- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre

mercredi 27 mai 2015

Les andouilles…

Tous les hommes aiment les andouilles, dit-elle à l’homme assis face à elle. Dès cet instant, mon esprit s’emballe, et le vôtre aussi assurément si vous êtes un lecteur, une lectrice assidue de ce blog. Je me permets ici une parenthèse pour éviter que quelque esprit chagrin ne m’accuse de maltraiter la langue française. L’accord de l’adjectif au féminin n’est pas une erreur bien qu’il vise les deux substantifs, j’ai fait le choix d’appliquer la règle de proximité. Si vous la méconnaissez, il vous suffit de vous fier à votre moteur de recherche préféré, s’il ne trouve pas, changez donc de moteur de recherche. J’en reviens donc à l’esprit emballé, l’imagination débridée, le thème étant bien sur la ravissante idiote, même si à titre personnel, et peut-être avec l’âge, ces envies-là m’ont passé, ou sont de mon passé. Je préfère aujourd’hui les ravissantes fortement neuronées.
Mais finalement la question ne se posait pas en ces termes, elle visait une Guéméné. Mais si elle avait dit vrai, l’homme face à elle devait l’aimer, c’est elle en effet qui avait demandé le l’antépénultième plat du jour.
Si vous avez un doute sur "Guéméné " la procédure est la même que pour "règle de proximité", pour "ou "antépénultième" je vous suggère le site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales.

lundi 25 mai 2015

Pentecôte

En ce week-end de Pentecôte, vous ne m’en voudrez pas,  j’espère,  d’évoquer ici les événements de ce célèbre jour. La Pentecôte se situe le septième dimanche après Pâques et donc neuf jours après l’Ascension. Si l’on en croit les Actes des apôtres, ici dans la traduction de la TOB, chapitre deux, versets un à quatre, "Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils (les apôtres) se trouvaient réunis tous ensemble. Tout à coup il y eut un bruit qui venait du ciel comme le souffle d’un violent coup de vent : la maison où ils se tenaient en fut toute remplie ; alors leur apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il s’en posa sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler d’autres langues, comme l’Esprit leur donnait de s’exprimer."
N’est-ce pas là une superbe histoire ? L’on pourrait en décliner une version pour le moins plus profane. Lors d’un week-end, une langue enflammée se pose sur chacun, et chacune, soyons éclectiques. Cette langue emplit chacun et chacune. Et alors, à défaut de parler d’autres langues, ils et elles basculent vers un langage moins articulé entre gémissements et râles.

dimanche 24 mai 2015

Coureuse…

Deux cadres quinquagénaires essoufflés et arrêtés au bord de la Coulée verte, une jeune femme ravissante passe, foulée légère et souple. Les deux têtes se tournent, contemplent la coureuse s’éloigner, fascinées par ses fesses moulées dans un cuissard.
Et l’un lâche, dans un soupir, "laisse tomber, tu ne la rattraperas jamais, sauf à prendre ta voiture…"

mercredi 20 mai 2015

Rieuse…

- Femme qui rit est à moitié dans le lit…
- Certes, mais elle est aussi à moitié dans ton lit lorsqu’elle est en train d’en sortir !

lundi 18 mai 2015

Une caresse…

Je lisais ce matin dans le RER, comme tous les jours ou presque, un très beau roman que je ne vous raconterais pas ici. Et j’ai découvert un passage délicieux racontant une étreinte entre deux jeunes femmes, une étreinte trop belle pour ne pas être rapportée ici :
"Enfin, sa main s’immobilisa sur mes parties les plus mouillées, et j’entendis un souffle à mon oreille :
- L’aimes-tu dedans ?
Question si tendre, si galante que je faillis pleurer. Ma réponse ne dut qu’un oh ! qu’elle but d’un nouveau baiser. L’instant d’après, je la sentis en moi, un doigt d’abord, puis deux, puis trois… Une pression d’une seconde, et elle me pénétra jusqu’à poignet. Sans doute que je poussai un cri… Sans doute que je tressaillis et haletai et hurlai, à sentir la torsion subtile de son poing, ses tendres doigts se lovaient et se dépliaient aux portes de ma matrice…"
La lecture des pages précédentes ne pouvait laisser espérer, supposer une telle merveille d’écriture, et je dois avouer que ce trajet en RER en fut illuminé…

dimanche 10 mai 2015

Je voudrais

"Je voudrais, sans la nommer, Vous parler d’elle" ainsi débute une superbe chanson de Georges Moustaki. Encore une fois, si vous ne connaissez pas cette chanson, je ne peux que vous suggérer de vous jeter sur votre navigateur préféré en espérant que ce ne soit pas Google, essayez donc pour changer DuckDuckGo.
Je ne chercherai ici à rivaliser ni avec les mots de Georges Moustaki ni avec sa Elle.
Je me contenterai donc sans la nommer de vous parler d’elle, d’une autre elle, et pour ne pas la nommer et la garder totalement anonyme je vous dirai simplement un regard plongé dans le mien, des mains qui se frôlent sur une table de restaurant, sa nuque qui se courbe sous la caresse de ma main, sa bouche qui s’entrouvre, sa voix qui se brise, ses yeux qui crient son désir…

mardi 5 mai 2015

De la pataphysique au…

Comment amoureux de mots ne finit-on pas par croiser, au moins dans des lectures, d’autres passionné-es des mots et notamment membres de l’Oulipo, lettristes, pataphysiciens, disais-je.
Son regard si pétillant à l’accoutumée, ne traduisait là qu’une immense perplexité, métaphysique, demanda-t-elle, comme en philo ?
Non, pas méta, pata, pataphysique. Mieux qu’une définition, explication, je pourrais plus te la présenter au travers d’une citation, ce qui est, je sais de mes travers. Dans une interview, Boris Vian indiquait quel a été son premier contact, très jeune, avec la pataphysique, par une réplique issue d’une pièce de théâtre.
Cette phrase, précise Boris Vian, peut initier tout le monde très aisément et très rapidement à la pataphysique "Je m’applique volontiers à penser aux choses auxquelles je pense que les autres ne penseront pas".
Et d’où sort encore cette citation, s’enquit-elle ?
De l’un des textes les plus improbables, une pièce de théâtre de Gaston Arman de Caillavet, crée avant la guerre de 14, La belle aventure. C’est lui qui a aussi écrit La revue des X.
Là, je te comprends mieux, sourit-elle, passons donc du X en revue !

La suite fut bien loin des mots.

lundi 4 mai 2015

Déjeuner rimbaldien ?

- Comment s’est passé ton déjeuner ?
- Sympa, une brasserie aux Halles, une très bonne viande et un petit vin du mois sympa, j’ai pris une fillette…
- Une fillette ?
- Oui, une fillette, une petite bouteille, comme une fille, Tu n’as donc jamais lu Rimbaud, une lettre à Georges Izambard "Tout ce que je puis inventer de bête, de sale, de mauvais, en action et en parole, je le leur livre : on me paie en bocks et en filles."
- Si Rimbaud le dit, et tu n’as pas fait que boire ?
- Non, en entrée j’ai pris des œufs en couilles d’âne.
- Des œufs en couilles d’âne ? Et tu vas aller chercher Rimbaud là aussi pour te justifier ?
- Bien sûr :
"Nos pères étalaient leur membre fièrement
Par le pli de la gaine et le grain de la bourse."