- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


dimanche 28 décembre 2025

Deux mois après

J’en conviens, le titre a moins d’allure que vingt ans après. Mais, je n’ai pas vocation à devenir un nouvel Alexandre Dumas, et je ne parle que de moi et non pas de quelque illustre cadet de Gascogne venu à Paris. Je suis cependant venu moi aussi à Paris, de mon Sud-Ouest, mais je n’ai perdu en route nulle lettre de recommandation et mes faits et gestes n’ont pas, c’est le moins que l’on puisse dire, défrayé la chronique.

Donc, après cette longue et insupportable digression qui fait que j’ai déjà perdu les quelques personnes qui s’étaient égarées sur mon blog, cela fait deux mois que je suis de retour, sur Twitter et sur mon blog.

Qu’en dire? J’étais revenu plein d’enthousiasme, avec quelques projets en tête. Ils se sont quelque peu enlisés, mais cela n’a suscité aucune réaction, l’on peut donc le considérer comme quantité négligeable.

Concernant le côté social des réseaux dits sociaux, il y a eu, de mon côté, peu de changements. J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir quelques personnes, j’en ai rencontré, virtuellement je précise, quelques autres avec tout autant de plaisir.

Quelque part rien ne change, l’année se termine sans surprise.

Demain? Que ferais-je demain, que ferai-je en 2026? Prendrais-je des résolutions, que je ne tiendrai pas?

Je ne sais.

mercredi 24 décembre 2025

Calendrier de l’avent 2025

1er décembre

Comment écrirais-je la force du désir

Pour cette princesse troublante

Et terriblement captivante

Donc le si beau regard est toujours un plaisir.

 

2 décembre

Ô combien j’ai rêvé, d’un moment avec Elle,

Et là, plongé dans son regard

Troublé, conquis, puis plein d’égards

Submergé de désir, culbuter cette belle

 

3 décembre

Au plus noir de la nuit, souvent, je pense à elle

Allongée dans son trop grand lit

Et rêvant d’un si doux délit

 Sobrement dévêtue par un rien de dentelle

 

4 décembre

Claquant ses talons hauts, dans la rue, elle marche

Un coup de vent montre ses bas

 À cette vue rêvant d’ébats

Des regards la suivent, souriante elle marche.

 

5 décembre

Se caressant des yeux, assis au restaurant

Eperdus dans leur face à face

Se désirant sans volteface

S’effleurant de leurs mots, tous deux se dévorant

 

6 décembre

Inclinée en avant, par un beau soir d’été

Largement elle lui dévoile

Ses seins somptueux sans nul voile.

Il sourit, son regard dans ce décolleté

 

7 décembre

Une robe noire, et elle est fascinante,

Mais elle l’a vite ôtée,

Presque nue, de toute beauté,

Sourire aux lèvres, splendide et indécente.

 

8 décembre

Elle ne marche pas, féline, elle danse

Ondulant sur ses talons hauts.

Dans son cerveau c’est le chaos

Et il la contemple avec grande impudence.

 

9 décembre

Assis en terrasse, j’attends paisiblement,

Soudain elle est là, fascinante

Je la contemple, si troublante

Et je la désire, lui dis-je ?, ardemment.

 

10 décembre

Du bout de la langue, lentement, longuement,

Pour découvrir, sur cette la table,

Enfin son goût inoubliable,

Dont il se délecte là langoureusement.

 

11 décembre

Sentir sur ma langue la saveur de sa peau

Découvrir sa douceur intense,

La déguster avec constance,

La caresser ainsi, sans fin et sans repos.

 

12 décembre

Mais vous n’êtes pas là, j’en ai quelque amertume,

J’avais rêvé mille plaisirs.

Mais soudain renait le désir

Quand j’entends vos talons claquer sur le bitume.

 

13 décembre

Au sol, un petit pull, une jupe froissée,

La peau épuisée de caresses,

Intensité, douceur, tendresse,

Éperdues de plaisir, toutes deux enlacées.

 

14 décembre

Elle lui prodigue de très longues caresses

D’une si douce intensité

Allant vers sa rigidité

Qu’il ne peut que vouloir saillir cette bougresse.

 

15 décembre

Dans un enlacement d’une intense chaleur

Leur langue, leur bouche, sans cesse

Perdues en de douces caresses.

Faudrait-il un nombre pour dire leur bonheur ?

 

16 décembre

Nue, son corps emporté dans sa douce folie

Glissant sur elle avec adresse

Sa main intensément caresse.

Elle se fait jouir, seule dans son grand lit.

 

17 décembre

Et je rêve d’elle, du soir jusqu’au matin

De fous désirs elle génère

Incandescent imaginaire

Comment oublierais-je ma sublime catin.

 

18 décembre

Une jupe fendue offrant à voir ses bas

Et sa peau nue quand elle bouge

Des talons hauts, semelle rouge

Et il rêve d’elle en d’intenses ébats.

 

19 décembre

Alanguie sur son lit, là je la découvris

A moitié nue, bouche entr’ouverte

Me regardant, belle et offerte,

Un désir vers elle, tendit raide mon vit.

 

20 décembre

Une guêpière, des bas, des Louboutin

Dans une posture indécente

Elle est ainsi éblouissante

Elle devient alors sa petite catin

 

21 décembre

Vêtue de ses bas noirs comme seule parure

Là à genoux sur le tapis

Elle gémit sans nul répit

Offrant à son regard sa superbe cambrure.

 

22 décembre

Il est tellement doux, faut-il le confesser

De voir chez lui ce trouble naitre

Et cette envie de se soumettre

Il n’a donc qu’une envie, vite le caresser.

 

23 décembre

Elle danse et son cul langoureusement bouge

Ressentant un désir certain

Vêtue de ses seuls escarpins,

Abandonnée à lui, nue au pied du sapin

 

24 décembre

Ce calendrier de l’avent

Se termine, babiole

Qui là s’envole

Au vent

 

lundi 8 décembre 2025

Sexe et utopie

Une humeur du jour, pour celles et ceux qui me suivraient avec une certaine régularité, plus joyeuse ou moins sinistre que la précédente. Je suis plongé dans la lecture d’un livre, qui donne son titre à ce billet, Sexe et utopie pour une sexualité radicale de Patrick Califia, un livre dont je ne saurais que trop vous recommander la lecture.

Patrick Califia consacre une partie de l’introduction à une liste de « quarante-deux choses que vous pouvez faire pour rendre l’avenir du sexe sans risque. » Je ne vais pour vous citer toute la liste, simplement quelques-unes que j’apprécie particulièrement :

trouvez un nouveau fantasme,

n’ayez pas honte, ne vous laissez pas envahir par la peur,

enlevez vos œillères,

masturbez-vous en prenant votre temps,

et surtout, j’ai gardé ma préférée pour la fin, faire de l’art sur les impressions que procure le sexe.

 

Et je sais que cela parlera à certain·es.

mardi 2 décembre 2025

Sombre humeur

Il me parait indispensable de précéder ce billet d’un avertissement destiné à celles et ceux qui, par erreur, seraient arrivés ici et s’apprêteraient à me lire. Ce texte n’est pas un texte érotique, il n’a aucune prétention esthétique, et n’a guère plus d’intérêt.

Après une longue absence, passée inaperçue, j’ai fait mon retour sur Twitter et, dans le même temps j’ai recommencé à publier et à écrire, à publier un texte sur lequel j’avais travaillé et à écrire de nouveaux textes.

J’étais revenu avec quelques projets d’écriture en tête, et espérant retrouver quelques personnes avec lesquelles j’avais déjà échangé. Et j’ai effectivement retrouvé quelques personnes que j’apprécie et découvert aussi quelques personnes fort agréables.

Et puis, tout est petit à petit redevenu comme avant, mes textes sont peu lus, et de moins en moins lus, les interactions sont rares. Je ne sais pas au fond si j’attendais quelque chose, autre chose en revenant, mais ce qui est certain c’est que je ne modifierai pas ma bio sur mon compte Twitter, je suis et reste désabusé, profondément désabusé.

Pour conclure, pour le cas où quelque lecteur ou lectrice ait poursuivi sa lecture jusqu’ici, je vous précise que je n’en veux à personne, et que j’ai rencontré, ou plus exactement échangé avec de très belles personnes ici, des personnes que j’apprécie. Peut-être ne suis-je pas adapté à ce monde-là ?