- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


jeudi 20 octobre 2011

Citation du jour

"Bien des choses se sont écroulées, mais les belles femmes sont toujours à leur poste."

vendredi 14 octobre 2011

Un mur ?




Avez-vous finalement trouvé un mur ? me demanda une lectrice de mon blog. Pouvais-je lui répondre ? Dès les premiers mots jetés sur le papier, les personnages s'animent, vivent leur vie puisque s'étant doté d'une âme, et s'ils se dotent d'une âme, comment savoir quelles envies, folies, fantasmes ils se découvriront au fil des lignes, au saut des paragraphes, au détour d'une page ?
Je fus donc bien incapable de lui répondre, mais, et cela n'est guère surprenant, un souvenir d'un autre mur revint à ma mémoire. Il y a quelques années de cela, j'avais rencontré une belle qui était à la fois bordelaise, bourgeoise et gironde. Je l'ai toujours connue vêtue d'un tailleur sage, quoique parfois, à bien y regarder, la jupe était un rien trop courte. Elle aimait, disait-elle, et j'étais loin d'être le seul à aimer aussi, le contraste entre la tenue sage de bourgeoise des beaux quartiers et les dessous de salope.
Un soir donc, avec cette belle, nous marchions dans une rue de Paris, une de ces belles soirées de fin d'été après un repas au restaurant. Pendant ce repas, elle m'avait raconté  ses dernières frasques toujours aussi nombreuses, toujours aussi joyeuses. De baisers en fous rires, de caresses en délires, nous finîmes sous un porche, elle collée contre un mur la jupe troussée haut sur ses hanches.
Et quelques instants plus tard, marchant à nouveau dans la rue, elle me lançait dans un sourire gourmand, " j'ai toujours adoré me faire pendre comme une chienne contre un mur..."

samedi 8 octobre 2011

Dans la voiture


La soirée s'est terminée, il a bien tenté de draguer cette fille, mais elle l'a repoussé gentiment. Il le regrette, elle était à son goût, une petite brunette avec de jolies rondeurs et une tenue délicieusement aguichante. Il pense à ce qui aurait pu se passer, il imagine cette jupe remontant sur les cuisses dévoilant des bas, et la peau blanche. Il bande.

La soirée s'est terminée, elle n'a pas trouvé un partenaire pour un after à deux. Certes le mec l'a draguée, mais elle l'avait trouvé maladroit, un peu lourd. Il n'est pourtant pas si mal. Elle pense à ce qu'aurait pu être sa soirée, sa nuit. Elle se sent humide

Il a bien tenté un dernier coup en lui proposant de la ramener chez elle, mais depuis qu'ils sont assis, elle n'a pas dit un mot.
Elle a accepté, elle n'avait pas trop le choix, pas envie d'attendre un hypothétique taxi, et elle est assise à côté de lui. La radio en bruit de fond n'est interrompue que par cette voix stupide du GPS.

Et, entre deux mièvreries, Patricia Kaas
"Soudain, tu me plaques contre un mur
Que diraient les voisins ?
Enfin, de caresses en morsures
Je n' réponds plus de rien
Trop de bleus à fleur de peau"

Et il imagine cette fille plaquée contre le mur, la jupe troussée sur les hanches. Et elle imagine les mains de ce mec sur elle la plaquant au mur.

La voix du GPS interrompt leurs imaginations : " Dans deux cents mètre, tenez la droite." Ils se regardent, sourires surpris, sa main, celle de la fille, se pose entre les cuisses, celles du mec. "Elle est déjà droite, trouve un mur, vite !"

mercredi 5 octobre 2011

Préservatifs trop petits...


Non, ce n'est pas encore une fois une remarque d'un qui pressent en avoir une grosse comme ça, mais un article l'on ne peut plus sérieux. Le titre en est "Les préservatifs chinois sont trop petits pour les Sud-Africains !" Je vois déjà les sourires narquois de certains accompagnés de commentaires acerbes sur la taille ridiculement petite des pénis asiatiques et les sourires admiratifs d'autres rêvant aux pénis surdimensionnés des Sud-Africains.

Mais hélas, rangez vos remarques et sourires, l'article est consacré en effet à des préservatifs féminins...

vendredi 30 septembre 2011

26 secondes


Lu dans un journal, qu'importe lequel, un article sur une jeune femme qui fait de la prévention et distribue dans ce cadre là préservatifs masculins et féminins. Et l'article précise que son point fort, c’est le déroulage de préservatif. En 26 secondes chrono, la jeune femme réussit à déballer, sans l’abîmer et enfiler un préservatif sur un faux sexe en plastique.
J'avoue avoir été impressionné par ce chrono. Je n'ai jamais réussi à être aussi rapide. D'autant plus que contrairement à d'autres activités, le fait de le faire à quatre mains ne fait pas forcément gagner du temps. Et nous ne sommes pas si pressés.
Mais par contre, une telle dextérité, une telle rapidité, c'est une sacrée bonne nouvelle pour les éjaculateurs précoces.

lundi 26 septembre 2011

Une passerelle (2)

Six, sept pas, une fine chaîne orne sa cheville, jamais cette passerelle n'a été aussi belle que ce soir. Mais hélas pas un souffle de vent, certes ce n'est pas le pont des Arts et son vent "Qui rebrouss' les bois, détrouss' les toits, retrouss' les robes" mais cet air lui trotte déjà dans la tête. Et, peut-on l'avouer, mais ce qui lui trotte dans la tête ce n'est pas la voix de Georges Brassens, dont pourtant il connaît ou croit connaître tout le répertoire. Non, ce qui lui trotte dans la tête c'est la version des Rita Mitsouko. Mais avant de crier à l'hérésie, au scandale, écoutez donc cette voix, et sa manière de trousser les robes, c'est à se damner. Et il se surprend à chantonner sur sa passerelle en rêvant d'un envol de cette jupe, alors que ces fesses continuent à le narguer allègrement en oscillant au rythme d'il ne sait quelle musique. Il ne voit plus que ce déhanchement, incitation à la lascivité, à la lubricité. Il espère une intervention d'Éole, "Moi qui n'ai prié Satan Que lorsque j'étais amoureux" son répertoire de chansons françaises s'emballerait-il ?

Mais Éole n'était pas ce jour-là convié à la fête.

Huit, neuf, dix pas, que faire ?

dimanche 25 septembre 2011

Echange de SMS

Lui: Jeudi soir ?

Elle: Parfait, où ?

Lui Je passe chez toi te prendre.

Elle: Prendre ? Dans quel sens ?

Lui: En tout sens !

vendredi 23 septembre 2011

Luxembourg

Non, je n'ai pas l'intention d'évoquer ici le rapace nocturne de la famille des strigidés, aux yeux gros, ronds, tournés vers l'avant et entourés de disques de petites plumes effilées qui se dressent en aigrettes de chaque côté de la tête, élément qui, comme chacun le sait, permet de les distinguer des chouettes. Et je n'évoquerai pas plus non plus la célèbre station de radio. Je pensais simplement au jardin parisien, et me demandais s'il existait quelque habitant de Paris qui n'ait un souvenir, voire plusieurs, plus ou moins érotique lié à ce jardin.

Qui n'a pas un jour d'été ensoleillé laissé son regard s'attarder sur une inconnue qui s'offrait à la fois aux rayons du soleil et aux regards, la jupe outrageusement relevée dévoilant ses cuisses nues ?

Qui n'est pas resté pour le moins rêveur devant, ou plutôt derrière une inconnue se penchant pour admirer la statue d'un faune et ainsi cambrée faisait ressortie le galbe de ses fesses ?

Et qui n'a pas eu un jour un rendez-vous là, enlacements furtifs, doigts s'égarant et égarant ainsi ses sens, ou qui n'a pas eu jour entre aperçu un couple dont les regards ne laissaient aucun doute sur les égarements ?

Vous dirais-je que j'ai hâte de retourner marcher dans ces allées....