- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


mercredi 6 décembre 2017

Taquin

Taquin est indubitablement un adjectif, mais vu l'usage qui peut en être fait ici ou là; j dois avouer avoir eu un doute sur le sens de ce mot. J'ai donc cherché, comme d'habitude sur le site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, vous m'en excuserez mais ce n'est pas plus long que d'utiliser quelque moteur de recherche nord-américain et autrement plus fiable.
Quatre définitions sont donc proposées.
A. − Vx. Qui lésine sur la dépense.
B. − Vieilli. Qui prend plaisir à chicaner, quereller les autres.
C. − Qui s'amuse par jeu et malice à contrarier les autres en paroles ou en actes sur de petites choses pour les agacer, à les provoquer pour leur faire perdre leur calme.
D. − [En parlant d'un inanimé abstr.] Provocant; où l'on ressent de la taquinerie.
A priori aucune de ces définitions n'indique que taquin pourrait signifier qui incite à vomir sa hargne à la figure du voisin.
Ce n'est qu'une interrogation mais toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne serait pas fortuite.


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Un jour de retard

Un jour de retard, en effet j'avais prévu un petit texte en hommage malicieux à Jean d'Ormesson. Je le publie donc malgré l'actualité nécrologique intense. A propos de la place des femmes cet homme qui aimant tant les femmes a déclaré "Il y avait plus dur et plus fort." Que ne pourrait-on imaginer ?
Je suis certain que ce grand amoureux des mots m'aurait pardonné mon insolence et cet abominable détournement de sens. Ce grand amoureux des femmes évoquait-là la tradition plus dure et plus forte que le règlement et contre laquelle il s'est battu pour faire entre une très grande dame à l'Académie française.


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mardi 5 décembre 2017

Oxymore ?

Soyez sans crainte, je ne vais pas vous faire un cours ici sur les procédés littéraires. La forme interrogative était la marque d'une vraie question de ma part, la citation découverte ce jour est-elle vraiment une forme oxymorique ? La phrase visée est la suivante "Ce serait merveilleusement dégoutant."
La formule est absolument superbe et évoque merveilleusement des plaisirs aussi intenses qu'inavouables. Cette notion, j'en conviens, mériterait d'être approfondie, développée. Cela pourrait faire l'objet d'un prochain billet, un billet qui je l'espère sera merveilleusement dégoutant.


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Prélude

Une femme attablée un après-midi en terrasse. Il la regarde. Elle n'est pas belle, non, ce n'est pas cela, elle a du charme, elle a un charme fou. Depuis qu'il la vue, il ne peut s'empêcher de la regarder à nouveau. Elle ne le regarde pas, elle ne l'a surement même pas vu, voit-elle quelqu'un ? Elle regarde au loin, un sourire flotte sur ses lèvres. Il suppute qu'elle attend quelqu'un, un homme, une femme, son amant, son amante ? Oui ce doit être cela elle attend son amante. Elle boit son thé, lentement, le savoure, et son regard s'envole au loin, toujours son sourire. Non, elle est trop paisible pour attendre. Elle n'attend pas son amante, ni son amant, mais alors, que fait-elle. Peut-être une amatrice de thé, mais alors pourquoi ce regard toujours si lointain, comme si elle espérait apercevoir enfin la silhouette ? Et elle n'a même pas regardé sa montre, ni son téléphone. Elle regarde toujours au loin, sourire énigmatique. Qu'attend-elle ? 
Elle finit son thé, se lève, s'éloigne. Il se demande encore, mais elle ne l'a même pas vu, c'est certain, pas un regard. Un autre homme s'est levé la suit, marche juste derrière-elle. Elle s'éloigne ainsi vers ce point qu'elle fixait, vers le bout de la place. Elle rentre dans le hall de l'hôtel, se retourne sourit à cet homme qui la suivait " Ces moments d'attente commune ne sont-ils pas le plus jouissif des préludes ?"


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Une question de taille

Vous avez tous, toutes lu des articles, études consacrées aux perturbateurs endocriniens. Je ne vais pas ici tenter de rédiger une synthèse plus ou moins brillante sur ce sujet. Je voudrais simplement relever deux conséquences annoncées. Selon des études l'on ne peut plus sérieuse, les seins des femmes grossissent et je ne m'en plaindrai pas, dans le même temps la taille des pénis diminue.
De ces informations l'on peut donc tirer deux conclusions. Les petits jeunes peuvent dire ce qu'ils veulent mais nos sexes sont plus gros. Et, surtout, lors des branlettes espagnoles le pénis va être totalement enfoui au creux des seins.


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lundi 4 décembre 2017

Un bon conseil

Un conseil tire non d'une lecture mais d'une série, il faut bien parfois varier les plaisirs. Deux femmes parlent l'une se plaint de sa nuit, elle s'est réveillée et a mangé des bonbons, des réglisses, qu'importe au fond ce qu'elle a mangé, elle a mangé plus qu'elle ne l'aurait voulu. Son amie lui donne un conseil "Essaye la masturbation c'est hyper relaxant et tu ne grossis pas avec ça."
Une bien agréable façon de lutter contre le surpoids en effet !


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Le plaisir des phrases équivoques…

Parfois lorsque je découvre certaines phrases au hasard de mes lectures, je m'interroge. Je me demande si certain•es auteur•es ne laissent pas volontairement trainer ici ou là des phrases équivoques pour permettre aux adeptes des jeux avec les mots de les détourner. Pour illustrer mon propos, rien ne vaut un exemple "A partir de mes notes et des livres que je trouvai sur place, je me consacrai à la rédaction ou à l'achèvement de neuf ouvrages, sur l'art poétique, les citadelles et forteresses, divers récits, l'histoire des premiers temps de l'Islam, la morale des princes, les conduites avantageuses, les femmes, les bâtons célèbres depuis la verge de Moïse, le sommeil et les rêves."
Est-ce un hasard si l'auteur, en l'occurrence il s'agit bien d'un homme, choisit d'enchainer les conduites avantageuses, les femmes et les bâtons célèbres avec une verge comme exemple et les rêves ? Comment ne pas se sentir poussé alors à évoquer une femme met en avant ses avantages, d'autant que l'on sait depuis Bobby Lapointe que "davantage d'avantages avantagent davantage", à tel point qu'elle s'enrévera sur la verge de Moïse…


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Et si c'était une nuit 2

 Et si c'était une nuit, une nuit comme on n'en connait pas depuis cent mille nuits…
Serge Reggiani



Elle entre dans la chambre pendue à son bras, ses jambes chancellent. Il lui caresse les cheveux, l'embrasse dans le cou. Son chemisier tombe à terre, suivi par son soutien-gorge et il caresse ses seins. Il l'embrasse, leurs langues s'enlacent. Il pince ses seins, elle gémit doucement, il suce sa langue et pince encore. Elle aime cela, elle aime qu'il joue ainsi de son corps. Il l'attire tout contre lui, elle le sent raide de désir. Caressant ses cheveux, il accentue la pression sur sa nuque, elle s'accroupit devant lui. Elle est fébrile n'arrive pas à déboucler sa ceinture, elle lève les yeux, il sourit et défait sa ceinture. Elle déboutonne son pantalon, son caleçon est tendu, déformé par son sexe en érection, elle fait glisser ce sous-vêtement inopportun et embrasse le gland, le déguste à petits coups de langue. Elle aime cette douceur, elle le suce comme l'on sucerait un bonbon. La main sur sa nuque l'incite à le prendre à pleine bouche. Il glisse entre ses lèvres, comme s'il glissait dans son sexe. Il baise sa bouche, et elle aime qu'il la prenne ainsi. Il va et vient ainsi. Il ressort son sexe, elle le regarde, elle aime le voir ainsi, raide, tendu, luisant de sa salive. Il saisit ses seins, et son sexe glisse ne nicher entre eux. Et il recommence lentement son va et vient. Elle tend la langue pour pouvoir caresser le gland à chaque passage. Il pince ses pointes de sein au rythme de son va et vient. Elle gémit doucement, elle a envie, elle a envie qu'il jouisse, qu'il jouisse sur elle, elle a envie en même temps qu'il la prenne. Elle veut être à lui, toute à lui, offerte à ses désirs, à tous ses désirs, et elle connait son imagination.
Il plonge à nouveau dans sa bouche, tout au fond de sa bouche. Ressort et replonge. Elle en perd la respiration et juste à ce moment-là la vibration reprend en elle, ça vibre furieusement en elle. Elle lève les yeux vers lui, elle l'implore du regard. Et il sourit, lui caresse les cheveux et continue à baiser ainsi sa bouche. Elle perd pied, ne pas jouir encore, se retenir, pour mieux le sucer, mais il joue avec elle, fait varier les vibrations, elle est trempée, elle sent qu'elle coule, et en même temps elle salive sur son sexe. Elle est femelle offerte pour lui. Elle vibre toute entière, ondule du bassin, elle vibre autour de cet œuf et de son sexe. Elle est à nouveau balayée par des ondes de plaisir, elle est au bord de la jouissance, elle le suce, le lèche accompagne chacun de ses mouvements de la langue, elle veut le faire jouir, mais elle sait bien que c'est lui qui mène le jeu.
Il joue des vibrations pour l'amener au bord de la jouissance, juste au bord, puis l'intensité diminue un peu, à peine, pour rependre à nouveau et encore. Elle sait qu'il choisira le moment où il la fera jouir. Elle est à lui, totalement à lui, réceptacle pour son sexe et traversée d'ondes de plaisir dont il maitrise les rythmes. Les vibrations s'intensifient, les vas et viens dans sa bouche s'accélèrent. Le plaisir monte en elle, ses gémissements sont étouffés par ce sexe qui baise sa bouche. Elle n'en peut plus, elle jouit à nouveau, gémit son plaisir et sent en même temps le sexe dans sa bouche frémir intensément et gicler de plaisir. Elle pleure de jouissance.


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