- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre

lundi 30 novembre 2015

Un Regard

Encore une fois, j'ai découvert une citation qui m'a laissé songeur "Son regard aussi acéré que des talons aiguilles."
Ce texte ne réveille-t-il pas en vous des tendances fétichistes ?



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mardi 24 novembre 2015

Bouddhisme ?

À la lecture de mes billets vous aurez sans aucun doute compris que j’ai reçu une éducation catholique, et vous avez eu raison. Je suis né dans une famille furieusement catholique. Vous avez aussi noté en outre que j’ai une tendance à lire de manière éclectique. J’ai ainsi acquis quelques connaissances sur d’autres religions. Je vous précise que je n’ai cependant nullement la prétention d’être ainsi devenu un spécialiste de telle ou telle religion. Je n’en ai pas moins été surpris par une approche du bouddhisme découverte dans un polar historique.
"L’enseignement du Bouddha dit que l’envie ne connaît pas de limites. Elle dure éternellement. Plutôt que de courir après des choses futiles telles que la réussite sociale, ne vaut-il pas mieux être entouré de belles femmes comme maintenant et couler des jours heureux ? C’est autrement plus merveilleux !"
Merveilleux, en effet et autrement jouissif que la doctrine catholique que j’ai connue.




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Il disait, suite…

Et d’aucune m’a envoyé le message suivant :"les mots que j’ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent" Où est l’escroquerie ?
Il dirait que la citation, comme toute citation, est tronquée et qu’il faut lire "les mots que j’ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent Il n’y a pas d’amour heureux." Il dirait que la formulation est ambiguë, voire polysémique comme le verbe languir. Selon la manière dont vous ponctuerez la phrase, les mots qui vont mourir seront l’énoncé suivant, il n’y a pas d’amour heureux, ou pourraient être les mots d’amour précédent, Mon bel amour mon cher amour ma déchirure Je te porte dans moi comme un oiseau blessé. La première option semble cependant la plus lisible et l’escroquerie dirait-il est là, à chanter l’impossibilité d’un amour heureux et la nier ensuite pour les yeux, fussent-ils ceux d’Elsa.



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lundi 23 novembre 2015

Il disait

Il disait que peu à peu la vie lui était devenue insipide. Il disait cela sans regret comme s’il présentait un rapport, une analyse longuement mûrie. Il ne prétendait pas à exprimer là une vérité universelle, chaque vie diffère des autres vies, chaque vie se construit jour après jour, heure après heure, et je suis seul, disait-il, à être apte à juger lucidement ma vie.
Il disait avoir cessé, il y a bien longtemps, de croire à l’amour mais que cela n’empêchait pas de vivre. Il disait là aussi que ce n’était que pour son compte qu’il avait cessé de croire à l’amour, que d’autres le croisaient, le croiseraient encore et toujours. Il disait qu’il avait rencontré bien des belles, lasses, désabusées, qui peu à peu avait retrouvé leur gaîté s’étaient envolées joyeuses, vivantes, désirantes.
Il disait que le désir n’était qu’une chimère.
Il concluait toujours en riant et en citant Il n’y a pas d’amour heureux d’Aragon, un texte magnifique, chanté à merveille par Georges Brassens et Françoise Hardy, mais dont la phrase "les mots que j’ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent" était une véritable escroquerie.




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vendredi 20 novembre 2015

Vendredi 21 heures 20

J'ai lu, nous avons lu cet appel, vendredi 20 novembre : Paris, France, Monde, debout ! Vous m’excuserez, je l’espère, de ne pas faire grand bruit à l’endroit où je suis, mais mes voisins s’en occupent ce soir, et ils font cela fort bien. Alors moi j’en resterai à ce que je sais faire le moins mal, aligner des mots.
Je suis donc là avec une pensée pour toutes celles, tous ceux qui ont perdu la vie à cause de sinistres crevures.
Je suis donc là avec toutes celles, tous ceux qui veulent simplement vivre librement, profiter pleinement de leur vie, en jouir pleinement.
Je suis donc là avec un sourire pour celles, pour ceux qui croyaient encore il y a quelques jours que les salafistes étaient des pièces spécialement dédiées à des jeux manuels qui restent dans les annales.



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J'ai mal

J'ai mal, avais-je écrit le 8 janvier. Je ne pensais pas alors que quelques mois plus tard je serais fatigué et les larmes aux dents à cause de sinistres crevures, je ne pensais pas que je pleurerais encore et encore des morts, je ne pensais pas que je m'endormirais le soir en espérant en vain me réveiller au matin sorti enfin de ce cauchemar, je ne pensais pas que la France des Lumières, ma France s'enthousiasmerait alors pour ces mesures que le France e Vichy n'aurait pas réprouvées.
J'ai mal et je n'arrive pas à aligner des mots, à être léger, joyeux. Certes personne ne s'en apercevrait si je ne publiais plus de textes mais ce serait accorder trop d'importance à ces funestes crevures. 



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vendredi 6 novembre 2015

Qu’aimes-tu…

- Qu’aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Lire et découvrir sans cesse auteurs et mots, partager des citations ou les détourner pour en, jouer ?
- J’aime les mots… les mots qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux mots !



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lundi 2 novembre 2015

Multiplicité de formes d’union

"L’histoire n’a pas connu encore une pareille multiplicité de formes d’union : le mariage indissoluble avec la famille stable et à côté, l’union libre passagère ; l’adultère secret dans le mariage et la vie commune de la jeune fille avec son amant ; le mariage "sauvage", le mariage à trois et même la forme compliquée du mariage à quatre, sans parler des multiples variante s de la prostitution."
Une citation joliment d’actualité, alors que d’aucuns nous prédisent la fin de notre monde avec la légalisation du mariage entre personnes du même sexe, d’autant plus d’actualité que ce texte a presque un siècle datant de 1918. Il a été écrit par une féministe communiste russe, que de défauts !
Et je ne doute pas que vous ayez noté la très jolie mention visant "la forme compliquée du mariage à quatre."



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