- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre

samedi 31 octobre 2015

Un rendez-vous.

Une fin d’après-midi, j’entrai dans un café parisien, m’installai à une table près de l’entrée sans avoir prêté attention aux occupants de ce café. C’est alors que j’entendis, sans y prêter attention une voix derrière moi, puis une jeune femme s’approcha de moi me demandant si j’étais Yannick. Hélas non, lui répondis-je, mes parents m’ont choisi un autre prénom. Elle s’excusa en souriant et retourna s’asseoir.
Quelques instants après, je vis arriver un homme qui me ressemblait vaguement, quoique plus petit et surtout objectivement bien moins beau. Lorsque je partis un peu plus tard, ils étaient face à face se caressant des yeux tandis que je pestais contre mes parents et le choix qu’ils avaient fait pour mon prénom.




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vendredi 30 octobre 2015

Et là je m’interroge…

Elle manie d’une belle manière charme et ironie, et lorsqu’elle met en ligne une question "Et là je m’interroge. Et si c’était l’étroitesse de la chatte qui faisait le bon coup ?" qu’elle précise aussitôt par " Reformulons : est-ce que plus le vagin de la nana est étroit, plus le mec prend son pied, a du mal à se retenir, etc. ? ", je m’interroge, faut-il lire cette question au premier degré, est-ce une provocation ? Mais ce qui est certain c’est que le sujet mérite que l’on se penche dessus, que l’on approfondisse, sans jeu de mots.
Tout d’abord, il convient de noter que si c’est l’étroitesse de la chatte qui faisait le bon coup, la définition du bon coup serait renvoyée à la mesure de cette étroitesse. Pour le formuler plus clairement, la notion d’étroitesse serait-elle une notion absolue ou liée à la largeur du pénis. L’étroitesse de la chatte ne permettrait donc que de définir une notion de bon coup relatif à la dimension du pénis. Dans le cas contraire, si l’étroitesse de la chatte était posée comme un absolu, cela permettait certes de définir un bon coup tout aussi absolu. Mais cette définition absolue comme toute définition d’absolu ferait référence à une valeur transcendante, proche comment toute transcendance de la notion de divin.
De là à en déduire qu’un bon coup est divin, il n’y aurait qu’un pas franchi avec allégresse en grimpant au septième ciel !



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samedi 24 octobre 2015

Mobilier et érotisme…

Contrairement à ce que pourrait laisser présumer ce titre, ce billet n’est ni une étude approfondie consacrée aux rapports entre mobilier et érotisme ni le début d’une telle étude. Pourtant le sujet ne manque pas d’intérêt depuis les usages détournés du prie-Dieu aux utilisations des tables basses. Peut-être reviendrais-je dans un autre texte sur ce sujet captivant.
Ce soir le sujet est plus léger, moins fouillé. Je viens de revoir une publicité de Roche Bobois, publicité déjà ancienne mais que votre navigateur n’aura aucune difficulté à trouver. J’aurais quelques difficultés à vous parler du mobilier mais la manière dont ces femmes entrent dans la pièce pour mettre à nu de mobilier est une pure merveille de sensualité.



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vendredi 23 octobre 2015

Une question de mesure ?

Vous connaissez sans aucun doute la fable du renard et du lapin, fable qui n’est pas due à l’ineffable Jean de La Fontaine dont je ne peux que vous conseiller la lecture des contes. Le renard et le lapin sont ensemble au bar, et quelques nombreux verres plus tard, décident de rentrer. Le lapin est fin bourré incapable de mettre une patte devant les autres. Le renard propose alors au lapin de s’accrocher à sa queue en panache pour le ramener chez lui. Le lendemain même histoire, mais les rôles sont inversés. Le renard essaye désespérément de s’accrocher à la petite queue du lapin, ce dernier lui dit alors, laisse tomber, nous allons prendre ma grosse voiture. Moralité, l’on se croirait presque dans une fable de Jean de La Fontaine, quand on a une toute petite queue, il est préférable d’avoir une grosse voiture.
Des scientifiques viennent de publier la version sérieuse et simiesque cette fable. En effet, selon eux, "plus l’organe vocal d’un singe hurleur mâle est grand et plus son cri est imposant et grave, plus ses testicules sont petits et moins de sperme ils produisent." Moralité de cette nouvelle fable, lorsque votre chef de service hurle, préparez votre pied à coulisse !


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jeudi 22 octobre 2015

Ouverture ?

Un restaurant, la table à côté, une discussion.
- J’ai entendu une interview d’un acteur de porno, Siffredi, Georges Siffredi je crois.
Non sérieux là ? Georges c’est l’homme politique français, le roi du porno c’est Rocco…
- Et il parlait d’un truc une triple annale, je me demande bien ce que cela peut-être..
Non sérieux encore ? Dans "triple annale" c’est quoi le mot que tu ne comprends pas ? Pas difficile à comprendre, ouvre ton esprit mon gars, quoique concrètement, ce ne soit pas l’esprit qu’il va falloir ouvrir !


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mardi 20 octobre 2015

Transgression

Est-il un plaisir comparable à celui de la transgression ? Très sadien cela, pourriez-vous rétorquer. Mais la phrase que je vous livre aujourd’hui n’est pas du marquis de Sade, tant s’en faut.
"Mais elles en avaient un sentiment très net, même elles étaient très pudiques, et leur plaisir consistait précisément à fouler leur pudeur aux pieds […] et tous n’avaient qu’une pensée unique : l’affreuse volupté de la pudeur offensée."
Elle n’en est pas moins jouissive, et ce plaisir transgressif, quoique quelque peu détourné de son objet est dû à Thomas Mann.


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mardi 13 octobre 2015

Mettre en joie

- Oh de bon matin vous allez me mettre en joie
- J’adorerais vous mettre en joie !

Ces mots peuvent être certes lus de diverses façons.
D’une manière classique, la plus habituelle sans doute, vous mettre en joie, vous réjouir, vous faire sourire, vous mettre de bonne humeur…
D’une manière quelque peu grivoise, j’en conviens, vous mettre en joie, en vous mettant en cul…
D’une manière galante, vous mettre en joie, vous réjouir, vous faire jouir…
Mais dans tous les cas, vous mettre en joie, vous apporter du bonheur…



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lundi 12 octobre 2015

Vulgaire ?

"Chaque geste de toi sent la vulgarité pas celles des faubourgs celles des princes et des reines, la poésie du jour celle de tes hanches pleines qui trimballe un message en n’importe quelle langue." Vous ne vous faites pas erreur, j’ai déjà cité ce texte d’une chanson des Garçons Bouchers dans un billet bien évidemment consacré à l’appréciation de la vulgarité dans une photo publiée par une charmante dame sur internet.
Le sujet du jour est proche et différent à la fois, proche car, comme le titre l’indique, la vulgarité est bien au centre de ce billet, différent car ce n’est pas d’une photo mais d’une situation qu’est issu de billet.
N’ayant pas le talent d’Alfred de Musset, j’étais seul l’autre jour au restaurant. Deux jeunes femmes étaient assises près de moi, une table perpendiculaire à la mienne. J’en voyais donc l’une de trois-quarts face, l’autre de trois-quarts dos. Qui étaient-elles, je l’ignorais en m’installant à cette table. Je ne dirai rien de celle qui me tournait quasiment le dos, d’une part car je la voyais mal et d’autre part car elle était discrète, parlait peu. Par contre l’autre, une grande blonde mince, élancée est le centre de mon billet. Être avachie sur son siège au restaurant, manger ostensiblement avec les doigts, parler haut, rire bêtement tout cela, et bien pire, serait acceptable, accepté si c’était fait avec un minimum de classe, quoique ce concept lui ait semblé abscons. Edmond Rostand prêtait ces mots à Cyrano de Bergerac "Moi, c’est moralement que j’ai mes élégances.
Je ne m’attife pas ainsi qu’un freluquet,
Mais je suis plus soigné si je suis moins coquet"
Hélas, ce fut de mal en pis pendant tout le repas, elle se comportait comme une sale gosse mal élevée, ravissante, mais en aucune façon un tant soit peu attirante. Puis soudainement, comme un jaillissement de lumière, un instant de magie. Elle se penche, prends la main de son amie, et ces deux mains se caressent, s’étreignent, se font l’amour au-dessus de la table. Tout va très vite alors, le temps accélère, un baiser au-dessus de la table, elles se lèvent souriantes, radieuses Elles sortent et s’enlacent sur le trottoir devant le restaurant, deux corps collés l’un à l’autre, bassins qui ondulent, elles sont superbes de sensualité.


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mercredi 7 octobre 2015

Nudité?

Ce billet est une tentative, une esquisse de réponse à une question postée par une charmante demoiselle sur internet "pour montrer l’amour il faut forcément être nu ?"
Bien évidemment, la question semble, comme souvent, comprise dans la question, mais elle n’en mérite pas moins que l’on la regarde de plus près. La simple tentative de définir l’amour nécessiterait des pages d’austères études qui pourraient consumer mes jours. Je ne m’y aventurerais donc pas. Je remarquerai simplement que, venant de découvrir cette question posée, je découvre une phrase dans un roman, une phrase belle qui pourrait être un élément de réponse. Je ne crois pas pour autant au hasard, l’on ne découvre, l’on ne retient que ce l’on a envie de découvrir, d’entendre.
"Ils chantaient tout près l’un de l’autre, bouche à bouche, déformant les notes jusqu’à frôler la dissonance. La friction de ces temps forts leur entamait directement la cervelle. Ils ne s’étaient pas encore vus nus. Mais cette résonance partagée dans les os de leur crâne était plus intime que tout acte sexuel."



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mardi 6 octobre 2015

Écrire après…

Hier, j’ai regardé le documentaire Brassens est en nous. Ce fut un bonheur, c’est toujours un bonheur d’entendre, de voir Georges Brassens. Je ne vous raconterai ici ni comment je l’ai découvert il y a bien longtemps, ni dans quelles conditions j’ai appris son décès, c’est détails de ma vie n’appartiennent qu’à moi, trompettes de la renommée vous êtes bien mal embouchées.
Mais, après cette émission, après avoir réentendu tant de textes de Georges Brassens dont les mots sont si beaux, si justes, je dois avouer avoir eu quelques difficultés à écrire un billet qui me semble un minimum acceptable. J’ai envisagé de fouiller dans ces textes pour y dénicher quelque pépite, mais elles sont si nombreuses que je n’ai su laquelle choisir.
J’allais renoncer et, est-ce le hasard, j’ai retrouvé le texte d’une jarcha andalouse du dixième siècle ; dont les mots sont ceux d’une femme :
"Je ne t’aimerais
Qu’à la condition que tu joignes le bracelet de mes chevilles
A mes boucles d’oreilles
Mon seigneur Ibrahim,
Viens à moi
De nuit !"
Qui ne rêverait de se voir adresser une aussi belle supplique ?



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samedi 3 octobre 2015

Elle est…

Elle est bonne…Elle est peut-être bonne…
Elle est encore bonne…
Elle est toujours bonne…
Elle était bonne…

Non, ce ne sont pas les commentaires subtils concernant une femme, mais les commentaires tout aussi subtils sur TF1 lors du match de rugby Australie Angleterre.

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vendredi 2 octobre 2015

Un plaisir...

Faire l’amour devrait être un plaisir intense, et le serait sans aucun doute pulls encore si l’on ne désignait pas cela un utilisant une aussi abominable expression. Faire l’amour, selon la neuvième édition du dictionnaire de l’Académie française, le verbe faire dans ce cas signifie employer ses forces, son talent, son esprit, consacrer son temps à une activité quelconque ; s’occuper à ou de quelque chose. Faudrait-il voir ici une référence à l’homo faber à la suite de l’homo erectus ? Je reconnais toutefois que l’emploi de copuler, baiser, forniquer, s’accoupler ne serait guère plus réjouissant, ou re-jouissant, voire re-jouissif. Le verbe amourer est bien le seul me semble-t-il qui s’associe à merveille à ce plaisir, à l’intensité de ce plaisir.
Il est délicieux, dans ces moments-là, après l’intensité de la jouissance de sentir le relâchement du corps de son, de sa partenaire, instant superbe d’abandon. Et n’est-il pas tout aussi intense de sentir soudainement ici ou là, la personne assise à vos côtés s’endormir doucement, sentir le doux abandon de son corps, aussi fugace soit-il. N'est-ce pas là un plaisir rare qui laisse l'esprit voguer vers d'autres plaisirs…


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