- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


lundi 30 décembre 2013

Une logique ?

Ton blog est bien, disait-elle, tes textes sont variés, décalés souvent, troublants, drôles, originaux mais l'ensemble n'a aucune logique, tu commences des histoires que tu ne finis pas toujours, que tu reprends des mois plus tard, tu passes d'un sujet à l'autre…
Elle n'avait pas tort, mais malgré les apparences, mon blog a une logique, peu lisible certes pour la plupart de mes lecteurs et lectrices, mais une logique celle de ma vie. Mon blog évolue au rythme de mes rencontres, de mes lectures et relectures, au gré des gens que je croise, que je recroise, que j'entrecroise, avec qui j'esquisse un pas de deux, en fonction  des remarques, des commentaires, des avis de mes lecteurs ou  lectrices. Ce blog a donc une cohérence, une logique celle de ma vie, entre rêves et réalité, vie rêvée ou vie réelle, ce blog a une logique, une biologique…
Ainsi va la vie, ainsi va ce blog et ce dialogue dont je ne sais s'il a existé ailleurs qu'au bout de ma plume qui elle-même n'existe plus, ayant quitté le monde des objets pour une sphère virtuelle.
Et dans ce monde étrange entre rêves et réalité, je continuerai à aligner mes mots.

lundi 23 décembre 2013

Information du jour.

Je viens d'apprendre la nouvelle de sa mort avec stupeur. Avec d'autant plus de stupeur que je ne savais pas qu'il était vivant, je ne savais même pas que ce monsieur existait. L'inventeur de l'AK 47, Mikhaïl Kalachnikov vient décéder à l'âge de 94 ans ce 23 décembre et de rejoindre par la même occasion Samuel Colt, inventeur du revolver à six coups portant son nom, mort lui à l'âge de 48 ans.
Faudrait-il conclure que pour vivre longtemps il est préférable de tirer par rafales et ne pas se contenter de six coups…

vendredi 20 décembre 2013

Mea culpa

Haec est mea culpa, maxima culpa; pour les non-latinistes, s'il en est parmi mes lecteurs et lectrices, la traduction française est  "c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute". Formule issue de la messe en latin et relevant quelque peu de l'autoflagellation pour les masochistes, s'il en est parmi mes lecteurs et lectrices. C'est aussi un exemple classique d'une règle de grammaire latine, le pronom s'accordant avec son complément, en clair "haec"  est au féminin, mais en français l'on n'emploie pas l'expression " celle-ci est ma faute."
Donc, après ces digressions, je confesse avoir été négligent, m'être trop peu documenté en écrivant mon dernier billet solstice. J'ignorais que le 21 décembre était la journée mondiale de l'orgasme, créée en 2006 par deux pacifistes américains, Donna Sheehan et Paul Reffell.
Mais la conclusion reste la même, jouissez !

Solstice

Vous l'avez tous et toutes noté, l'on approche de Noël, vu le nombre de guirlandes, illuminations, père noël, et publicités en tous genres il aurait été difficile de ne pas s'en apercevoir. Vous avez peut-être un peu moins réalisé que nous approchons surtout du solstice d'hiver.
Dois-je rappeler que ce jour-là est le plus court de l'année, avec une durée d'ensoleillement  de 8 heures et 15 minutes  à Paris, 8 heures et 56 minutes à Toulouse, ô moun pays….
Ce qui a contrario donne une durée de nuit respectivement de 15 heures et 45 minutes et de 15 heures et 4 minutes, largement le temps de faire en sorte que cette nuit la plus longue devienne aussi la nuit la plus chaude…

jeudi 19 décembre 2013

Encore un calendrier

Le calendrier des dieux du stade, dont je ne rappellerai pas ici que certains devraient peut-être passer plus de temps à s'entrainer qu'à poser, a ouvert une voix dans laquelle beaucoup se sont engouffrés avec plus ou moins de bonheur. Pour ma part, je reste résolument fan d'un calendrier que j'ai déjà évoqué là rugby.
Mais après les dieux du stade, nous avons les prêtres sexy, le photographe indiquant les avoir croisés dans les rues de Rome pendant la semaine sainte. N'en doutons pas cela va attirer une foule de touristes des deux sexes avides d'en savoir plus sur le maniement du goupillon...

 

mardi 17 décembre 2013

Etre expulsée du monde….


Vous savez mon addiction aux livres et aux mots, et je ne vous parlerai pas aujourd'hui et ici, hic et nunc, de mes autres addictions.
Je suis donc à nouveau plongé dans une lecture, d'un superbe polar historique, et je vous en livre une  phrase tirée d'une conversation entre une femme et un religieux qui vient d'expliquer l'importance du vœu de chasteté dont le non-respect entrainerait la perte de l'habit et du logis, sans espoir de pardon.
La femme lui répond  "Moi, j'accepterais de bonne grâce d'être expulsée du monde s'il le fallait en échange du plaisir de l'amour."
Connaissez-vous une plus belle déclaration ?

lundi 16 décembre 2013

Vertugadin

Un joli passage d'une de mes lectures en cours:
"Entre les éclaboussures, sur le miroir des eaux, c'étaient reflétés jadis les camisoles rouges des dignitaires en perruques bouclées, les visages bruns des serviteurs maures et les vertugadins des dames; prenant appui sur le pommeau de cristal d'un jonc noir incrusté d'or , un cavalier grisonnant conduisait sa dame vers une pièce d'eau; des eaux vertes et bouillonnantes surgissait la gueule d'un phoque, la dame poussait des oh et des ah; le cavalier grisonnant souriait et taquinait de sa canne le monstre noir." 
Le mot vertugadin n'est-il pas merveilleusement désuet ? Et je ne doute pas que tous mes lecteurs et toutes mes lectrices sachent ce qu'il signifie, toutefois, en cas de perte momentanée de mémoire, je vous rappelle qu'un vertugadin est un jupon ou une robe, en l'occurrence sans aucun doute une robe munie d'une armature arrondie autour de la taille pour faire bouffer la jupe au niveau des hanches et lui donner une forme de cloche. Une robe faite, vous en conviendrez pour être allègrement troussée, et lorsque vous ajoutez à cette robe, le cavalier prenant appui sur son jonc, taquinant le monstre noir de son bâton et la dame poussant des oh et des ah. N'est-ce pas là un texte joliment évocateur ?

mercredi 11 décembre 2013

Tubes…

Encore une fois je ne peux résister. Mais comment pourrais-je,  ce texte est si joli, avec ses tubes en tous sens, et les mots en sont nettement plus beaux et travaillés que dans les pseudo-tubes estivaux. Quant à  la dernière formule,  c'est une pure merveille d'évocation.
 "Il s'amenait un peu penché, les pouces dans la ceinture du pantalon, en trainant les lattes, l'air gauche d'un pedzouille après le turbin. Ce grimpant étroit, c'était à chaque posture autant de tubes rayonnants autour de la braguette, un tube à droite, un tube à gauche , un tube en haut, un tube en bas et, quand il s'appuyait contre le mur ou contre le billard les jambes croisées cela ne faisait plus qu'un seul gonflement tendu, tranquille et menaçant."