- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


dimanche 17 janvier 2021

Trente-quatrième jour du deuxième couvre-feu

La neige n'a pas duré, et tout est redevenu comme avant, la féerie s'est envolée au rythme de la fonte, et la journée fut des plus banales. Si vous vous posiez la question, j'ai passé la journée plongé dans les livres. Si je n'étais pas certain que la culture et la lubricité de certains d'entre vous sont sans limites, j'écrirais volontiers avoir passé la journée quasi entière à bouquiner. Pour les autres, celles et ceux dont la lubricité a quelques limites, je préciserai que le mot bouquiner fait partie de ces délicieux mots polysémiques. Sans aucun doute, vous connaissez le sens le plus commun, rechercher les vieux livres aux étalages des libraires ou des bouquinistes, lire de vieux livres, aimer à lire ; lire. Mais peut-être ignorez-vous l'autre sens, couvrir la femelle en parlant de certains animaux, lièvre, lapin, bouc, etc. Vous comprendrez donc pourquoi j'hésite à dire avoir bouquiner et passez ainsi pour un vieux bouc lubrique !


samedi 16 janvier 2021

Trente-troisième jour du deuxième couvre-feu

Ce samedi est donc le premier jour de passage du couvre-feu à dix-huit heures, je dois vous avouer que cela n'a guère modifié mes activités quotidiennes. La seule différence, pour le moins notable, est que ma balade eut lieu aujourd'hui sous la neige qui offre une vision différente du paysage de mes trajets quotidiens. Par contre, il faut avouer qu'avec ces conditions climatiques entre les tenues adaptées au froid et les masques l'on ne devine plus grand-chose des silhouettes que l'on croise. A priori pas de quoi stimuler l'imaginaire à moins que ce ne soit le contraire. En effet, entre la vue limitée par les chutes de neige et les corps cachés par les vêtements, tout est envisageable et l'imagination peut s'enflammer. Encore un peu et l'on se verrait dans le rôle du docteur Jivago et l'on s'attendrait à voir apparaître un train tiré dans la plaine par une locomotive à vapeur, ou bien à entendre les clochettes d'un traîneau lancé à vive allure. De quoi terminer la balade la tête dans les étoiles.

vendredi 15 janvier 2021

Trente-deuxième jour du deuxième couvre-feu

Alors que je devrais écrire le trois cent quatrième billet relatif aux confinements et autres mesures diverses et variées, je n'ai aucune idée concernant le thème à traiter. Pour être plus précis, je n'ai plus aucune idée, en effet, cet après-midi, et je m'en souviens très bien j'avais une idée, une idée lumineuse, pertinente, séduisante, originale, fascinante, seyante, singulière, judicieuse, truculente, captivante. Mais, si je me souviens très bien avoir eu cette idée, je n'ai plus la moindre idée du thème que j'avais trouvé.
Que faire dans un cas pareil ? Abandonner, renoncer, pour la première fois, à la publication de mon billet ? Comment pourrais-je faire cela, comment pourrais-je abandonner mes nombreux lecteurs et mes nombreuses lectrices, enfin les quelques rares personnes qui me lisent, comment pourrais-je renoncer après tous ces jours, tous ces billets ?
Alors il ne me resta qu'une seule solution, vous dire mon désarroi.


jeudi 14 janvier 2021

Écriture contrainte, quatrième année, deuxième semaine

Contrainte chat, jouet, chinois, retard, rose, espace, enceinte, punition, main

Maintenir chaque chose en place avec ce caht était une gageure, il considérait tout objet comme son jeuot et n'avait qu'un seul objectif tout chambouler que ce soit à la cuisine, casseroles, poêles, passoire, conihis, ou dans le jardin entre tulipe et rsoe, il s'appropriait chaque ecpase qui devenait aussitôt son ecinnete entièrement chambardée, il ne craignait nulle pitunoin pour le désordre et était certain que la mian ne se tendrait vers lui que pour des caresses.


Trente-unième jour du deuxième couvre-feu

Et même les cinq à sept ne sont plus désormais possibles, mais notons l'aspect positif, les siestes crapuleuses sont toujours autorisées. Les mauvais esprits, ou les mauvaises langues feront remarquer que les éjaculateurs précoces ont encore largement le temps d'un cinq à sept en cinq sec, je leur objecterai que si ledit éjaculateur précoce est aussi un gentleman à n'en pas douter il a développé d'autres aptitudes et est devenu a minima une bonne langue et qu'il lui faudra donc un peu plus de temps que les sept minutes, douche comprise. Et ainsi l'on revient donc au point de départ, en effet, les raisons de se réjouir sont en effet pour le moins limitées et c'est bien la seule que j'ai pu trouver aujourd'hui en écoutant la conférence de presse. Je concluais hier en vous indiquant que j'allais me noyer dans la lecture, et je pense que cela pourrait devenir mon activité principale pour les jours à venir, pour éviter les crampes au poignet.


mercredi 13 janvier 2021

Trentième jour du deuxième couvre-feu

Encore une journée, une journée à attendre, à attendre demain, à attendre les prochaines annonces. Nous saurons donc demain quelle sera la suite, mais ce n'est pas là le sujet du jour, je vous l'ai déjà dit, j'ai décidé de rester léger et donc de ne nullement spéculer sur ce que seront les mesures applicables dans les jours à venir.
J'ai donc passé ma journée à lire, et à essayer d'écrire, sans grand résultat, ma citation du jour habituellement publiée le matin ne fut terminée qu'en début de soirée quant à mon billet du jour, je peine encore à le boucler à une heure avancée, même si j'ai déjà publié bien plus tard encore. Et je n'ose évoquer mes travaux de rédaction de nouvelles, travaux qui n'avancent hélas que trop lentement, que trop laborieusement. Mais, je ne désespère pas, enfin pas totalement, et je finirai, un jour, bientôt.
Mais pour ce soir, je vais me noyer dans la lecture.


Citation du mercredi

Combien de fois ai-je évoqué les difficultés à trouver des mots adéquats pour dire, pour écrire serait peut-être plus exact, la beauté, la séduction d'une femme. Je parle là cette séduction qui vous vrille l'âme, qui vous bouleverse, qui vous enflamme, et même pour cela mes mots sont faibles lorsque je me remémore les merveilles écrites par Racine:
"Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue;
Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler;
Je sentis tout mon corps et transir et brûler"
Mais je digresse à nouveau et m'éloigne de mon sujet. Non seulement ma prose n'est pas apte à traduire cette séduction, mais de plus je trouve régulièrement de magnifiques formules, telle celle-ci "Une grande fille maquillée. Les yeux cernés de bleu. Les lèvres rouges. Elle avait le regard alerte. Une femme superbement vulgaire. Vètue de rien. Une fille du diable. En nippes mais rayonnantes. C'était elle que je voulais. "

mardi 12 janvier 2021

Vingt-neuvième jour du deuxième couvre-feu

Trois cents jours, c'est par ces mots que je commençais mon billet d'hier, sept mille deux cents heures, quatre cent trente-deux mille secondes, vingt-cinq millions neuf cent vingt mille secondes à attendre, à espérer des jours meilleurs mais aussi des nuits meilleures. Le temps s'est écoulé au ralenti, le moral étant en berne, dans l'incertitude totale du lendemain. Mais l'on peut toujours rêver, ou du moins essayer de rêver à un monde d'après, un monde qui en aura enfin fini avec le coronavirus SARS-CoV-2, un monde où l'on pourra enfin sortir, se balader dans les rues, ou dans les campagnes et forêts, où l'on pourra aller boire un verre, voire plusieurs verres, aller au restaurant, danser, chanter, draguer et se prendre au passage quelques râteaux, s'envoyer en l'air, baiser à deux, trois, quatre ou plus, partouzer, jouer quels que soient les jeux, BDSM ou vanille, enculer, se faire enculer, lécher, sucer, en un mot, et avec votre ou vos partenaires jouir intensément !