- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


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dimanche 4 mai 2025

L’ai-je fait, suis-je en train de le faire ?

Je dois admettre que ce titre n’est pas vraiment compréhensible. Cependant, je dois avouer que le titre initial que j’avais choisi était peut-être encore moins explicite. Vous pouvez donc vous légitimement vous demander à quoi ce titre fait allusion.

Je ne serais guère étonné si certain·es d’entre vous pensaient que j’évoque là quelque pratique sexuelle que j’aurais découverte, ou que je découvre enfin à mon âge. Et j’imagine sans peine là le sourire de certaines lectrices ou de certains lecteurs, la formulation du titre laisserait en effet penser que j’écris tout en expérimentant une nouvelle pratique. Mais, hélas, ce n’est pas de cela qu’il s’agit.

Afin que vous ne vous perdiez pas en d’inutiles conjectures, je vais donc vous indiquer quel est l’objet de ce billet. Celles et ceux qui se sont quelque peu interessé·es à mes écrits ont constaté que j’avais quelque peu disparu des radars. J’avais effectivement cessé d’écrire ou en tous cas de publier. Mais j’avais depuis longtemps le projet de rédiger mes mémoires, en vain.

Or, il y a quelque temps, une charmante, fort charmante, lectrice m’a suggéré une structuration des plus pertinentes pour ce texte. J’ai donc écrit, ou plus précisément, je suis en train d’écrire l’Itinéraire d’un débauché.

mardi 15 août 2023

vieillir, oh, oh vieillir

 Incontestablement les années passent et je vieillis. « Mourir, cela n’est rien Mourir, la belle affaire ! Mais vieillir, oh, oh vieillir » chantait Jacques Brel, lointain écho à Chateaubriand écrivant « La vieillesse est un naufrage, les vieux sont des épaves. » Je pourrai donc écrire un billet sur les effets de la vieillesse, sur les trahisons du corps, au risque de sembler tristement parodier par moments le roman de Romain Gary « Au-delà de cette limite, votre ticket n’est plus valable »
Mais, j’ai choisi de mettre l’accent aujourd’hui sur un aspect positif, un des rares aspects positifs du vieillissement, l’on est de plus en plus entouré de personnes jeunes, enfin, plus jeunes que soi. À tel point qu’il y a quelque temps, un stagiaire m’a annoncé tout heureux que sa mère me connaissait. Devant mon air perplexe et quelque peu incrédule, il m’a donné quelques précisions et a semblé ravi lorsque je lui ai enfin répondu que je me souvenais en effet d’Isabelle.
Je n’ai toutefois pas jugé utile de lui indiquer que le souvenir que j’ai d’elle est une soirée lors de laquelle je l’ai allègrement sodomisée pendant qu’elle léchait une inconnue.


dimanche 5 décembre 2021

Dans l'ascenseur

J'allais voir souvent un ami qui vivait en banlieue au dernier étage d'un immeuble tout aussi haut que vieillissant. L'ascenseur était tout aussi vieux que le bâtiment et avait bien mal résisté aux assauts du temps. Certes il affichait fièrement une capacité d'accueil de quatre personnes mais l'on ne pouvait que se demander de quel gabarit elles devaient être vu l'étroitesse de la cabine. De plus, l'éclairage était des plus intimistes et, bien souvent la cabine ne daignait décoller du rez-de-chaussée que lorsque le poids des occupants était du côté gauche, en vieillissant nous avons tous nos petites manies. Et lorsque l'ascenseur se mettait en branle, la cabine était quelque peu secouée lors de la montée.
Un soir au moment où, après une bien longue attente, la cabine arrivait enfin, j'entendis un bruit de talons hauts derrière moi et vis une femme aux courbes avantageuses se diriger vers l'ascenseur, bien évidemment je la laissai entrer la première, comme tous les habitués elle s'installa côté gauche. Mais après que nous eûmes tous deux appuyé sur les boutons, rien ne se passa. Elle me sourit et m'invita à me déplacer, à me rapprocher d'elle pour faciliter le départ. Nous fîmes donc le trajet ainsi, dans une semi-pénombre, nos corps s'effleurant au rythme des secousses de la cabine. Arrivés à son étage, elle descendit, et dans un grand sourire me lança " Belle soirée !"
Le hasard faisant bien les choses, je retrouvais la belle quelques jours plus tard, à moins que je n'aie un peu forcé le destin en attendant au pied de l'immeuble. Nous entrâmes dans l'ascenseur.
"Peut-être devrais-je rapprocher de vous cette fois aussi, lui suggérais-je
- Bien sûr, nous décollerons mieux, venez contre moi."
Curieusement à chaque secousse nous nous rapprochâmes un peu plus. La soirée fut des plus délicieuses !
 

samedi 11 avril 2020

Une chaude rencontre 1

Il fait chaud, terriblement chaud ce jour-là, à la sortie de cette gare de RER de banlieue. Une dernière vérification, il est à l'heure. Il appelle mais son appel est directement renvoyé sur la messagerie, il laisse quelques mots, d'une banalité affligeante comme souvent en pareil cas, je suis arrivé, je suis devant la gare, j'attends votre appel. Et il patiente.
Et il se souvient, tout a commencé par un échange anodin avec une inconnue sur un réseau social, puis très vite des échanges en privé, des échanges diablement émoustillants qui ont pris un nouvel élan lorsque la belle lui a indiqué qu'elle avait un homme, qu'ils rencontraient en couple, qu'elle aimait la pluralité masculine et qu'elle était quelque peu soumise. De propos badins, ils passèrent à des scénarios intenses et torrides.
Un jour, elle lui proposa une rencontre, et avant même qu'il ait le temps de répondre, elle ajouta une rencontre pour faire connaissance, juste nous deux, en tête-à-tête, un déjeuner, choisissez le lieu.
Il s'était retrouvé à l'attendre dans le quartier des Halles. Elle était arrivée, un sourire, un regard pétillant, quelques pas vers le restaurant. Un déjeuner fort agréable à bavarder de tout et de rien, ce qui est lorsque l'on y pense une étrange formule mais là n'est pas le propos. Et, au hasard d'une phrase, sur la table leurs doigts se frôlent, se caressent, s'éloignent pour mieux se rapprocher, les regards s'enflamment. Curieusement, c'est le moment où un bouton de son chemisier lâche dévoilant des dentelles qui offrent ses seins au regard. Leurs souffles deviennent plus courts. Il sent un pied caressé son sexe sous la table pendant qu'elle lui susurre qu'elle ne porte pas de culotte. Les mots échangés brûlent d'indécence. Le repas se termine enfin.
Ils sortent du restaurant, et s'enlacent sur le trottoir, leurs corps se collent l'un à l'autre, leurs langues se cherchent, se trouvent, s'enlacent. Elle lui glisse l'oreille qu'elle n'a guère de temps, mais sa voiture est dans le parking tout à côté. Déjà dans l'ascenseur, il découvre avec délice que non seulement elle n'a pas de culotte mais qu'elle est douce, lisse, et trempée. Puis tout va très vite, la voiture, elle se penche sur lui, dégrafe le pantalon pour le prendre en bouche et le sucer avidement, pendant qu'il trousse sa jupe, claque son cul. Ils se quitteront quelques instants plus tard, le sourire aux lèvres, leurs regards pétillants, avec déjà l'envie de jouer à nouveau.

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Une chaude rencontre 2


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samedi 2 mars 2019

Au Père Lachaise

Il lui avait donné rendez-vous devant l'entrée du Père Lachaise. Elle avait choisi avec soin sa tenue, comme toujours, des talons hauts, mais pas trop pour pouvoir marcher dans les allées, une jupe courte évasée, un chemisier facile à déboutonner et un imperméable léger. Et elle était arrivée un peu en avance, elle ne voulait surtout le faire attendre, elle regarde, espère voir apparaître sa silhouette boulevard de Ménilmontant ou rue de la Roquette lorsqu'elle sursaute. Il est arrivé par le cimetière, derrière elle, et il est là, il sourit. Elle fond à ce sourire. Il la prend par la main et l'emmène se promener dans les allées, il lui fait découvrir des tombes, lui raconte le cimetière. Elle aime être avec lui et frémit de plaisir lorsqu'il se penche et lui susurre " Tu es ravissante ma chienne, et tu vas l'être encore plus en portant tes pinces !" Et il les lui tend, elle lui sourit, déboutonne son chemisier et place l'une, puis l'autre pince, son sourire en étant ponctué d'une petite grimace de douleur et de plaisir mélangés. La ballade reprend, et il se penche soudain pour ramasser quelques petites branches qu'il fait siffler en marchant. "Vous n'allez pas, ici, dans le cimetière ?" Il rit, la fait avancer dans une petite allée, la courbe sur une tombe, trousse d'un geste l'imperméable et la jupe, et cingle vivement son cul offert. Elle gémit sous les coups qui s'enchaînent, elle sent son cul s'enrougir, combien de temps cela a-t-il duré, elle ne sait, partagée en ce merveilleux mélange de plaisir et de douleur et cette délicieuse honte d'être ainsi exposée comme une chienne lubrique. Il la prend à nouveau par la main, et la promenade se poursuit quelques instants, lorsque désignant un banc en bois il lui propose de s'asseoir quelques instants, "Tu sembles ne plus avoir de jambes" ajoute-t-il. Elle s'approche et écarte imperméable et jupe pour s'asseoir sagement, comme il aime, le cul nul posé sur le banc, lorsqu'il l'interrompt un instant posant sa main sur elle. Lorsqu'elle s'assied, elle sent quelque chose, elle se tourne vers lui qui sourit en faisant sauter quelques graviers dans sa main. Elle est assise à côté de son seigneur, les seins pincés et dans son cul cinglé s'incrustent de petits graviers. Il se penche vers elle, caresse sa joue. "Mon bonheur est infini d'avoir une telle chienne !" Elle rosit, baisse les yeux, elle est entièrement à lui, elle est trempée de désir, désireuse des plaisirs de son seigneur.


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Au Père Lachaise d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International



lundi 11 juin 2018

Une robe bleu marine…

Un texto reçu sur son portable, "Devant la fontaine. J'ai une taille et une silhouette normale, je suis brune les cheveux un peu fous, je porte une robe bleu marine. Vous me reconnaîtrez ?" Il est devant la fontaine, se tourne, retourne personne, et soudainement elle est là, devant lui, brune les cheveux un peu fous, une robe bleu marine, plutôt jolie, un sourire dans les yeux. Il lui propose d'aller boire un verre à une terrasse un peu plus loin. "Comme vous voulez" lui répond-elle, il sourit encore et la guide, il aime cela.
Ils sont assis côte à côte, il parle de tout, de rien, commence trois histoires en même temps qui s'emmêlent, ouvre des parenthèses pour une nouvelle anecdote qui n'en finit pas, qui rebondit sur une autre, et revient parfois à une des histoires en cours. Elle sourit, elle sourit, il parle, la regarde sourire, la trouve séduisante et il parle encore.
Ils marchent côte à côte, il parle encore et encore, elle sourit, il se tourne vers elle en parlant, ils se frôlent, il frémit à chaque effleurement, il parle et la désire. Il lui parle et a envie d'elle, de la serrer contre lui, d'avoir contre lui ce corps qu'il devine sous la robe. Il lui parle et a envie de trousser sa robe pour sentir sa peau nue. Il lui parle et la désire infiniment…

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dimanche 6 mai 2018

Il lit

Il lit, installé confortablement dans un fauteuil, mais ce n'est pas son fauteuil. Il lit un livre, et c'est lui qui l'a choisi, il lit un superbe ouvrage de Louis Aragon, le con d'Irène. Il lit lentement, il savoure les mots de ce texte qu'il connaît si bien. Il lit lentement au travers ses lunettes posées sur le bout de son nez, il lève de temps à autre les yeux, et sa lecture continue. Il lit lentement et à haute voix. Il n'est pas seul dans la pièce, quand il lève les yeux il la regarde. Elle est allongée sur son lit, ils sont tous deux dans sa chambre, elle l'a invité pour qu'il lui lise un texte. Il aime les mots, il aime lire. Il lui lit lentement ce texte. Le texte est merveilleusement sensuel, comment ne pas adorer ces mots, les déguster un à un. Il sourit en lisant, en la regardant écouter. Elle a un regard souriant. Elle se laisse bercer, emporter par ces mots sensuels, par cette voix. Il interrompt un instant la lecture, "puis-je vraiment lire le con d'Irène sans contempler le tien ?" Il poursuit la lecture, elle lui sourit, elle retrousse lentement sa jupe, invitation à poursuivre la lecture. Il lit encore, son regard glisse de plus en plus souvent du livre aux cuisses ainsi dévoilées. Alors que ces doigts tournent une page, il la voit de ces doigts relever plus haut encore la jupe, il lit et tourne encore une page, et encore la jupe remonte offrant à son regard le con de la belle.
Il se lève et s'approche d'elle, s'assied entre ses cuisses, pose sa tête tout près de son con, et reprend sa lecture. Elle l'entend lire, elle le sent lire, elle sent son souffle entre ses cuisses lorsqu'il lit. Il lit, tourne une page, suspend son geste et, de ses doigts, effleure le con de la belle. Il lit et découvre la douceur humide de ce con offert devant lui. Il lit ainsi encore et encore, il lit, elle entend ses mots, il entend ses doux gémissements. Il lit les mots du livre, mais les mots, fussent-ils d'Aragon, ne suffisent à rendre la beauté du con qu'il contemple. Il lit, elle entend les mots, il entend les gémissements, mais il pose le livre pour lire non plus les mots sur le livre, mais lire la douceur et la sensualité sur le con de la belle. Il lit de sa langue sur les lèvres le goût du plaisir, et elle gémit plus fort. Il lit encore et encore, elle ondule de plaisir. Il lit jusqu'au moment où elle explose de plaisir sur sa langue.

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samedi 16 juillet 2016

Une étrange rencontre

Ils avaient longuement clavardé tous deux, apprenant peu à peu à se connaître, se dévoilant, s’avouant les plaisirs, leurs envies, leurs folies. Puis était-ce elle, était-ce lui, ou les deux à la fois, qui avait proposé une rencontre, un déjeuner. Le rendez-vous fut vite fixé. Et le jour du rendez-vous est arrivé.
Il reçoit un SMS lui annonçant qu’elle est déjà arrivée, garée et qu’elle attend dans sa voiture vu le temps pluvieux. Mais hélas, le RER n’en va pas plus vite, il lui répond qu’il est en route. Un nouveau message lui indique où elle est garée. Il sort enfin du RER, file vers l’adresse indiquée, lui téléphone, elle répond, elle l’attend et là, brutalement la communication est coupée. Il appelle à nouveau, elle ne répond plus, il essaye, et essaye vainement.
Il arrive à l’endroit où elle devrait être, ne la voit pas, tourne, retourne sous la pluie. Et il reçoit un message écrit à la va-vite, indiquant qu’elle est sous le porche à côté. Au moment où il se dirige vers ce porche, une femme en sort, s’approche de lui et lui demande si c’est bien lui qui a rendez-vous avec Ambre, elle est là, elle vient d’avoir un malaise, les pompiers arrivent.
Il la découvre donc sous le proche, pâle mais souriante, son regard pétillant, ses longues jambes joliment dévoilées par sa jupe qui ne cache pas le haut de ses bas. Étrange premier baiser et premiers échanges de vive voix.
Les pompiers arrivent, et elle part avec eux pour plus d’examen. Il file seul au restaurant où il pensait déjeuner avec elle.
Et quand il boit son café, son troisième café, un message, c’est elle, elle arrive Quelques instants après, elle est là, souriant et trempée. Ils sont enfin côte à côte les yeux dans les yeux…



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vendredi 25 mars 2016

Un soir, un porche…

Un soir à Paris, une belle soirée de printemps, le temps est doux, les terrasses se sont remplies et il est agréable de déambuler paisiblement dans les rues. Ils marchent tous deux, lui pantalon noir et chemise blanche, elle une tenue pour lui plaire, une tenue pour le séduire, le tenter, le troubler. Elle sait, elle aime lui plaisir, lui donner envie. Il la désire, il la désire chaque fois qu’il la voit, il le lui a dit, lui a susurré dans l’oreille ses envies, ses folies, ses excès. Ils marchent, il la tient par la taille serrée contre lui. Elle lui sourit, se frotte à lui. Il s’arrête, l’attire à lui, l’embrasse. Elle sent ses mains sur ses fesses, elle se colle à lui. Il la pousse ver le mur elle se laisse guider, regarde son sourire. Contre son dos, le mur, une sensation étrange, le mur semble bouger. Il sourit, la fait doucement reculer pendant que cette porte cochère s’ouvre lentement. Elle recule, s’adosser au mur, son regard brûle de désir. Les mains s’affolent, les corps s’emmêlent. La jupe troussée haut sur les hanches, le pantalon ouvert, leurs sexes se cherchent, se trouvent. Les mots sont inutiles, gémissements, cris leur ont succédé. Tout va très vite, le rythme s’accélère, ils cirent tous deux leur plaisir.
Ils ressortent, une belle soirée de printemps, le temps est doux, ils marchent tous deux enlacés.



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lundi 22 février 2010

MA cousine sert un café…


Elle me susurra alors, je vous en prie, venez avec moi, je voudrais tant vous servir un café, je voudrais tant vous servir… Et elle m'entraine chez elle, je la prends par l'épaule, mais très vite ma main se pose sur sa nuque et elle me gémit, j'aime votre main sur ma nuque, j'aime en sentir le poids.

Nous arrivons chez elle,  je vous prépare un café ? et ma réponse fuse, bien sur, mais crois tu que cette tenue convienne. Sans un mot, ses yeux dans les miens, en quelques instants, elle n'est plus vêtue que de ses escarpins, ses bas et sa guêpière, impudique, offerte et désirante.  J'aime, assis dans le canapé,  à la regarder servir ainsi le café, et venir s'agenouiller devant moi.

L'image est si belle de cette femme s'abandonnant ainsi. Et nous jouons, claquement mat de ma main sur son cul, pinces placées, déplacées, et replacées, fouilles et insertions,  sifflements du cuir, gémissements, halètements, chavirements…

samedi 13 février 2010

Les gémissements perdus…


Essayer de mettre en mots ici, lire des mots dans mes errances ici ou là, en croiser en tous sens est un plaisir sans cesse renouvelé. Mais c'est aussi une manière de faire revenir en surface des souvenirs qui semblaient enfouis, engloutis, sans aller jusqu'au divan du psy. Quoique ne serait-il pas délicieuse de s'allonger sur un tel divan avec la psy non pas assise à coté, mais assise sur moi. Mais en attendant de trouver une telle psy avec qui approfondir cette idée, des souvenirs qui affluent.

Me reviens en mémoire un repas, dans un restaurant, sans me souvenir ni de l'endroit, ni du menu, mais je n'ai oublié celle qui était assise en face de moi. Ou pour être plus précis, nous étions à une table d'angle et donc assis tous deux sur cette banquette d'angle. Elle portait une jupe fendue. Et lors de ce repas, mes doigts l'efflueraient distraitement sous la nappe.

Mais lorsque ma main s'éloigna d'elle, dans un sourire elle murmura "c'est tout ?", mes yeux dans les siens " je ne voudrais pas te troubler et t'empêcher de déguster ton repas.." et elle osa " continue, je serai imperturbable".

Et mes doigts repartirent sous la nappe, sous la jupe, glissant le long des bas, découvrant son sexe nu….

Et elle tint parole, poursuivit son repas, sans même un gémissement, seul son regard la trahissait, son regard qui basculait, chavirait…

Mais après le repas, dans la chambre elle rattrapa le temps perdu, ou plutôt les gémissements perdus…

lundi 8 février 2010

MA douce cousine…



Des mots échangés au travers d'un écran, rien que de très banal à priori… Mais, dès les premiers échanges  des mots qui ont un goût intense, des mots qui titillent, des mots qui touchent, émeuvent et éveillent mille sensations, mille désirs.
Dans le même temps, elle restait à distance, ne souhaitait pas une rencontre, et c'est ainsi que un jour elle devint entre deux phrases ma cousine, ma délicieuse cousine.
Et nos échanges se poursuivent, caresses et effleurements du bout des mots. Nous nous découvrions l'un à l'autre et nous découvrions la complémentarité de nos envies, des désirs que nous éveillions l'un chez l'autre.
Puis un jour enfin, d'échanges en échanges, l'idée d'un déjeuner est venue, s'est installée.
Nous en avions fixé le lieu et l'heure, et lorsque la veille je lui demandais comment la reconnaitrais je, la réponse jaillit, "je sais me tenir, j'aurais une tenue adéquate"

Et le jour du déjeuner est arrivé.
Elle m'attendait, comme convenu, devant le restaurant. Comment aurais je pu ne pas la reconnaître ? Elle savait effectivement se tenir. Des escarpins, une jupe à la limite du trop court et un décolleté qui ne demandait qu'à s'ouvrir.

Le repas fut un délice. Elle s'offrit, s'ouvrit tout au long du repas. Elle me redit ses envies de s'offrir, de s'abandonner, ses envies d'appartenir…
Et les yeux dans les yeux me soupira, je veux être à vous, tout en dévoilant les dentelles noires au fond de son décolleté….

Elle me susurra alors, je vous en prie, venez avec moi, je voudrais tant vous servir un café, je voudrais tant vous servir…

lundi 1 février 2010

Une belle parenthèse



Nous avions échangé longuement. Dans nos premiers messages nous avions évoqué nos lectures, et constaté que nous avions fort peu de goûts communs hors une passion pour les mots, mots qu'elle maniait avec une belle ironie. Puis peu à peu, du plaisir des mots nous avions glissé vers d'autres plaisirs.

Elle voulait une parenthèse.  Nous évoquions le plaisir des effleurements des doigts, des lèvres, des langues qui effleurent, des corps qui frémissent.

Du plaisir de ces effleurements, nous avons évoqué d'autres plaisirs, et peu à peu elle avoua, quel doux aveu, qu'elle aimait être fouillée, ouverte. Elle aimait sentir une main entière en elle, elle aimait cette "caresse extrême"…

Et finalement, après nos nombreux, très nombreux échanges, nous sommes arrivés au soir de cette parenthèse.

Elle avait réservé une chambre dans un petit hôtel, j'étais passé, comme convenu déposer un cadeau pour elle, un petit œuf vibrant à télécommande avant de partir l'attendre au restaurant.

Et je la vis enfin arriver. Grande, très grande sur ses escarpins. Des talons très hauts avait-elle dit, des talons faits non pour marcher mais pour s'allonger. Une robe noire que d'aucuns auraient trouvé trop longue mais soulignant à merveille sa taille. Nos visages s'effleurent et elle me souffle à l'oreille," je l'ai glissé en moi".

Ce repas fut un délice, certes grâce à la cuisine et à ce joli vin mais aussi, surtout, en regardant son regard qui chavirait au rythme des vibrations dont je jouais

Nous nous sommes retrouvés ensuite dans la chambre d'hôtel et nos jeux furent sublimes. Le plaisir de la sentir s'ouvrir peu à peu, à mes doigts, à ma main… la sentir onduler autour de ma main…




Quelle belle parenthèse que celle-là….