- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre

jeudi 31 décembre 2015

31 décembre.

Passez une belle soirée, ou pour le moins la moins mauvaise possible. Pour celles et ceux qui pourront, auront choisi de faire la fête ce soir je ne ferai aucune allusion à la manière de farcir oie dinde, canard ou chapon, selon les goûts des un-es et des autres. Mais quelle que soit votre soirée à venir, n’oubliez pas de vous protéger, quelles que soient vos pratiques, et n’oubliez pas que l’alcool au volant tue, et cela est valable pour tous les jours de l’année. Finalement, je suis un grand sentimental et je tiens à vous lectrices et lecteurs…






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mercredi 30 décembre 2015

Fréquentations.

Nous avons toutes et tous en tête, principalement certes dans celles et ceux qui ont mon âge ou qui écoutent Nostalgie, une chanson de Joe Dassin "Il y a les filles dont on rêve Et celles avec qui l’on dort." Ces paroles me sont revenues en tête récemment lors d’une lecture bien sûr, lorsque j’ai découvert cette phrase, tellement représentative d’un état d’esprit "J’en fréquente quelques-unes, honnêtes ou douteuses. Le plaisir avec les premières, la débauche avec les secondes." Nous sommes là bien loin de l’esprit du libertinage.




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samedi 26 décembre 2015

Personne ici…

Le plaisir des citations naît dès la lecture lorsque soudainement il apparaît qu’une phrase pourra être citée, utilisée souvent d’une manière quelque peu décalée. Mais n’est-ce là le propre des citations, s’appuyer sur un texte jusqu’à en s’appuyant ainsi on le risque de la déformer quelque peu. C’est ainsi que j’ai trouvé la phrase que je vous livre ce soir "Depuis sa mort, à la Saint Sylvestre 1813-1814, personne ici n’a jamais plus touché à une queue, ni le grand-père, ni le père, et encore moins évidemment, les femmes."
Cette phrase est jolie mais le sens en varie en l’extrayant de son contexte et en oubliant de préciser que le lieu évoqué est une salle de billard. Mais cela n’en rend pas moins étrange la remarque visant la privation de queues pour les femmes.



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jeudi 24 décembre 2015

Faites la fin d’année…

À toutes celles et à tous ceux qui vont passer ces fêtes de fin d’année en famille,
À toutes celles et à tous ceux qui vont passer ces fêtes de fin d’année entouré-es d’ami-es,
À toutes celles et à tous ceux qui seront seul-es,
À toutes celles et à tous ceux qui sont malades, las, qui n’ont juste plus envie,
À toutes celles et à tous ceux qui sont fatigué-es de ces débauches de guirlandes, de ces injonctions de consommer,
À toutes celles et à tous ceux qui ressentent plus encore une absence en ces jours de fêtes,
Que les heures, que les jours qui viennent vous soient les plus doux possible.



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mercredi 23 décembre 2015

La femme à la commode 4/4

Elle sent la cravache glisser sur ses fesses, alterner caresses et claquements, dans ses oreilles la musique et ses gémissements, ses cris, dans ses fesses, dans son sexe, les jouets vibrent, sont manipulés, sortent à moitié pour mieux la fouiller à nouveau. Elle ondule de plaisir, elle aime cela, ses seins se balancent accentuant la caresse lancinante des pinces.
Des mains courent sur elle, pincent, caressent, claquent. Des ongles la griffent. La cravache, le martinet jouent sur ses fesses, ses cuisses. Elle crie son bonheur d’être ainsi offerte. Elle sent une main dans ses cheveux, qui la tire en arrière, la fait pivoter, la courbe. Un sexe caresse sa bouche, et glisse entre ses lèvres. Elle connaît, reconnaît ce sexe, c’est celui de son Homme. Elle le suce avidement, il vibre dans sa bouche. Dans le même rythme le jouet se met en brande entre ses fesses. Elle suce, et se fait profondément sodomiser. Elle aime cette façon d’être totalement prise. Elle en jouit, son cri de plaisir est étouffé par le sexe au fond de sa bouche qui explose de plaisir.
Elle reprend lentement son souffle, un écouteur sort de son oreille, au creux de laquelle il susurre "Ce n’est pas fini, je ne suis pas seul…" Elle sourit, elle aime jouer ainsi. Elle ouvre la bouche, attend l’autre sexe. La main dans ses cheveux la guide, elle ouvre la bouche, tend la langue. Elle attend, espère l’autre sexe. Sa bouche se pose alors sur le sexe de l’autre, le sexe de cette autre qui est une femme. Elle jubile de plaisir en enfonçant sa tête entre les cuisses, bercée par les cris de plaisir de cette autre.


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mardi 22 décembre 2015

Psychologies et sodomie…

Dois-je vous préciser que, contrairement à ce que le titre pourrait laisser supposer le titre, l’objet de ce billet n’est pas de faire une analyse approfondie de la sodomie sur le plan psychologique, ni sur un autre plan au demeurant. Ce billet est simplement une réaction à un article publié sur le site psychologies.com et intitulé Pourquoi les hommes aiment la sodomie. Cet article citant quelques hommes aligne avec une belle allégresse, la sodomie c’est :
un cadeau de la femme, à se demander si les autres rapports sexuels sont tarifés ;
un jeu amoureux comme les autres, donc pas de raison particulière d’un parler ;
un ingrédient indispensable de la relation ; comme l’échangisme, le SM ;
une preuve d’amour ; alors que sucer une bite est juste une manière de dire bonjour.
Enfin une psychanalyste conclut en précisant que la pénétration anale a ceci de particulier qu’elle porte le poids d’un tabou moral et psychologique importante. Au-delà de la banalité des arguments qui m’ôterait presque toute envie de sodomie, force est de constater que, encore une fois, la sodomie côté masculin est exclusivement active. L’homme reste donc le seigneur et maître, or comme nous le savons depuis Saint-Paul 11-33, les voies du seigneur sont impénétrables.



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Radieuse.

Ce matin, je suis parti travailler en même temps que ma voisine. Elle était rayonnante, un sourire éclatant, elle vient de retrouver un emploi m’a-t-elle dit.
Visiblement ce retour à l’emploi la rend radieuse, et j’en suis heureux pour elle. Ou alors, elle a baisé toute la nuit, et je n’en suis pas moins heureux pour elle.



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lundi 21 décembre 2015

Apprendre…

Une phrase tirée d’une lecture dont je me dois de vous préciser qu’il ne s’agit nullement d’un roman initiatique "[elle] avait appris beaucoup de choses : par exemple, qu’elle avait un beau corps, attirant, et que ses grands yeux couleur de miel, ses lèvres pulpeuses, sa poitrine abondante, son postérieur rond et frémissant, ses deux fesses tendres étaient des éléments importants dans sa relation avec les gens."
Une phrase délicieusement écrite et qui me fait m’interroger sur la manière d’écrire le titre de ce billet…



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jeudi 17 décembre 2015

Il était un petit navire

Vous connaissez, je n’en doute pas, cette comptine enfantine. Je ne sais pourquoi elle m’est revenue en tête récemment, sans doute pas en raisin de ses qualités poétiques. À défaut de telles qualités, avez-vous noté le nombre d’allusions que peut contenir une telle comptine ?

"Il était un petit navire
Qui n’avait ja- ja- jamais navigué
Il partit pour un long voyage
Sur la mer Mé- Mé- Méditerranée
Au bout de cinq à six semaines,
Les vivres vin- vin- vinrent à manquer
On tira à la courte paille,
Pour savoir qui, qui, qui serait mangé,
Le sort tomba sur le plus jeune,
Le mousse qui, qui, qui s’mit à pleurer
On cherche alors à quelle sauce,
Le pauvre enfant, -fant, -fant sera mangé, "

Nous avons là un navire, dont l’on précise qu’il est petit, petit pouvant signifier petit par la taille ou petit par l’âge, qui n’a jamais navigué, qui n’est jamais allé sur la mer profonde. Ce petit, au sens de jeune, qui n’est jamais sorti, est l’image type du puceau.
Que va-t-il se passer, les vivres viennent à manquer. Mais de quels vivres parle-t-on, les vivres que l’on consommerait en mer s’ils n’étaient manquants sont-ils uniquement la nourriture ou aussi les partenaires sexuels ?
On titre alors à la courte paille, et le sort tombe sur le plus jeune. Le plus jeune renvoi alors au sens retenu pour le navire. Et n’est-il pas normal que ce soit le plus jeune qui ait la plus courte, la plus petite paille ?
Quant au sens de manger, il renvoie à la consommation qui peut-être sexuelle, les pleurs étant alors liés à la crainte devant l’acte sexuel.

Et l'on comprend peut-être mieux alors pourquoi les grands enfants, bercés dans leur petite enfance par cette comptine, aimaient tant les promenades en barque.



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mercredi 16 décembre 2015

La femme à la commode 3/4

Elle l’entend se lever, mais curieusement ses pas ne se dirigent pas vers la porte mais vers elle. Elle sent on souffle sur sa nuque, ses mains caressent ses longs cheveux, une main glisse sur son oreille, introduit un écouteur, l’autre main, l’autre oreille, un autre écouteur. Une musique de jazz, elle connaît cette musique. Mais elle ne sait d’où elle la connaît. Elle n’entend plus rien de lui. Elle frémit de se sentir ainsi isolée et offerte, lorsqu’un bandeau vient se poser sur ses yeux. Elle sourit, elle est infiniment offerte ainsi.
Quelques instants rien ne se passe, elle l’imagine ouvrant la porte accueillant l’Autre, parlant entre eux, l’Autre la découvrant, la regardant à son tour, la photographiant. Elle aime cette idée, se cambre plus encore, à l’extrême. Une main, la sienne lui semble-t-elle caresse ses seins, les pointes en sont dures, dressées. Un pincement, constant, lancinant, une pince sans aucun doute, elle sait que la seconde ne va pas tarder, elle sait aussi qu’il aime attendre, la laisser ainsi dans l’expectative. À ce moment-là il lui semble entendre derrière la musique de jazz une voix, un gémissement qui naît. Et là, elle se souvient, cette musique elle la connaît, c’est celle qu’ils écoutaient tous les deux il y a quelques jours, et le gémissement qui naît c’est elle, ce gémissement qui grandit, qui va grandir plus encore, qui va devenir supplication, cris de plaisir. Un pincement sur l’autre sein, en même temps cela se met à vibrer dans son sexe. Elle gémit plus fort, ne sachant plus si elle entend son gémissement d’aujourd’hui ou son gémissement ancien et restauré dans ses oreilles.


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mardi 15 décembre 2015

La femme à la commode 2/4

Elle aime ce moment où elle sent la main effleurer, caresser ses fesses, doucement, lentement voluptueusement, la caresse qui s’arrête, se suspend, reprend, s’arrête, se suspend, reprend, s’arrête, la main qui claque ses fesses, ce premier cri qu’elle ne peut retenir, son buste qui se relève un peu. Une main qui se pose entre ses omoplates, la voix qui lui intime de ne pas bouger, de ne pas parler. La main qui claque, son cul qui chauffe. Le désir qui l’emplit. Elle se cambre à l'extrême, sent son cul rougir, sent son sexe trempée de désir. La main la caresse à nouveau, caresse les fesses, glisse entre les cuisses, effleure le sexe offert. Un sifflement et le claquement mat du cuir sur sa peau, elle gémit, le cuir cingle ses fesses, ses cuisses, elle gémit, geint son désir
La main la caresse à nouveau, les ongles la griffent doucement. Elle ondule, se tend, s’offre comme une femelle impudique. Un objet la pénètre, fouille son sexe. Elle sent son cul s’ouvrir lentement sous la pression d’un autre objet qui s’enfonce lentement, très lentement en elle, tout au fond d’elle. Elle hulule son plaisir.
Elle est devant sa commode, penchée, le torse à l’horizontale, les avant-bras sur la commode. Son sexe, son, cul sont pris. Elle sait le sourire de l’homme derrière elle. Elle l’entend s’asseoir. Elle sait le regard de l’homme qui la fouille plus encore. Et, la voix qui lui doit combien il aime la regarder ainsi, combien l’image est belle et qu’il faudrait la conserver. Dans un sourire, elle lui répond lui rappelant qu'il dit lui-même être bien incapable de réussir une photo, quel dommage, ajoute-elle.
La réponse cingle comme un coup de cravache " Insolente, crois-tu donc que je ne sache sous-traiter ? " Sa voix perd de son assurance, elle interroge " sous-traiter ?" Il se lève, la main à nouveau entre les omoplates " Ne bouge pas, il arrive, je viens de recevoir son SMS." La sonnette retentit…


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lundi 14 décembre 2015

En voiture

Peut-être avez-vous vu, comme moi, le documentaire diffusé sur Arte, En voiture autour du monde. IL est consacré à Clärenore Stinnes qui à l’âge de 214 ans, en 1927 a entrepris le premier tour du monde en automobile. Au départ de ce tour du monde son équipe était constituée de deux mécaniciens et d’un cameraman. Les deux mécaniciens abandonneront en cours de route, elle finira cette aventure avec le seul cameraman qui la vouvoyait au départ et divorcera pour l’épouser peu de temps après leur arrivée.
Rien de bien affriolant à, a priori, mais encore une fois mon imagination s’est emballé comme un moteur d’e Adler Standard 6. J’ai tout d’abord pensé au tube des Chevaliers du fiel "Je te prendrai nue dans ma Simca 1000." Mais surtout m’est revenue en tête une discussion avec une vieille amie. Un jour en compagnie de sa petite-fille âgée d’une vingtaine d’années, elle me racontait que, jeune, elle avait travaillé à la chaîne dans les usines Simca. Elle ajoutait, le regard pétillant, à la pause nous avons participé au repeuplement de la France d’après guerre sur les banquettes arrière des voitures en cours de montage. Elle fut hélas interrompue par un cri indigné de la petite – fille rougissante.



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samedi 12 décembre 2015

Quelques difficultés…

Puisque d’aucune m’a demandé pourquoi je n’avais pas encore publié la suite de mon dernier texte érotique, voici quelques éléments de réponse.
Lorsque l’on prend la plume pour écrire un texte érotique, si le texte est quelque peu réussi, quelque peu émoustillant, il devient très vite difficile de conserver les deux mains sur le clavier alors que l’on aurait vite tendance à se saisir de la plume. Vous conviendrez qu’écrire dans de telles conditions peut amener à perdre sa concentration, à laisser divaguer l’imagination et la main. Mais je dois surtout préciser que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce retard ne signifie absolument pas une perte d’intérêt qui serait retombé comme un soufflé, bien au contraire il se dresse fièrement !



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jeudi 3 décembre 2015

La femme à la commode 1/4

Le titre pourrait prêter à confusion aussi je vous précise que l’objet de ce billet n’est pas de commenter quelque œuvre d’un peintre flamand du 18e siècle. Je n’ai pas prévu de concurrencer Artips, quoiqu’il puisse être fort intéressant de reprendre ce concept avec un point de vue plus coquin. Mais avant de m’égarer plus dans mes digressions, je reviens à l’objet de ce texte qui sans être un tableau en est un aussi. C’est en effet une vision, une image. Elle est devant sa commode, penchée, le torse à l’horizontale, les avant-bras sur la commode. Elle a les jambes légèrement écartées, gainées de bas noirs. Sa jupe rouge est largement troussée sur ses hanches, elle porte un haut blanc, et sa culotte baisée à mi-cuisses, souligne son cul. Il est derrière elle sur un fauteuil, il la regarde ; il sourit. Elle a la tète dans ses avant-bras, ne voit pas ce sourire, mais elle sait ce sourire. Elle attend, elle frémit de désir. Elle sait son regard sur elle, elle sait qu’il aime qu’elle soit ainsi ouverte, offerte, sans pudeur, elle sait qu'il regarde son sexe humide de désir, qu'il regarde son cul. Elle imagine déjà les caresses de des mains, de sa langue sur ses fesses, et l’alternance brutale, soudaine des claques sur son cul qui rougit. Elle entend déjà le sifflement du cuir qui va cingler son cul. Elle brûle d’envie, elle a hâte d’être son jouet de plaisir. Elle a hâte qu’il plante son sexe dans ses fesses. Elle n’est plus que désir, elle n’est plus que pour ses désirs. 

La femme à la commode 2/4
La femme à la commode 3/4 
La femme à la commode 4/4 
 


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mercredi 2 décembre 2015

Le jour après…

Baisez, foutez, niquez ; bitez, tronchez, forniquez, rataconniculez (merci à Rabelais), bourriquez, tirez un coup, ramonez, limez, gnougnougnaffez la femme d’André sur son balcon (en présentant toutes mes excuses à Jacques Brel). Jouez avec un homme, une femme, un travesti, à deux, à trois, à quatre, à ne plus savoir combien vous êtes. Jouez en tous sens.
Mais protégez-vous, hier c’était la journée mondiale de lutte contre le sida, mais la prévention c’est encore et toujours tous les jours, et toutes les nuits.
Nous avons déjà paru trop d’ami-es, nous avons déjà tenu dans notre bras trop d’ami-es en pleur.
Alors, s’il vous plaît, protégez-vous, protégez-vous les uns les autres (merci à Saint Jean), et  n’arrêtez pas pour autant de jouir sans entrave, mais avec un préservatif !



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lundi 30 novembre 2015

Un Regard

Encore une fois, j'ai découvert une citation qui m'a laissé songeur "Son regard aussi acéré que des talons aiguilles."
Ce texte ne réveille-t-il pas en vous des tendances fétichistes ?



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mardi 24 novembre 2015

Bouddhisme ?

À la lecture de mes billets vous aurez sans aucun doute compris que j’ai reçu une éducation catholique, et vous avez eu raison. Je suis né dans une famille furieusement catholique. Vous avez aussi noté en outre que j’ai une tendance à lire de manière éclectique. J’ai ainsi acquis quelques connaissances sur d’autres religions. Je vous précise que je n’ai cependant nullement la prétention d’être ainsi devenu un spécialiste de telle ou telle religion. Je n’en ai pas moins été surpris par une approche du bouddhisme découverte dans un polar historique.
"L’enseignement du Bouddha dit que l’envie ne connaît pas de limites. Elle dure éternellement. Plutôt que de courir après des choses futiles telles que la réussite sociale, ne vaut-il pas mieux être entouré de belles femmes comme maintenant et couler des jours heureux ? C’est autrement plus merveilleux !"
Merveilleux, en effet et autrement jouissif que la doctrine catholique que j’ai connue.




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Il disait, suite…

Et d’aucune m’a envoyé le message suivant :"les mots que j’ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent" Où est l’escroquerie ?
Il dirait que la citation, comme toute citation, est tronquée et qu’il faut lire "les mots que j’ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent Il n’y a pas d’amour heureux." Il dirait que la formulation est ambiguë, voire polysémique comme le verbe languir. Selon la manière dont vous ponctuerez la phrase, les mots qui vont mourir seront l’énoncé suivant, il n’y a pas d’amour heureux, ou pourraient être les mots d’amour précédent, Mon bel amour mon cher amour ma déchirure Je te porte dans moi comme un oiseau blessé. La première option semble cependant la plus lisible et l’escroquerie dirait-il est là, à chanter l’impossibilité d’un amour heureux et la nier ensuite pour les yeux, fussent-ils ceux d’Elsa.



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lundi 23 novembre 2015

Il disait

Il disait que peu à peu la vie lui était devenue insipide. Il disait cela sans regret comme s’il présentait un rapport, une analyse longuement mûrie. Il ne prétendait pas à exprimer là une vérité universelle, chaque vie diffère des autres vies, chaque vie se construit jour après jour, heure après heure, et je suis seul, disait-il, à être apte à juger lucidement ma vie.
Il disait avoir cessé, il y a bien longtemps, de croire à l’amour mais que cela n’empêchait pas de vivre. Il disait là aussi que ce n’était que pour son compte qu’il avait cessé de croire à l’amour, que d’autres le croisaient, le croiseraient encore et toujours. Il disait qu’il avait rencontré bien des belles, lasses, désabusées, qui peu à peu avait retrouvé leur gaîté s’étaient envolées joyeuses, vivantes, désirantes.
Il disait que le désir n’était qu’une chimère.
Il concluait toujours en riant et en citant Il n’y a pas d’amour heureux d’Aragon, un texte magnifique, chanté à merveille par Georges Brassens et Françoise Hardy, mais dont la phrase "les mots que j’ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent" était une véritable escroquerie.




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vendredi 20 novembre 2015

Vendredi 21 heures 20

J'ai lu, nous avons lu cet appel, vendredi 20 novembre : Paris, France, Monde, debout ! Vous m’excuserez, je l’espère, de ne pas faire grand bruit à l’endroit où je suis, mais mes voisins s’en occupent ce soir, et ils font cela fort bien. Alors moi j’en resterai à ce que je sais faire le moins mal, aligner des mots.
Je suis donc là avec une pensée pour toutes celles, tous ceux qui ont perdu la vie à cause de sinistres crevures.
Je suis donc là avec toutes celles, tous ceux qui veulent simplement vivre librement, profiter pleinement de leur vie, en jouir pleinement.
Je suis donc là avec un sourire pour celles, pour ceux qui croyaient encore il y a quelques jours que les salafistes étaient des pièces spécialement dédiées à des jeux manuels qui restent dans les annales.



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J'ai mal

J'ai mal, avais-je écrit le 8 janvier. Je ne pensais pas alors que quelques mois plus tard je serais fatigué et les larmes aux dents à cause de sinistres crevures, je ne pensais pas que je pleurerais encore et encore des morts, je ne pensais pas que je m'endormirais le soir en espérant en vain me réveiller au matin sorti enfin de ce cauchemar, je ne pensais pas que la France des Lumières, ma France s'enthousiasmerait alors pour ces mesures que le France e Vichy n'aurait pas réprouvées.
J'ai mal et je n'arrive pas à aligner des mots, à être léger, joyeux. Certes personne ne s'en apercevrait si je ne publiais plus de textes mais ce serait accorder trop d'importance à ces funestes crevures. 



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vendredi 6 novembre 2015

Qu’aimes-tu…

- Qu’aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Lire et découvrir sans cesse auteurs et mots, partager des citations ou les détourner pour en, jouer ?
- J’aime les mots… les mots qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux mots !



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lundi 2 novembre 2015

Multiplicité de formes d’union

"L’histoire n’a pas connu encore une pareille multiplicité de formes d’union : le mariage indissoluble avec la famille stable et à côté, l’union libre passagère ; l’adultère secret dans le mariage et la vie commune de la jeune fille avec son amant ; le mariage "sauvage", le mariage à trois et même la forme compliquée du mariage à quatre, sans parler des multiples variante s de la prostitution."
Une citation joliment d’actualité, alors que d’aucuns nous prédisent la fin de notre monde avec la légalisation du mariage entre personnes du même sexe, d’autant plus d’actualité que ce texte a presque un siècle datant de 1918. Il a été écrit par une féministe communiste russe, que de défauts !
Et je ne doute pas que vous ayez noté la très jolie mention visant "la forme compliquée du mariage à quatre."



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samedi 31 octobre 2015

Un rendez-vous.

Une fin d’après-midi, j’entrai dans un café parisien, m’installai à une table près de l’entrée sans avoir prêté attention aux occupants de ce café. C’est alors que j’entendis, sans y prêter attention une voix derrière moi, puis une jeune femme s’approcha de moi me demandant si j’étais Yannick. Hélas non, lui répondis-je, mes parents m’ont choisi un autre prénom. Elle s’excusa en souriant et retourna s’asseoir.
Quelques instants après, je vis arriver un homme qui me ressemblait vaguement, quoique plus petit et surtout objectivement bien moins beau. Lorsque je partis un peu plus tard, ils étaient face à face se caressant des yeux tandis que je pestais contre mes parents et le choix qu’ils avaient fait pour mon prénom.




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vendredi 30 octobre 2015

Et là je m’interroge…

Elle manie d’une belle manière charme et ironie, et lorsqu’elle met en ligne une question "Et là je m’interroge. Et si c’était l’étroitesse de la chatte qui faisait le bon coup ?" qu’elle précise aussitôt par " Reformulons : est-ce que plus le vagin de la nana est étroit, plus le mec prend son pied, a du mal à se retenir, etc. ? ", je m’interroge, faut-il lire cette question au premier degré, est-ce une provocation ? Mais ce qui est certain c’est que le sujet mérite que l’on se penche dessus, que l’on approfondisse, sans jeu de mots.
Tout d’abord, il convient de noter que si c’est l’étroitesse de la chatte qui faisait le bon coup, la définition du bon coup serait renvoyée à la mesure de cette étroitesse. Pour le formuler plus clairement, la notion d’étroitesse serait-elle une notion absolue ou liée à la largeur du pénis. L’étroitesse de la chatte ne permettrait donc que de définir une notion de bon coup relatif à la dimension du pénis. Dans le cas contraire, si l’étroitesse de la chatte était posée comme un absolu, cela permettait certes de définir un bon coup tout aussi absolu. Mais cette définition absolue comme toute définition d’absolu ferait référence à une valeur transcendante, proche comment toute transcendance de la notion de divin.
De là à en déduire qu’un bon coup est divin, il n’y aurait qu’un pas franchi avec allégresse en grimpant au septième ciel !



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samedi 24 octobre 2015

Mobilier et érotisme…

Contrairement à ce que pourrait laisser présumer ce titre, ce billet n’est ni une étude approfondie consacrée aux rapports entre mobilier et érotisme ni le début d’une telle étude. Pourtant le sujet ne manque pas d’intérêt depuis les usages détournés du prie-Dieu aux utilisations des tables basses. Peut-être reviendrais-je dans un autre texte sur ce sujet captivant.
Ce soir le sujet est plus léger, moins fouillé. Je viens de revoir une publicité de Roche Bobois, publicité déjà ancienne mais que votre navigateur n’aura aucune difficulté à trouver. J’aurais quelques difficultés à vous parler du mobilier mais la manière dont ces femmes entrent dans la pièce pour mettre à nu de mobilier est une pure merveille de sensualité.



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vendredi 23 octobre 2015

Une question de mesure ?

Vous connaissez sans aucun doute la fable du renard et du lapin, fable qui n’est pas due à l’ineffable Jean de La Fontaine dont je ne peux que vous conseiller la lecture des contes. Le renard et le lapin sont ensemble au bar, et quelques nombreux verres plus tard, décident de rentrer. Le lapin est fin bourré incapable de mettre une patte devant les autres. Le renard propose alors au lapin de s’accrocher à sa queue en panache pour le ramener chez lui. Le lendemain même histoire, mais les rôles sont inversés. Le renard essaye désespérément de s’accrocher à la petite queue du lapin, ce dernier lui dit alors, laisse tomber, nous allons prendre ma grosse voiture. Moralité, l’on se croirait presque dans une fable de Jean de La Fontaine, quand on a une toute petite queue, il est préférable d’avoir une grosse voiture.
Des scientifiques viennent de publier la version sérieuse et simiesque cette fable. En effet, selon eux, "plus l’organe vocal d’un singe hurleur mâle est grand et plus son cri est imposant et grave, plus ses testicules sont petits et moins de sperme ils produisent." Moralité de cette nouvelle fable, lorsque votre chef de service hurle, préparez votre pied à coulisse !


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jeudi 22 octobre 2015

Ouverture ?

Un restaurant, la table à côté, une discussion.
- J’ai entendu une interview d’un acteur de porno, Siffredi, Georges Siffredi je crois.
Non sérieux là ? Georges c’est l’homme politique français, le roi du porno c’est Rocco…
- Et il parlait d’un truc une triple annale, je me demande bien ce que cela peut-être..
Non sérieux encore ? Dans "triple annale" c’est quoi le mot que tu ne comprends pas ? Pas difficile à comprendre, ouvre ton esprit mon gars, quoique concrètement, ce ne soit pas l’esprit qu’il va falloir ouvrir !


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mardi 20 octobre 2015

Transgression

Est-il un plaisir comparable à celui de la transgression ? Très sadien cela, pourriez-vous rétorquer. Mais la phrase que je vous livre aujourd’hui n’est pas du marquis de Sade, tant s’en faut.
"Mais elles en avaient un sentiment très net, même elles étaient très pudiques, et leur plaisir consistait précisément à fouler leur pudeur aux pieds […] et tous n’avaient qu’une pensée unique : l’affreuse volupté de la pudeur offensée."
Elle n’en est pas moins jouissive, et ce plaisir transgressif, quoique quelque peu détourné de son objet est dû à Thomas Mann.


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mardi 13 octobre 2015

Mettre en joie

- Oh de bon matin vous allez me mettre en joie
- J’adorerais vous mettre en joie !

Ces mots peuvent être certes lus de diverses façons.
D’une manière classique, la plus habituelle sans doute, vous mettre en joie, vous réjouir, vous faire sourire, vous mettre de bonne humeur…
D’une manière quelque peu grivoise, j’en conviens, vous mettre en joie, en vous mettant en cul…
D’une manière galante, vous mettre en joie, vous réjouir, vous faire jouir…
Mais dans tous les cas, vous mettre en joie, vous apporter du bonheur…



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lundi 12 octobre 2015

Vulgaire ?

"Chaque geste de toi sent la vulgarité pas celles des faubourgs celles des princes et des reines, la poésie du jour celle de tes hanches pleines qui trimballe un message en n’importe quelle langue." Vous ne vous faites pas erreur, j’ai déjà cité ce texte d’une chanson des Garçons Bouchers dans un billet bien évidemment consacré à l’appréciation de la vulgarité dans une photo publiée par une charmante dame sur internet.
Le sujet du jour est proche et différent à la fois, proche car, comme le titre l’indique, la vulgarité est bien au centre de ce billet, différent car ce n’est pas d’une photo mais d’une situation qu’est issu de billet.
N’ayant pas le talent d’Alfred de Musset, j’étais seul l’autre jour au restaurant. Deux jeunes femmes étaient assises près de moi, une table perpendiculaire à la mienne. J’en voyais donc l’une de trois-quarts face, l’autre de trois-quarts dos. Qui étaient-elles, je l’ignorais en m’installant à cette table. Je ne dirai rien de celle qui me tournait quasiment le dos, d’une part car je la voyais mal et d’autre part car elle était discrète, parlait peu. Par contre l’autre, une grande blonde mince, élancée est le centre de mon billet. Être avachie sur son siège au restaurant, manger ostensiblement avec les doigts, parler haut, rire bêtement tout cela, et bien pire, serait acceptable, accepté si c’était fait avec un minimum de classe, quoique ce concept lui ait semblé abscons. Edmond Rostand prêtait ces mots à Cyrano de Bergerac "Moi, c’est moralement que j’ai mes élégances.
Je ne m’attife pas ainsi qu’un freluquet,
Mais je suis plus soigné si je suis moins coquet"
Hélas, ce fut de mal en pis pendant tout le repas, elle se comportait comme une sale gosse mal élevée, ravissante, mais en aucune façon un tant soit peu attirante. Puis soudainement, comme un jaillissement de lumière, un instant de magie. Elle se penche, prends la main de son amie, et ces deux mains se caressent, s’étreignent, se font l’amour au-dessus de la table. Tout va très vite alors, le temps accélère, un baiser au-dessus de la table, elles se lèvent souriantes, radieuses Elles sortent et s’enlacent sur le trottoir devant le restaurant, deux corps collés l’un à l’autre, bassins qui ondulent, elles sont superbes de sensualité.


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mercredi 7 octobre 2015

Nudité?

Ce billet est une tentative, une esquisse de réponse à une question postée par une charmante demoiselle sur internet "pour montrer l’amour il faut forcément être nu ?"
Bien évidemment, la question semble, comme souvent, comprise dans la question, mais elle n’en mérite pas moins que l’on la regarde de plus près. La simple tentative de définir l’amour nécessiterait des pages d’austères études qui pourraient consumer mes jours. Je ne m’y aventurerais donc pas. Je remarquerai simplement que, venant de découvrir cette question posée, je découvre une phrase dans un roman, une phrase belle qui pourrait être un élément de réponse. Je ne crois pas pour autant au hasard, l’on ne découvre, l’on ne retient que ce l’on a envie de découvrir, d’entendre.
"Ils chantaient tout près l’un de l’autre, bouche à bouche, déformant les notes jusqu’à frôler la dissonance. La friction de ces temps forts leur entamait directement la cervelle. Ils ne s’étaient pas encore vus nus. Mais cette résonance partagée dans les os de leur crâne était plus intime que tout acte sexuel."



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mardi 6 octobre 2015

Écrire après…

Hier, j’ai regardé le documentaire Brassens est en nous. Ce fut un bonheur, c’est toujours un bonheur d’entendre, de voir Georges Brassens. Je ne vous raconterai ici ni comment je l’ai découvert il y a bien longtemps, ni dans quelles conditions j’ai appris son décès, c’est détails de ma vie n’appartiennent qu’à moi, trompettes de la renommée vous êtes bien mal embouchées.
Mais, après cette émission, après avoir réentendu tant de textes de Georges Brassens dont les mots sont si beaux, si justes, je dois avouer avoir eu quelques difficultés à écrire un billet qui me semble un minimum acceptable. J’ai envisagé de fouiller dans ces textes pour y dénicher quelque pépite, mais elles sont si nombreuses que je n’ai su laquelle choisir.
J’allais renoncer et, est-ce le hasard, j’ai retrouvé le texte d’une jarcha andalouse du dixième siècle ; dont les mots sont ceux d’une femme :
"Je ne t’aimerais
Qu’à la condition que tu joignes le bracelet de mes chevilles
A mes boucles d’oreilles
Mon seigneur Ibrahim,
Viens à moi
De nuit !"
Qui ne rêverait de se voir adresser une aussi belle supplique ?



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samedi 3 octobre 2015

Elle est…

Elle est bonne…Elle est peut-être bonne…
Elle est encore bonne…
Elle est toujours bonne…
Elle était bonne…

Non, ce ne sont pas les commentaires subtils concernant une femme, mais les commentaires tout aussi subtils sur TF1 lors du match de rugby Australie Angleterre.

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vendredi 2 octobre 2015

Un plaisir...

Faire l’amour devrait être un plaisir intense, et le serait sans aucun doute pulls encore si l’on ne désignait pas cela un utilisant une aussi abominable expression. Faire l’amour, selon la neuvième édition du dictionnaire de l’Académie française, le verbe faire dans ce cas signifie employer ses forces, son talent, son esprit, consacrer son temps à une activité quelconque ; s’occuper à ou de quelque chose. Faudrait-il voir ici une référence à l’homo faber à la suite de l’homo erectus ? Je reconnais toutefois que l’emploi de copuler, baiser, forniquer, s’accoupler ne serait guère plus réjouissant, ou re-jouissant, voire re-jouissif. Le verbe amourer est bien le seul me semble-t-il qui s’associe à merveille à ce plaisir, à l’intensité de ce plaisir.
Il est délicieux, dans ces moments-là, après l’intensité de la jouissance de sentir le relâchement du corps de son, de sa partenaire, instant superbe d’abandon. Et n’est-il pas tout aussi intense de sentir soudainement ici ou là, la personne assise à vos côtés s’endormir doucement, sentir le doux abandon de son corps, aussi fugace soit-il. N'est-ce pas là un plaisir rare qui laisse l'esprit voguer vers d'autres plaisirs…


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mardi 29 septembre 2015

Une petite question :

Une charmante internaute a posé récemment une petite question, " laquelle de ces deux photos provoque un début d’érection ? " en ajoutant tout aussi tôt "j’aurais dû dire "début d’érection ou frétillement de minou". Ce n’est pas mon genre de discriminer comme ça pourtant…"
Répondre à ce type de question n’est pas simple, et plus encore lorsque l’on essaye de répondre sans montrer les photos, j’en conviens mais c’est là peut-être que le plaisir devient le plus intense, lorsqu’ils doivent palier aussi à l’absence d’image Et, même si je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, Je préférerais le quotidien Le Monde à l’époque où il se contentant de mots, excluant les images.
Arrivé à ce stade du discours il ne me reste qu’à non pas décrire les deux photos mais écrire ce que j’en vois. Les deux visiblement montrent la même jeune femme. Sur la première, elle est sur un canapé, divan ; lit, dans une position proche de celle de la Maya, sa tenue étant à mi-chemin de la Maya vestida et la Maya desnuada. Elle porte en effet une nuisette qui met en valeur la couleur de sa peau, qui dévoila le haut des cuisses et la naissance des seins, la main droite, la seille présente dans le champ, qui laisse hors du cadre le visage et les jambes, est sagement posée sur le ventre. La nuisette ne laisse rien transparaître. La deuxième image qui laisse elle aussi hors champ visage et jambes, intègre cette fois – sa main gauche. Elle est debout, nue, se douchant, des traînées de mousse soulignent cette fois la couleur de sa peau. La main visible glisse en direction de l’entre jambes à la limite du champ, sans indication sur la nature du geste.
Comment peut-on répondre à une telle question entre cette vision sage mais qui peut être lue comme pleine de promesses ou a contrario comme la vue d’une jeune femme s’endormant chastement et cette autre vision qui peut sembler plus crue mais à laquelle la présence de ces traînées savonneuses apporte une médiation, et où le regard hésite alors entre douche sage et caresse sous la même douche.
Finalement, n’est-ce pas la combinaison de ces deux photos, chacune à double lecture, qui est la plus stimulante, terme employé pour éviter toute discrimination, ce diptyque illustrant à merveille A quoi rêvent les jeunes filles.



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lundi 28 septembre 2015

Un si joli mot…

De ma lecture en cours, je ne vous offrirai pas, pour l'instant du moins, une citation mais un mot, un mot quasiment inconnu, un mot venant du Moyen-Age, un mot déniché au hasard d'une page. N le cherchez pas dans votre dictionnaire habituel, sauf à avoir d'étranges habitudes. Pour ma part, je n'en ai trouvé trace que dans le Dictionnaire de l’ancienne langue française du IXe siècle au XVe siècle, publié par  Frédéric Godefroy.
Donoier  faire la cour aux dames, faire le galant, parler d'amour, faire l'amour.
Se livrer aux privautés de l'amour.
Le mot a une bien belle sonorité. Certes un verbe quelque peu sexiste puisque la dame ne peut-être que courtisée, l'inverse n'étant même pas envisagée.  Mais surtout cette progression de sens, depuis faire la cour jusqu'à se livre aux privautés de l'amour, est superbe et traduit une continuité délicieuse du processus de donoiement.



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dimanche 27 septembre 2015

Perversité…

Le week-end touche à sa fin. Il fut paisible, soleil, course à pied, et bien sûr lecture. Vous ne serez pas surpris que j'ai trouvé une citation pour vous.
"Tu es une perverse.
Bien sûr, dit-elle, toujours riant. J'en ai jusque-là de la fadeur. N'espère pas un peu de joie sans perversité."
Pour le moins une phrase délicieusement piquante, ne trouvez-vous pas ?




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mercredi 23 septembre 2015

La banlieue vue autrement…

Je ne vous ferai pas ici d’exposé sur la banlieue, il y a d’excellents ouvrages traitant ce sujet. Si jamais vous êtes à courts de références voire de lectures je me ferai un plaisir de vous fournir une bibliographie détaillée.
Je termine la lecture de l’un de ces ouvrages qui intègre notamment un article consacré à la vision de la banlieue et des faubourgs dans le cinéma de 1920 à 1960. L’auteur évoque deux superbes scènes lourdes de sens.
Dans Le Bonheur, film réalisé en 1934, une coiffeuse délurée tente de séduite un jeune homme en lui demandant le chemin de la rue de l’Avenir. Et dans La belle équipe, que nous sommes sans aucun doute légion à avoir vu, le dénommé Charlot téléphone à son amie restée à Paris au Pigalle 27-42, "numéro qui en dit plus long que tous les discours".
L’érotisme c’est simple comme un coup de fil !

lundi 21 septembre 2015

Amant, suite…

J'évoquais dans mon dernier billet les mises et remises en abîme annoncées pour ce roman. Effectivement elles sont multiples, et c'est l'une d'elles que j'ai choisi de citer.
"C'est David Lodge qui a dit, en une de ses formules dont je regrette ne de pas être l'auteur « La littérature relève beaucoup plus de l'aspiration à faire l'amour que celle de faire des enfants. Dans la vie c'est tout le contraire. »
Vous l'aviez déjà noté, je ne peux résister à une citation incluant une citation. Et de plus ce thème du regret de ne pas être l'auteur m'est cher lui aussi.
Quant au fond de cette citation, ne prétendant être écrivain, mes textes ne sont pas de la littérature, n'en déduisez donc rien sur mon aspiration à faire l'amour. 


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mercredi 16 septembre 2015

Amant ?

Comment aurais-je pu résister à ce livre qui annonce en quatrième de couverture des mises et remises en abîme ? Je me suis donc plongé avec délice dans ce roman dont j’aurai sans aucun doute l’occasion de vous reparler. De nombreux, très nombreux passages nécessiteraient, mériteraient des commentaires, remarques, analyses. Au fil de ma lecture, et de circonvolutions en circonvolutions, j’ai découvert une citation insérée dans ce livre, et il serait inconvenant de ne pas vous l’offrir.
"Les écrivains ne sont pas tellement dignes de foi entant que témoins, que ce soit à charge ou à décharge. Mais on ne peut non plus leur faire confiance comme amants. Ils manquent de patience. Et ils semblent trouver quelques difficultés à prendre du plaisir à ce qu’ils font. À l’instar des joueurs d’échec, ils se préparent en secret pour l’inévitable ultime partie."
Je me dois de vous préciser que, même si j’essaie d’aligner des mots, je ne prétends pas être un écrivain. Il n’est donc pas possible d’en déduire que l’on ne peut me faire confiance comme amant, mais l’on ne peut pas davantage déduire du fait que je ne suis pas écrivain que l’on peut me faire confiance comme amant.
Pour finir ce billet, je ne peux que noter le rapprochement de l’absence de confiance faite comme amant avec un mot cher au marquis de Sade, même si celui-ci, décharge, est employé ici dans un sens différent.



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lundi 7 septembre 2015

Un membre viril !

Les mauvaises habitudes ne se perdant pas facilement, encore une fois je partage avec vous une citation extraite d'une de mes découvertes de l'été, un livre superbe dont le quatrième de couverture annonce, qu'il "mêle avec virtuosité le tragique et la farce" et cette lecture est un réel bonheur.
"Une femme cultivée est la ruine de la famille. Des exemples et des avertissements, il y en avait beaucoup. Le prêtre lui-même avait dit récemment aux jeunes filles du village. Voyez seulement les femmes cultivées de Bakir. La culture leur monte à la tête et l'orgueil entre les jambes. […] Leurs maris sont moroses et dociles, et en plus ils ont peur car en vérité, la morgue de la femme affaiblit le meilleur membre viril."
Cette magnifique manière de dire la domination masculine ne pourrait-elle avec profit être rapprochée d'une citation du Marquis de Sade "Il n'est point d'homme qui ne veuille être despote quand il bande."


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Rire !

Il y a de quoi en rire en effet.  Sur le site du nouvel Obs je découvre un article intitulé "Attirance sexuelle : les femmes préfèrent les hommes drôles. Une marque de soumission." Et l'on apprend ainsi qu'un professeur en communication de l'Université du Kansas vient de réaliser une étude sur ce sujet. Je vous laisse le soin si vous avez du temps libre de chercher et d'en lire le descriptif détaillée. 
Sans avoir réalisé d'études approfondies,  ni tenu de statistiques préciser, nous étions nombreux, et nombreuses à l'avoir déjà constaté, et cela même s'il faut noyer quelques bémols déjà évoqué dans un billet d'humeur précédent, Rieuse
Pour ce chercheur  l'explication de l'intérêt sexuel de l'humour est donc plutôt à chercher du côté du "sexisme ambivalent" et des valeurs traditionnellement assignées à la masculinité et à la féminité. "La séduction par l'humour des hommes est peut-être particulièrement attirante pour les femmes traditionnelles, et les femmes servant de public réactif sont peut-être les plus attirantes aux yeux d'hommes traditionnels."
Je dois avouer avoir quelques difficultés avec cette notion de "femme traditionnelle" et si ce chercheur a raison sans doute devrais-je arrêter d'essayer de faire rire certaines de mes amies fort peu traditionnelles.
 Vous dirais-je pour conclure à la lecture de cet article "Que, lorsqu'on vient d'en rire, on devrait en pleurer !" ou, pour rester plus léger conclurais je en m'interrogeant sur le sens d'une chanson d'Hervé Vilard "Fais-la rire, fais-la rire, fais-la rire, Pour elle tout peut recommencer.'


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mercredi 2 septembre 2015

69 ?

"69, toute seule, j'ai réussi !"
L’annonce a de quoi surprendre. En effet une telle réussite nécessite de nombreuses qualités, qualité étant ici entendue non au sens courant de caractéristique bonne, intellectuelle ou morale, ce qui fait la valeur de quelqu’un, mais comme une caractéristique de nature, bonne ou mauvaise, d’une chose ou d’une personne, ici d’une personne. Une telle réussite nécessite donc d’être à la fois fort souple, et doté-e de deux organes sexuels de même genre ou non, ainsi que de deux orifices buccaux ce qui reconnaissons-le est assez rare et ne passerait pas inaperçu. La personne qui venait de faire cette déclaration avait une bouche certes charmante mas unique. Mais elle n’évoquait pas là ses pratiques sexuelles mais la prestation réalisée dans son restaurant en nombre de couverts…



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lundi 31 août 2015

Comme une image…

Non, il ne s’agit pas ici d’être sage comme une image, tout est parti d’une image, d’une photo publiée par une charmante amie qui l’a ainsi commentée "Regarder mon lit et me dire que toute l’étrangeté et la complexité de ma personne sont résumées dans cette seule image."
Sur cette photo apparaissent quatre objets, au fond et à droite un ordinateur portable, à gauche deux livres et au milieu un vibromasseur rabbit. Du livre du fond l’on ne voit que le titre 50 prières irrésistibles, au premier plan se trouve un livre de Laure Charpentier publié en 2007 Petit recueil des prières miraculeuses.
Le mélange peut sembler surprenant voire détonnant. Pourtant n’est-ce pas plutôt la marque d’une grande cohérence, les recherches de plaisirs sexuels ou de réponses spirituelles ne sont-elles pas les deux faces d’une même et superbe quête ?


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dimanche 30 août 2015

Vous n’avez pas idée…

Dimanche soir, la télévision allumée, écoutée d’une oreille distraite, essayant d’avancer un texte et soudain une phrase attrapée au vol "Vous n’avez pas idée de toutes les merveilles à découvrir en s’éloignant et en s’égarant dans les bosquets." Vous n’avez pas idée de toutes les images que cette simple phrase a pu susciter, de tous les textes que cette simple phrase a pu évoquer, de tous les souvenirs réels ou rêvés que cette simple phrase a pu réveiller en moi. Cette phrase était prononcée par le jardinier en chef de Versailles, je crois que je vais aller visiter différemment le parc du château.
"There are more things in heaven and earth, Horatio,
Than are dreamt of in your philosophy"


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samedi 29 août 2015

Des belles rencontres…

Selon Paolo Coelho "Les rencontres les plus importantes ont été préparées par les âmes avant même que les corps ne se voient." La formule est très belle. Cependant je dois vous avouer avoir découvert dans un livre de Goliarda Sapienza, une phrase superbe qui fait écho à merveille à la formule de Paolo Coelho, même si en l’occurrence vu la chronologie c’est Paolo Coelho qui fait écho. "Tu commences par regretter de ne pas m’avoir baisée, après le soupçon te prend, avec la jalousie qui va avec, que Goliada l’ai fait, et te voilà qui enquêtes… ces choses arrivent si elles doivent arriver ! Ou du moins sont-elles belles que si elles arrivent spontanément."
N'est-ce pas là une superbe déclaration qui éveille bien des souvenirs ?
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lundi 24 août 2015

Éloge de la lecture…

Télérama publie un article intitulé Le lecteur, une espèce menacée ? Cette information, même si elle est quelque peu récurrente, n’est pas de nature à me réjouir. En effet si les auteurs ont besoin de lecteurs, les lecteurs n’en ont pas moins besoin d’auteurs. Cependant, mon irréductible optimisme m’a amené à chercher un aspect positif dans cet article. À la deuxième lecture, j’ai enfin trouvé, "La population des lecteurs réguliers vieillit et se féminise." J’en conviens, l’aspect positif n’est pas évident. Pour le découvrir il faut se référer à un autre article découvert sur internet qui débutait par "Une tendance de fond est en train de naître, sans qu’on s’y attende, du jour au lendemain, plusieurs magazines affirment que l’homme qui lit devient forcément sexy." Et là, tout s’éclaire!

Pour le cas où certaines ou certains n’auraient pas été illuminé-es par cet éclairage, je vous rappelle que je suis un lecteur assidu. Je deviens donc "forcément sexy" et au vu de l’évolution de la population de lecteurs je deviens de plus une denrée rare. Et je vous interdis tout commentaire sur mon âge…

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samedi 22 août 2015

Des réponses….

Si vous cherchez des réponses hallucinantes à des questions inimaginables, il existe un site idéal. Je vous précise que cette information est tout à fait sérieuse, il ne s’agit nullement d’un site mis en place par des Shadocks mais de Christ News qui "offre une nouvelle vision de l’information à travers un regard porté sur la foi," donc d’un site qui se veut sérieux.
Vous saurez ainsi comment résister à des pulsions homosexuelles. Ces éminents journalistes chrétiens ont en effet listé quatre manières "efficaces de soigner ses pulsions malsaines."
Cesser de fréquenter les personnes du même sexe qui nous attirent, il fallait bien l’éclairage de la religion pour avoir une idée aussi brillante.
Se forcer à fréquenter une personne du sexe opposé, ce qui fort sympathique pour cette personne-là, l’article ne précise pas s’il convient de la prévenir de son rôle de faire-valoir.
Changer ses habitudes de consommation médiatique, il est bien connu que les médias sont exclusivement contrôlés par d’abominables gays.
Apporter un nouveau regard sur la religion chrétienne, il faut avouer que la lecture de la vie des saints et des saintes n’a rien de bandant.
Mais je ne saurais par contre que trop vous conseiller la lecture de l’ancien testament, vous pourrez constater que les comportements sexuels sont allégrement débridés. Suivez donc ces exemples et cédez à la tentation, soyez curieux, curieuses, essayez, tentez, "Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain."



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vendredi 21 août 2015

Il n’y a pas photo…

Il n’y a pas photo, acheter un smartphone reconditionné est, financièrement, une bonne affaire. Vous avez pu le lire sur Rue89, l’acquéreur d’un tel smartphone dans une grande enseigne a eu l’étrange surprise de découvrir 200 photos d’une autre. De plus sur l’un des clichés son nom apparaît, il a pu ainsi la contacter.
J’ai curieusement aussitôt pensé à certaines amies et imaginé leur réaction à un tel appel. Et j’en connais quelques-unes qui sans aucun doute se lanceront dans un grand nettoyage de leur smartphone avant de s’en débarrasser… Sauf à ce que naisse ainsi une nouvelle forme d’exhibitionnisme.
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mardi 18 août 2015

Marc, XII, 17 ; Matthieu, XXII, 21 ; Luc, XX, 25.

Le titre de ce billet pourrait paraître quelque peu surprenant voire abscons, ce sont simplement des références de citations bibliques. Ces trois passages relatent le même épisode et les trois phrases sont fort proches les unes des autres.
"Quae sunt Caesaris, reddite Caesari et, quae sunt Dei, Deo" Marc, XII, 17.
"Reddite ergo, quae sunt Caesaris, Caesari et, quae sunt Dei, Deo " Matthieu, XXII, 21.
"Reddite ergo, quae Caesaris sunt, Caesari et, quae Dei sunt, Deo" Luc, XX, 25.
Phrases tellement proches que Louis-Isaac Lemaistre de Sacy les traduira toutes trois de la même façon " Rendez, donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu." Soyez sans inquiétude, ce n’est pas là le début d’une crise de mysticisme, je veux simplement rendre à César l’idée de ce texte même si en l’occurrence ce n’est pas réellement César qui est concerné. Celles et ceux qui ont quelque souvenir d’histoire romaine savent qu’il fut assassiné aux Ides de Mars en 44 avant J.-C. À l’issue de la guerre civile qui suivit, Octave finit par s’emparer du pouvoir. La suite est bien connue.
Si ce n’est pas à César que je dois l’idée de ce texte, ce n’est pas plus à son successeur Octave, mais à Octavie, Octavie Delvaux qui a publié il y a déjà quelque temps un billet savoureux.
" « Je les vicogne (comprendre : je les cogne de mon vit) tous » Henri III, à propos des huguenots.
Y a pas à dire « vicogner » c’est bien plus classe que « bifler »… Tout se perd, et rien ne se remplace… Y a qu’à voir…"
Aurais-je pu ne laisser passer un si joli mot ? Mais je dois avouer avoir eu quelque difficulté à trouver l’idée, la trame pour écrire. Je ne vous dirai pas que je l’ai tourné en tous sens, malaxer pour en faire jaillir quelque chose, cela pourrait prêter à confusion. À défaut d’un lumineux jaillissement, j’ai repris une de mes sales manies et chercher ce mot dans un dictionnaire. Hélas ni le Centre Nationale de Ressources Textuelles et Lexicales ni le Robert ne le connaissent. J’ai alors poursuivi ma recherche dans un superbe dictionnaire dont l’éditeur de la version que je possède  indique l’avoir découvert sur le bureau de "l’auteur des fameuses Fleurs de Tarbes et d’une non moins célèbre préface à nu livre encore empreint de scandale (Histoire d’O), Jean Paulhan." Je me suis donc plongé dans le Dictionnaire des mots rares et précieux. Entre vibrisse et victoria, à l’emplacement où aurait dû s’insérer ce vicogner, il n’y avait rien. "Rien ! En vain j’interroge, en mon ardente veille, la nature et le Créateur ; pas une voix ne glisse à mon oreille un mot consolateur!"
J’avais fait chou blanc, je m’en retournais Gros jean comme devant. Avoir appris que les poils qui poussent dans les narines de l'homme sont des vibrisses était une maigre consolation.
Je ne peux que donc conclure provisoirement mes recherches, mais d'une manière ou d'une autre, je ferai quelque chose de ce joli mot d'une manière plus ou moins textuelle, plus ou moins sexuelle…
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Marc, XII, 17 ; Matthieu, XXII, 21 ; Luc, XX, 25. de Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International.