- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


dimanche 4 janvier 2026

Bout de l'an

26 décembre

 Pour arriver au bout de l’an

Quelques tercets affriolants

Pour créer un désir brulant. 

 

27 décembre

Debout et sur un rythme lent

Qui pourrait sembler nonchalant

Il la pénètre plein d'allant

 

28 décembre

Ce soir est venu son galant 

Qui la caresse, jubilant

Sur un tempo ensorcelant 

 

29 décembre

Grace à ses mots avec talent

Qui vont joliment déroulant

Il va, la belle emballant.

 

30 décembre

Un mobilier brinquebalant,

Un grand lit carrément branlant,

Un enlacement oscillant.

 

31 décembre 

Le bout de l’an s’en est allant

Le tapis déroulant

Au nouvel an

jeudi 1 janvier 2026

Vœux et résolutions.

Je vais donc une fois encore céder à la tradition.

Je vous souhaite une excellente année 2026, joie, bonheur, santé, et aussi beaucoup de plaisir. Faites-vous plaisir en faisant une activité physique et sportive, en allant voir des expositions, en allant au cinéma, en cuisinant, en mangeant, mais pas n’importe quoi, en écoutant de la musique, en jouant de la musique, mais pensez aux voisins, en regardant la télé, mais pas n’importe quoi, en lisant, en écrivant, en vous envoyant en l’air entre adultes consentants, avec qui vous voulez, et comme vous voulez. Bref, profitez pleinement de cette année 2026.

Au-delà des vœux, le début de l’année est l’occasion de prendre des résolutions, présumées bonnes, que l’on tiendra, ou non. Pour faire durer le plaisir, la publication de ces résolutions va durer tout le mois, les jours impairs, pour éviter tout impair. Les tiendrai-je?

dimanche 28 décembre 2025

Deux mois après

J’en conviens, le titre a moins d’allure que vingt ans après. Mais, je n’ai pas vocation à devenir un nouvel Alexandre Dumas, et je ne parle que de moi et non pas de quelque illustre cadet de Gascogne venu à Paris. Je suis cependant venu moi aussi à Paris, de mon Sud-Ouest, mais je n’ai perdu en route nulle lettre de recommandation et mes faits et gestes n’ont pas, c’est le moins que l’on puisse dire, défrayé la chronique.

Donc, après cette longue et insupportable digression qui fait que j’ai déjà perdu les quelques personnes qui s’étaient égarées sur mon blog, cela fait deux mois que je suis de retour, sur Twitter et sur mon blog.

Qu’en dire? J’étais revenu plein d’enthousiasme, avec quelques projets en tête. Ils se sont quelque peu enlisés, mais cela n’a suscité aucune réaction, l’on peut donc le considérer comme quantité négligeable.

Concernant le côté social des réseaux dits sociaux, il y a eu, de mon côté, peu de changements. J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir quelques personnes, j’en ai rencontré, virtuellement je précise, quelques autres avec tout autant de plaisir.

Quelque part rien ne change, l’année se termine sans surprise.

Demain? Que ferais-je demain, que ferai-je en 2026? Prendrais-je des résolutions, que je ne tiendrai pas?

Je ne sais.

mercredi 24 décembre 2025

Calendrier de l’avent 2025

1er décembre

Comment écrirais-je la force du désir

Pour cette princesse troublante

Et terriblement captivante

Donc le si beau regard est toujours un plaisir.

 

2 décembre

Ô combien j’ai rêvé, d’un moment avec Elle,

Et là, plongé dans son regard

Troublé, conquis, puis plein d’égards

Submergé de désir, culbuter cette belle

 

3 décembre

Au plus noir de la nuit, souvent, je pense à elle

Allongée dans son trop grand lit

Et rêvant d’un si doux délit

 Sobrement dévêtue par un rien de dentelle

 

4 décembre

Claquant ses talons hauts, dans la rue, elle marche

Un coup de vent montre ses bas

 À cette vue rêvant d’ébats

Des regards la suivent, souriante elle marche.

 

5 décembre

Se caressant des yeux, assis au restaurant

Eperdus dans leur face à face

Se désirant sans volteface

S’effleurant de leurs mots, tous deux se dévorant

 

6 décembre

Inclinée en avant, par un beau soir d’été

Largement elle lui dévoile

Ses seins somptueux sans nul voile.

Il sourit, son regard dans ce décolleté

 

7 décembre

Une robe noire, et elle est fascinante,

Mais elle l’a vite ôtée,

Presque nue, de toute beauté,

Sourire aux lèvres, splendide et indécente.

 

8 décembre

Elle ne marche pas, féline, elle danse

Ondulant sur ses talons hauts.

Dans son cerveau c’est le chaos

Et il la contemple avec grande impudence.

 

9 décembre

Assis en terrasse, j’attends paisiblement,

Soudain elle est là, fascinante

Je la contemple, si troublante

Et je la désire, lui dis-je ?, ardemment.

 

10 décembre

Du bout de la langue, lentement, longuement,

Pour découvrir, sur cette la table,

Enfin son goût inoubliable,

Dont il se délecte là langoureusement.

 

11 décembre

Sentir sur ma langue la saveur de sa peau

Découvrir sa douceur intense,

La déguster avec constance,

La caresser ainsi, sans fin et sans repos.

 

12 décembre

Mais vous n’êtes pas là, j’en ai quelque amertume,

J’avais rêvé mille plaisirs.

Mais soudain renait le désir

Quand j’entends vos talons claquer sur le bitume.

 

13 décembre

Au sol, un petit pull, une jupe froissée,

La peau épuisée de caresses,

Intensité, douceur, tendresse,

Éperdues de plaisir, toutes deux enlacées.

 

14 décembre

Elle lui prodigue de très longues caresses

D’une si douce intensité

Allant vers sa rigidité

Qu’il ne peut que vouloir saillir cette bougresse.

 

15 décembre

Dans un enlacement d’une intense chaleur

Leur langue, leur bouche, sans cesse

Perdues en de douces caresses.

Faudrait-il un nombre pour dire leur bonheur ?

 

16 décembre

Nue, son corps emporté dans sa douce folie

Glissant sur elle avec adresse

Sa main intensément caresse.

Elle se fait jouir, seule dans son grand lit.

 

17 décembre

Et je rêve d’elle, du soir jusqu’au matin

De fous désirs elle génère

Incandescent imaginaire

Comment oublierais-je ma sublime catin.

 

18 décembre

Une jupe fendue offrant à voir ses bas

Et sa peau nue quand elle bouge

Des talons hauts, semelle rouge

Et il rêve d’elle en d’intenses ébats.

 

19 décembre

Alanguie sur son lit, là je la découvris

A moitié nue, bouche entr’ouverte

Me regardant, belle et offerte,

Un désir vers elle, tendit raide mon vit.

 

20 décembre

Une guêpière, des bas, des Louboutin

Dans une posture indécente

Elle est ainsi éblouissante

Elle devient alors sa petite catin

 

21 décembre

Vêtue de ses bas noirs comme seule parure

Là à genoux sur le tapis

Elle gémit sans nul répit

Offrant à son regard sa superbe cambrure.

 

22 décembre

Il est tellement doux, faut-il le confesser

De voir chez lui ce trouble naitre

Et cette envie de se soumettre

Il n’a donc qu’une envie, vite le caresser.

 

23 décembre

Elle danse et son cul langoureusement bouge

Ressentant un désir certain

Vêtue de ses seuls escarpins,

Abandonnée à lui, nue au pied du sapin

 

24 décembre

Ce calendrier de l’avent

Se termine, babiole

Qui là s’envole

Au vent

 

lundi 8 décembre 2025

Sexe et utopie

Une humeur du jour, pour celles et ceux qui me suivraient avec une certaine régularité, plus joyeuse ou moins sinistre que la précédente. Je suis plongé dans la lecture d’un livre, qui donne son titre à ce billet, Sexe et utopie pour une sexualité radicale de Patrick Califia, un livre dont je ne saurais que trop vous recommander la lecture.

Patrick Califia consacre une partie de l’introduction à une liste de « quarante-deux choses que vous pouvez faire pour rendre l’avenir du sexe sans risque. » Je ne vais pour vous citer toute la liste, simplement quelques-unes que j’apprécie particulièrement :

trouvez un nouveau fantasme,

n’ayez pas honte, ne vous laissez pas envahir par la peur,

enlevez vos œillères,

masturbez-vous en prenant votre temps,

et surtout, j’ai gardé ma préférée pour la fin, faire de l’art sur les impressions que procure le sexe.

 

Et je sais que cela parlera à certain·es.

mardi 2 décembre 2025

Sombre humeur

Il me parait indispensable de précéder ce billet d’un avertissement destiné à celles et ceux qui, par erreur, seraient arrivés ici et s’apprêteraient à me lire. Ce texte n’est pas un texte érotique, il n’a aucune prétention esthétique, et n’a guère plus d’intérêt.

Après une longue absence, passée inaperçue, j’ai fait mon retour sur Twitter et, dans le même temps j’ai recommencé à publier et à écrire, à publier un texte sur lequel j’avais travaillé et à écrire de nouveaux textes.

J’étais revenu avec quelques projets d’écriture en tête, et espérant retrouver quelques personnes avec lesquelles j’avais déjà échangé. Et j’ai effectivement retrouvé quelques personnes que j’apprécie et découvert aussi quelques personnes fort agréables.

Et puis, tout est petit à petit redevenu comme avant, mes textes sont peu lus, et de moins en moins lus, les interactions sont rares. Je ne sais pas au fond si j’attendais quelque chose, autre chose en revenant, mais ce qui est certain c’est que je ne modifierai pas ma bio sur mon compte Twitter, je suis et reste désabusé, profondément désabusé.

Pour conclure, pour le cas où quelque lecteur ou lectrice ait poursuivi sa lecture jusqu’ici, je vous précise que je n’en veux à personne, et que j’ai rencontré, ou plus exactement échangé avec de très belles personnes ici, des personnes que j’apprécie. Peut-être ne suis-je pas adapté à ce monde-là ?

vendredi 28 novembre 2025

Déclaration d’ ?

Ce texte, vous ne l’avez surement pas remarqué, est classé dans la catégorie Humeur du jour. Il est donc fort logiquement dû à mon humeur d’aujourd’hui, et pour être plus précis d’aujourd’hui avant la nuit, la nuit étant alors entendue comme le moment où l’on, en l’occurrence moi, dort. Si vous avez suivi jusque-là, vous avez compris que j’évoque là mon humeur tard dans la nuit. Et vous avez bien compris.

Donc c’est une histoire de déclaration issue du milieu de la nuit, je rentrais d’une soirée avec de vieux amis, je marchais, il faisait froid, quelques messages échangés sur les réseaux sociaux et l’envie, ou plutôt le besoin, de dire à une personne que je tenais à elle. Mais quelle est cette déclaration-là?

Une déclaration d’amour, non, ce n’est pas le sujet et je ne vais pas m’agenouiller devant elle pour lui déclarer ma flamme, d’une part avec mon arthrose, je ne suis jamais certain de pouvoir me relever, d’autre part, si je devais m’agenouiller devant elle ce serait pour d’autres activités.

Une déclaration d’amitié, cela fait pompeux, de plus, comme le chantait Henri Tachan «Entre l’amour et l’amitié/Il n’y a qu’un lit de différence/Un simple pageot un pucier/où deux animaux se dépensent.» Certes n’est pas forcément dans un lit, mais à mon âge on commence à apprécier son petit confort.

Reste donc une déclaration à trouver, ou à construire pour lui dire simplement avec toi je me sens bien, dans nos échanges il n’y a jamais de jugement de valeur, jamais de points de vue surplombants, quelque soient les sujets que l’on peut aborder. Je me sens bien avec toi, tout simplement, tu crées un espace apaisé. Et même si je ne trouve pas toujours les mots que le voudrais, merci pour cela.

mardi 25 novembre 2025

Itinéraire d'un débauché. I - 6

— J’aime te l’entendre raconter, intervint Tina, souriante, radieuse. Et, dis-moi, avec ton accent, tu n’es pas parisien, cela fait longtemps que tu es en région parisienne?

—  En effet, je suis toulousain, et si je suis en région parisienne depuis longtemps, j’ai vécu plus longtemps ici que là-bas, je suis quelque peu chauvin en ce qui concerne le Stade, le stade toulousain. J’avais environ 25 ans que j’ai quitté Toulouse.

C’était aussi trépidant quand tu étais dans le Sud-ouest?

— Tu me fais sourire, et oui, elle était plus calme, plus classique en tout cas. Il ne faut pas oublier non plus que je suis arrivé à Paris au moment où l’usage du Minitel explose avec les messageries instantanées. D’autre part, j’ai eu la chance de faire quelques rencontres intéressantes.

— Intéressantes? J’imagine. Raconte!

— Par où commencer? Je vais donc me jeter à l’eau. Je travaillais à cette période là dans le quartier des Halles. Un matin, j’étais parti travailler de bonne heure. Il faisait beau, le début de l’été et j’étais sorti du métro à Rambuteau. C’est alors que je l’ai aperçue, grande, de l’allure, donnant plutôt l’impression d’une fin de soirée que d’un début de journée, et visiblement légèrement éméchée.

Je la croisai, tentation matinale. Mais je poursuivis, quand même, vers le bureau et aperçu derrière elle un homme qui la suivait. C’est alors que je me dis que, décidément, il ne la méritait pas, je fis demi-tour, doublai celui qui la suivait, la rattrapai et l’abordai pour être précis devant la librairie Marissal Blühe, qui n’existe plus aujourd’hui. Je n’avais pas eu le temps de me demander ce que je pourrais lui dire et lui dis donc simplement qu’elle était trop bien pour se promener seule ainsi et qu’elle allait se faire draguer par n’importe qui.

Sa réponse claqua «Et vous, vous n’êtes pas n’importe qui?» Je ne puis lui répondre que «Non, vous n’aviez pas remarqué?». Et j’eus le bonheur d’un immense éclat de rire…

Nous avons échangé quelques banalités, et sommes allés boire un café à l'angle des rues Beaubourg et Rambuteau.  C'est là que la discussion est devenue plus intéressante. Elle m’a parlé de sa soirée, sa longue soirée qu'elle finissait à peine, regrettant, ajoutait-elle, de rentrer seule, n'ayant trouvé de partenaire intéressant, ou intéressante, précisa-t-elle, à se mettre sous la dent ou sous la langue… Et plus elle racontait, plus les quelques effleurements furtifs sous la table se transformaient en caresses appuyées.

Elle était fatiguée de sa nuit blanche et voulait rentrer dormir, je lui proposai de la raccompagner, et j'eus encore le plaisir de son rire. Nous prîmes alors un taxi, blottie contre moi, elle ronronnait, ma main de son épaule glissa sur son sein.

Arrivés chez elle, sitôt la porte fermée, elle m’attira, me tira vers un canapé, sur lequel elle se laisse tomber, troussant sa robe sur ses hanches, cuisses ouvertes, un string, je me retrouvais le visage entre ses cuisses la dégustant, dégustant son plaisir qui coulait sur ma bouche. Après avoir joui, et toujours à moitié vêtue, elle prépara un café, que nous bûmes debout, regardant la vue de la fenêtre de la cuisine.

Enfin au début, assez rapidement, elle accentua sa cambrure, tendant son cul que je m’empressai de caresser, d’embrasser, de claquer, elle gémissait de plus en plus fort des « encore » « continue », je ne pouvais qu’obtempérer à de telles invitations, je claquais encore son cul, le caressais de ma langue. Puis, je posais doucement mon gland entre ses fesses, la tenant pas les hanches, m’enfonçait dans son cul, ses gémissements gagnaient en volume sonore, mes va-et-vient s’intensifièrent, ses gémissements devinrent un long hululement de plaisir, et nous avons joui ainsi tous deux.

Et, je suis arrivé en retard au bureau.