- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


samedi 9 novembre 2013

Une histoire de regard

Encore une fois, une phrase cueillie au hasard d'une page."J'essaye de découvrir dans tes yeux la trace du sain regard obscène que j'y ai vu, il y a une heure ou deux; "
Une des plus belles phrases que j'ai pu lire récemment sur le regard, cette juxtaposition oxymorique de ses deux adjectifs, une merveilleuse trouvaille.


vendredi 8 novembre 2013

Un air de liberté ?

Pour lever toute ambiguïté, le titre de ce billet fait bien référence à la chanson de Jean Ferrat
"Ah monsieur d'Ormesson
Vous osez déclarer
Qu'un air de liberté
Flottait sur Saïgon
Avant que cette ville
S'appelle Ville Ho-Chi-Minh"
Et si vous ne la connaissez, pas je vous suggère ardemment de l'écouter sans tarder.

Un air de liberté flotte donc sur internet, et notamment sur les réseaux sociaux. Mais à y regarder de près, il ne fait pas bon parler de sexe, ou oser monter le bout d'un sein, voire oser aborder des inconnu-es. L'on ne dénombre  plus les comptes bloqués, suspendus…
Par contre vous pouvez librement vomir vos insultes racistes, homophobes, sexistes, et autres saloperies en tout genre !

Mesdames et messieurs les censeur-es, gardien-nes de l'ordre moral, inquisiteur-res d'internet et des réseaux sociaux, acceptez donc de regarder la réalité en face et n'oubliez pas la phrase mise en exergue dans le journal où était paru l'article de monsieur d'Ormesson visé par Jean Ferrat, le Figaro : " Sans liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur."

jeudi 7 novembre 2013

Un joli déjeuner 6/6

Elle le regarde. J'aime tes envies, j'aime ton désir impérieux. J'aime ta manière de me trousser. J'aime tes mains sur moi, tes mains qui caressent, frôlent, effleurent ma peau, mon dos, mes seins, mes fesses, mes cuisses qu'elles écartent. J'aime être ainsi ouverte devant toi, offerte à ton désir. J'aime tes doigts qui me caressent, qui me font vibrer, gémir, onduler, frémir.
J'aime me pencher vers toi, caresser ton sexe doucement, le lécher lentement,  très lentement, le lécher tout le long, avant de l'engloutir entre mes lèvres. J'aime te sentir durcir dans ma bouche, et tes mains accrochées à mes cheveux.
J'aime ta langue qui se perd entre mes cuisses, qui titille mon clitoris, qui me fait couler. J'aime tes doigts qui me pénètrent, me fouillent.
J'aime quand tu entres en moi, quand tu me prends, j'aime quand je m'offre à toi.
J'aime ton corps contre le mien, sur le mien, collé au mien. J'aime nos corps vibrants ensemble.

mercredi 6 novembre 2013

Déclaration de désir

Dans l'un de mes derniers textes j'évoquais une phrase découverte dans un roman,  véritable non-déclaration d'amour, ou de désir. Au-delà de la beauté formelle de cette phrase, le fond en reste cependant un peu triste, désabusé, et certain-es ont pu me le faire remarquer.
Pour revenir à une note plus allègre, voici donc une citation, tirée du même ouvrage, véritable déclaration de désir
"Julio l'avait giflée pour rire, avant de lui murmurer la phrase obscène, à la fois élogieuse et insultante, que toute femme bien-née aime avoir entendu avant de mourir, pour la garder à jamais gravée dans son cœur et être efficacement consolée par sa fraiche présence dans les heures adverses : Tu es la plus chienne des chiennes que j'ai jamais connues. "

mardi 5 novembre 2013

Fiasco (4)

Puisque tu abordes le sujet des rencontres via internet, reprit l'un d'eux, il faut que je vous raconte ma dernière aventure.
J'ai bavardé avec une nana, même pas sur un site de rencontre. Jusque là rien que de très banal, j'en conviens. L'on sympathise, une petite jeune rigolote,  lesbienne. On parle boulot, bouquins et de fil en aiguille, on finit par décider de déjeuner ensemble.
Un déjeuner super sympa, les discussions se poursuivent, elle est la même qu'à travers l'écran, elle se marre, mate la serveuse qui avait objectivement un très joli cul. Bref un repas très sage.
Au moment où nous sortons du restaurant, il me semble soudainement que son décolleté s'est approfondi, un bouton aurait-il lâché ? Et lorsque mon regard plonge avec allégresse vers ses jolis seins, avec tout autant d'allégresse elle me saute au cou. Après un baiser passionné, elle me susurre : "j'ai envie de toi, mais pas le temps là, très vite je t'envoie un message. "
Effectivement, je n'étais pas encore rentré au bureau que le premier message était arrivé, et les suivants furent nombreux, de plus en plus chauds. J'appris qu'elle était un peu bi, qu'elle avait envie du regard d'un homme, qu'elle aimait jouer, qu'elle aimait les jeux un peu hard...Très vite nous convînmes d'un nouveau rendez-vous.
Cette fois là, je ne pouvais que remarquer le décolleté et la jupe délicieusement courte. Je vous laisse imaginer la suite. Tout se passait à merveille. Et soudainement, elle avait sa main entre ses cuisses, je jouais avec ses seins, elle se penche vers moi, me sourit "finalement, je n'ai plus envie..."
Il faut voir le côté positif, je suis rentré plus tôt au bureau.

Un fiasco 6
Un fiasco 5
Un fiasco 3
Un fiasco 2 
Un fiasco 1 





lundi 4 novembre 2013

404

Aurais-je pu laisser passer incognito le 404ème billet ?
Pour vous éviter une recherche fastidieuse, je vous précise immédiatement que j'ai laissé passer quelques autres chiffres clés, notamment le 69ème billet.
Mais pour en revenir à  ce 404ème billet, je me suis trouvé confronté à un affreux dilemme voire à un choix cornélien, pauvre Corneille,  non pas le chanteur, adjectivé à toutes les sauces par des personnes qui seraient incapables de citer deux de ses vers.
En effet quels sens donner à ce chiffre entre pseudo-modernité et nostalgie ?
Côté pseudo-modernisme, l'erreur célèbre que tout le monde connaît, et Wikipédia l'indiquera aux autres, la fameuse erreur 404 est un code d’erreur du protocole de communication HTTP sur le réseau Internet. Ce code est renvoyé par un serveur HTTP pour indiquer que la ressource demandée n’existe pas. Dois-je vous préciser que mon blog existe toujours et que l'erreur 404 n'a aucun motif légitime d'apparaître ici, mais n'oublions pas qu'avec l'informatique, tout est toujours possible.
Il serait donc alors préférable de se tourner vers le sens nostalgique, désolé pour vous les jeunes. Je rappelle que la 404 fut une voiture, qu'elle est presqu'aussi ancienne que moi, je vous laisse quand même chercher sa date de sortie, et que 2 885 377 exemplaires en furent produits. Si 2 885 375 de ces exemplaires me laissent totalement indifférent, je dois avouer garder des souvenirs émus des deux autres, j'étais jeune alors et beaucoup plus apte à me contorsionner dans un habitacle somme toute relativement restreint...

samedi 2 novembre 2013

Non-déclaration...

Vous connaissez toutes, tous "La Non-demande en mariage" de Georges Brassens
"J'ai l'honneur de
Ne pas te de-
mander ta main
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D'un parchemin"
Pour celles et ceux qui malencontreusement ne la connaîtraient pas, ruez-vous sans perdre un instant sur votre navigateur ou votre disquaire préféré et revenez après l'avoir écoutée, savourée, dégustée...

Je viens de découvrir, au hasard d'une lecture, une phrase superbe dans un dialogue, une véritable non-déclaration d'amour, ou de désir. Je vous laisse en juger :
"Je suis prêt à tout pour ton corps, pas même pour ça, peut-être pour rien, pour une chose que je ne désire pas réellement et qui m'est parfaitement inutile."
Et, peut-être vous dirais-je où j'ai trouvé cette perle.

vendredi 1 novembre 2013

Un joli déjeuner 5/6

Je veux tout de toi, lui dit-il.Je suis toute à toi, je veux te donner tout ce que tu veux.
Je veux tes yeux, ton regard, je le veux sans cesse. Je le veux lorsque je caresse tes cheveux, ton front, ton cou, lorsque mes mains glissent le long de ton dos, dessinent ta cambrure, effleurent tes fesses.
Je veux ton regard quand je découvre tes seins, que je les caresse, que je sens les pointes durcir sous la paume de mes mains.
Je veux ton regard quand je caresse ton ventre, tes cuisses, que j'effleure ton sexe, que je te sens humide de désir.
Je veux ton regard quand je te demande ta bouche et que tu t'accroupis pour prendre mon sexe entre les lèvres, que tu le lèches, que tu le dégustes lentement, tendrement.
Je veux ton regard quand je plonge entre tes cuisses pour découvrir ton goût sous ma langue, quand ton sexe coule de plaisir sur ma bouche.
Je veux ton regard quand tu prends mon sexe entre tes mains pour l'enfoncer en toi.
Je veux ton regard quand nous jouissions l'un de l'autre.
Je te veux...
Et ce furent ses yeux qui répondirent.


Un joli déjeuner 6
Un joli déjeuner 1