- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


dimanche 23 janvier 2022

#7PechesCapitaux

Sept textes pour sept péchés capitaux, suite à une initiative invitant à produire sept photos pour illustrer les sept péchés capitaux, n'ayant nul talent pour la photo j'ai donc écrit sept textes regroupés ici.

Lundi Avarice
Aurore était une femme qui avait beaucoup de charme, un charme tel que l'on savait que l'on lui répondrait positivement avant même qu'elle ait formulé sa question, une femme qui assumait sa sexualité et la vivait avec allégresse.
Mais il faut vous dire la vérité, sous son allure enjouée, elle cachait un noir secret, elle était d'une avarice extrême, elle n'aurait jamais partagé, prêté le moindre jouet, godemiché, vibromasseur, plug ou autre et pourtant elle possédait une superbe collection.

Mardi Colère
Colas sortit du métro d'un pas rapide et décidé vers un rendez-vous avec une belle inconnue avec laquelle il échangeait depuis des semaines et enfin le grand jour était arrivé. Elle l'attendait pour boire un verre et bien plus sans aucun doute
Pour l'appeler il attrapa son smartphone, il le vit, il rougit, il pâlit à sa vue ; la batterie était déchargée. Le sourire disparut aussitôt de son visage, il entre dans une colère noire, tapa du pied, cria, hurla, tempêta en vain, il était fou de rage contre lui-même.

Mercredi Envie
Enguerrand regardait cette brune non loin de lui, des rondeurs laissant présager de somptueux délices et que dévoilait un décolleté vertigineux, un regard pétillant ses jambes croisées haut offrant à ses regards le blanc de sa peau au-delà des bas.
Encore une fois, il convoitait la femme de son prochain, ou du moins sa compagne, mais c'était plus fort que lui, il ne pouvait contrôler cette envie, cette attirance permanente vers les femmes accompagnées. C'est pour cela qu'il était ce soir dans un club libertin.

Jeudi Gourmandise
Godefroy avait un livre de chevet, le con d'Irène, cela résumait à merveille sa passion, son obsession, il aimait plonger entre les cuisses d'une femme et la déguster, la dévorer longuement, intensément. Il avait ainsi acquis un certain talent.
Lors de soirées, il n'émergeait de l'entrecuisse d'une belle que pour s'enfouir sous la première jupe disponible. C'est ainsi que, sans même relever les yeux, il plongea sous une robe de cuir et découvrit une nouvelle friandise en dégustant la plus belle travestie de la soirée.

Vendredi Luxure
Ludivine au visage angélique avait une obsession, la recherche obsessionnelle du plaisir sexuel, sous toutes ses formes, et elle avait une imagination débordante, quel que soit le nombre, le genre de ses partenaires.
Un jour l'on essaya de la convertir à d'autres extases, en lui faisant découvrir le côté jouissif de la musique. Et depuis, elle ne suce, ne se fait enculer, ne jouit qu'en écoutant Carmina Burana. Et ses voisins se plaignent toujours du bruit !

Samedi Orgueil
Oreste était un bel homme qui avait un succès fou avec les femmes, enfin avec certaines femmes, et certains hommes aussi. Il avait cependant une qualité dont il était très fier, à coté de lui Rocco passait pour un petit garçon.
Un jour un homme quelconque s'approcha de lui, et le fit tout d'abord exploser de rire, puis pleurer amèrement. Il finit par avouer que dans un premier temps cet homme lui avait dit que la sienne était plus grosse, puis il lui montra, et son orgueil en prit en coup.

Dimanche Paresse
Patricia était une brune fascinante, un regard pétillant, un sourire ravageur, de longues jambes, une somptueuse poitrine que dévoilaient ses décolletés vertigineux, un cul d'enfer, personne n'aurait dû pouvoir lui résister.
Mais, elle était d'une paresse infinie, traînait au lit, trouvait épuisant de se préparer pour sortir, et finalement était seule dans son grand lit. Heureusement pour elle, des applications existent, elle peut séduire, et baiser, sans avoir à faire l'effort de quitter son lit.


vendredi 21 janvier 2022

J'ai rêvé de vous

Hier soir nous avons échangé des textes que nous avions écrits tous deux, le mien traitait de jeux de domination. Vous l'avez apprécié, le trouvant chaud. Assez naturellement nous avons évoqué nos pratiques, envies et le dialogue fut des plus troublants. Malgré l'intensité de nos échanges, nous nous souhaitâmes une douce nuit et de jolis rêves.
Je dois vous avouer aujourd'hui que mes rêves furent des plus délicieux puisque vous étiez le sujet de mes rêves. J'ai rêvé que je vous donnais une fessée, une fessée des plus classiques. Je vous couchais en travers de mes genoux. Vous étiez délicieusement cambrée, je troussai votre jupe découvrant ces dentelles tendues sur votre cul. Je les fis glisser le long de vos cuisses, vos jambes, sur vos chevilles, offrant à mes mains la douceur de votre cul que j'effleurais tout d'abord avant de commencer à les claquer doucement. Puis rapidement, ma main claqua avec plus de vigueur, vos petits cris devinrent de longs gémissements alors que votre croupe devenait écarlate.
Un rêve très beau, mais étais-je réellement endormi en le rêvant ?


jeudi 6 janvier 2022

Vœux 2022

En ce mois de janvier je vous présente tous mes vœux pour cette nouvelle année.
Une année que je vous souhaite pleine de bonheurs, de folies, de jouissances en tous sens.
Une année intense en découvertes et expériences nouvelles, dans le domaine de la lecture bien sûr, et le cas échéant je peux vous offrir des listes infinies de livres à lire absolument, mais aussi en gastronomie pour éveiller et titiller vos papilles.
Une année tout aussi intense en découvertes et expériences nouvelles dans le domaine des plaisirs sensuels, sexuels, même si pour certain·e·s d'entre vous le champ des expériences nouvelles possibles se restreint d'année en année avec une jouissive allégresse, et non, encore une fois, je ne citerai aucun nom.
Jouissez, sortez de votre zone de confort, tentez, franchissez vos barrières, osez l'inavouable, de tous vos sens jouez et jouissez sans cesse. Jouissez à deux, à trois, à quatre, ou à plus, ou moins, jouissez avec un homme, une femme, deux hommes, deux femmes, un homme et une femme, une femme et un homme… Jouissez sur une langue, dans une main, avec un jouet, sur des doigts, dans un cul, dans une bouche, entre des seins, sucez, léchez, embrassez, mordez, pincez, claquez, gémissez, couinez, faites-vous fouillez, pincer, enculer, mettez vos doigts, votre langue partout et là aussi, encore.
Enivrez-vous de jouissance, noyez-vous dans les orgasmes, perdez pied en prenant le vôtre, lâchez prise, abandonnez-vous, laissez votre corps exulter.
Bandez, mouillez, frémissez, vibrez, palpitez, offrez votre bouche, votre sexe, vos seins, vos mains, votre cul, votre peau, tout votre corps.
Soyez chien et chienne à la fois et tour à tour, soyez dominant·e, soyez soumis·e, jouez mille rôles, jouissez en sans fin, explorez le champ des possibles qui est immense. Écoutez vos désirs les plus enfouis; les plus secrets, les plus fous, les plus scellés.
Osez ! Vivez !
Et ainsi je vous ai présenté mes vœux pour cette année deux mille vingt-deux en deux mille vingt-deux caractères (espaces compris).

mercredi 5 janvier 2022

Intense soirée (2)

Sheba se délecte de sucer les doigts d'Hadrien avec application, elle aime cette manière qu'il a de pousser lentement mais vigoureusement les doigts dans sa bouche, elle suce à en perdre la respiration. Elle ferme les yeux et se concentre sur ses sensations, sur les envies qui la submergent.
Hadrien glisse sa main droite en les cuisses de Sheba, elle est déjà mouillée de désir, il effleure doucement son sexe nu et offert, caresse les lèvres, les écarte et prend possession.
" Tu aimes te faire prendre, te faire fouiller comme la petite chienne que tu es, tu aimes être emplie. Regarde-toi, tu te tortilles comme une petite salope en chaleur."
Sheba, la bouche pleine et la langue fort occupée se contente de gémir. Hadrien retire doucement ses doigts, des deux mains à la fois, et dans un sourire, intervertit les mains pour les réintroduire en Sheba.
"Vas y suce encore, suce ta mouille, ta chatte dégouline et tu baves en suçant." Et les doigts s'enfoncent plus avant prenant possession plus encore de ce corps ouvert, offert, abandonné. Sheba gémit plus fort et se tortille.
"J'aime quand tu te laisses aller, quand tu perds pied, quand tu t'enchiennes. Et ne t'inquiète pas, je vais aussi m'occuper de ton petit cul. Je vais le claquer, le rougir, le déguster, le mordre, le marquer avant de le prendre, de le fouiller. "
Sheba n'est plus qu'un frémissement, un gémissement continu et sourd. Effectivement, elle bave en léchant les doigts d'Hadrien tout en coulant du plaisir qui monte en vague. Elle se cambre offrant sa croupe. Elle imagine déjà les mains, les dents d'Hadrien, mais aussi le sifflement du cuir qui précède le claquement mat sur sa peau. Elle sait qu'elle gémira, criera de plaisir, elle sait que, comme à chaque fois, elle se cambrera plus encore, lui tendra son cul.

 

Intense soirée épisode 1 


mercredi 22 décembre 2021

Esprit de Noël

Pour rester dans la tonalité ambiante, j'avais décidé d'écrire un billet autour de l'idée de Noël, en évitant toutefois les poncifs, sapins érigés, boules offertes au regard, père Noël, père Fouettard, ou les deux à la fois. Rapidement à court d'idée, j'ai décidé de me réfugier dans celles d'autres auteurs plus talentueux que moi. J'ai alors pensé à Georges Brassens :
"On se souviendra d'elle,
On s'en souviendra,
D'la premièr' fill'
Qu'on a pris' dans ses bras.
Toi, qui m'as donné le baptême
D'amour et de septième ciel,
Moi, je te garde et, moi, je t'aime,
Dernier cadeau du Pèr' Noël!"
Mais alors m'est étrangement venue en tête une autre chanson, dans un registre fort différent :
" Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir"
Et me voilà bien loin de l'idée initiale et de la présumée magie de la fête de Noël. Alors pour conclure sur une note plus gaie, vous ai-je dit que, jeune étudiant, j'avais rencontré une belle qui se prénommait Fernande ?
" Quand je pense à Fernande
Je bande, je bande
Quand j'pense à Félicie
Je bande aussi
Quand j'pense à Léonore
Mon Dieu je bande encore
Mais quand j'pense à Lulu
Là je ne bande plus
La bandaison papa
Ça n'se commande pas"

mardi 21 décembre 2021

La nuit la plus longue

Je ne vous apprends rien, sans aucun doute, le 21 décembre est donc le jour le plus court donc nous visons les nuits les plus longues, 15 heures et quarante-cinq minutes, à quelques secondes près. En termes météorologiques, ces nuits ne sont certes pas les plus froides, mais bien loin d'être les plus chaudes.
Frédéric le Grand, lors des nuits où il gelait à pierre fendre, se frottait les mains et déclarait " Voici une nuit qui va me donner de nombreux soldats !"
Que penser alors de ces nuits dont la longueur pourrait laisser présager qu'elles sont muy calientes ?
Et vous, vos nuits ces jours-ci ?

samedi 11 décembre 2021

Intense soirée (1)

Il est des personnes qui s'apprécient, et plus encore, mais dont la relation s'inscrit en pointillé dans la durée. Hadrien et Sheba se connaissaient depuis longtemps, ils partageaient de nombreuses passions communes notamment pour les livres, les mots, la lecture mais aussi pour les pratiques sexuelles intenses, et les jeux de soumission domination. Pour autant ils se rencontraient à un rythme très irrégulier, peut-être cela participait-il à maintenir une magie, une folie dans leur relation.
En ces temps incertains cela faisait plusieurs mois qu'ils ne s'étaient vus. Un soir, au hasard d'une publication sur un quelconque réseau social, leur dialogue repris et très vite ils décidèrent de se revoir. Le rendez-vous fut rapidement fixé chez lui, et il conclut
" A samedi donc, et je suis certain que tu porteras une tenue de petite salope !"
Et c'est ainsi que quelques jours plus tard, l'on put voir un taxi déposer une femme aux long cheveux attachés, vêtue d'une long manteau noir et perchée sur de merveilleux escarpins. Avec un sourire aux lèvres et un frémissement elle appuya sur l'interphone, un grésillement et sa voix"
"Oui ?
- C'est moi, Sheba
- Oui, et ?
- C'est moi Sheba, ta petite salope, ajouta-t-elle en frémissant déjà.
- Ah oui ? répondit-il visiblement enjoué.
- Et je viens me faire baiser comme une chienne, s'il vous plait ?
- Monte salope !"
La porte s'ouvrit, elle s'engouffra, l'ascenseur, le palier déjà éclairé, la porte entrouverte, elle se glissa. Il était là, souriant la regardant. D'une main il caresse sa joue.
" Toujours aussi séduisante, toujours aussi bandante, et j'espère toujours aussi salope.
- Toujours pour vous, je suis votre salope.
- Quitte ton manteau, ta robe !" La voix d'Hadrien claque.
Sheba s'exécute aussitôt. Son manteau, sa robe glissent à terre tour à tour. Sa nudité est exacerbée par ses bas et son porte-jarretelles noirs ainsi qu'un collier pendant entre ses seins. Hadrien sourit, il caresse les petits seins tendus de Sheba, en effleure les pointes et les pince. Le sourire de Sheba grimace un peu.
" Tu es donc venue te faire baiser, petite chienne ?
Oui, j'ai envie d'être votre chienne, de me faire baiser, de m'abandonner à vos envies les plus perverses, de m'offrir à vous."
Sa phrase se termine avec trois doigts d'Hadrien glissant dans sa bouche, en prenant possession, en la fouillant. Il lui sourit
"Suce, suce mes doigts petite salope…"

Intense soirée épisode 2

 


mardi 7 décembre 2021

Quel texte écrire ?

Je recommence peu à peu à écrire, peut-être l'avez-vous remarqué. Et comme chaque fois que j'essaye d'aligner des mots je m'interroge sur la forme, le style à adopter, et comme à chaque fois je doute. J'évoquais donc ce sujet avec une charmante et sulfureuse lectrice. Elle m'a alors écrit :"Vos écrits sont jolis ils reflètent de beaux fantasmes mais aussi une certaine timidité." Il n'était donc pas envisageable que je lui propose d'essayer un texte moins timide. Et sa réponse fut " Oui j'aime l'érotisme mais vraiment poussé… au maximum… j'aime quand ça frappe… quand ça choque… quand ça froisse…"
Me voilà donc tentant de répondre à la suggestion de la belle, songeant à elle, les images se bousculent dans ma tête, même si les mots sont moins prompts à jaillir. Le plus difficile est de ne pas laisser mon esprit s'envoler, s'enflammer en imaginant la belle s'offrant, s'abandonnant cul et âme à mes envies les plus intenses. L'idée de son corps vibrant, gémissant, coulant, criant de désir m'inspire et me trouble à la fois. Mes mains glissent tour à tour sur le clavier et sur mon sexe dressé et je ne sais quel sera le premier jaillissement, mon texte ou mon foutre.