- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre

samedi 31 mars 2018

Pâques !

Je ne vous rappelle donc pas que demain c'est Pâques. C'est aussi le premier avril. Comme vous le savez, le symbole des premiers chrétiens n'est pas la croix, mais le poisson. Pour en déduire que tout cela n'est qu'un gigantesque poisson d'avril, il n'y a qu'un pas à franchir.
Je n'en ajouterai pas plus, je ne voudrais pas déclencher les foudres d'intégristes borné·e·s.
Je vais donc en revenir à un sujet plus léger. Pour Pâques en effet une activité ludique pour les petits enfants est la recherche d'œufs, en chocolat, préalablement cachés. Je vous rappelle qu'il est utile de se souvenir où ils sont cachés sous peine de retrouver parfois quelque œuf en piteux état quelques semaines plus tard.
Mais j'ai connu de grandes filles et de grands garçons qui préféraient se lancer avec bonheur dans la recherche d'autre type d'œufs, notamment dans les caleçons…

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Écriture contrainte quatre-vingt-dixième jour

Contrainte: recette cuisine avec blanc de volaille - céleri - pomme de terre - carotte - bouillon (volaille ou légume, au choix) - champignon de Paris - poireau - oignon .

Elle cuisine vêtue d'une ample chemise de grand-père blanche, pieds nus. Devant elle sur le plan de travail deux oignons, quelques carottes et poireaux et une branche de céleri, sur le plan de cuisson une casserole de bouillon de volaille, salé, poivré. Elle le regarde, lui sourit, puis tend la main, effleure les oignons, les frôle de la paume, les fait doucement rouler dans ses mains. Elle le regarde du coin de l'œil, passe les carottes sous le robinet, l'eau coule lentement, sa main glisse le long d'une carotte, puis de l'autre. Elle soupire en le regardant. Dans une cocotte elle fait fondre du beurre, cela glisse mieux ainsi lui sourit-elle, joignant le geste à la parole elle fait glisser les légumes, céleri, poireaux, carottes et oignons coupés, il faut les chauffer, les faire suer, commente-t-elle. Puis je mouille ajoute-t-elle. Elle saisit donc la casserole contenant le bouillon de volaille et en mouille les légumes. Elle dépose ensuite les pommes de terre épluchées dans un cuit-vapeur, elles vont cuire, à la vapeur, dit-elle, collées les unes aux autres, comme dans un sauna libertin. Dans du beurre fondu elle fait cuire lentement les champignons avec sel et poivre après les avoir nettoyés, en les frottant doucement deux par deux au creux de ses mains, j'aime les tenir ainsi lui dit-elle. Puis, dans sa casserole, le bouillon frémissant, comme mon sexe frémissant de désir précise-t-elle, il faut saisir à pleine main pour l'introduire le blanc de volaille, dans le bouillon bien sûr. Ce qu'elle fait aussitôt. Elle tend la main, vers lui cette fois-ci, mais mon sexe frémit aussi, lui souffle-t-elle, prends-moi, besogne-moi, baise-moi, démonte-moi salement, pendant que la cuisson se fait, enfile-moi debout face au plan de cuisson, quand tu m'aurais ainsi somptueusement baisée, je pourrais dresser les assiettes, blanc de volaille recouvert des légumes et d'un peu de leur cuisson, champignons et pommes de terre, le tout saupoudré de ciboulette finement hachée, quand nous aurons dégusté cela, nous nous dégusterons l'un l'autre pour le dessert.

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vendredi 30 mars 2018

Ouverture facile ?

Entendu cet aujourd'hui dans le métro
- J'ai glissé ma main sans forcer, et elle s'est ouverte doucement.
Est-il utile de préciser qu'il évoquait là une porte à ouverture automatique quelque peu récalcitrante…

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Écriture contrainte quatre-vingt-neuvième jour

Contrainte: palindrome ou : sexes, ressasser, snobons, gag, coloc, selles, sus, serres, radar

Nous avons aujourd'hui, ne parlons pas de sexes
Pour un palindrome, des mots à ressasser.
Jeu de mots faciles, et calembours snobons.
Ecriture ardue, mais ce n'est pas un gag.
Demande de l'aide, et même à ta coloc.
Comment redémarrer et se remettre en selles.
Pour ma part je creuse, lis des livres en sus
Mais tous les mots hélas, s'échappent de mes serres.
Un court palindrome, seul, vu sur le radar:

Snobons coloc, ô gage, cap sexes à l'heure, crac. Anna égare Val, lis. Et Luc sec, ces cultes il lave, rage Anna, car ce ru hélas, ex espace gag, ô coloc, snobons.

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jeudi 29 mars 2018

Écriture contrainte quatre-vingt-huitième jour

Contrainte: salmigondis, pipistrelle, esbaudi, palingredelle, impétigo, poplité, hamamélis, sororité, décadotron.

De désirs ceci est un vrai salmigondis,
Ne s'y retrouverait même une pipistrelle,
Et devant ces envies, j'en restais esbaudi,
Et les couchais donc dans ce palingredelle.

Créant ce genre tout de go
Me traites-tu comme un nigaud
Sot et couvert d'impétigo
Fais donc rimer des madrigaux.

Déposant un baiser, sur son creux poplité,
Je dis à la belle, la haie d'hamamélis
Fut le lieu où naquit cette forme duplice
Qui est utilisée en la sororité.
Ce n'est donc nullement invention de pochtron,
Et celui-ci se clôt sur un décadotron.

Le petit traité des formes poétiques rares et inusitées, rédigé en 1807 par Joachim Aldonse de Lutemeri, nous apprend que le palingredelle est une forme poétique composée de deux quatrains, et d'un sizain.
Le premier quatrain est composé d'alexandrins et rime en ABAB,
Le second quatrain composé d'octosyllabes est construit sur une seule rime.
Le sizain composé d'alexandrins, rime en DEEDFF
Cette forme rare est attestée dès le dix-septième siècle dans les productions de quelques communautés religieuses de femmes. Les palingredelles les plus connus sont ceux de Sœur Thérèse de la perpétuelle adoration du Véritablement Intense Trinitaire.

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Écriture contrainte quatre-vingt-septième jour

Contrainte: amour, éréthisme, ensorcellement, frénésie, liaison, émotion, mouvements, préférence, vénération

Après avoir l'une après l'autre déclamé nos poèmes licencieux, nous nous sourîmes heureux d'être rassemblés par un même amour des mots couplé à un éréthisme sexuel. Quel était donc cet ensorcellement qui nous poussait avec frénésie à rechercher sans cesses de nouveaux plaisirs, à resserrer les liens de notre liaison par le partage de quelque nouvelle émotion intense ? Quels sont ces mouvements qui mettent en branle nos esprits et les échauffent ? Nous avons donc tous deux la même préférence pour la quête de nouvelles extases, et la même vénération pour la jouissance.

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mardi 27 mars 2018

Écriture contrainte quatre-vingt-sixième jour

Contrainte: damned, monde, nuitée, astre, majordome, oh oui oh oui,  jambes, tsunami, cosmique.
En boule de neige métrique


Damned !
Dieu, quel monde…
Quelle nuitée
A venir sous l'astre.
Où est le majordome
Je le veux oh oui oh oui
Qu'il me baise, j'ouvre mes jambes,
Qu'il gicle de foutre un tsunami,
Qu''il m'offre une jouissance cosmique.
 
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lundi 26 mars 2018

Écriture contrainte quatre-vingt-cinquième jour

Contraintes: Primevères lutin jonquilles terre lapinou humide radis rosée

Voici donc le printemps, l'on voit les primevères
Alors nous vient l'envie, de partir boire un verre
Avec quelque belle, puis tel un gai lutin
Vouloir la courtiser, jouant de mots mutins.
Et pour la séduire, lui offrir des jonquilles.
Espérer ensuite, danser la séguedille
Pouvoir l'accompagner, sur l'espace de terre,
Là-bas, près des remparts, sans mon désir lui taire.
Au Printemps s'il est doux d'évoquer lapinou
Mais je voudrais surtout caresser son minou,
Sous mes doigts le sentir, chaud, devenu humide,
Le déguster alors. Sans être plus timide.
Dans son con fermement, fourrer mon gros radis
Pour à grands coups de rein, aller au paradis,
Son sexe de plaisir, ruisselant de rosée,
Puis tous deux reposer, nos corps juxtaposés.


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dimanche 25 mars 2018

Une photo choisie par elle

Elle a choisi une photo, elle l'a choisi avec soin avant de me l'envoyer, pas une photo d'elle, une photo en noir et blanc montrant une situation. La première chose que l'on voit, il ne peut en être autrement, c'est un cul, un superbe cul que cette femme photographiée offre, expose au regard. Elle est immobile, bien sûr une photographie fige, mais elle fige aussi un mouvement, là elle fige une totale immobilité. Elle est de dos, puisque montrant son cul, et attachée, dans une position délicieusement indécente. Elle porte des talons hauts, des bas, un premier lien la maintient genoux serrés, un lien blanc tranchant avec les bas noirs à couture. Juste au-dessus, une jupe semble-t-il, baissée à mi-cuisse, bande noire, faisant la transition entre ce lien blanc et la peau nue de ses cuisses, de son cul. Elle est devant un poteau, auquel elle est attachée, mais pas simplement, confortablement, classiquement debout face au poteau. Elle est penchée, à l'extrême, d'où son cul outrageusement tendu vers l'objectif. Elle est penchée à avoir les épaules contre le poteau, les bras ramenés en arrière des épaules, à la verticale et liés au poteau vers le haut.
Elle est ainsi superbement offerte, et il faut quelques instants pour, non pas l'oublier, mais regarder autour. Et cet autour participe lui aussi d'un trouble intense. Le plancher sous ses pieds est manifestement adapté pour permettre de nombreuses options d'entraves. Le mur du fond est lui une véritable promesse de jeux, baillons boules, poids, martinets et autres instrument servant à fustiger.
Une image qui laisse présager de superbes jeux à venir.

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Écriture contrainte quatre-vingt-quatrième jour

Contrainte: cochon, inconscience, langue, voyage, désuet, baroque, Paris, lentille, source

Je suis un vieux cochon libidineux, lui avoua-t-il tout en caressant son superbe cul. Quelle inconscience ce serait de ne pas chercher à goûter à tous les plaisirs, à ouvrir toutes les portes, merci à, dans l'ordre antéchronologique, Jim Morrison, Aldous Huxley et William Blake, "si les portes de la perception étaient purifiées, toute chose apparaîtrait à l'homme telle qu'elle est : infinie."
Mais, ajoutais-je aussitôt, il n'est pas les portes qu'il faut ouvrir, et joignant le geste à la parole, j'écartais les fesses de la belle pour la caresser du bout de la langue. Dans un doux gémissement, elle me répondit que si elle adorait partir en voyage sur mes mots, elle aimait tout autant mes aptitudes linguales que linguistiques.
Mais comment ne pas conjuguer les deux en même temps, et il est tout de même foutrement plus jouissif de te darder la langue dans le cul que de simplement le lécher, le côté désuet de l'expression lui donne une saveur toute particulière qui se marie à merveille avec celle de ton cul, lui répondis-je. Et tu aimes encore plus mon tendre salaud, quand cela s'allie au côté baroque de mes tenues, ton cerveau est alors en pleine ébullition.
Nous sommes enfin à Paris, et je ne vendrai pour un plant de lentilles le plaisir de m'y promener avec toi, source de tous mes désirs les plus fous.

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samedi 24 mars 2018

Écriture contrainte quatre-vingt-troisième jour

Contrainte: canal, dimanche, nuit, déférent, manuel, opération, respect, évolution

Canal plus, un dimanche, à la nuit, un porno au fond fort déférent, un peu de manuel, un peu de buccal, un peu d'anal, belle opération dans un profond respect. Aujourd'hui l'on peut tout trouver en deux clics, quelle évolution ! 


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Une lueur de printemps

À propos de l'équinoxe de printemps je notais récemment qu'il faudrait attendre encore un peu pour voir ressortir jupettes et décolletés, et la météo semblait bien, hélas, me donner raison. Je n'en suis que plus reconnaissant à cette charmante dame, dans le métro, assise sur un strapontin dont la jupe laissait deviner une trace de dentelles sur le haut de ses collants ou de ses bas, l'on a le droit de rêver. À un arrêt elle se redressa, sa jupe bougea légèrement découvrant ses cuisses un peu plus haut, et dévoilant ainsi les dentelles du haut de ses bas, et la blancheur de ses cuisses. Fugace vision, éphémère lueur de printemps.

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vendredi 23 mars 2018

Écriture contrainte quatre-vingt-deuxième jour

Contrainte: fessée, punition, privations, engueulade, reproches, patron, gêne, fichier, dessin

Nos jeux sont variés, parmi eux la fessée,
Qui reste pour nos culs, si douce punition.
Que jamais ne voulons subir la privation.
Entre nous point d'engueulade,
Mais des plaisirs l'escalade.
Entre nous point de vains reproches
Ce n'est nullement notre approche.
Nul de nous deux n'est le patron
Nous ne sommes un club de pochtrons.
Dans nos jeux lubriques, n'existe aucune gêne,
Mais de nos pratiques, nous n'avons un fichier,
Nous n'en dirons pas plus ni ferons un dessin.
 

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jeudi 22 mars 2018

Écriture contrainte quatre-vingt-unième jour

Contrainte: synallagmatique, paisible, eschatologie, extase, cocasse, jaculatoire, s'ébaudir, obvie, cuniculophile

Oui, vous l'avez compris nous aimons avec la belle jouer en tous sens, et notamment partager les plaisirs de la sodomie, nous nous enculons donc à tour de rôle ou parfois simultanément. Il s'agit bien d'une pratique dans laquelle nous nous obligeons    réciproquement l'un envers l'autre, en quelque sorte une sodomie synallagmatique au sens de l'article 1106 du Code civil. Nos activités ne se caractérisent donc sûrement pas par leur aspect paisible, et ce d'autant moins que nous y joignons une vraie réflexion sur une eschatologie faisant la part belle à l'extase. Certes certain·e·s vont trouver cela cocasse. Faut-il rappeler cependant que le libertinage était une philosophie, et mentionnerais-je ici l'ouvrage de Sade, la philosophie dans le boudoir. Mais évoquant ce sujet, je me laisserais facilement emporter et mon ton pourrait en devenir trop impérieux, trop jaculatoire. Si nous rapprochons c'est deux pratiques, c'est tout simplement car s'ébaudir de toutes les façons à la fois en est la raison obvie. Et si nous aimons à nous échauffer les neurones nous n'en aimons pas moins baiser comme cuniculophiles en chaleur…

 
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mercredi 21 mars 2018

Pense à moi

Avez-vous vu, ou revu le film d'Almodovar, Talons Aiguilles, diffusé le vingt et un mars sur Arte ? Si ce n'est pas le cas, vous devriez le regarder, il est superbe, mais je ne vais pas tenter de vous en faire une analyse ici. Je voudrais juste rappeler à celles et ceux qui l’ont vu une très jolie remarque de Rebeca Giner, interprétée par Victoria Abril, à Letal interprété par Miguel Bosé " Tiens un grain de beauté sur le gland !" Cette réplique est encore plus belle qu'elle est suivie par une scène d'un sublime érotisme.
Le titre, vous l'aurez noté, est celui de la chanson du film, Piensa En Mi, vous ne m'en voudrez-pas de vous citer aussi une phrase de cette chanson " Ya ves que venero tu imagen divina, Déjà tu vois que je vénère ton image divine."
 
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Écriture contrainte quatre-vingtième jour

Contrainte: nombril, arrosoir, vis, tranche, dos, vain, pierre, élastique, bêche

Lui lécher la chatte, lui lécher le nombril
Et la faire couler comme un vrai arrosoir.
Puis lui fourrer ma main tournant telle une vis.
Ainsi je vous narre de nos jeux une tranche.
Si parfois dans nos jeux, je lui tourne le dos
C'est pour ouvrir mon cul, jamais offert en vain
Pour qu'elle y fourre un plug, raide comme une pierre
Qu’elle bloque profond avec un élastique
Ainsi de nos langues, nous jouons tête-bêche.

 
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mardi 20 mars 2018

Écriture contrainte soixante dix-neuvième jour

Contrainte: trampoline, kiviak, carmélites, marécages, cucurbitacée, adipeux, épisiotomie,  Ninja

Pour le cas, peu probable, où il y aurait des lectrices ou lecteurs peu attentifs, il est utile de rappeler que dans ces textes plusieurs Je s'expriment, pour l'instant deux. Le Je narrateur poursuit tant bien que mal le récit de ses aventures avec la belle rencontrée au bord de l'océan, et le Je auteur comment de temps à autre, voire trop souvent, le récit du Je narrateur. Est-ce clair pour tout le monde ?
Notre retour en train vers la capitale fut donc quelque peu agrémenté de fantaisies. Au risque de vous décevoir, je vous précise que nous sommes toutefois restés relativement sobres. Nous n'avons pas tenté par exemple de nous envoyer en l'air à l'aide d'un trampoline. Sur le plan gastronomique, nous ne fûmes pas plus fous, et nous ne tentâmes pas plus de goûter au kiviak. Nous n'essayâmes pas plus de dévergonder un couvent de carmélites. Un retour, avouez-le, finalement fort sage quoique quelque peu dévergondé mais bien loin des marécages de l'extrême lubricité tels que répertoriés sur la carte du tendre pervers. Par contre, je peux vous assurer que ma charmante amie a de charmantes idées sur la manière d'utiliser une cucurbitacée de belles tailles et s'est ainsi follement amusée pendant ce trajet. Peut-être est-ce son côté végan de préférer un beau concombre au pénis d'un quelconque adipeux, de plus ajoutait-elle dans un sourire ainsi l'on ne risque aucune complication, pas de risque de grosse et donc d'épisiotomie, sauf à accoucher du géant vert… Certes certains esprits chagrins pourraient se demander comment l'on peut dans un train se masturber allègrement avec un concombre sans être vue, la réponse est simple, il suffit de se branler discrètement, en mode ninja !
 
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Équinoxe de printemps

L'on pourrait en douter mais c'est bien aujourd'hui l'équinoxe de printemps, exactement à seize heures quinze minutes et vingt-sept secondes. Il faudra cependant attendre encore un peu pour voir ressortir jupettes et décolletés mais la nature bourgeonne allègrement et les beaux jours approchent.
J'espère que vous avez noté que, pour une fois, il n'y a quasiment pas de connotation à caractère sexuel dans ce billet, que je n'ai pas insisté sur le fait qu'avec les beaux jours l'on allait pouvoir forniquer en plein air, copuler comme des bêtes, et plus encore…

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lundi 19 mars 2018

Écriture contrainte soixante dix-huitième jour

Contrainte: transhumance Basque océan montagne fluo moto enfants bienveillance altruisme

La réunion ayant enfin pu se terminer et prendre une décision, nous décidâmes de lever le camp, de quitter ce charmant milieu rural qui nous avait hébergés et d'entamer une véritable transhumance pour réintégrer nos pénates.
Mais contrairement à ce que vous pourriez imaginer, nous ne nous arrêtâmes ni pour jouer à la pelote basque, ni pour déguster des fromages basques, ni même pour acheter des cannes basques et encore moins pour assister à des épreuves de force basque. Nous fûmes donc rapidement de retour.
Il m'est donc possible de reprendre mon histoire, là où je l'avais abandonnée, retrouvant la belle et mon moi narrateur au bord de l'océan. Tout cela pour ça, pourriez-vous légitimement penser, toute cette agitation et, à la fin, la montagne accouche d'une souris. Certes, vous avez peut-être raison, au moins sur la forme, car il est bon parfois de tirer les choses au clair, et tant pis s'il n'est pas là comme dirait le notaire. Cette mise au point collective entre moi, moi-même, et les autres mois a permis de clarifier les choses, mais pas celle du clerc, et de fixer une ligne écrite en lettre flamboyante, et non simplement surlignées en fluo, au frontispice.
Vous admettrez aisément, je l'espère, que reprenant la narration après tant de jours, la belle et mon moi narrateur ne nous aient pas attendu·e·s sur place et soient tous deux repartis pour Paris, sans que l'on sache exactement et qu'importe le mode de déplacement comment car on va à Paris comme à Bayreuth. En effet comme chacun·e le sait, et puisse Albert Lavignac me pardonner, "on va à Bayreuth comme on veut, à pied, à cheval, en voiture, à bicyclette, en motocyclette, en chemin de fer, et le vrai pèlerin devrait y aller à genoux. Mais la voie la plus pratique, au moins pour les Français, c’est le chemin de fer." Faut-il préciser que pendant ce trajet ils jouèrent à des jeux qui ne sont pas ceux des enfants ? La question ci-avant était une question rhétorique, vous connaissez ma bienveillance vis-à-vis de mes lecteurs et lectrices, je vous donnerai plus de détails lubriques sur leurs activités, j'aime me dévouer pour vous, mon altruisme est sans limite.

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dimanche 18 mars 2018

À propos du mariage

Et brutalement je me rends compte que cela fait deux mois que je n'ai pas publié de billet autour d'une citation. Vous pourriez finir par croire que je ne lis plus. Donc pour vous rassurer, si tant est que vous avez pu vous inquiéter, voici une citation. "J'ai été mariée deux fois, pour le moment ça suffit. Le mariage ne me permet pas de m'exprimer. Je m'intéresse trop aux hommes pour ça." Vous surprendrais-je si je vous dis que j'adorerais aider certaines à s'exprimer ?

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Écriture contrainte soixante dix-septième jour

Contrainte: toxique, addiction, plaisir, adrénaline, vie, liberté, grandir, shoot, comprendre
 
La bière et le whisky ne sont boissons toxiques
Chacune et chacun put, dans son état classique,
Prendre part au débat, même sans addictions
Devoir nous confesser, sans radiation
Pour ivresse risquer. Ce fut avec plaisir
Que j'ouvris nos travaux, pour une option choisir.
Et cela entraîna, bien sûr d'adrénaline,
Une intense poussée diablement peu câline.
Mais je n'écris pas là pour vous conter ma vie.
Même si bien souvent, d'histoire de mon vit
De remplir mes textes, je prends la liberté.
Donc, dans ce concile, nous dûmes disserter.
Avec force arguments, faisant l'idée grandir
De poursuivre ce jeu, pour ainsi s'ébaudir
De jouer de mes Je, et en planer sans shoot.
Popins avons-nous dit, est donc notre chouchoute.
Nous lui obéirons, et même sans comprendre
Ainsi ses contraintes nous suivrons sans attendre.

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samedi 17 mars 2018

Question de taille ?

Ce n'est pas là une question, mais le titre d'un documentaire diffusé ce soir sur Arte, chaîne que vous le savez j'apprécie. Mais je dois prévenir certain·e·s, celles et ceux pour qui l'argument de séduction est la taille de la bite du monsieur ou le nombre de centimètres enfilables dans la chatte ou dans le cul, que le sujet n'est pas celui-là. 
Mais c'est un superbe documentaire, et qui arrêterait avec beaucoup de bonheur les neurones ce certain·es.

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Écriture contrainte soixante seizième jour

Contrainte: Patrick, Guinness, Bailey's, Whisky, vert (masculin ou féminin, singulier ou pluriel), trèfle(s), Irland (e-ais-aise), irish stew, boxty

Cette nouvelle interruption, quoique fort savante, m'avait quelque peu agacée et je rappelais donc à cette docte assemblée mon souhait ardent de commencer cette réunion. J'espérais être enfin au bout de mes peines, hélas un nouveau chœur se fit entendre entonnant à pleins poumons Amhrán na bhFiann. J'avais oublié, c'était la Saint Patrick, et toute la joyeuse bande assoiffée à défaut d'être gaélique décida de fêter dignement l'évènement avec force pintes de Guinness, Murphy's, et Beamish. Bien sûr, en attendant que ces bières soient tirées en deux temps, pour patienter, l'on but quelques pintes de Smithwick's. Si le Bailey's fut délaissé, le Whisky coula à flots. Cela me rappela un séjour en mes vertes années et Erin, et je retrouvai aussi le goût des Bslack and Tans que j'avais bu à Derry et à Galway lors de longues soirées à refaire l'histoire de l'Irlande ou les matches entre l'équipe au trèfle et le coq avec, parfois, quelque belle irlandaise pendue à mes lèvres. La soirée dura longtemps et, il faut bien l'avouer, se termina dans une furieuse bacchanale.
Le lendemain matin fut difficile, et pour remettre tous les estomacs d'aplomb l'on servit irish stew et boxty.

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vendredi 16 mars 2018

Écriture contrainte soixante quinzième jour

Contrainte: légèreté, ondine, bottines, échanges, messe basse, clapotis, lustrer, regard , arabesque

Après ces échanges de chants, il était temps de faire rentrer tout le monde dans la salle. Mais l'un de nous, à moins que ce ne soit l'un de mes moi, certainement mon moi lecteur, demanda s'il y avait une bibliothèque. Un autre commença à énumérer les titres disponibles, Ondine de Friedrich Heinrich Karl de La Motte Fouqué, Marie les Bottines, de Michèle Kildaire, Les échanges de Marcel Arland, Messe basse d'André Blanchard. Mais évidemment il fut interrompu, une voix se plaignant de l'éloignement du lac qui nous empêchait de profiter du doux bercement du clapotis, un autre s'installait à grand bruit pour lustrer ses bottes. Mais imperturbable l'énumération continuait, Le regard de Ken Liu, Arabesques de Robert Dessaix…


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Sur le quai

Vous le savez sûrement, j'aime lire et j'ai tendance à lire partout, ou presque. Lorsque je me déplace c'est toujours avec un livre. Récemment, j'étais en pleine lecture d'un ouvrage de Jean-Jacques Pauvert, Sade vivant, et j'attendais mon RER. Je regardais mon smartphone, ayant mon, livre sous le bras pour cela, le titre étant quelque peu visible, et je répondais à un message pour le moins enflammé, voire enflammant. Je fus soudainement ramené à la réalité par une jeune femme collée à moi, le regard souriant plongé vers mon smartphone et la couverture du livre, et me demandant : "Pourriez-vous m'expliquer le fonctionnement des petites lumières ?"
Finalement cette simple question a bien plus enflammé mon imaginaire que l'échange de messages en cours…
 
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Écriture contrainte soixante quatorzième jour

Contrainte: wesh, genre, grosse, azy, brrra, prout, tsé, easy, boloss.

En écho à ce chant se firent entendre aussitôt quelques jeunes
Wesh gros, on ne pourrait, venant de banlieue,
Genre on est illettrés, rimer en ces lieux.
Grosse rigolade, et tous les bilieux
Azy, n'ont qu'à venir, voir en ce chef-lieu,
Brra, si des mots on sait, jouer et sans non-lieu.
Prout à ceux qui pensent, portant Richelieu
Tsé, avoir donc aux pieds bottes de sept lieus.
Easy faire des vers, même pour un lieu,
Boloss, c'est un poisson, ça vit pas en banlieue.

 
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mercredi 14 mars 2018

Un café ?

- Un café ? Expresso, allongé ?
- Allongé? Non, je préfère le prendre assis.
- Et vous ?
- Moi, je préfère debout contre le mur !

 
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Écriture contrainte soixante treizième jour

Contrainte: mandibules, pulluler, élytres, tisser, métamorphose, sorgue, dactyle, ramper, moite

Avant même de penser à commencer cette réunion, un chœur monta du groupe et entonna cet hymne :
Mandibules sorties, mais sans affabuler
Nous serons tous présents, et allons pulluler,
Elytres déployées, prêts pour notre Odyssée,
Evitant bien sur les toiles à tisser.
La métamorphose s'est faite au son de l'orgue
Se déroulant ainsi durant toute la sorgue.
Dactyle ou autres vers, mais toujours bien campés
Nos propos seront là même s'il faut ramper.
Moite sera ma main, mais les mots sont en boite.

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mardi 13 mars 2018

Écriture contrainte soixante douzième jour

Contrainte : œuf, perle, étable, wagon, animé, hoquet, ruban, mât, canon.

Après ces échanges virulents, je restais perplexe, comment poursuivre, comment écrire maintenant, j'hésitais, devais-je organiser une réunion de toutes celles, de tous ceux qui sont concerné·es par cette question quitte à ce que la salle de réunion soit pleine comme un œuf, ou devrais-je reprendre les aventures érotiques de la belle, la faisant aller dans un restaurant avec un œuf vibrant en elle ?
À court d'idée je décidais donc d'écouter un peu de musique mais là aussi j'hésitais, quelle perle choisir, les Pécheurs de perles de Georges Bizet, ou Jacques Brel et ses perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas.
Je résolus donc de tenter d'organiser une réunion, je me heurtais bien vite à des problèmes d'intendance ne trouvant de salle susceptible d'accueillir l'ensemble des représentant·e·s de ma personnalité. Je dus donc chercher une salle en milieu rural, voire une simple étable, mais y espérer une naissance relèverait du déjà-vu. D'autre part je ne voudrais tenter le diable ni le tirer par la queue même si, et certain·e·s en sourient à l'avance elle serait sulfureuse et bifide.
J'entassais tout ce joli monde dans des wagons réglementaires, hommes quarante, chevaux huit, en long.
Je ne vous narrerai ici le voyage qui fut fort animé, le train étant tiré péniblement par une vieille machine à vapeur antédiluvienne qui à chaque pente faillit expirer dans un hoquet.
Elle arrive cependant victorieusement au bout de sa course et franchit la ligne d'arrivée en coupant triomphalement le ruban.
Nous poussâmes alors des cris de joie en constatant que de plus était organisée tout près d'une fête foraine avec notamment un mât de cocagne auquel tout le monde ne put tenter de grimper car, comme chacun·e le sait, il ne faut pas grimper au mât de cocagne quand on a le cul sale. Ce qui est, vous en conviendrez sans peine, un argument canon !

 
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Sonnet impudique pour une féline nue

Pourrais-je obtenir de Louis Aragon
Pour ces vers le pardon, sur lesquels je m'escrime
Avec peu de bonheur, osant même une rime
Associant son nom à votre joli con.

Con, auquel il offrit dans son style fécond
Un livre merveilleux, mais qualifié de crime,
Que je lus avec joie et vif plaisir en prime
Et me valut alors, un aspect rubicond.

Mes vers auprès des siens ne sont que fatuité,
Mais votre con offert dans sa crue nudité
Fait durcir ma queue et je voudrais en outre

Faire de mes lèvres votre sexe couler
Boire à votre source, de son goût me soûler
Et pour vous me branlant, faire jaillir mon foutre.


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Sonnet impudique pour une belle Vénus

Vous peignez madame, vous êtes une artiste
Comment ne pas aimer admirer vos tableaux
Qui sont de vraies œuvres, non simples bibelots,
Sauf à être bien sur franchement passéiste.

Je serais cependant un piètre dialoguiste
Si je ne mentionnais, sublime bimbelot,
Vos si beaux atouts vu au travers d'un hublot
Tellement troublants, j'en deviens fétichiste.

Mais si vos œuvres sont d'une beauté suprême
Je dois vous avouer une attirance extrême,
Et un très fort désir vous dire sans biaiser.

Vos seins, cuisses, fesses, vous êtes si attirante,
Que je ressens pour vous une envie délirante
Ma queue bande pour vous, je voudrais vous baiser.

 
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lundi 12 mars 2018

Écriture contrainte soixante onzième jour

Contrainte: Panurge, bovidés, émancipé, libre, coït, ouverture, monde, face-sitting, voisins

Hélas, mille fois hélas, après toutes ces questions, je reste perplexe, voire le cul entre deux chaises, certes la position peut présenter des avantages pour certaines activités, mais en l'occurrence elle me semble un peu inconfortable.
D'un côté la belle m'interpelle

Cette histoire devient une authentique purge,
Écrite de guingois, comme après une murge.
Ne suivez donc Popins comme ovin de Panurge
Soyez autonome tel un vrai démiurge.

Mais pendant ce temps-là mon moi narrateur n'est pas en reste, m'accable de reproches, et me déclare tout de go.

Croyez-vous que longtemps vous allez nous guider
Et pouvoir nous pousser, troupeau de bovidés,
Sans du but poursuivi avoir la moindre idée.
Un tel comportement ne pouvons valider.

Que voulez-vous donc qu'il advînt à cet instant, mon moi auteur fort vexé que le démiurge qu'il se croit ait rimé avec murge, intervient avec force.

De telles remarques tant stéréotypées
Devrais-je supporter et ne pas étriper
Ces sots personnages si pauvrement nippés,
Alors que moi je suis auteur émancipé.

La situation devenait intenable et je crus bon d'intervenir

Ici moi seul suis libre
Décidant du calibre
Aussi de l'équilibre
Et des mots et du chibre.

Que n'avais-je dit, c'était là le mot de trop, ce fut un concert de lamentations.

Chibre, le mot est dit, votre imagination
Ici mise en œuvre a la fornication
Comme but. Vos tristes créations
Ne visent qu'au coït, à la copulation !
Vous ne guettez qu'une ouverture,
Vous y usez votre écriture,
Vous espérez une aventure,
Vous cherchez là, votre pâture.
Et pour votre plaisir, vous créâtes un monde
Puis vous nous traitâtes, comme du demi-monde.
Si est trop petite, pour vous la mappemonde,
Pour le moins voyez grand, créez un hypermonde !

Je ne pouvais laisser passer de tels propos sans réagir, que deviendrais-je su je ne contrôlais plus mes propres créations ? Perdant toute retenue, je m'écriais donc :

Aurais-je donc commis quelque erreur de casting
En vous prêtant mes mots, vous qui loin du footing
Pour occuper vos jours, aimez le face-sittiing.
Et voudriez sur mes mots faire du rewriting ?
Et oui, mes cris puissants, entendront les voisins
Peu me chaut leurs avis, qu'ils mangent leurs raisins
Frais cueillis ce matin à Castelsarrasin.
J'écrirai encore des mots au ton prasin.
 
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dimanche 11 mars 2018

Écriture contrainte soixante dixième jour

Contrainte: Bière, viking, mer, feu, braise(s), folie, plénitude, fiacre, viscéral-e-es 

Buvant une bière, je sais faire des vers
Digne d'un Viking, aussi bien qu'un trouvère,
Surfant sur une mer de mots beaux et ouverts,
Déclara-t-elle en feu. Ce n'est pas un calvaire.
Marche sur des braises, voire tourments divers.
Rimer n'est point folie, simple plaisir pervers.
La plénitude de ce bel univers
Je veux même en fiacre atteindre avant l'hiver.
C'est désir viscéral, pour moi, faire des vers.


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samedi 10 mars 2018

Sonnet impudique pour l'évanescente (2)

Nos désirs ma belle, j'en suis certain, convergent
Ainsi, nous partageons d'identiques envies.
Je voudrais fortement planter en vous mon vit.
Vous voulez ardemment sentir en vous ma verge.

Mais encore parfois, nos fantasmes divergent
Nous n'en voulons pas moins les voir tous assouvis.
Vous à ma volonté librement asservie
Ouverte à mes folies, et recevant les verges.

À coups de cravache, je veux zébrer votre cul
Et loin d'être un rêve, cela sera vécu.
Nous le savons tous deux, vous rêvez d'être chienne.

Sur ce chemin ardu, nous irons lentement
Cherchant ainsi toujours votre consentement
Et vous serez ainsi une offrande païenne

 
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Écriture contrainte soixante neuvième jour

Contrainte: tableau, train, valise, écharpe, incandescente, ciel, voyage, foule, ralenti
 
Mais la belle, dont le récit est ici conté de manière quelque peu discontinue, se plaignit à moi narrateur de ma négligence, elle me reprocha amèrement de l'abandonner sans cesse dans d'étranges et improbables situations et de plus d'utiliser des formules abominablement alambiquées pour raconter notre histoire. Je ne pus qu'approuver le sombre tableau qu’elle dressait là et me joignit à elle pour adjoindre à celui qui était en train de raconter cette aventure d'y mettre un peu d'ordre. Donc elle et moi le narrateur adressâmes tout de go à moi l'auteur donc leur démiurge. Nous me menaçâmes si je, auteur, ne changeait pas aussitôt mes manières de faire, de ramasser nos cliques et nos claques, de fourrer nos affaires dans une valise, bref de plier bagage.
Ainsi pris en écharpe par la belle, moi narrateur et moi auteur, je dois vous avouer que je me perdis en d'intenses réflexions pour arriver à concilier toutes ces exigences, et celles de notre vénérée Popins, à tel point que ma pauvre cervelle fut bien proche de devenir incandescente et que je crains que se sublimant elle ne finisse par n'être plus qu'un léger mélange gazeux s'élevant vers le ciel.
C'est si peu dire que j'hésitais sur la conduite à tenir, devais-je m'enfuir, partir en voyage, me cacher dans la foule, continuer à produire au rythme des contraintes, écrire au ralenti ou alors tenter d'emballer mon pseudo-talent littéraire ?
 
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vendredi 9 mars 2018

Écriture contrainte soixante huitième jour

Contrainte: amour, fête, joie, quarante, écrire, espoir, vie, futur, plaisir

Je n'évoquerai pas les bonheurs de l'amour
Mais plutôt la fête, pour son aspect glamour.
Le souhait de faire pour le sexe la fête
Pour obtenir la joie de cette envie parfaite.
Nous atteindrons ainsi, et l'extase et la joie,
En plus de quarante, non comme des bourgeois,
Minutes ludiques, et bien plus de quarante
Que l'on peut écrire, période troublante,
Superbes minutes consacrées à écrire
De l'extase l'espoir, faisant ainsi fleurir
Mille désirs, envies, créant ainsi l'espoir
Bien ancré dans la vie, de jouir sans déchoir.
Nous pourrons nous créer, de luxure une vie
Pour un joli futur au désir asservi.
Cela nous le voulons, non pas dans le futur
Ce monde de plaisir, mais là dans la nature.
Et nous construire ainsi un infini plaisir
Et des jeux de l'amour jouir tout à loisir.

 
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jeudi 8 mars 2018

Écriture contrainte soixante septième jour

Contrainte: repassage, foyer, dîner, épanouie, canapé, lit, maquillage, sourire, tenue.

Depuis le premier janvier, premier jour de ce superbe jeu que nous devons à la charmante Popins que je ne remercierai jamais assez, je me suis efforcé de jouer avec les mots, les contraintes en poussant le masochisme à rajouter des contraintes à mon écriture, et tout cela en essayant de garder un ton léger. Mais aujourd'hui, je ne suis pas certain d'être léger dans mes propos, le huit mars n'est pas un sujet qui m'incite à badiner, le huit mars n'étant pas la journée de la femme mais la journée internationale des droits des femmes.
Après ces quelques précautions oratoires, libre à vous d'arrêter là la lecture de ce texte.
L'esprit du huit mars n'est de proposer à sa femme, sa compagne, sa maîtresse de sortir du foyer familial, de lui proposer un dîner en ville. Il ne s'agit nullement de lui offrir des fleurs pour la faire sourire et la voir épanouie, heureuse, en espérant en rentrant du restaurant la culbuter sur le canapé ou plus confortablement sur le lit. Certains espéreront pouvoir ainsi la baiser à en faire couler son maquillage et que d'un sourire elle se sentira tenue de les remercier, même si quatre-vingt-quinze fois sur cent la femme s'emmerde en baisant…

 
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mercredi 7 mars 2018

Écriture contrainte soixante sixième jour

Contrainte : Cadavre exquis de l’oulimotie, une phrase de neuf mots, libre de thème.Le Dictionnaire abrégé du surréalisme donne du cadavre exquis la définition suivante : « jeu qui consiste à faire composer une phrase, ou un dessin, par plusieurs personnes sans qu’aucune d’elles ne puisse tenir compte de la collaboration ou des collaborations précédentes. »  Source Wikipédia
 
Le cadavre exquis de l’oulimotie :

Tout me semblait si étrange, j’écoutais d’une oreille attentive. Merveilleuse cette histoire lubrique enflamme furieusement nos imaginations débridées, Envahie par les plaisirs qu’il me donne je jouis. Mais pourquoi toujours tirer le diable par la queue ? L’histoire est sans queue ni tête, juste un cadavre. Le sourire d’une femme efface tous les doutes. Privé de ses pouvoirs magiques, il était totalement inoffensif. Tu m’entraînes alors dans un grand huit émotionnel. Pour le moment, dépêche-toi, on a du boulot ! Ses doigts glissent en rythme sur sa belle longueur. Rien ne vaut la jouissance sous tes mains audacieuses. Nos mots comme autant de mélanges de nos ivresses. Et pourtant, son odeur suave fascine, sans aucun compromis. Sans tain, ton regard dans l’abîme de nos profondeurs, posant son index sur ses lèvres, le regard pervers, triste canard claqué claudiquant à l’ombre du marronnier. Elle faisait de ses silences des promesses bien alléchantes. Vous voilà, vainement vêtue vilaine voisine, vos valises vidées. Mais franchement, cette position n’a ni queue ni tête. Tes doigts forcent le passage et commencent l’affinement. Neuf, le jean râpe sa peau, voilà, ça dérape. Quand le désir engendre le désir je suis désire. Elle aime les petits matins et les longues soirées. C’était son voyage initiatique, grimper seul le Mont Fuji. Je suis moi, si cela vous déplaît, oubliez moi. Edmond, mon dos ne se massera pas tout seul. Il est parti chercher sa jambe de bois … hier. Elle glisse lentement à ses pieds, le regard implorant. Une mauvaise bruine, lui avait donné cet air farouche. La nuit, les mots s’évadent des livres ouverts. De palpitation en admiration, sans tergiversation agit la passion. J’étais découvert, à nu et elle en abusa. Allez viens ! Prends-moi la main et partons rêver.

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Liante : Tout me semblait si étrange, j’écoutais d’une oreille attentive
Joueur Parisien : Merveilleuse cette histoire lubrique enflamme furieusement nos imaginations débridées
Airelle :  Envahie par les plaisirs qu’il me donne je jouis
Pidgy : Mais pourquoi toujours tirer le diable par la queue ?
Domino : L’histoire est sans queue ni tête, juste un cadavre.
Jarl : Le sourire d’une femme efface tous les doutes.
Nicolas Verville : Privé de ses pouvoirs magiques, il était totalement inoffensif.
Faffwah : Tu m’entraînes alors dans un grand huit émotionnel.
Alexandre : Pour le moment, dépêche-toi, on a du boulot !
Ragnarr : Ses doigts glissent en rythme sur sa belle longueur.
La Ligne Douce : Rien ne vaut la jouissance sous tes mains audacieuses.
 ‘vy : Nos mots comme autant de mélanges de nos ivresses.
De La Vega : Et pourtant, son odeur suave fascine, sans aucun compromis.
Alavie : Sans tain, ton regard dans l’abîme de nos profondeurs.
Ryline : posant son index sur ses lèvres, le regard pervers,
Un vieux cochon andropausé : triste canard claqué claudiquant à l’ombre du marronnier
KeKanaka : Elle faisait de ses silences des promesses bien alléchantes
Un Mâle Des Mots : Vous voilà, vainement vêtue vilaine voisine, vos valises vidées.
Sur Mon Fil : Mais franchement, cette position n’a ni queue ni tête.
Fellacia : tes doigts forcent le passage et commencent l’affinement
Brice : Neuf, le jean râpe sa peau, voilà, ça dérape.
Loetilibellule : Quand le désir engendre le désir je suis désire.
Olivier O. : Elle aime les petits matins et les longues soirées.
Gérald : C’était son voyage initiatique, grimper seul le Mont Fuji.
Ju en 12 : Je suis moi, si cela vous déplaît, oubliez moi.
Camille Sorel : Edmond, mon dos ne se massera pas tout seul.
Iotop : Il est parti chercher sa jambe de bois … hier
Eshi : Elle glisse lentement à ses pieds, le regard implorant.
Von Vaubert : Une mauvaise bruine, lui avait donné cet air farouche.
Ssslll2 : La nuit, les mots s’évadent des livres ouverts.
Des mots et désirs : De palpitation en admiration, sans tergiversation agit la passion.
EtSiOnSEnAllait : J’étais découvert, à nu et elle en abusa. Popins : Allez viens ! Prends-moi la main et partons rêver.
 
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mardi 6 mars 2018

Écriture contrainte soixante cinquième jour

Contrainte: Prostate, tronçonneuse, esquimau, indigo, collier, aurore, souffle, littoral, castor
 
Elle enfila ses doigts, me massant la prostate,
Mais nous ne jouâmes de la tronçonneuse.
Puis assis dégustant un esquimau
Sur un canapé bleu indigo,
Elle portait un beau collier.
Et nous espérions à l'aurore
Que l'identité de l'auteur, on nous souffle,
Des neuf mots qui ce soir, près du littoral,
M'ont conduit à écrire des vers de castor.

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lundi 5 mars 2018

Écriture contrainte soixante quatrième jour

Contrainte: batchata cambrer  tourner choix dominer corps main abandon transpirer

Dans une folle batchata
Suivant tes desiderata
Je veux danser et me cambrer,
Pour toi faire mon vibrer
Au rythme de tes mots tourner
Puis devant toi me prosterner.
A tes envies selon ton choix
Je te serai tout à la fois
Belle soumise à dominer
Et lascive vahiné.
Je m'abandonne âme et corps
Volontiers, non à mon corps
Défendant. Pose ma main
Sur moi sans attendre à demain,
Intégral est, mon abandon
De tout de moi je te fais don.
Pour ainsi faire transpirer
Mon désir en cette soirée.

 
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Sonnet impudique pour l’évanescente

Elle semble être l'innocence incarnée
Sa tenue est toujours terriblement décente
Simple et sage à la fois, mais aussi ravissante
Nulle touche sexy ne se peut discerner.

À la croire ainsi pour toute la journée
Dans sa sobre tenue, beauté évanescente
Vous pensez chez elle toute luxure absente,
Imaginant cela vous seriez berné.

Si elle se penche, un beau décolleté
Encore plus profond que vous pouvez souhaiter
Mettant à nu ses seins si beaux elle vous montre

Mais elle porte aussi pour vous faire triquer
Des bas et dentelles. Vous allez forniquer
Et ainsi terminer cette belle rencontre.

 
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dimanche 4 mars 2018

Sonnet impudique pour une amie particulière

Sans aucun doute elle est d'une beauté certaine,
Mais surtout elle sait si bien mettre en valeur
Son corps si séduisant pareil à une fleur
Qu'avec elle on voudrait courir la prétentaine.

Son allure racée pourrait sembler hautaine
A un malotru qui, loin d'être cajoleur
S'en approcherait tel un falot hâbleur
Pour la voir aussitôt, au loin partir hautaine.

Moi qui aie eu la joie, de cette belle dame
Devenir un ami, même à risquer le dam
Je dois vous avouer vraiment la désirer.

Elle éveille un désir et une envie subite
Dès que je l'aperçois et aussitôt ma bite
Durcie de désir, je voudrais lui fourrer.

 
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Écriture contrainte soixante troisième jour

Contrainte: brûlure, arabesques, archet, gammes, scalpel, stigmates cravache complice baguette.

Elle me confia ressentir la brulure
Sur mon cul, sur mon dos,  du fouet en arabesque
Est vraie jouissance. Jouant tel un archet
Sur mon corps violon,  de somptueuses gammes,
Puis avec adresse ainsi que d'un scalpel
Sur ma peau offerte il trace les stigmates
De sulfureux plaisirs du bout de sa cravache.
Jouez ainsi de moi et soyez mon complice
Je serai soumise, menée à la baguette.
 
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samedi 3 mars 2018

Écriture contrainte soixante deuxième jour

Contrainte: sens, sang, sans, cent, décent, absent, pourcent, récent ressent. (masculin ou féminin les adjectifs, cela va de soi)

Sans pourcent d'absent, cent texans vont dansant glaçant le sang. Passant décent, il sent l'encens persan récent, le ressent en ses sens sous-jacents. Ce sens naissant sent le sang absent.

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vendredi 2 mars 2018

Pour une jouissive muse

Ô muse de mes jours, ô muse de mes nuits
Vous inspirez mes mots et vous peuplez mes rêves
Vous êtes si belle, je pense à vous sans trêve
Avec un vif plaisir et sans aucun ennui.

Jolie fleur de désir, tendre belle-de-nuit
Rarement je vous croise, vous vision trop brève
Que je désirerais rencontrer sur la grève
Sous la lune pleine pour un bain de minuit.

Ainsi vous regarder votre corps dévêtir
Je voudrais, puis vous voir contre moi vous blottir.
Dans votre nudité d'une belle indécence

Et je pourrais, vous confier sans biaiser
En contemplant vos yeux que  je veux vous baiser
Pour accéder à la plus belle jouissance.

 
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Sonnet impudique pour une féline

Troublante vous êtes, jolie mademoiselle.
Aussi je n'oserais, tracer votre portrait.
Pourtant je chanterai, de votre sein l'attrait
Joliment rehaussé  d'un bijou avec zèle.

Pouvez-vous concevoir, à votre vue oiselle
Qu'en moi vous suscitez un trouble non abstrait,
Qui croît quand s'ajoute à ce charmant portrait
Une langue effleurant votre sein de gazelle.

Puis sur vous je vois les mains de votre amant
Qui, emplit de désir vous baise rudement,
Vous prend en levrette, vous enfile sa poutre.

Alors vous regardant baisée si ardemment
Je bande et me branle, et très rapidement
D'un jet vous adresse mes vers et mon foutre.

 
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Écriture contrainte soixante unième jour

Contrainte Carabistouille, fredaine, Ducasse, fricadelle, Quinquin, Berloque, Waterzoï, Terril, canal

Sans carabistouille je lui contai une fredaine lors d'une ducasse, je vis une belle dégustant une fricadelle, la sono jouait le p'tit Quiquin, au loin un clairon sonnait la berloque, elle me sourit, délaissant mon waterzoï, je partis avec elle, derrière le terril, au bord du canal, en un instant plus court que ce billet nous baisâmes ardemment.

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jeudi 1 mars 2018

Écriture contrainte soixantième jour

Contrainte : lac, lion, avion, fesse, ciel, jungle, plage, lèvre, mer

Je peux enfin reprendre, jusqu'à la prochaine cruellement jouissive contrainte de Popins qui me détournera de mes frasques, le fil de mon récit quelque peu perdu de vue depuis plus de dix jours. Je marchais donc avec ma belle complice, nous venions de quitter le bord non pas du lac mais de l'océan.
Je vous rappelle que, malgré contraintes, interruptions et digressions, j'essaye de maintenir une cohérence dans cette histoire, nous n'allons pas croiser un lion au détour d'un chemin mais peut-être quelque belle féline. Là aussi, encore un rappel, nous n'avons nul besoin d'un avion, il suffit qu'elle dévoile ses fesses et que nous en jouions, pour atteindre le septième ciel, mais il ne nous déplaît d'associer à nos plaisirs quelque·s partenaire·s. Nous aimons ce moment où les enchevêtrements de corps ont des allures de jungle sensuelle et sauvage, ces moments où une plage infinie de plaisirs s'offre, où l'on ne sait plus que corps l'on caresse, quelle lèvre nous caresse, et où l'on se laisse porter sur une mer de jouissance.

 
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