trois billets à cette occasion en 2010, 2011 et 2013.
Je vais donc encore une fois pour la Saint-Valentin râler, vociférer, maugréer, murmurer, gronder, tempêter, tonner, invectiver, rager, bougonner, rouspéter, pester, vitupérer, ronchonner, grogner, protester. Vous l'aurez compris, j'apprécie faiblement cette fête religieuse devenue fête commerciale. Je n'ai cependant aucun grief contre ce pauvre Valentin qui, selon notre sainte-mère l'Église catholique apostolique et romaine, aurait été un prêtre décapité pour avoir célébré des mariages non-autorisés. Je ne peux m'empêcher cependant de noter que s'il s'était contenté de s'occuper de son goupillon au lieu d'en bénir les unes et les autres, il n'en aurait pas perdu la tête. Je ne vais cependant pas écrire ici un exposé sur les errements et divagations bien peu catholiques de cette célébration.
Je suis donc exaspéré encore une fois par l'avalanche de publicités m'enjoignant d'acheter bouquets de fleur, bijoux plus ou moins intimes, vêtements et sous-vêtements plus ou moins affriolants, jouets plus ou moins ludiques, voyages plus ou moins exotiques. Et je vous confirme que je ne céderai à aucune de ces injonctions, mais que je suis certain de passer une très belle journée…
Bien loin d'une pseudo-fête de l'amour un jour par an, faites de l'amour autant et aussi souvent que vous voulez ou pouvez, comme il vous plaira et avec qui il vous plaira…

mardi 11 février 2014

Tempérance

En choisissant ce titre, je me suis demandé si je ne prenais pas le risque de tomber sur un os, mes lectrices et lecteurs pensant que l'objet, charmant objet j'en conviens, de ce billet était Temperance Brennan, interprétée par l'actrice Emily Deschanel.
J'ai en effet décidé d'évoquer la tempérance qui est l'une des quatre vertus cardinales, et le cas échéant, je pourrais envisager de vous faire un petit rappel de catholicisme. La tempérance est donc, selon l'Académie française, la "vertu morale qui règle, qui modère les passions et les désirs, particulièrement les désirs sensuels." Rassurez-vous, je n'ai pas pour autant l'intention de plaider en faveur de l'abstinence sexuelle, quoique dans certains cadres, cela puisse avoir son charme, mais encore une fois je m'égare.
À la fin du XIXème siècle ont fleuri dans les pays anglo-saxons des Sociétés de tempérance qui avaient pour objet d'interdire l'usage des boissons alcooliques et fermentées, le résultat le plus connu étant bien sur la prohibition aux États-Unis. Mais la France a connu elle aussi sa Société de tempérance sur un mode certes un peu atypique mais pas si étonnant pour un pays viticole. Son objectif était de "favoriser, particulièrement au moyen de sociétés coopératives de consommation, le remplacement des liqueurs alcoolisées par des boissons salubres, telles que les vins naturels, le cidre, le café, le thé la bière."

Croyez-vous donc que l'on puisse de la même façon envisager de tempérer les ardeurs sexuelles en créant des sociétés coopératives de consommation destinées à favoriser des pratiques salubres ?

lundi 10 février 2014

La masturbation féminine, et les clichés…

Encore une fois un article fascinant sur le net La masturbation féminine source de bienfaits physiques et psychiques http://citizenpost.fr/masturbation-feminine-source-bienfaits-physiques-psychiques/

Je vous passe les banalités d'usage.
C’est le meilleur des anti-stress. "La masturbation, ça aide à se détendre. En somme, ça remplace une cigarette ou carrément une sieste !" et pour le moins, c'est une activité moins nocive que le tabac…
Ça cimente le couple, amies célibataires, je suis certain que vous allez apprécier la délicate attention…
Ça favorise le sommeil, et "l’on plonge plus facilement dans les bras de Morphée" Heureux homme…
C'est bon pour la santé. "Se masturber permettrait donc de lutter contre les migraines et contre les crampes."
Ça aide à se recentrer. "L’occasion de prendre du temps pour soi..."
Et enfin c’est un petit plaisir ultra rapide. En effet, selon les statistiques, mais qui donc est sondée sur un tel sujet, "en quatre minutes seulement, 95% des femmes accèdent au Nirvana." À titre personnel, spontanément je vous dirais que je n'ai aucune idée du temps qu'il me faut pour me masturber, ou en réfléchissant un peu, je vous préciserais que cela dépend sans aucun doute de ce qui occupe mes pensées à ce moment-là.

Finalement pour moi, l'information la plus intéressante par sa banalité est celle donnée dès le début de ce remarquable article "Seuls 45 % des femmes reconnaissent aujourd’hui se masturber." Je me demande à la fois comment est posée la question et ce que font les autres.
Mais surtout ne vous privez pas de la lecture des commentaires, notamment ceux sur la durée de la masturbation. Je ne peux résister au plaisir de vous citer celui-ci : "Ce qu'on oublie un peu ici, c'est que les femmes pratiquent autant que les hommes la masturbation, c'est juste qu'elle n'en parlent pas du tout ;-)"
 Sentence ô combien philosophique, mais l'on ne doit pas avoir les mêmes relations, je dois vous avouer pour ma part que ce sont plutôt mes amies que mes amis qui me parlent de masturbation…

dimanche 9 février 2014

Il est interdit de …

Au cours d'une balade dans Paris, j'ai découvert une interdiction surprenante. L'immeuble en question était pourvu d'un petit espace végétalisé, entre le trottoir et la façade, clos par une barrière. Sur cette dernière était apposée l'inscription suivante "Tout accrochage sur la rambarde est interdit."
Craindraient-ils donc que quelques adeptes du bondage ne viennent s'amuser sur leur rambarde ?

samedi 8 février 2014

Un avis juridique

Nul n'est parfait, je regardais donc la télévision, à ma décharge une chaîne connue pour son sérieux. Une voix-off indiquait  que la sodomie n'était pas un crime aux États-Unis, et précisait que, par contre, la sodomie est encore pénalisée dans certains états, sans constituer un crime mais un délit. Ce délit ne fait pas l'objet de poursuite, la Cour suprême, a précisé la voix, a en effet indiqué que "La loi sur la sodomie constitue une intrusion dans la vie privée."
Poursuivons donc allègrement les intrusions en tous sens…

vendredi 7 février 2014

Un risque de confusion…

Tout dépend de la grosseur, et ajouta-t-elle, si tu le fais à cru, à la fin tu en as plein les mains et il y a des tas de gouttelettes tout autour…
Elle parlait, vous l'avez compris, des pommes de terre et des traces d'amidon qu'elles laissent lorsqu'elles sont épluchées crues.

mercredi 5 février 2014

Entre cynisme et rêve…

Un extrait encore fois d'une de mes lectures que je vous livre, vous offre :

"Il ouvrit une porte et alla droit au lit où dormait Renata (…). Le drap s'était dérangé pendant son sommeil et un sein potelé à la peau brune reposait d'un air engageant sur l'étoffe blanche. Le temps que Velasquez referme la porte et la verrouille, se débarrasse de ses vêtements et la rejoigne, elle s'était tournée, les bras grands ouverts, vers la place vide à côté d'elle.
" La sotte, murmura-t-il pour lui-même, elle ne sait même pas qui monte dans son lit." Il se glissa tout de même dans les bras qui l'attendaient et entama aussitôt sa douce chevauchée, pendant qu'elle l'accompagnait par des mots à demi prononcés et des caresses."

Ce texte provient d'un roman écrit en anglais et donc traduit. Et je reste perplexe devant la répétition du mot "même" qui brise, un peu, le ton de ce passage. Si l'on excepte ce point de détail, ce passage est pour moi un superbe mélange d'un cynisme absolu, mais qui est bien celui de Velasquez, et d'un bel érotisme, qui me laisse rêveur.
Un rêve que je devais vous faire partager.

mardi 4 février 2014

De bois…

J'ai reçu ce mail, suffisamment court pour que je vous le livre en intégralité :

Imaginé pour habiller les hommes et les femmes désireux de se différencier et d’apporter du "peps" et de la modernité à leurs tenues vestimentaires, le “nœud pap’ en bois” d’Oncle Pape suit la tendance renaissante des nœuds papillons aperçue dans de nombreux défilés de créateurs.

J'avoue que jusque-là je ne connaissais pas Oncle Pape. J'espère pour lui que sa création ne laissera pas de bois les hommes et femmes désireux de se différencier, comme il le déclare sans manier un instant la langue de bois, et qu'il ne se réveillera pas au lendemain de ce lancement avec une vilaine, gueule de bois.
Je me demande surtout si cet accessoire est taillé dans le bois dont on fait les flûtes, ce qui serait somme toute naturel pour un accessoire qui permettra d'avoir un nœud qui reste dur comme du bois tout au long de la nuit…

lundi 3 février 2014

Encore une grande nouvelle…

Le musée Gustave Courbet d'Ornans dans le Doubs va accueillir lors d'une exposition temporaire L'Origine du monde, habituellement accrochée au musée d'Orsay. Fort naïvement la très active Société philatélique et cartophile de Besançon a voulu faire imprimer 3.000 vignettes à l'effigie de la fameuse toile grâce à ID timbre, un service postal qui permet à chacun de créer des timbres entièrement personnalisés.
Mais l'Ordre moral se peut être ainsi mis en péril et branlé. Mais je me relis, et découvre avec horreur ce satanique lapsus, il fallait lire, bien sûr : Mais l'Ordre moral se peut être ainsi mis en péril et ébranlé. Où diable avais-je la tête, voire les mains ?
La direction de La Poste justifie sa décision en cherchant à protéger les plus jeunes. L'intention est certes louable, mais je me demande si au fond la crainte de la Poste ne serait pas plutôt que ce timbre soit inutilisable, car pour le coller l'on risquerait fort de ne pas lécher la face prévue…

samedi 1 février 2014

Soumission à la volonté de …

Je ne peux m'empêcher, encore une fois, de vous citer un texte. J'avoue en avoir modifié deux ou trois termes, en italique ci-dessous

"La mortification de la chair doit se pratiquer secrètement, dans l'obéissance et avec discrétion. Soumettez à une pénitence ininterrompue vos corps habitués à la mollesse, abstenez-vous des choses permises avec d'autant plus de rigueur que vous vous rappelez avoir abusé davantage des choses défendues. Mais faites-le en secret, et que votre main gauche ignore ce que fait la droite. (…)
Ne le faites d'autre part que dans l'obéissance, demandez la permission de votre Maître, et suivez ces instructions, votre œuvre sera plus agréable aux yeux de votre Maître, qui préférera toujours la victime qui s'offre par obéissance à celle qui s'immole par le choix de sa volonté propre… (…) Considérez ce qu'est votre corps, quelles sont ses possibilités, ayez égard à votre constitution, modérez avec sagesse l'âpreté de votre zèle, conservez-vous en état de servir votre Maître."

Ne semble-t-il pas que ce soit là un extrait d'un manuel BDSM aux expressions délicieusement surannées ?
Mais ce texte n'est nullement l'œuvre du Marquis de Sade, mais bien au contraire de Saint Bernard de Clairvaux, le texte original étant le suivant :
"La mortification de la chair doit se pratiquer secrètement, dans l'obéissance et avec discrétion. Soumettez à une pénitence ininterrompue vos corps habitués à la mollesse, abstenez-vous des choses permises avec d'autant plus de rigueur que vous vous rappelez avoir abusé davantage des choses défendues. Mais faites-le en secret, et que votre main gauche ignore ce que fait la droite. (…)
Ne le faites d'autre part que dans l'obéissance, demandez la permission de votre père spirituel, et suivez ces instructions, votre œuvre sera plus agréable aux yeux de Dieu, qui préférera toujours la victime qui s'offre par obéissance à celle qui s'immole par le choix de sa volonté propre… (…)  Considérez ce qu'est votre corps, quelles sont ses possibilités, ayez égard à votre constitution, modérez avec sagesse l'âpreté de votre zèle, conservez-vous en état de servir votre Dieu."
Quelle est donc la formule rituelle, "Délivre nous de la tentation..."