- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


samedi 9 mars 2019

Au commencement…

Parfois, peut-être est-ce dû à mon âge, je m'interroge sur mon parcours. Récemment je me suis demandé comment j'en étais arrivé à des pratiques, des jeux BDSM. Je ne sais vraiment quel fut le tout début, sans aucun doute quelques images captées ici ou là, puis, c'est certain des lectures. J'ai eu la chance de croiser Sade, il y a bien longtemps, en 10/18. Ce fut une révélation, à tous points de vue, et il faut le reconnaître la naissance d'un trouble intense. D'autres lectures vinrent ensuite, notamment histoire d'O, et aussi le film que je vis l'année de sa sortie mais qui, même s'il m'a à l'époque laissé des images plein la tête, n'était une grande réussite.
Me voilà donc avec des envies, des fantasmes, mais avec une vraie question, comment rencontrer des partenaires. Et je dois pour cela rendre hommage à une grande dame, que je n'ai jamais rencontrée faut-il le préciser, Madame Catherine Robbe-Grillet. Lors d'une émission d'Apostrophes, ce fut la première que j'entendis parler de pratiques réelles, dois-je vous préciser que j'en fus encore une fois profondément troublé, même si cela ne régla en aucune façon ma question.
Puis, plus tard, une rencontre, un hasard, une femme dans le métro, des sourires échangés, un verre que nous prîmes ensemble et la sublime surprise, elle aussi aimait ces jeux-là et ce furent mes premières expériences, hélas trop brèves.
Puis, ce fut l'arrivée du Minitel. Enfin la possibilité, semblait-il, d'échanger, de faire connaissance, voire d'envisager d'aller plus loin. Un grand progrès certes, quelque peu onéreux pour le moins, mais qui me permis quelques belles rencontres.
La suite, un petit groupe de connaissances, et l'arrivée d'internet, et les années qui passent…


Licence Creative Commons

Au commencement… d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

vendredi 8 mars 2019

Je suis triste aujourd'hui

Un grand monsieur est mort, Raoul Barrière est mort aujourd'hui. Ce nom ne signifie sûrement rien pour la plupart de vous. Raoul Barrière fut l'entraîneur du Grand Béziers, de cette merveilleuse équipe tant décriée qui a fait rêver ma génération. Le rugby a bien changé depuis, mais ce grand monsieur restera parmi les grands entraîneurs, ceux qui ont fait avancer le rugby.
Merci à vous Monsieur Barrière !


Licence Creative Commons

Je suis triste aujourd'hui d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International




jeudi 7 mars 2019

Écriture contrainte, deuxième année, dixième semaine

Contrainte: pourfendre, forteresse, estourbir, fourbir, besogner, lance, destrier, investir, assaut

Il se disait fasciné par la période médiévale, il ne rêvait, pour être plus précis, que de châteaux forts, de sièges et de prises d'assaut. Il racontait à qui voulait bien encore l'entendre comment il organiserait son armée devant la forteresse, pâle copie de César devant Alésia. Il racontait ses troupes en train de fourbir leurs armes. Il se voyait sur son destrier, blanc bien sûr comme sur toute image d'Épinal, brandissant sa lance, devant ses troupes galvanisées, prêtes à investir la place fort. L'instant d'après il grimpait le long des remparts, prêt à estourbir à coups de masse d'arme le premier défenseur qui se présenterait, à pourfendre le suivant, pour un peu il prendrait à lui seul la cité de Carcassonne. Mais, au fond, elle le savait bien il ne rêvait au fond que du moment où il pourrait enfin besogner quelque garce avec allégresse…


Licence Creative Commons

Écriture contrainte, deuxième année, neuvième semaine d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International




samedi 2 mars 2019

Au Père Lachaise

Il lui avait donné rendez-vous devant l'entrée du Père Lachaise. Elle avait choisi avec soin sa tenue, comme toujours, des talons hauts, mais pas trop pour pouvoir marcher dans les allées, une jupe courte évasée, un chemisier facile à déboutonner et un imperméable léger. Et elle était arrivée un peu en avance, elle ne voulait surtout le faire attendre, elle regarde, espère voir apparaître sa silhouette boulevard de Ménilmontant ou rue de la Roquette lorsqu'elle sursaute. Il est arrivé par le cimetière, derrière elle, et il est là, il sourit. Elle fond à ce sourire. Il la prend par la main et l'emmène se promener dans les allées, il lui fait découvrir des tombes, lui raconte le cimetière. Elle aime être avec lui et frémit de plaisir lorsqu'il se penche et lui susurre " Tu es ravissante ma chienne, et tu vas l'être encore plus en portant tes pinces !" Et il les lui tend, elle lui sourit, déboutonne son chemisier et place l'une, puis l'autre pince, son sourire en étant ponctué d'une petite grimace de douleur et de plaisir mélangés. La ballade reprend, et il se penche soudain pour ramasser quelques petites branches qu'il fait siffler en marchant. "Vous n'allez pas, ici, dans le cimetière ?" Il rit, la fait avancer dans une petite allée, la courbe sur une tombe, trousse d'un geste l'imperméable et la jupe, et cingle vivement son cul offert. Elle gémit sous les coups qui s'enchaînent, elle sent son cul s'enrougir, combien de temps cela a-t-il duré, elle ne sait, partagée en ce merveilleux mélange de plaisir et de douleur et cette délicieuse honte d'être ainsi exposée comme une chienne lubrique. Il la prend à nouveau par la main, et la promenade se poursuit quelques instants, lorsque désignant un banc en bois il lui propose de s'asseoir quelques instants, "Tu sembles ne plus avoir de jambes" ajoute-t-il. Elle s'approche et écarte imperméable et jupe pour s'asseoir sagement, comme il aime, le cul nul posé sur le banc, lorsqu'il l'interrompt un instant posant sa main sur elle. Lorsqu'elle s'assied, elle sent quelque chose, elle se tourne vers lui qui sourit en faisant sauter quelques graviers dans sa main. Elle est assise à côté de son seigneur, les seins pincés et dans son cul cinglé s'incrustent de petits graviers. Il se penche vers elle, caresse sa joue. "Mon bonheur est infini d'avoir une telle chienne !" Elle rosit, baisse les yeux, elle est entièrement à lui, elle est trempée de désir, désireuse des plaisirs de son seigneur.


Licence Creative Commons

Au Père Lachaise d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International



vendredi 1 mars 2019

IRL

Encore une fois, je viens de découvrir une phrase superbe lors d'une lecture, lecture d'un roman évoquant la réalité virtuelle. Ce n'est pas le seul, pourriez-vous me rétorquer, la particularité de celui-ci est d'avoir été publié il y a déjà vingt ans, et je dois vous avouer que pour moi, il n'a pas pris une ride, contrairement aux Trois Mousquetaires !
L'héroïne du roman déclare " Dans la réalité, j'ai tendance à perdre toute mesure. Cela peut devenir carrément limite." Et je vous dois encore un aveu, en lisant cette phrase j'ai aussitôt pensé à une charmante amie croisée sur les réseaux sociaux…


Licence Creative Commons

IRL d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International



jeudi 28 février 2019

Écriture contrainte, deuxième année, neuvième semaine

Contrainte: Glissent, plissent, délices, caprices, cuisse, malice, complice, bénéfice, tisse

En coulisse, ils se glissent, les yeux qui plissent avec délices, ils hissent leurs caprices, glissent sur la cuisse lisse avec malice sous la pelisse de leur complice Alice. Pour son bénéfice, dans son calice il coulisse et tisse un doux supplice.



Licence Creative Commons

Écriture contrainte, deuxième année, neuvième semaine d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International




lundi 25 février 2019

Quel bonnet ?

Un joli début de soirée d'un printemps précoce, trop précoce peut-être, et je suis avec une charmante jeune dame dans un délicieux restaurant. Nous bavardions de choses et d'autres, bon, je l'avoue avec quelques sujets de prédilections que je vous laisse deviner. Au détour de la conversation, elle m'indique que récemment, quelque jeu sot lui a demandé si elle faisait du 95C. Bonnet C, quelle hérésie, déclare-t-elle, mon sein tiendrait-il dans une main, voire dans deux, ajoute-t-elle joignant le geste à la parole. Je dois vous avouer que le spectacle de la belle prenant ainsi son sein dans sa, puis ses mains, était absolument charmant et que le serveur avait un air de famille affirmé avec le loup de Tex Avery !


Licence Creative Commons

Quel bonnet ? d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International



dimanche 24 février 2019

Bander comme…

Sans aucun doute j'ai déjà évoqué ce sujet, non pas l'érection comme pourrait le laisser penser le titre, mais mon âge. Pour le dire simplement, je vieillis, et curieusement, à l'occasion d'une lecture d'un charmant roman j'ai découvert une jolie phrase. "Je suis fou, pensa-t-il en se redressant. Me voici à bander comme un carme auprès d'une jeune femme qui a la moitié de mon âge."
Comment ne pas penser à certaines en lisant ces mots ?


Licence Creative Commons

Bander comme… d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International