- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre

lundi 25 juillet 2016

Sept…

L’on a tout raconté, ou presque sur les nombres, et sur le nombre sept notamment. Mais une chose est certaine, sept est le nombre de têtes de la bête de l’apocalypse. "Et vidi de mari bestiam ascendentem, habentem cor nua decem et capita septem " dont la traduction est, ou peut-être "Je vis ensuite monter de la mer une bête qui avait sept têtes et dix cornes."
Mais sept est aussi le nombre de commentaires déposés aujourd’hui sur mon blog par un-e anonyme. Si jamais cela intéressait quelqu'un les billets concernés sont  "Enfin…", "Premières lignes", "Une étrange rencontre", "Évoquer un corps", "Des coups ?", "Courir", "Une histoire de braguette." Je suis toujours admiratif par l’énergie déployée par cet-te charmant-e inconnu-e pour rédiger des commentaires aussi sympathiques.
Encore une fois, merci !


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dimanche 24 juillet 2016

Enfin,

Enfin les vacances, et très bientôt le départ, non pas que je m’ennuie à Paris, j’aime cette ville, j’aime flâner sans fin dans ses rues, j’aime croiser les passantes, j’aime découvrir encore et toujours des endroits magiques. Et j’ai tant de souvenirs dans cette ville, souvenir parfois tristes, souvent joyeux et quelques fois sublimes et jouissifs.
Mais je pars dans mon Sud-Ouest avec un immense plaisir, où j’ai d’aussi beaux souvenirs. Je prends donc la route avec délices, et puisque j’évoque là quelques souvenirs, dois-je vous signaler dans sur l’autoroute entre Paris et Toulouse il existe une aire de repos qui porte un si joli nom, l’aire des Champs d’Amour. Ce nom n’est-il pas superbe, et d’autant plus qu’il est lié à une si agréable pause faite il y a quelques années avec une charmante amie…



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jeudi 21 juillet 2016

Premières lignes

Indubitablement, lorsque l’on ouvre un livre, les premiers mots, les premières lignes ont un impact certain, donnent un ton, laissent une impression durable. En l’occurrence, le premier paragraphe se concluait ainsi " Portait-elle cette robe-ci ou ce tailleur-là ? Avait-il pris cette drogue-ci ou bu ce verre-là. Préférait-il cette vulve-là ou ce trou de balle-ci?"
Et je dois reconnaître que ce superbe roman est de plus truffé de joyeuses formules " au moment où Dorian commença à besogner son arrière-train, le visage d’Octavia s’anima et, sur la vacuité sidérale de ses traits, la conscience du plus terrestre des outrages vient s’inscrire en surimpression."
Vers la fin de ce roman, l’on découvre une petite merveille de déclaration "Quand les gens disent si jeunesse savait, etc., ils veulent dire en réalité qu’ils aimeraient retrouver leur vigueur et leur physique d’antan pour pouvoir les gaspiller vraiment avec une pleine conscience de l’éphémère." Serait-ce donc là la version moderne de "Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie" ?




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samedi 16 juillet 2016

Une étrange rencontre

Ils avaient longuement clavardé tous deux, apprenant peu à peu à se connaître, se dévoilant, s’avouant les plaisirs, leurs envies, leurs folies. Puis était-ce elle, était-ce lui, ou les deux à la fois, qui avait proposé une rencontre, un déjeuner. Le rendez-vous fut vite fixé. Et le jour du rendez-vous est arrivé.
Il reçoit un SMS lui annonçant qu’elle est déjà arrivée, garée et qu’elle attend dans sa voiture vu le temps pluvieux. Mais hélas, le RER n’en va pas plus vite, il lui répond qu’il est en route. Un nouveau message lui indique où elle est garée. Il sort enfin du RER, file vers l’adresse indiquée, lui téléphone, elle répond, elle l’attend et là, brutalement la communication est coupée. Il appelle à nouveau, elle ne répond plus, il essaye, et essaye vainement.
Il arrive à l’endroit où elle devrait être, ne la voit pas, tourne, retourne sous la pluie. Et il reçoit un message écrit à la va-vite, indiquant qu’elle est sous le porche à côté. Au moment où il se dirige vers ce porche, une femme en sort, s’approche de lui et lui demande si c’est bien lui qui a rendez-vous avec Ambre, elle est là, elle vient d’avoir un malaise, les pompiers arrivent.
Il la découvre donc sous le proche, pâle mais souriante, son regard pétillant, ses longues jambes joliment dévoilées par sa jupe qui ne cache pas le haut de ses bas. Étrange premier baiser et premiers échanges de vive voix.
Les pompiers arrivent, et elle part avec eux pour plus d’examen. Il file seul au restaurant où il pensait déjeuner avec elle.
Et quand il boit son café, son troisième café, un message, c’est elle, elle arrive Quelques instants après, elle est là, souriant et trempée. Ils sont enfin côte à côte les yeux dans les yeux…



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jeudi 14 juillet 2016

Évoquer un corps…

Évoquer un corps est, lorsque l’on essaye d’écrire, un exercice à haut risque. Il est facile de sombrer dans la banalité la plus affligeante avec un teint de rose ou les yeux couleur de jais. Chercher l’originalité à tous crins avec des yeux pers n’est pas non plus une garantie de réussite, n’en déplaise à Homère et à la belle Athéna.
Je ne résisterai donc pas au plaisir de vous livrer cette description découverte dans une lecture récente. " Elle avait un petit corps, un corps qui sait résister aux outrages du temps parce qu’il s’amuse aussi souvent que possible. Je ne dirai pas qu’elle était parfaite, car elle avait plus de chair et d’os que de soupirs, mais son air à la fois vicieux et polisson la rendait irrésistible."
Irrésistible, indubitablement !



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vendredi 8 juillet 2016

Des coups ?

On était cinq, alors en cinq minutes cinq coups.
Eh, rêvez-pas, des coups à boire.



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mercredi 6 juillet 2016

Courir

Sans aucun doute, je vous l’ai déjà écrit, je pratique la course à pied d’une manière assez régulière, un peu plus de 300 kilomètres par mois. Pour suivre mes "performances", comme beaucoup, j’utilise une application sur mon Smartphone. Rien que de très classique jusque-là, pour être précis jusqu’à ce que je change de Smartphone. Le nouveau fonctionne bien, mais la voix qui indique, tous les kilomètres, la distance parcourue, le temps total et le temps du dernier kilomètre était très artificielle, métallique, et peu audible. Mon Smartphone m'a fort aimablement proposé de télécharger une application afin que cette voix plus agréable. Et C’est à ce moment-là que tout a commencé à aller de travers. La nouvelle voix est plus agréable, trop agréable. Lorsqu’elle m’annonce le temps du dernier kilomètre, j’en fonds de plaisir et ne brûle que d’une seule envie, courir encore un kilomètre pour l’entendre à nouveau.



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dimanche 3 juillet 2016

Une histoire de braguette…

Et je réalise soudainement que cela fait maintenant un mois que je n’ai rien publié ici. Formulé ainsi, l’on pourrait penser que j’ai, peut-être, publié ailleurs, je vous laisse imaginer ou supposer.
Je vous précise que ne pas avoir publié ne signifie pas que j’aurais cessé de lire, d’écrire, d’aimer les mots, bien au contraire, j’ai continué à lire avec le même enthousiasme et déniché quelques trouvailles. Je vous en offre donc une.
"Elle m’a enseigné que ma seule présence devait subjuguer, que si j’entrais dans une pièce les messieurs devaient instinctivement porter la main à la braguette pour vérifier si elle était correctement boutonnée." Je vous dois un aveu, quand certaines entrent dans une pièce, je n’ai aucunement besoin de porter la main à ma braguette pour savoir qu’elle est furieusement déformée !



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