- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


lundi 3 octobre 2016

Grande présence ?

Souvent, trop souvent pouvez-vous penser, je cite mes lectures, et pour une fois je vais citer ma source. L’extrait que je vous offre aujourd’hui est issu d’un livre d’entretiens d’Henry Miller avec Christian de Bartillatde, Flash-Back Entretiens de Pacific Palisades. Henry Miller y déclare notamment "Dans la vie des écrivains français le sexe prend une place énorme. Par exemple, je pense toujours à Victor Hugo, qui avait en ce domaine un appétit énorme. Il pouvait même mettre une orange dans sa bouche, toute l’orange. Et jusqu’à plus de soixante-dix ans il faisait l’amour tous les jours avec sa femme, tout en lui étant infidèle."
Je suis resté un peu perplexe à la lecture de ce texte.
Que le sexe prenne une place énorme pour les écrivains français, je veux bien en convenir.
Que Victor Hugo, tout en baisant ailleurs, ait baisé sa femme tous les jours jusqu’à soixante-dix ans, et cela sans Viagra, j’en reste admirateur.
Mais franchement, je ne vois pas bien le rapport avec l’orange entière dans la bouche. Faudrait-il en déduire qu’en matière de sexe oral, ce cher Victor avait une grande aptitude à ingérer totalement de gros engins ? Serait-ce là une manière de traduire la grande présence prise par le sexe dans la vie des écrivains français, voire dans leur bouche ?




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Quincaillerie

Elément de l'abécédaire.

Ce mot désigne l’ensemble des objets, des ustensiles, de l’outillage, des articles de ménage fabriqués par la petite métallurgie et par métonymie à la fois l’industrie ou le commerce de ces objets et le magasin où l’on vend ces objets. Mais il peut aussi désigner familièrement et de manière péjorative des bijoux sans valeur ou de mauvais goût ; croix, médailles, décorations arborées en grande quantité.
La question est donc de trouver dans quel sens prendre ce mot pour en faire un billet acceptable pour mon abécédaire.
Spontanément l’on pourrait s’orienter vers le sens familier, les breloques et essayer d’en tirer quelque chose en jouant sur la séduction, mais très vite le risque est certain de terminer avec une blondasse, pétasse, ou quelque autre individu en asse, ce qui manquerait pour le moins de glamour, voire de fun.
Il resterait donc à traiter les ustensiles, outillage, articles de ménage, et l’on ne dira jamais assez l’érotisme de la clé à molette ou de la casserole. Certes Claude Nougaro a chanté, avec brio, "Rien n’est plus beau que les mains d’une femme dans la farine " mais il n’a nullement loué là l’érotisme des ustensiles de cuisine se limitant à l’aspect manuel alors que l’on sait bien, depuis Bobby Lapointe que "Ya pas qu’ses mains qui font des choses bien." Si jamais vous êtes perdu-es dans les citations, n’hésitez pas à me contacter, je verrai ce que je peux faire pour vous, sic transit gloria mundi !
Voilà donc un billet qui tend vers sa fin sans avoir vraiment effleuré le sujet. Pour éviter de me créer ainsi une casserole à trainer, il ne me reste qu'à évoquer un rendez-vous, un rendez-vous avec une belle, bien évidemment, dans un rayon d'un magasin de bricolage. Non pas pour faire du lèche-vitrine devant les pinces et défonceuses, mais devant le rayon mousqueton et chaines. Je ne vous raconterai pas, pas ici, la suite du rendez-vous …



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vendredi 30 septembre 2016

Kimono

Elément de l'abécédaire.

Mot japonais composé de ki, « vêtir », et mono, « chose ». Vêtement long et croisé à manches amples, maintenu par une large ceinture, qui fait partie du costume traditionnel des Japonais. • Par ext. Peignoir léger et sans col, à larges manches, utilisé comme vêtement d’intérieur. Un kimono de soie. Se dit également de la tenue de toile qu’on porte pour pratiquer certains arts martiaux. Kimono de judoka. En apposition. Manches kimono, manches amples et non rapportées.
Cette définition est bien sûr celle de l’Académie française, quoique l’on puisse se demander si les académiciens sont des experts en la matière. Personne n’imaginerait en effet un, ou une académicienne venir sous la coupole en kimono.
À première vue si l’on cherche à croiser érotisme ou badinage à kimono la première image qui viendrait serait celle d’une Japonaise vêtue d’un somptueux kimono. Étonnamment mon premier souvenir lié à un kimono et à un désir concerne les arts martiaux, le karaté pour être précis. Il y a bien longtemps, j’étais jeune, pendant un banal exercice j’avais eu un instant d’inattention qui avait quelque peu mis en difficulté ma cloison nasale. La raison en était tout simplement l’apparition dans mon champ visuel d’une jeune femme qui m’impressionnait terriblement à l’époque. J’avais eu ainsi mon moment de gloire, étendu sur le sol lorsqu’elle s’était penchée vers moi pour s’enquérir de mon état. Elle ne s’était alors pas plus intéressée à moi, hélas. Je dois à la véracité du récit préciser que quelques années plus tard je l’avais retrouvée dans une soirée lors de la laquelle elle s’était à nouveau penchée vers moi d’une façon nettement plus jouissive.
Malgré cette première expérience, je suis comme beaucoup sensible, très sensible au charme des kimonos et des jolies Japonaises, et vous avouerais-je à ce sujet avoir récemment accompagné une charmante amie voir une exposition de photos de geishas ? Mais, en l’occurrence le côté érotique était sans aucun doute plus lié à la délicieuse friponne que j’accompagnais qu’aux images, fussent-elles de kimono.



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Méli-mélo, vendredi 30 septembre

Un méli-mélo publié à l’heure pour évoquer une semaine qui pourrait, presque, se résumer à un rhume qui n’en finit pas de ne pas finir. Mais c’est dans les interstices de ce presque que se trouvent les plus beaux instants. Un simple rhume ne m’empêchera de lire, de rêver, d’écrire. Lors d’une de mes nombreuses, trop nombreuses lectures en cours, j’ai découvert une jolie formule chez Henry Miller jeune. Il évoque, en effet, un homme qui a suivi une femme "dont la poitrine l’effarait". Selon le dictionnaire de l’Académie française, effarer signifie provoquer un état de stupeur et d’effroi ; troubler profondément. Comment ne pas songer alors à cette femme dotée d’un tel pouvoir, d’une telle poitrine?
Le plus étrange, troublant n’est pas cette expression et les images qu’elle a pu susciter mais le fait que le jour même où je lisais cela, j’avais un échange avec une amie dont la somptueuse, voluptueuse poitrine, loin de m’effarait, mets mon cœur en joie. Est-il utile de préciser que l’emploi du mot cœur est là une métaphore ? Et peut-être devrais-je un jour en écrire plus sur les désirs, envies, ainsi suscitées.
En conclusion, avant que vous ne vous offusquiez de l’accord atypique en fin de cette dernière phrase, ce n’est pas une erreur mais une application de la jolie règle dite de proximité. Que vos jours et vos nuits soient donc belles !



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Profondément raté !

- Moi, j’aime qu’il soit très puissant en bouche.Alors qu’il l’écoutait jusque-là d’une oreille pour le moins distraite, il semble brusquement se réveiller, comme un braque marquant l’arrêt. Il plonge son regard vers ses lèvres, en rêvant d’autres plongeons. Et lui susurre
- Ah, Deep Throat, ce film est un de mes grands souvenirs de jeunesse.
- Je parlais du vin !


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mardi 27 septembre 2016

Suite du X…

À la suite de mon billet intitulé Optimum ; une lectrice, charmante au demeurant, m’a vertement reproché de ne pas connaître la classification sociologique de William Wtrauss ni le roman culte "génération X" Douglas Coupland, tout en précisant "être érotomane c’est bien." Sur ce dernier point je m’en voudrais de la contredire, tout à l’heure encore lorsque dans un restaurant un client demande au serveur si c’est lui qui a une grosse, je n’ai envisagé un seul instant qu’il évoque là les motos garées en face.
Sur le fond, je n’ai effectivement évoqué ni William Wtrauss ni Douglas Coupland, le rouge m’en monterait au front, avec ou sans X. J’aurais pu aussi évoquer outre la génération X, la génération du front, qui est aussi celle du feu selon le côté du front où l’on se situe et cela sans connotation anatomique, mais en référence à la Première Guerre mondiale. J’aurais pu aussi évoquer l’effet du X sur le front en cas d’éjaculation faciale. J’aurais pu dévier du X vers la croix Saint-André et ses usages. J’aurais pu effrontément explorer tant de voies inconnues, tant de x aurait un-e mathématicien-e…



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dimanche 25 septembre 2016

Le hasard…

J’évoquais hier dans un billet, une femme sortant d’une porte cochère, talons hauts jupe courte et moulante. Serait-ce donc le hasard qui m’aurait conduit à lire un roman dans lequel figure cette description si jolie qui lui siérait à merveille "Elle avait quelque chose de distant, d’inaccessible, qui tendait son corps comme un arc entre la cascade de sa chevelure et la pointe de son talon. Son corps généreux, prisonnier dans un chemisier aérien et une jupe très stricte, semblait à chacun de ses pas vouloir se libérer, exploser dans la salle d’attente toute entière" même si en l’occurrence elle était dans la rue. Etrange concours de circonstances qui m'amènent à croiser cette amie au détour d'un porche puis sa description au détour d'un paragraphe. J'en reste rêveur. Et ce qui est certain c’est que je m’en serais voulu de la faire attendre.




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samedi 24 septembre 2016

Une belle journée à Paris

C’était une belle journée à Paris, une belle journée d’un été qui dure. Un été indien diraient certain-es, mais vous ne m’en voudrez pas je l’espère de ne pas utiliser ce terme, malgré toute l’estime que je peux avoir pour Joe Dassin et Marie Laurencin. Je marchais donc joyeusement dans les rues ensoleillées de Paris. L’allure des femmes est si belle sous un joli soleil. Une porte cochère s’est ouverte au moment où j’arrivais. Une femme en sortit, talons hauts jupe courte et moulante. Je la regardais avec délices. Je marchais, sans même l’avoir fait exprès, derrière elle, et je prenais plaisir à la regarder onduler. Vous avouerais-je qu’il me fallut plusieurs pas pour reconnaître ces fesses, c’était bien elle, une que je connais fort bien.
Une belle journée d’un été qui dure !



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