- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre

lundi 20 août 2018

Écriture autocontrainte, quatre-vingt-unième jour

Rimes imposées : gloire

Je n'ai mis mon avis jamais sous l'étouffoir
C'est bien pour célébrer des Oulimots la gloire,
De leur fondatrice le grand talent notoire,
Que je brandis très haut de mes mots l'étendoir.
En écrivant ces vers pour elle, j'ose croire
Que leur dégustation sera jubilatoire
Pour vous qui les lisez que ce soit au comptoir
Debout sur un trottoir ou au laboratoire.
Même si mes écrits vous semblent dérisoires
Ils m'ont procuré sans le moindre déboire
Un intense plaisir, quasi jaculatoire.


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, quatre-vingt-unième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

dimanche 19 août 2018

Écriture autocontrainte, quatre-vingtième jour

Rimes imposées : chicaner, colère

Que peut-on avancer avec un statu quo ?
N'y aurait-il pas là un vaste quiproquo ?
Convenez qu'il y a de quoi être en colère
Pour cette sale rime aussi patibulaire !
Les quelques vers écrits en seraient circulaires,
Alors que je voudrais des poèmes stellaires.
Je renonce et conclus sur quelque lalalère !


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, quatre-vingtième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

samedi 18 août 2018

Trois cent soixante-cinq !

Je me dois d'être totalement franc avec vous, ce billet n'a aucun intérêt pour vous. Trois cent soixante-cinq est, vous le savez, le nombre de jours dans une année, à l'exclusion des années bissextiles, mais aussi le nombre de billets que j'ai publié depuis le début de l'année, et que peut-être certain·e·s d'entre vous ont lus.
Depuis que j'ai créé mon blog en 2010, c'est la première fois que je réussis à publier au moins un billet par jour pendant un an. Ce billet n'a qu'un seul objectif, m'autoglorifier.
Je vous avais prévenu·e·s, ce billet n'a aucun intérêt pour vous !

Licence Creative Commons

Trois cent soixante-cinq ! d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Écriture autocontrainte, soixante-dix-neuvième jour

Rimes imposées : chicaner

Je ne m'installe pas au clavier pour flâner
Je n'écris pas des vers ici pour chicaner,
Ni pour vous tanner ou même vous damner,
Et je ne cherche pas à me dédouaner.
Je ne rime ici que pour l'enrubanner.


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-dix-neuvième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

vendredi 17 août 2018

Très engageante…

Ces derniers moi j'ai peu publié de billets s'appuyant sur des citations mais, n'en doutez pas, je lis encore et toujours. J'ai lu récemment un roman écrit vers 1850 dans lequel le narrateur évoque une soirée dans laquelle une des convives porte des engageantes.
Ce mot tout simplement délicieux signifie tout à la fois aguichante, plaisante mais aussi désigne des manchettes de femme, en lingerie ou dentelle, mais les deux sens peuvent sans aucun doute se combiner pour désigner une personne diablement attirante !

Licence Creative Commons

Très engageante… d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Écriture autocontrainte, soixante-dix-huitième jour

Rimes imposées : neuf

Un désir de rimer,
Deux mains sur le clavier
Trois mois pleins pour cela
Quatre points cardinaux
Cinq sens mobilisés
Six cordes de guitare
Sept collines latines
Huit rameurs, un barreur
Neuf vers alignés là


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-dix-huitième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

jeudi 16 août 2018

Tautogramme L en alexandrins

Lucie la luronne léchera longuement
Laure longiligne, lancinante lombarde.
Lucie lumineuse, langoureuse loubarde
Libertinera là libidineusement.


Licence Creative Commons

Tautogramme L en alexandrins d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Lors d'une soirée

J'ai commis, je dois le reconnaître, quelques sonnets impudiques dont la valeur poétique peut être discutée. Chacun d'eux a été dédié à une personne, et à chaque fois je ne l'ai publié qu'après accord de la dédicataire à la fois sur le sonnet lui-même et sur la dédicace qui l'accompagne. Cela est pour moi une évidence, mais il est des évidences utiles à rappeler. D'autre part, certains de ces sonnets, et je ne vous dirai pas lesquels, ont été dédiés à des personnes que je n'avais jamais rencontrées dans la vie réelle.
Quel rapport avec une soirée, à moins que je n'aie prévu une soirée de lecture de soirées impudiques, pourriez-vous me dire. Soyez sans crainte, si je digresse parfois, ces précisions introductives sont utiles à la suite de mon propos.
Lors d'une soirée, soirée n'ayant rien à voir avec mes sonnets, j'ai eu le plaisir de rencontrer quelques personnes présentes sur les réseaux sociaux. Ce fut une agréable soirée. Et lors de cette soirée, nous y voilà, je bavardais avec une charmante jeune dame pleine de qualités lorsqu'elle me rappela que je lui avais dédié un sonnet, impudique bien sûr et tout autant sodomite. Je dois vous avouer que lorsqu'elle se retourna pour aller chercher un verre, je la contemplai différemment et, je dois l'avouer, diablement lubriquement…

Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-dix-septième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Écriture autocontrainte, soixante-dix-septième jour

Rimes imposées : notation

Si vous aimez mes mots, il ne sera question
D'envisager pour eux la moindre notation,
Nulle déviation, ni d'expropriation
Des quelques créations dont la filiation
Je revendique ici et sans dérogation.


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-dix-septième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

mercredi 15 août 2018

Quatre idées reçues sur… le sperme

Le titre de ce billet, je l'avoue, est celui d'un article publié sur le site du journal Le Monde dans la rubrique Les décodeurs. Si vous ne l'avez encore lu, je ne saurais que trop vous conseiller de le faire au plus vite. Vous apprendrez que l'idée que le sperme soit un antidépresseur naturel est basée sur une étude peu fiable, qu'il n'a jamais été démontré que le sperme posséderait des vertus anti-âge, que l'idée que le sperme ferait maigrir est fondée sur une fausse étude scientifique, et que c'est un étudiant qui a inventé la rumeur selon laquelle le sperme protégerait que cancer du sein. Mais l'objet de mon billet n'est pas sur le contenu de l'article mais sur la manière dont Le Monde a repris cette information sur Twitter : " Une fellation chaque matin éloigne le médecin. "C'est FAUX.
Je ne mets nullement en doute le sérieux et le professionnalisme de la journaliste qui a écrit cet article, mais j'ai évoqué ce point avec un ami médecin. Il est formel, à titre personnel, une fellation chaque matin ne l'éloignerait nullement, bien au contraire, et il repasserait volontiers le soir pour une sodomie !

Licence Creative Commons

Quatre idées reçues sur… le sperme d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Écriture autocontrainte, soixante-seizième jour

Rimes imposées : allégorie

Après le mot d'hier, avec quelque euphorie
La rime d'aujourd'hui aux jolis coloris
Dans mon âme et mon cœur, hélas endoloris,
Pour la pauvre rime clouée au pilori.
Mais aujourd'hui je chante avec l'allégorie !


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-seizième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

mardi 14 août 2018

Écriture autocontrainte, soixante-quinzième jour

Rimes imposées : peuple, pénurie, contrainte, guetter, proposition, source, nouveau, envoyer, joie

La rime introuvable donc est de retour, peuple
Des mots rimant ainsi, il y a pénurie.
Vous conviendrez donc qu'une telle contrainte
Je ne peux traiter là. Il me reste à guetter,
Espérant voir venir quelque proposition
Qui puisse être enfin d'inspiration la source.
Pour rimer j'ai besoin d'un mot beau et nouveau
Que demain j'espère me fera envoyer,
Et je le recevrai avec bonheur et joie !
Voici un exemple de sérenpidité,
Je ne sais où je suis, mais quelle absurdité !


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-quinzième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

lundi 13 août 2018

Écriture autocontrainte, soixante-quatorzième jour

Rimes imposées : intime

Après un séjour en Charente-Maritime
Sur une île jolie, tenue en haute estime,
Me revoici à mon logement légitime.
Pour écrire un texte qui ne sera ultime.
Vous serez de mes vers la prochaine victime.
Car je vous apprécie et ne vous mésestime,
Et ne vous offrirai un pâle verbatim
De pauvre qualité ne valant qu'un centime.


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-quatorzième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

dimanche 12 août 2018

Tautogramme N en alexandrins

Noémie nymphe nue nageait nonchalamment,
Nullement négligeant Nestor non neulliacois.
Nuitamment Nestor naviguait noblement.
Noémie niquera Nestor naïf niçois.


Licence Creative Commons

Tautogramme N en alexandrins d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Écriture autocontrainte, soixante-treizième jour

Rimes imposées : interdit

Il me faudrait avoir l'esprit bien engourdi
Pour tenter de rimer là avec samedi,
Il y aurait de quoi en être abasourdi.
Un tel emploi rimé devrait être interdit.


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-treizième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

samedi 11 août 2018

Écriture autocontrainte, soixante-douzième jour

Rimes imposées : imposture

Ma démarche est sincère et sans nulle imposture.
Certes mes mots ne sont grande littérature
L'on peut se demander s'ils valent leur lecture,
Mais ils seront toujours une honnête peinture
De ce que je ressens, même en villégiature,
Pour celle qui lança cette belle aventure
Des joyeux Oulimots, superbe ouverture
Vers des jeux sur les mots la magique culture.


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-douzième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

vendredi 10 août 2018

Écriture autocontrainte, soixante-onzième jour

Rimes imposées : hypocrisie

Je dois vous l'avouer, là, sans hypocrisie,
Devant ce mot me gagne une paralysie.
Dois-je pour la rime aller en Tunisie,
Pour la beauté du vers filler en Kirghizie ?
Je pourrais évoquer pour rimer la phtisie,
Ou bien moins morbide citer l'aphrodisie.
Mais tous ces fades mots sont vers de peigne-zizi,
Je me réfugie donc à Vassy-sous-Pisy !


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-onzième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

jeudi 9 août 2018

Écriture autocontrainte, soixante-dixième jour

Rimes imposées : esprits

Et me voilà devant faire rimer des esprits,
Comment ne pas avoir envie d'une sortie,
Propre par laquelle je puisse être parti
Sans aucun risque d'aller dans les orties ?
Des dangers de ces vers, j'étais certes averti,
Du risque de rimes aussi mal assorties,
Elles semblent issues d'un esprit perverti !


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-dixième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

mercredi 8 août 2018

Écriture autocontrainte, soixante-neuvième jour

Rimes imposées : écho

Mais pour enfin donner à mes mots plus d'écho
Dois-je me résoudre à verser là mon écot
Quitte à rimer mes mots sur des produits fécaux,
Ou à convoquer là pour la forme un gecko ?
Mais je pourrais aussi, juste pour la déco
Ecrire des vers, bien léchés, en leko !


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-neuvième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

mardi 7 août 2018

Pourquoi ?

Pourquoi écrire lorsque quasiment plus personne ne vous lit ?
Pourquoi s'échiner à tenter encore et encore d'aligner des mots, à les peaufiner pour toujours le même résultat ?
Pourquoi écouter le conseil de Boileau
"Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez."
alors qu'une photo racoleuse suffit ?


Licence Creative Commons

Pourquoi ? d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Tautogramme J en alexandrins

Jacques jovial jockey jubile joliment
Justine jeune javanaise jaillira
Jacques joint jolie Justine joyeusement,
Jupe, jarretelle, Justine jouira.


Licence Creative Commons

Tautogramme J en alexandrins d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Écriture autocontrainte, soixante-huitième jour

Rimes imposées : strapontin, analement, attention, cri

Peut-on rimer assis sur quelque strapontin,
Et que peut-on rimer, à part un Bisontin. ?
Pour versifier des mots, faut-il finalement
Une pénétration, bien sûr analement ?
Si cela est le cas, sans nulle obligation
Elle doit être faite et avec attention.
Et de jouissance doit être le seul cri
Pour une sodomie, ainsi qu'il est prescrit !

lundi 6 août 2018

Vision rêvée d'une photo

Une photo noir et blanc, un fond de la pièce perdu dans le noir, un voltaire drapé de noir. Elle de profil, sa tête hors champ, assise, droite, une allure superbement élégante, si peu vêtue de noir et de transparence. Sa jambe nue, la droite, au centre de la photo, sa nudité sublimant l'image. Et sur cette jambe, posée une main d'homme, sur la cuisse, là où commence la nudité de la jambe.
Au-delà de cet instant, de cette pause, comment peut-on lire de cliché, comment imaginer son inscription dans un déroulé temporel, quel avant, quel après ?
Peut-on lire là une caresse sensuelle entre amant et amante ? Ou bien, peut-on lire une relation plus intense, l'homme dont on ne voit que la main gauche, aurait posé sa main sur celle qui s'abandonne totalement à lui, à ses désirs, elle aurait la tête renversée en arrière, regardant l'homme à qui elle se livre librement.

Licence Creative Commons

Vision rêvée d'une photo d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Écriture autocontrainte, soixante-septième jour

Rimes imposées : rédhibitoire, phénoménologie, manivelle, méat

Il est, avouez-le, vraiment rédhibitoire
De devoir rimer en phénoménologie.
Mais ne pas écrire serait hélas déchoir,
Au risque de finir avec analogie.
Certes, me direz-vous, un coup de manivelle
Peut avoir un effet au niveau du méat,
Faisant gicler des mots, comme des caravelles
Joliment élancées, voguant vers Nouméa


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-septième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

dimanche 5 août 2018

Soirée de vacances

Comment ne passent vos vacances, m'a-t-elle demandé. Que répondre ? Une banalité, dire qu'elles se passent bien, sous le soleil ? Cela reste imprécis, quelque peu impersonnel, mais faut-il au contraire rentrer dans le détail ? Je pourrais certes lui raconter qu'hier avec un petit groupe de personnes, après une après-midi torride nous nous sommes retrouvés dans une vieille maison éloignée des plages et construite autour d'une cour intérieure pour y déguster des moules luisantes et chaudes comme la braise. Mais qu'irait-elle penser ?

Licence Creative Commons

Soirée de vacances d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Tautogramme G en alexandrins

Gentille gauchère, glissant gaillardement.
Gwendoline gambade, gloussante gredine,
Et Guillaume guigne gironde Géraldine,
Guillaume griffe, grogne, gicle goulûment.


Licence Creative Commons

Tautogramme G en alexandrins d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Écriture autocontrainte, soixante-sixième jour

Rimes imposées : poinçonneur

Je pourrais vous sembler être un baratineur
À rimer sans cesse, voire, un baragouineur,
Ce serait là être quelque peu chicaneur.
Si mes mots ne sont pas dignes d'un grand crooner,
Ils sont bien au-dessus de ceux d'un jaspineur.
Mais de vos critiques, toujours je suis preneur,
À défaut d'aux Lilas, croise, le poinçonneur.


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-sixième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

samedi 4 août 2018

Tautogramme I en alexandrins

Il inspecte impérial indécente Isabelle,
Intime inquisition irrésistiblement.
Isabelle imagine immédiatement
Intense imbrication, inouïe, irréelle


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-cinquième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Écriture autocontrainte, soixante-cinquième jour

Rimes imposées : fumerolle

Dois-je m'interroger concernant mes paroles
Vont-elles s'envoler telles des fumerolles,
Ou claqueront-elles sur une banderole ?


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-cinquième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

vendredi 3 août 2018

Tautogramme H en alexandrins

Hante harassante, hallucinante houlette,
Hélène. Hyppolite hâte habilement,
Honore hallucinée Hélène heureusement.
Hippolyte hurle, Hélène halète !


Licence Creative Commons

Tautogramme H en alexandrins d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Écriture autocontrainte, soixante-septième jour

Rimes imposées : rédhibitoire, phénoménologie, manivelle, méat
Il est, avouez-le, vraiment rédhibitoire
De devoir rimer en phénoménologie.
Mais ne pas écrire serait hélas déchoir,
Au risque de finir avec analogie.
Certes, me direz-vous, un coup de manivelle
Peut avoir un effet au niveau du méat,
Faisant gicler des mots, comme des caravelles
Joliment élancées, voguant vers Nouméa

Écriture autocontrainte, soixante-quatrième jour

Rimes imposées : caduc

Après soixante jours, n'est toujours pas caduc
Le désir de rimer, au pied de l'aqueduc,
Dans de petits paquets, embellis de bolduc,
Des mots galants et doux, dignes d'un archiduc.
Faut-il en dire plus, écrire quelque truc,
Éventuellement, le faire en volapük,
Et douloureusement, en me grattant la nuque,
Pendant mes vacances, du côté de Montcuq.


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-quatrième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

jeudi 2 août 2018

Tautogramme E en alexandrins

Emmerich espère Élisabeth enculer,
Extraordinairement, elle est excitante,
Espoir étourdissant et envie entêtante,
Et Élisabeth espère extase étoilée !


Licence Creative Commons

Tautogramme E en alexandrins d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Écriture autocontrainte, soixante-troisième jour

Rimes imposées : nougat

Une envolée fougueuse et voilà du nougat,
Qui ne rime riche qu'avec le beluga,
Certes riche poisson, mais servi au nougat !
En rimant moins riche, voilà le pastaga !
Point besoin pour cela de quelque rouergat
Vous trouverez toujours pour le servir un gars
Qui donc le versera sans faire aucun dégât,
Même s'il porte aussi quelques rutabagas.


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-troisième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

mercredi 1 août 2018

Écriture autocontrainte, soixante-deuxième jour

Rimes imposées : baisers, fougue, secret

Puissent mes poèmes toujours vous apaiser
Et vous offrir toujours la douceur des baisers,
Étant sur vos lèvres d'une lecture aisée,
Qu'ils soient toujours emplis de lumineuse fougue !
J'en conviens, très souvent, je ne suis pas discret,
Mes mots ne sont tracés simplement à la craie,
Et l'objet de ces vers ne fut jamais secret.


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-deuxième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

mardi 31 juillet 2018

Écriture autocontrainte, soixante-unième jour

Rimes imposées : créativité, rondeurs

Depuis des jours je rime avec assiduité
Et mes propos parfois manquent de profondeur
Risquant ainsi même d'être discrédités,
De cela, nullement je ne suis décideur.
Je continuerai donc, avec timidité,
Je dois bien l'avouer aussi avec candeur,
À exercer encore ma créativité
En chantant et louant de Popins les rondeurs.


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixante-unième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

lundi 30 juillet 2018

Écriture autocontrainte, soixantième jour

Rimes imposées : volupté, extase, tendresse

Je ne regrette pas la contrainte adoptée,
Si parfois les rimes sont fort peu adaptées
Écrire ainsi pour elle est douce volupté.
Mais je ne sais que faire avec ce mot extase,
Terriblement joli mais rimant en pétase !
Je passe donc aussitôt avec grande paresse
À la rime suivante, et avec maladresse
Laisse là l'extase pour rimer la tendresse.


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, soixantième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

dimanche 29 juillet 2018

Écriture autocontrainte, cinquante-neuvième jour

Rimes imposées : pâtes

Rime alimentaire, rimer avec des pâtes ?
Je pourrais aisément avec ostéopathe,
Avec naturopathe, avec ostéopathe,
Avec psychopathe, et avec sociopathe.
Mais belle est la rime avec macaronis,
Qui envoi aussitôt là en Calédonie,
De quoi être voué, ici aux Gémonies !


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, cinquante-neuvième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

samedi 28 juillet 2018

Écriture autocontrainte, cinquante-huitième jour

Rimes imposées : réponse, sinueux

Au manque, mes mots sont une pale réponse,
Ils suivent un chemin au tracé sinueux
Ondulant lentement autour de quelque oponce
Et parfois s'envolant, torrent impétueux.
Où sont les Oulimots ? Vient une pierre ponce
Seule rime trouvée, un vers défectueux !


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, cinquante-huitième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Souvenir de jeunesse

Quelques jours de vacances dans mon village, celui où je fus enfant, où je grandis… Lorsque j'étais jeune, je dois vous avouer que j'étais pour le moins troublé, ému, tenté, séduit par une voisine de mes parents, disons-le clairement, elle me faisait bander comme un âne. Je l'ai croisée et je dois vous avouer qu'elle me fait toujours le même effet !

Licence Creative Commons

Souvenir de jeunesse d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

vendredi 27 juillet 2018

Écriture autocontrainte, cinquante-septième jour

Rimes imposées : ondine, lame

Comment ne pas vouloir pour cette belle ondine
Trouver des mots tranchants, enfin, comme une lame ?
Comment ne pas vouloir d'une phrase badine
Brandir de nouveaux vers comme une vive oriflamme ?
Je ne la nommerai toutefois gourgandine
Pour éviter qu'elle vivement ne m'en blâme.


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, cinquante-septième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

jeudi 26 juillet 2018

Écriture autocontrainte, cinquante-sixième jour

Rimes imposées : indifférent

Cette rime ne peut jamais indifférent
Me laisser, même si des rimes vétéran
Je deviens. Je reste dans mes mots cohérents,
Même si tout cela semble être exaspérant
Car à ma démarche de vice est inhérent.
Encore je cherche quelque mot sidérant
Pour finir sur un vers beau et exubérant.


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, cinquante-sixième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

mercredi 25 juillet 2018

Écriture autocontrainte, cinquante-cinquième jour

Rimes imposées : falaise, zodiaque

Je dois vous l'avouer, je ne me sens à l'aise
Parfois pour versifier, ni même assez balaise
Devant cette tâche, là comme une falaise.
À défaut de grimper, je prends un zodiaque
Me dites-vous, qui me permet d'être orgiaque,
Dans quelque fête folle, dionysiaque,
À perdre le sommeil et être insomniaque.
Mais je peux devenir aussi démoniaque
Et finir en rimant quelque aphrodisiaque.


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, cinquante-cinquième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

mardi 24 juillet 2018

Écriture autocontrainte, cinquante-quatrième jour

Rimes imposées : déserter, lisière

Je ne veux nullement là mes vers déserter,
Même s'il m'arrive de rimer en lisière,
Et pour trouver mes mots de souvent fureter
En un lieu étrange, dans quelque fondrière.
Sur ce point je pourrais des heures disserter
Buvant pendant ce temps théière sur théière,
Tout en jouant des mots, allant jusqu'à flirter,
À cheval sur mes vers avec une écuyère.


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, cinquante-quatrième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

lundi 23 juillet 2018

Tautogramme F en alexandrins

Fabuleuse Flora fascine Frédéric
Fantasmant flambante fellation follement.
Flamboyante Flora fornique franchement
Fougueuse Florine fouteuse féerique.


Licence Creative Commons

Tautogramme F en alexandrins d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Écriture autocontrainte, cinquante-troisième jour

Rimes imposées : tweed

Qui a eu cette idée d'une rime sur tweed ?
Pourquoi ne pas choisir par exemple coton
Plus facile à rimer, comme avec pelotons,
Du verbe peloter ? Ou bien proposer lin
Joli mot qui rime, faisant chanter Ghislain
Séduisant quelque belle au rire cristallin.
Pourquoi ne pas avoir choisi ici le cuir
Qui rime aisément avec le mot fétichiste ?


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, cinquante-troisième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

dimanche 22 juillet 2018

Tautogramme D en alexandrins

Dorothée désire diaboliquement,
Dans de doux délires, défoncer durement
Donatien délirant dans de divins désirs,
Devant durablement doctement défaillir.


Licence Creative Commons

Tautogramme D en alexandrins d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Écriture autocontrainte, cinquante-deuxième jour

Rimes imposées : ensorceler

Déjà je vous entends crier interpeller,
Elle aurait réussi donc à m'ensorceler.
Mais vous seriez vous fait hélas décerveler
Ou vous seriez vous fait les pieds, trois, nickeler ?
Vous devriez vos mots apprendre à modeler,
Ou bien en urgence vous faire museler.
Si là vous ne trouvez à vous renouveler,
Qu'elle a dû, vous direz, moi, me dépuceler !


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, cinquante-deuxième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

samedi 21 juillet 2018

Tautogramme C en alexandrins

Christophe courtise cette calme Céline
Celle-ci, coquine, couine canaillement,
Car Christophe cunnilingue courtoisement
Caresse, cajole, célestement câline.


Licence Creative Commons

Tautogramme C en alexandrins d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Écriture autocontrainte, cinquante-unième jour

Rimes imposées : absinthe

Enfin pour écrire quelque jolie complainte
Composée de longs vers, et de beauté empreinte,
Devrais-je m'abreuver à nouveau d'une pinte
Remplie jusqu'à ras bord de sulfureuse absinthe
Et la fée verte avoir, pour mes mots, comme adjointe ?
A elle devrais-je me livrer donc sans crainte,
Afin qu'avec talent sa grâce soit dépeinte;
Qu'ainsi avec mes mots l'extase soit atteinte ?


Licence Creative Commons

Écriture autocontrainte, cinquante-unième jour d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

vendredi 20 juillet 2018

Tautogramme A en alexandrins

Adorable Amélie adore amour anal
Aussi Antoine approche audacieusement
Agréable Amélie, aborde absolument
Analingus ainsi avec air amical.


Licence Creative Commons

Tautogramme A en alexandrins d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Festival, 4e jour,

Réplique extraite d'un spectacle.
"Vous attendez tous un taxi ? Wouah ! C’est la première fois que je suis impressionnée par la longueur d'une queue !"

Licence Creative Commons

Festival, 4e jour, d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International