- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


dimanche 15 août 2010

Elle et Lui, une soirée... (2)

Je me lève, me déshabille vite, ou plutôt le plus vite possible avec les yeux bandés. Je sens son souffle sur ma nuque, je l'entends faire disparaître mes vêtements dans un placard. Je reste nu immobile au milieu de la pièce. Et je sursaute au bruit de la sonnette. Elle rit et va vers la porte, le bruit lourd de la clé qui tourne, la porte, sa voix étincelante comme toujours : " Elle est jolie, j'adore!" Une voix d'homme lui répond, une voix que je ne connais pas, j'entends leur conversation par bribes, ils parlent de moi, d'une femme…
Puis des pas, le sien, un autre pas de femme, moins assuré et un pas d'homme et à nouveau la voix qui sourit " Déjà prêt à l'emploi, une excellente idée !" Ses doigts, des doigts à elle, sur mes seins, je les reconnais, elle les pince, je connais ce sourire-là, son regard pétillant. Je connais sa manière de me caresser doucement les pointes de seins, avant de les pincer doucement, de les pincer un peu plus fort, et je gémis doucement, j'aime cette sensation.
La voix de l'homme qui murmure, je ne distingue pas ce qu'il dit. Elle rit doucement, et lance un" Oui, excellente idée, mets toi à genoux toi." Dans un sourire, je m'agenouille aussitôt. Et la voix de l'homme tout aussi souriante : " Toi aussi." Un bruit près, tout près de moi, je sens un corps prés du mien. Et son rire, sa voix qui me fait toujours et encore chavirer " Approche toi, ne sois pas timide." Elle pose sa main sur ma nuque, me fait doucement avancer à genoux. Je sens un souffle contre le mien juste en face de moi, une odeur, un parfum féminin.
Je ne bouge plus, et ils bavardent tous deux, je les entends marcher, des bruits de verre, de bouteille. Ils sont assis dans le canapé. Ils parlent de moi, et d'elle, celle qui est face à moi, je pense. Elle rit : "Ils semblent timides tous les deux". Et la voix d l'homme rajoute " Il faudrait qu'ils fassent enfin connaissance non ?"

Il sourit, "Mets quand même quelque chose pour sortir..." J'attrape un imper pour me couvrir et nous partons. Il ne dit rien, l'ascenseur, sa voiture. Nous roulons, à un feu il me tend un bandeau. Il n'a pas besoin d'en dire plus, je mets le bandeau sur mes yeux immédiatement.
Nous roulons encore un peu, il se gare, descend, j'attends un instant, ma portière s'ouvre, sa main, il me guide. Je marche les yeux bandés, j'imagine son sourire satisfait. Un bruit de porte cochère, un ascenseur, une sonnette, un bruit de porte, une rire de femme " Elle est jolie, j'adore…"

vendredi 13 août 2010

Question du jour

De quel roman est extraite la phrase suivante "Bioy Casarès se rappelle alors qu'un des hérésiarques d'Uqbar avait déclaré que les miroirs et la copulation étaient abominables, parce qu'ils multipliaient le nombre des hommes."

mardi 3 août 2010

Question du jour

De quel roman est extraite la phrase suivante "Tu es vierge mais tu as déjà pénétré bien des choses." ?

lundi 2 août 2010

Elle et Lui, une soirée... (1)

Lui. Elle m'avait annoncé, un sourire aux lèvres, une soirée inoubliable, elle avait ajouté " je m'occupe de tout, tu vas adorer." J'avais eu beau tenter de la questionner, je n'avais eu comme réponse qu'une moue rieuse et une indication. Je devais être ce samedi à 18 heures chez elle. Impossible de savoir seulement si la soirée était chez elle, si l'on sortait, quelles seraient les personnes présentes. Et lorsque je lui avais demandé comment je devais m'habiller, elle avait éclaté de rire…

Elle. Il m'avait annoncé, un sourire aux lèvres, une soirée inoubliable, il avait ajouté " je m'occupe de tout, tu vas adorer." Je n'avais rien pu savoir d'autre, juste une précision, je devais l'attendre chez moi à 18 heures, sans savoir ce que l'on faisait ensuite, avait-il invité quelqu'un chez moi, devait-on sortir, seul son sourire me répondait. Et lui, d’habitude si prolixe en détail concernant ma tenue, n'avait rien dit cette fois-ci, pas la moindre indication.

Enfin ce samedi arrive, et je sonne chez elle. Elle ouvre, elle est encore en peignoir, me fait entrer, un immense sourire aux lèvres, regarde ma tenue et me lâche " Bel effort, aussi beau qu'inutile". Elle disparaît aussitôt dans un éclat de rire, réapparait derrière moi, un bandeau se colle sur mes yeux, ses lèvres se collent à mon oreille, un murmure " Avec moi tu n'as peur de rien, disais-tu, alors, prêt pour le grand jeu ?" Et c'est dans un frisson que je réponds oui.

Enfin ce samedi arrive et il sonne. Je cours lui ouvrir. Il me regarde, sourit. Je cherche à lire dans ce sourire une approbation pour la tenue choisie. Il le sait, il en joue, laisse son sourire énigmatique flotter devant moi, me prends par la main, me fait pivoter, se colle à moi et me glisse dans l'oreille " Prête pour le grand jeu ?" Je me retourne et ma langue lui répond en caressant la sienne.
 
Elle me laisse assis ainsi, les yeux bandés, je l'entends se préparer, j'entends ses pas, elle a mis maintenant ses escarpins, j'aime à essayer de deviner sa tenue. Soudain, elle s'arrête près de moi, son rire " il est temps de te préparer, déshabille-toi !" Je sursaute, commence à bafouiller un mot aussitôt interrompu, "Nu, vite, ils sont arrivés…"

Il m'éloigne de lui, me regarde à nouveau, " quitte cette robe". Elle glisse à mes pieds J'aime son regard sur moi, j'aime être vêtue ainsi, ma guêpière noire qui dévoile mes seins, des bas, mes escarpins. Il sourit, mon choix lui convient donc, et il ajoute, " C'est parfait, je n'en attendais pas moins de toi, on peut y aller, il ne faudrait pas être en retard.."



samedi 31 juillet 2010

O Toulouse….

Tu es de Toulouse, dit–elle, j'y suis allée pour mon boulot parfois, une belle ville. Je me souviens poursuit-elle, d'un petit restaurant, un soir, j'étais seule, un bel été. Le patron m'avait accueillie avec un grand sourire mais en me disant être désolé, ne plus avoir aucune table libre, mais ajoutait-il, éventuellement, en face du monsieur tout seul là. À ma moue dubitative, il n'avait pas insisté, un peu déçu espérais-je. Je m'étais alors penchée vers lui, désignant des yeux une autre table, en face de celui-là par contre, je ne dirais pas non. Il me sourit du regard, alla parler à cet homme, et je dois avouer que la soirée fut délicieuse.

Deux semaines plus tard, de retour à Toulouse, le patron du restaurant m'avait glissé dans un sourire : " la table là, ou vous préférez attendre que toutes les tables soient occupées ? "


vendredi 30 juillet 2010

Un mail d'une belle…

Chez moi quand je suis seule, j’aime déambuler nue à travers la maison, regarder les ombres chinoises que joue mon corps sur les différents murs.

Souvent, lorsque les amants se font rares, je me caresse nonchalamment. Tous les endroits sont bons : le fond de mon lit, la douche, le canapé, le mur de la cuisine. Je prends les plus impudiques postures pour aller perdre mes mains sur ma peau, seule spectatrice de mon impudique spectacle. Je m’étire, m’écarte, m'ouvre et me ferme tour à tour,  jusqu'à gémir de plaisir, jusqu'à l'épuisement.

Souvent ma main s’égare presque malgré moi, pendant que je lis, que je téléphone, même lors d’une discussion sérieuse. Je m’ausculte minutieusement, caressant l’arrondi de mon sexe, la douceur de ma peau là ou elle est si lisse et parfaite En inspectrice expérimentée, je recherche ce petit bouton de rose si tendre et si dur à la fois, presque étonnée d’avoir une telle merveille.

Enfin il faut sortir, se rhabiller. J’en oublie quelques vêtements pour continuer ces petits moments d’intimité. C’est sans sous -vêtements que je remets ma jupe et que je pars faire les courses. Tous ces messieurs que je croise, agacés dans le magasin, ne savent pas  et  sont loin de se douter que faire les courses pour une femme comme moi peut être aussi très excitant……

lundi 26 juillet 2010

Sexy…

Discuter du sexe des anges fut, paraitrait-il, une activité aussi inutile que répandue pendant des siècles. Futilités de périodes révolues diraient certains, voire beaucoup, ceci ne pourrait se produire de nos jours, empreints que nous sommes de science et de rationalité. Certes, mais savez-vous que certains de nos mathématiciens traquent des nombres premiers sexy ?
Ne vous tortillez pas sur vos chaises en imaginant d'improbables assemblages érotiques de nombres, en mathématiques, tout simplement, un couple de nombres premiers sexy est un couple de nombres premiers qui diffèrent de six unités, soit un couple de la forme (p,p+6). C'est le cas, par exemple, des nombres 5 et 11. Et il s'agit là d'une activité l'on ne peut plus sérieuse, le plus grand couple de nombres premiers sexy connu est:
(p, p+6) pour p = (48011837012 × ((53238 × 7879#)² - 1) + 2310) × 53238 × 7879# / 385 + 1, où 7879# est une primorielle. Ceux qui voudraient prendre à bras-le-corps ce calcul devront être dotés d'une grosse calculette, le résultat étant un nombre à 10 154 chiffres.
Mais les nombres sexy aiment la fantaisie puisqu'ils jouent aussi à trois, à quatre et même à cinq. Par contre, ils ne pratiquent pas la partouze et s'arrêtent là.
Enfin, et pour calmer définitivement les ardeurs, ou hardeurs, à l'inverse du 69 qui est certes difficilement inversable, les nombres sexy ne le sont qu'à la suite un affreux jeu de mots latin…

Une rencontre prévue 6/6


Elle se sait trempée de plaisir, tendue de désir, elle sait qu'elle est cambrée à l'extrême, ses fesses enserrant les doigts qui viennent de la fouiller, de la faire jouir. Ses pointes de seins sont brulantes de douleur et de plaisir mélangés. Elle halète, elle se sent femelle, elle est chienne. Et soudain, les doigts glissent hors de ses fesses, elle les tend, cherche à prolonger le lien, reste là tendue ouverte et offerte. Aussitôt, quelque chose se pose là, entre ses fesses, dur, rigide, un jouet, il le pousse en elle, elle s'ouvre, elle pousse elle aussi pour être prise totalement, c'est gros, ça ouvre ses fesses plus encore, elle gémit doucement, au-delà de la douleur du plaisir. Il pousse encore, elle gémit encore, et ça rentre, c'est calé en elle, elle le sent bien au fond d'elle. Le plug ne bouge plus. Elle est prise, ouverte, elle aime la position, l'indécence. Elle sait qu'il regarde.
Une main caresse à nouveau ses cheveux, elle entend, sent sa respiration. Elle redresse sa tête, ses seins brulent sous les pinces. Il caresse à nouveau sa bouche, et elle entend son sourire " tu aimes en baver petite chienne…" Elle ose murmurer un oui. Ses doigts jouent avec ses lèvres, pincent sa langue. Le salaud, il ne va pas faire ça, l'idée est là, fulgurante. Elle est là à quatre pattes, il lui maintient la bouche ouverte, et elle sent sa salive couler, oui, elle en bave, et elle sent bien qu'il aime cela, la voir ainsi, son sexe ruisselant, et maintenant sa bouche. Elle n'est même pas surprise quand elle sent sur sa langue le contact d'une pince qu'il pose doucement. Elle serre à peine, il sait bien que le pire ce n'est pas la douleur là, c'est de rester ainsi, bouche ouverte, ne plus pouvoir parler, et couler. Chienne, femelle, et de plus en plus. Son corps n'est plus que désir, que jouissance, que demande de plaisirs, de folies. Elle veut s'offrir à toutes ses folies, à tous ses jeux. Elle sait qu'il va l'emmener jouer sur les frontières de ses désirs, elle veut cela, elle ne veut plus que cela…