- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre

mercredi 24 février 2016

Bœuf vs saucisse

Je suis plutôt bœuf et pas trop saucisse !
À l’approche du salon de l’agriculture faut-il rappeler qu’un bœuf est, selon le dictionnaire de l’Académie française, un mâle adulte de la famille des Bovidés, né du taureau et de la vache, châtré dès les premiers mois de sa vie, la castration consistant à supprimer les glandes génitales et non le pénis. Le jeu de mots facile sur la logique, lorsque l’on est plutôt bœuf de ne pas être saucisse, est donc techniquement infondé, mais tellement mauvais qu’il m’est impossible de le laisser passer.
Je me dois quand même de vous préciser que cette déclaration concernait un choix entre bœuf bourguignon et aligot saucisse dans un restaurant.
J’en conviens, ce billet est un peu vache, J’espère qu'il ne vous fera pas trop ruminer.



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lundi 22 février 2016

Sauts polysémiques

Parfois au détour d’un dialogue, surgit une réplique étonnante. Récemment faisant remarque à une amie qu’elle était en pleine forme, elle me répondit " Plus que ça, je saute dans tous les sens !" Comment ne pas être alors subjugué par la polysémie de cette déclaration ? L’on peut certes entendre cela comme des bonds en tous sens réalisés par une charmante survoltée rebondissant sur les murs et plafond. Mais l’on peut aussi lire cela comme une survoltée sautant, au sens sexuel du terme, en mobilisant tous ses sens, et ceux de son partenaire.
Je vous laisse deviner quelle en fut ma lecture…


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dimanche 21 février 2016

Je voudrais, sans la nommer.

Je suppose, j’espère que vous connaissez cette belle chanson de Georges Moustaki, "Je voudrais, sans la nommer, vous parler d’elle " tout en notant que cette expression belle chanson est un pléonasme lorsque l’on parle de Georges Moustaki. En l’occurrence, je n’évoquerai pas cette chanson ici, tout en vous suggérant de la réécouter, ou de l’écouter.
Mais ces mots me permettent d’introduire celle que je veux évoquer dans ce billet, une belle internaute qui a eu l’idée délicieuse de publier tous les jours, ou presque, une photo d’elle, ou pour être plus précis, une photo de ses seins somptueux. Ne croyez pas que cette publication quotidienne puisse être monotone, elle varie sans cesse les points de vue, les tenues ou plutôt les dessous, et ainsi elle nous charme chaque jour.




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samedi 20 février 2016

Aimable friponne

Pour moi, la beauté me ravit partout, où je la trouve, mais ce n’est pas de cette citation-là que je souhaite vous parler dans ce billet, elle ne me sert qu’à illustrer le bonheur que je peux avoir à lire des mots dont la beauté résonne à mes oreilles quelle que soit ma lecture du jour. J’ai trouvé ces mots "Il est de noble ligné, il nous l’a fait entendre lui-même, le fils d’un fripon et d’une aimable." L’association de ces deux mots est une petite merveille. Je suis un peu jaloux de n’avoir eu cette idée de lier l’un à l’autre aimable, digne d’être aimé, et fripon, enclin à l’espièglerie, à la malice ; personne éveillée, délurée, quelquefois portée à des attitudes ou des propos lestes, grivois.
Comment ne pas songer là à une aimable friponne…


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mercredi 17 février 2016

Désespoir vs des espoirs

L’on ne remarque, ne retient que les mots ; les phrases qui répondent à nos sensations, sentiments, pensées du moment. J’ai croisé celle-ci dans un polar hispanique. "Une quadragénaire déguisée en adolescente arpentait le carrefour suivant, le sac collé au côté et la solitude cousue au dos. La coiffure était si naturelle et moderne qu’on aurait dit une perruque volée à une nièce complice. Elle portait une robe aussi courte que son espoir d’être enlevée par un prince Azur ou pour le moins Céleste. Le décolleté montrait un peu ses seins oubliés, et beaucoup son désespoir que personne ne s’en souvienne."
Cette description cynique, pleine de tendresse et affreusement triste me donnerait une envie princière de réenchanter son décolleté et de trousser avec allégresse cette robe déjà si courte…



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dimanche 14 février 2016

Je voudrais pas crever…

Je présume que vous connaissez, toutes et tous, ce texte de Boris Vian, dans le cas contraire je vous suggère de vous jeter, comme la vérole sur le bas clergé breton, sur votre navigateur préféré, ou normand non pas le navigateur mais le bas clergé.
Le texte est un peu long pour que je vous le cite ici intégralement mais le temps que votre navigateur ait trouvé ce texte, je vous en offre quelques pas-sages.

"Je voudrais pas crever
Avant d’avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
[…]
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d’égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
[…]
Je voudrais pas crever
Avant d’avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J’en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux"

Depuis que j’ai découvert ce texte, je le trouve très beau, mais je dois avouer que les années passant, je le lis, l’entends différemment. À mon tour, je voudrais pas crever avant d’avoir fait, vécu tant de choses, mais ne rêvez pas, je ne listerai pas ici tout ce que je n’ai pas fait et aurais souhaité faire, cela vous ferai trop plaisir…


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samedi 13 février 2016

Valentin cravaté…

Voilà donc le retour annuel et infernal de Saint Valentin. Je ne peux, encore une fois, que vous rappeler ce délicieux précepte, pour le saint Valentin ne léchez pas les vitrines, mais votre partenaire.
Cependant il arrive que parfois la pression mercantile autour de cette date puisse conduire à de tristes extrémités. En 2015, la Dépêche du Midi rapportait une sinistre mésaventure survenue au Japon, bien que malgré la fusion des régions le Japon ne soit pas encore intégré à la grande région Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon.
Un Japonais ayant oublié d’offrir un cadeau à sa belle, cette dernière a tenté de l’étrangler avec une cravate, alors que pour la Saint Valentin la seule cravate qui doit couper le souffle est la cravate de notaire.


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vendredi 12 février 2016

Les bienfaits d’une panne.

J’ai publié un billet intitulé "Panne." il y a quelques jours. Le sujet, dois-je le préciser, en était la panne d’inspiration et non, je vois déjà des sourires égrillards, une panne d’organe érectile. Je concluais ce billet en déclarant je vais donc maintenant piocher allègrement dans cette seconde mémoire, consacrée non à ce qui s’est passé mais à ce qui aurait dû se passer.
Que n’avais-je eu cette idée plus tôt ? Le résultat en est saisissant. Un râteau monumental en devient une aventure d’un érotisme torride, un lapin une folie de luxure et de jouissance infinies Je découvre ma vie peuplée de souvenirs délirants de trios, de quatuors, de combinaisons improbables et jouissives… Les souvenirs vont devenir étincelants, flamboyants, rutilants, resplendissants, radieux, éblouissants pétillants, voire pire encore !





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mercredi 10 février 2016

G

Être assis dans un restaurant prêt d’un libraire spécialisé en livres anciens, quoi de plus normal pourriez-vous dire, mais ce n’était là que le fruit du hasard. Je ne fus pas étonné que, déjeunant seul, il lise pendant son repas, je m’attendais cependant à ce qu’il tire de sa poche quelque livre, voire quelque livre ancien. Point du tout, il exhiba fièrement un journal, l’Équipe. Je dois avouer que je m’attendais à une autre lecture, c’est un peu comme voir un footballeur professionnel lire les Échos, ou un financier lire une revue pornographique ou une hardeuse lire une revue consacrée à la poésie, quoique le nom d’une revue soit Décharge. Loin de mes interrogations il se plongea dans sa lecture, et moi dans mon œuf poché. Mais, quelle ne fut ma perplexité lorsque j’aperçus le titre de l’article qu’il dévorait : "Mon pied doit traverser la lettre G."
Ce n’était toutefois pas un article consacré à une technique pédestre de titillement du point G mais un article consacré à un buteur dont le G de Gilbert sur le ballon sert de point de repère pour sa frappe.


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mardi 9 février 2016

Rencontre ?

- Et tu as fait beaucoup de rencontres sur ce site ?
- Non, cinq ou six en trois ans.
- Tu es très sélectif !
- Non, je n’en ai pas besoin, elles le sont pour moi…



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lundi 8 février 2016

Panne…

Il m’arrive parfois, d’aucuns diraient souvent, d’être en panne d’inspiration panne parfois doublée d’un manque d’énergie. Pour me sortir de ce mauvais pas il m’est souvent arrivé d’abandonner un vague projet pour me jeter dans un second. Second projet abandonné lui aussi à son tour pour me noyer dans un troisième qui s’embourbe souvent à son tour.
Je dois vous avouer en être là ce soir, quelques projets affreusement enlisés, même les citations et articles de presse ne débouchent sur rien.
Quelles sont donc les perspectives qui s’ouvrent à moi ce soir ? Si j’avoue mon impuissance j’entends déjà les remarques acerbes. Il ne me reste donc qu’à me plonger dans mes souvenirs, hélas je les ai déjà largement utilisés. Il me vient heureusement une idée dont je dois reconnaître que la paternité ne m’appartient pas. Il suffit d’avoir comme un vieil homme croisé dans un roman avoir deux mémoires, l’une consacrée à ce qui s’est passé, l’autre à ce qui aurait dû se passer. Je vais donc maintenant piocher allègrement dans cette seconde mémoire.






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Une croix…

Vous avez sans aucun doute entendu ou lu les déclarations de Madonna concernant les crucifix sexy parce qu’il y a un homme nu dessus ou mieux encore évoquant le sex-appeal de Jésus sur la croix, homme nu entravé et mis à disposition des couguars concupiscents.
Dans la même veine, dans le même sillon serait peut-être plus approprié ici, j’ai découvert une jolie réplique dans un roman. Un homme évoque avec l’un de ses amis la compagne de ce dernier qui porte un crucifix en permanence, lui demandant si c’est une chrétienne prosélyte, il obtient alors la réponse suivante " Non, mais élevée au couvent. D’où sa mini-culpabilisation à l’intérieur du décolleté."
Qu’est-ce qui ne va pas se nicher dans un décolleté, disait le notaire.




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mardi 2 février 2016

Plugables !

Il faut être plugables partout, déclaration péremptoire de mon voisin. Cette affirmation m’a laissé perplexe, comment devons-nous donc entendre cette injonction, quel sens devons-nous donner à ce partout ? Est-ce à dire que, partenaires potentiels, nous devons tous nous tenir prêts à être  plugués par toutes les ouvertures disponibles, ou est-ce à dire que nous devons être susceptibles d’être plugués en tous lieux ?
La question est certes un peu raide, mais cela ne peut qu’aider au dit plugage, elle n’en mérite pas moins approfondissement. Mais mon honnêteté profonde, quoique je m’interroge sur le choix de cet adjectif, m’impose de vous préciser que cette déclaration visait, vous l’aviez bien entendu compris, des applicatifs mobiles.



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