- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


jeudi 20 juin 2013

À l'œil ?

Que ne découvre-t-on en lisant la presse, selon  le site internet américain Business Insider et l'information est largement reprise, commentée, amplifiée, les écoliers japonais  lèchent les yeux de leurs camarades pour s'exciter mutuellement. L'on peut ainsi apprendre que ce fétichisme s'appelle  oculolinctus.
Je dois avouer, peut-être suis-je vieux jeu, qu’à mon époque, l'on jouait à touche pipi, activité somme toute bien banale.
Cependant un aspect de cette nouvelle est plutôt inquiétant en effet elle provoque, semble-t-il, des conjonctivites. Doit-on en déduire que, au Japon au moins, le safe sex n'est pas à l'œil.
Mais, pour tout vous dire, je m'en tamponne le coquillard, ce qui est peut-être la variante SM de cette pratique...

mercredi 19 juin 2013

Façade...

 «  Ne me dites pas que vous avez poussé le vice jusqu'à passer dans ma rue pour voir l'immeuble dans lequel j'habite !
- Non, le fétichisme des façades d'immeuble me laisse de marbre. »

mardi 18 juin 2013

Religion.

Deux textes sur le thème religion et BDSM en trois jours, cela ne peut être le fruit du hasard. Et pourtant le jour où je publiais le premier nemo potest, je découvrais dans un roman cette citation tirée de la première épitre aux Corinthiens. Par contre, j'en conviens, ce n'est sûrement pas le hasard si j'ai écrit  ce deuxième  billet. Il n'y a pourtant aucun rapport diraient certains entre la religion et le BDSM et ce ne serait là que lectures abusives des textes. Je dois avouer être incapable de savoir en l'occurrence où commence l'abus et d'autres avant moi se sont tant appuyés sur les textes qu'ils ont fini par les déformer.
La question du lien entre religion et BDSM serait donc une simple question de lecture, ou de relecture, la relecture étant définie comme une lecture, pouvant amener à une nouvelle interprétation. Or l'étymologie du mot "religion" a donné lieu à une controverse ancienne puisqu’elle naît dans la littérature latine. Pour les uns l'origine du mot serait le verbe relegere signifiant "relire" la relecture selon Cicéron serait liée à la nécessité de relire les textes pour vérifier scrupuleusement le respect des rites. Pour les autres l'origine serait le verbe religare qui signifie  "relier" indiquant alors un lien crée entre l'être humain et dieu. Pour de plus amples informations, je vous laisse le soin d'interroger au choix, votre moteur de recherche, votre libraire ou votre bibliothécaire.
Mais sans avoir la prétention d'approfondir plus avant, l'on peut noter que les deux étymologies, ont quelques points communs avec le BDSM, avec un parallèle entre d'un coté nécessaire relecture pour respecter les rites et création de lien et de l'autre  fétichisme rituel et bondage....

lundi 17 juin 2013

Un feu d'artifice

J'ai un souci de syntaxe me dit-elle pour raconter ce qui s'est passé pour ce 14 juillet. Nous devions aller voir le feu d'artifice. Je m'étais habillée comme j'aime et comme il aime, très féminine, les talons hauts, les bas, la robe décolletée, la panoplie complète.
Dans la voiture déjà, sa main glissait le long de ma cuisse. Il s'est garé tout au bout du parking, à l'écart, il avait bien minuté notre arrivée, nous sortions à peine de la voiture et les premières fusées s'envolaient. Il m'a embrassée, ses mains ont glissé sous ma robe et très vite je me suis retrouvée sur le capot de la voiture. J'ai regardé ainsi le plus beau des feux d'artifice, sur ce capot, ma robe troussée, et lui me prenant allègrement, j'ai joui pendant le bouquet final.
Je dois donc écrire "un feu d'artifice, il m'a tiré" pour indiquer qu'il a tiré pour moi un feu d'artifice, ou "un feu d'artifice, il m'a tirée" pour indiquer que pendant le feu d'artifice, il m'a baisée ?

Première épitre aux Corinthiens

Au hasard d'une lecture, j'ai trouvé une citation qui me permet de poursuivre dans la veine catho-sado-maso. Même si en l'occurrence le terme de catho soit mal adapté, en effet, et les lectrices et lecteurs l'auront noté pour le texte français j'ai utilisé pour mon dernier  texte la TOB, traduction œcuménique de la Bible (TOB), qui est une traduction française de la bible effectuée en commun par des chrétiens de confession catholique et protestante. J'ai donc décidé de préférer une traduction catholique.
La citation est extraite de la première épitre aux Corinthiens 7-21 Servus vocatus es? Non sit tibi curae; sed et si potes liber fieri, magis utere! , dont la traduction est la suivante " As-tu été appelé étant esclave? ne t'en mets point en peine; mais quand même tu pourrais devenir libre, profites-en plutôt." N'est-ce pas là une belle invitation à jouir de sa condition d'esclave ?

Une dernière précision doit être apportée. Cette traduction, qui colle si bien au thème, a été réalisée par Lemaistre de Sacy. Faut-il préciser que Sacy n'est pas le nom de sa soumise ?

samedi 15 juin 2013

Trio ou triangle.2

Elle et lui se connaissent depuis de nombreuses années. Ils n'ont jamais eu le temps de se lasser l'un de l'autre puisqu'au long de ces années, ils se sont d'abord souvent téléphoné, envoyé des mails, mais se sont peu vus. Mais ils restent toujours attachés l'un à l'autre. Dois-je préciser que je ne fais ici nullement allusions à une quelconque pratique.
Il l'avait draguée dans la rue. Il se souvenait encore de cette inconnue. Elle était apparue devant lui, ses talons hauts, sa jupe moulante, son déhanché. Il l'avait suivie quelques instants, l'avait dépassée mais s'était retournée et là, son sourire et son somptueux décolleté. Il l'avait abordée, une banalité sans aucun doute, elle avait souri...
Puis ils s'étaient revus de temps en temps, de manière totalement irrégulière, ils s'étaient perdus de vue, retrouvés. Et elle avait toujours son sourire qui étincelait dans son regard et son décolleté qui dévoilait à merveille ses superbes seins. Et il avait toujours son regard qui pétillait en plongeant dans ce décolleté tout en lui souriant " tu as toujours d'aussi beaux yeux."
Ils s'étaient tout au long de leurs rencontres découverts, du bout des mots d'abord, puis du bout des doigts, du bout de la langue, et d'un bout à l'autre. Il se souvenait du jour où elle lui avait montré, hilare, ses seins dans un bistrot. Elle se souvenait du jour où il l'avait caressé dans un restaurant. Et ils se souvenaient tous deux de cette première fois où ils s'étaient rué dans le premier hôtel venu et où ils avaient cru ne jamais arriver à la chambre avant qu'ils ne se prennent contre le mur juste derrière la porte, prélude à une soirée de folie.
Ils continuaient à se rencontrer alternant les rencontres autour d'un verre, peuplées de discussions sans fin avec des rencontres en tout lieu, surtout les plus improbables disait-elle, où les discussions tout aussi interminables se jouaient sur les cinq sens à la fois....



trio ou triangle 3
trio ou triangle 1 

vendredi 14 juin 2013

Nemo potest

Les évangélistes, Matthieu, Marc, Luc et Jean, ne sont vraisemblablement pas des grands spécialistes des relations BDSM, même si une étude krono-psychanalytique pourrait laisser penser le contraire.
La krono-psychanalytique faut-il encore le rappeler est une discipline dérivée de la psychanalyse. Le mot est formé non pas avec le préfixe chrono tiré du grec et signifiant temps et qui aurait alors pu désigner une psychanalyse temporelle, mais avec le préfixe krono tiré du nom Kronenbourg et qui désigne donc une psychanalyse de comptoir.
Une approche dans un cadre krono-psychanalytique non pas de la vie des évangélistes dont l'on ne sait rien, mais chronologique de l'église catholique fait apparaître des faits troublants dans le domaine qui nous intéresse ici. En effet après une première période de persécution dont les pratiques relèvent du masochisme, l'église est passée à la création de l'Inquisition qui relève du sadisme.
Malgré cette brillante analyse, le lien entre les évangélistes et les relations BDSM est loin d'être établi et pourtant, Mathieu a écrit un texte qui pourrait s'appliquer à merveille aux relations BDSM,  Nemo potest duobus dominis servire : aut enim unum odio habebit et alterum diliget, aut unum sustinebit et alterum contemnet; non potestis, soit pour les non-latinistes " Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre."

jeudi 13 juin 2013

Mâle port de la jupe...

Les pays scandinaves, à tort ou à  raison, ont ou ont eu la réputation d'être plus libres que nous sur les questions sexuelles. Il n'y aurait donc pas lieu de s'étonner que ce soit dans un pays scandinave, en Suède en l'occurrence, que l'on voit des hommes porter la jupe.
Mais, car il y a un mais, sans cela cette information ne mériterait pas une publication. Mais, disais-je, la raison de ce port de jupe n'est nullement liée  à une quelconque liberté, fût-elle sexuelle.
En effet, le règlement de la Roslagsbanan, l'équivalent des RER franciliens à Stockholm, interdit aux conducteurs des trains de venir travailler en short, même lors d'une canicule. Par contre les jupes sont incluses dans les uniformes "standard" sans qu'il ne soit précisé si elles sont réservées aux hommes ou aux femmes. Certains mâles conducteurs portent donc la jupe en attendant la discussion sur le port du short qui a été renvoyé à septembre.
Toutefois, je n'ai encore trouvé aucune indication sur les dessous portés par ces conducteurs, sans aucun doute un sujet qui mériterait d'être mis en lumière....