- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


lundi 11 décembre 2017

Et si le trio…

Plusieurs textes ont été publiés sur les dysfonctionnements des trios, nous te voulons, le trio. Sans vouloir prétendre réaliser une improbable synthèse, il semble en ressortir une réelle difficulté liée aux attentes des participant•es, et principalement aux attentes du couple cherchant un•e troisième. Vous ne m'en voudrez pas je l'espère de cette tentative de théorisation, mais bien avant moi un autre plus illustre a tenté de philosopher dans le boudoir. Bien souvent donc lorsque l'on va au bout, au fond de cette recherche, un objet de plaisir qui est attendu, pas un sujet de plaisir. Les caractéristiques de l'objet sont décrites précisément, caractéristiques physiques, passe encore, mais surtout le comportement attendu, sans prendre en compte les désirs, envies, fantasmes que l'objet ne saurait avoir.

Une vision bien lugubre du triolisme, direz-vous à juste titre. Mais au fond le trio, ou plutôt la pseudo-recherche d'un•e troisième participant•e, n'est-il pas la cristallisation d'une certaine et fausse vision du libertinage. Combien parmi les libertins new-look recherchent réellement un•e partenaire et non pas l'objet de leur fantasme ? Combien sont disposé•es à réaliser une vraie rencontre avec un•e partenaire en tenant compte des désirs et envies réciproques sans projeter sur l'autre sa propre grille d'analyse de fantasmes ?


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Abandonnée

L'abandon, le désir que de mots pour les dire ont été utilisés, ressassés, usés, répétés, redits, serinés, rabâchés sans fin, combien ont consumé leurs jours en d'austères études ; et cela pour bien souvent des formules creuses, mortes qui vous saisissent pas aux tripes, ne vous retournent pas l'âme. Et parfois, éclair de lumière, à la lecture d'un roman l'on trouve une formule belle " Non que son corps se refusât à lui – bien au contraire, il s'abandonnait de lui-même, ses seins brûlants s'offraient, son entrecuisse se gorgeait de suc et sa raison avait à maintes reprises eu grand-peine à en juguler les excès d'ardeur " et l'on se prend à rêver à la belle qui a conseillé cette lecture.


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dimanche 10 décembre 2017

Une citation au vol

La citation que je vous offre aujourd'hui ne sont pas extraits d'un livre, roman, essai ou autre, mais d'un film. Citation au vol car je regarde actuellement le film, et les mots ne sont qu'une retranscription que j'espère le plus fidèle, citation au vol aussi car le film en question, l'étoffe des héros, relate les premiers pas de la conquête spatiale coté états-uniens, avec donc des pilotes d'essai. La phrase que j'ai retenu est la réponse d'une infirmière à un pilote qui doit fournir un échantillon de sperme et s'enquiert des modalités, "vous faites appel aux fantasmes accompagnés d'une bonne masturbation et cela aboutit à éjaculation."
Mais le départ d'une fusée n'est-il pas semblable à une  gigantesque éjaculation d'un immense objet phallique ?


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Prestige

Entendu à l'instant "C'est une question de prestige pour savoir qui a la plus grosse." Une phrase bien classique me direz-vous, pas de quoi écrire un billet, même si trop souvent peut-être j'écris des textes sur des sujets futiles, sur des riens qui sont quand même quelque chose.
Je dois cependant vous préciser le contexte d'où est extraite cette phrase. C'était la visite d'un cimetière, et la déclaration visait la taille des tombes, des tombes joliment érigées !


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vendredi 8 décembre 2017

Conflit de génération

Un sujet manquant d'originalité, j'en conviens, que pourrait-on ajouter à la déclaration de Cicéron, dans la deuxième catilinaire, O tempora, o mores ?
Mais, il est possible de trouver une approche différente, renversée. J'en ai découvert un exemple dans un roman.
"- …Maman, tu as vu comment tu es habillée…
- Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Il y a un obsédé qui te mate le cul…
- Il est beau ?
- Maman !"
N'est-ce pas renversant ?


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En direct

En direct d'une banquette de restaurant, mais ne rêvez-pas, je ne vous dirai pas lequel même si certaines pourraient le connaitre. Dans ce restaurant donc, une femme est installée juste à côté de moi. Une femme qui a une belle allure, une femme qui lorsque le serveur lui propose un verre de vin rouge léger, lui réplique avec une belle voix rauque un simple non.
Jusque-là tout va bien, mais pour attraper quelques chose dans sa veste posée sur la chaise de l'autre côté de sa table, elle se lève, et à nouveau se lève pour refouiller sa veste, et recommence encore. A chaque fois, elle se penche et son jean moule joliment ses belles petites fesses.
Quel charmant déjeuner !


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jeudi 7 décembre 2017

Ecrire avec une lectrice

Elle aimait lire ses mots, elle le lui avait dit souvent, il aimait le regard qu'elle portait sur les textes qu'il écrivait. Elle lui avait dit que ses textes étaient troublants, qu'elle était troublée en les lisant, il lui avait dire être troublé par cette écriture.
Ses mains courent sur le clavier, glissent sur les touches, les mots s'alignent sur l'écran.
Elle lui avait dit qu'elle se caressait en lisant, la jupe troussée, il lui avait dit qu'il avait souvent fini d'écrire en ne tapant que d'une main.
Elle lui avait avoué qu'elle aimerait le voir ainsi écrire, il avait aimé cet aveu et répondu que cela lui serait délicieux.
Les mains ralentissent, cherchent les touches.
Elle lui avait demandé si elle pouvait venir, il l'avait invitée à venir le rejoindre.
Elle était arrivée, chemisier, jupe courte, bas, escarpins, il l'avait trouvée ravissante.
Elle s'était approchée du bureau, il l'avait invitée à se glisser dessous.
Les doigts dérapent, les mots sont bafouillés.
Pour qu'il puisse écrire des deux mains, elle l'avait pris dans sa bouche, il avait repris son clavier.
Les lettres s'emmêlent dans les mots.
Elle avait levé les yeux vers lui, il commence à écrire, le texte débute par " Elle aimait lire ses mots, elle le lui avait dit souvent…"
Les doigts se figent sur l'écran, le texte se termine par une explosion de plaisir dans la bouche de sa lectrice.

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Comme je voudrai

Vous ne m'en voudrez pas si je cite aujourd'hui une chanson d'un grand monsieur,

Sur les montagnes ou sur les îles
À la campagne ou à la ville
Chez les machos, chez les fofolles
À pied, à chevaux ou en bagnole

{Refrain:}
Je chanterai comme je le voudrai
Je chanterai ce que je voudrai
Comme je voudrai, je chanterai
Et dans la langue que je voudrai

En français ou en vietnamien
En maori ou en indien
En basque, en wolof, en canaque
En tzigane ou en brezhoneg

{au Refrain}

Chez les rupins ou sous les ponts
Chez les lapins, chez les Lapons
Chez les trappistes, chez les trappeurs
Ou chez l' ministre de l'Intérieur

{au Refrain}

Et si tu veux me l'interdire
Viens donc ici pour me le dire
J' te chanterai ce que tu m'as appris
"Contre nous de la tyrannie"

{au Refrain, x2}
Si vous ne l'avez pas reconnu, la chanson est de Gilles Servat, Comme je voudrai, je suis bien loin d'avoir son talent et j'espère qu'il ne me tiendra pas rigueur d'emprunter certains de ses mots. Je ne chante pas, le me contente pour ma part d'essayer d'écrire.
Et, n'en déplaise aux rabat-joie, bonnets de nuit; pisse-vinaigre, trouble-fête, bégueules, pisse-froid et autres empêcheurs d'écrire en rond, en travers, en diagonale ou en tous sens, j'écrirai comme je le voudrai; j'écrirai ce que je voudrai, comme je voudrai, j'écrirai et dans la langue que je voudrai.


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