- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre

lundi 7 novembre 2016

Circé

Ainsi, ce serait aujourd’hui le véritable premier jour d’hiver. Pourtant ce matin lorsque dès potron-minet je suis sorti pour courir il faisait un joli froid. Moins d’une heure plus tard, ce joli froid a cédé la place à une pluie glacée qui transperce les gants pendant les chaussures et chaussettes absorbent l’eau des flaques qui se forment au sol. Une excellente façon en somme de commencer la journée.
Pour se réchauffer le corps et l’âme, j’ai trouvé et vous livre ces jolies phrases décrivant, si tant est que l’on puisse parler là d’une description, une femme. "Cette femme était une Circé qui n’avait pas trouvé d’Homère pour la célébrer. […] C’est un certain type de femme, une femme que l’on peut trouver dans les légendes grecques, dans les pages d’un roman de D’Annunzio, ou dans un opus wagnérien. On pourrait la rencontrer dans un bordel du XVIIIe siècle. Elle n’a pas de maison, mais un simple lieu de rendez-vous. Son âge demeure mythique : elle n’est ni juvénile ni décrépite. Ses traits ont le charme et la splendeur des ruines, adoucies, veloutées par le passage du temps."
Cette description me donne, curieusement, des envies inavouables, même si Circé est présumée être détentrice de puissants pouvoirs magiques. L’exemple le plus connu concernant ses talents de sorcière est celui bien connu évoqué dans l’Odyssée où sur l’île d’Edéa elle transforme les compagnons d’Ulysse en pourceaux. Est-ce donc là un si grand pouvoir ? Il semble avoir connu bien des femmes devant lesquelles maints hommes se comportaient comme de véritables porcs…




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Circé d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International.

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