- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


mardi 30 juin 2015

Un nouveau déjeuner 4/5

Être l’auteur, et donc le démiurge a indiscutablement quelques avantages. Notamment celui de repartir en arrière, de rembobiner, pour dérouler une nouvelle histoire. Mais être démiurge impose aussi quelques obligations, notamment celle de choisir l’embranchement, la voie que l’on va suivre. Imaginerait-on un démiurge invoquer le destin pour justifier la voie empruntée par ses créatures ? Vous imaginez donc sans peine, l’angoisse, le souci, l’anxiété, la douleur, l’appréhension, le désarroi, l’inquiétude, le tourment qui sont les miens au moment de reprendre le fil de l’histoire. Où ; comment dois-je les prendre, les re-prendre ?
Est-ce elle, est-ce lui qui mène la danse dans ce déjeuner ? Est-ce lui, est-ce elle qui vient de se rasseoir, le rouge aux joues et les fesses libres ?
Mais quelle que soit la voie que va choisir le démiurge l’essentiel n’est-il pas qu’elle et lui, lui et elle s’enivrent de leurs désirs respectifs ? Qu’importe quelle sera la voix qui susurrera caressant ces fesses, dans leur chambre de plaisir, j’ai envie de toi là, debout contre le mur. Qu’importe qui s’accroupira pour caresser de la langue, de la bouche le sexe plein de désir. Qu’importe quelles seront les mains qui caresseront ces fesses, les écarterons, les doigts qui glisseront, les fouilleront. Elle et lui,, lui et elle exploreront leurs corps, leurs envies, jouiront de leurs mots, de leurs corps, de leurs mains, de leurs doigts, de leurs langues, de leurs bouches, de leurs sexes, de leurs siens, de leurs culs, de leurs désirs.
Le démiurge est le créateur d’une œuvre, mais n’oublions pas qu’à l’origine il désigne la divinité qui donne forme à l’univers, et que ce mot est attesté dès 1546 dans le Tiers-Livre de Rabelais, où Demiourgon, désigne le Diable. Comment dans ces conditions la suite de ce déjeuner ne serait-elle diablement jouissive ?

Un nouveau déjeuner 5/5
Un nouveau déjeuner 3/5
Un nouveau déjeuner 2/5
Un nouveau déjeuner 1/5

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lundi 29 juin 2015

En cascade…

Vu la température extérieure, l’on pourrait penser que le titre du billet est adapté aux conditions climatiques et qu’il promet quelque fraîcheur. Et c’est quelque peu le cas, quoique d’une manière légèrement détournée. Vous connaissez, pourrait-il en être autrement, ma manie des citations, et je vous en livre encore une fois une, tirée de l’œuvre du Marquis de Sade "observer de près la composition de ces meubles. Vous voyez que cette table, ces lustres, ces fauteuils, ne sont composés que de groupes de filles artistiquement arrangés ; mes plats vont se poser tout chaud sur reins de ces créatures ; mes bougies sont enfoncées dans leurs cons, et mon derrière, ainsi que les vôtres, en se nichant dans ces fauteuils, vont être appuyés sur leurs doux visages ou les blancs tétons de ces demoiselles : c’est pour cela que je vous prie de vous trousser, mesdames, et vous, messieurs, de vous déculotter, afin que, d’après les paroles de l’Écriture, la chair puisse reposer sur la chair."
L’on pourrait faire de nombreux commentaires sur ce texte, je n’en retiendrai que deux, pour l’heure. Suite à mes derniers billets ayant pour thème un déjeuner, je ne peux qu’être impressionné par une telle salle qui donne incontestablement une autre allure à quelque repas que ce soit. Et je suis certain que vous avez deviné combien j’apprécie une telle citation qui a de plus l’intérêt d’en contenir elle-même une seconde. Le fait que cette citation que Sade place dans la bouche d’un de ses personnages soit tirée de la Bible ne le rend que plus savoureuse. Je dois cependant vous avouer avoir été incapable pour l’instant d’en trouver la référence exacte.
Je dois ajouter que le plaisir de ces citations insérées l’une dans l’autre, mais pourrait-on en attendre moins de la part de Sade, est d’autant plus vif que je l’ai découverte, ou redécouverte, non pas en lisant Sade, mais un ouvrage qui lui est consacré, dont je vous cite la phrase commentant cette citation " Je crois bien que seuls André Breton et André Pieyre de Mandiargues ont su dire cette joie de Sade, cette joie enfantine, de la dépravation qui nous offre, de plein fouet, alors que nous en avions presque oublié les délices interdits, tout ce que les contes de fée nous promettaient sans jamais nous le donner vraiment." Je ne vous ferai pas l’affront de vous indiquer de quel ouvrage est tirée cette citation, mais le cas échéant je répondrai aux questions.
Vous conviendrez que conclure de ces citations en cascade par la joie enfantine des contes de fées est foutrement rafraîchissant.



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mercredi 24 juin 2015

Bander…

Avant de mettre en avant certaines citations il peut être utile de se couvrir pour éviter tout effet secondaire fâcheux. Pour être précis, je n’évoque pas l’impérieuse nécessité de sortir couvert, en clair de mettre une capote, je n’ai pas la prétention de penser que l’effet de mes billets est tel que cela puisse entraîner une urgence sur ce terrain-là. Je voulais simplement indiquer ici que lorsque l’on manie certaines citations il est utile d’en citer l’auteur, non pour se dédouaner du choix qui est fait, mais pour rendre à César ce qui est à César, et éviter accessoirement quelques remarques inutiles.
Après ces quelques circonvolutions, je vous livre, sans plus de commentaire, une phrase du Marquis de Sade "Vous avez un certain son de voix entrecoupé qui me fait voir que vous bandez."
Vous dirais-je que cette phrase me rappelle furieusement les remarques que put faire fort opportunément une amie qui était de plus responsable de ce son de voix ?

mardi 23 juin 2015

Un nouveau déjeuner 3/5

Il lui prend le bras et l’entraîne vers le restaurant.
Assis face à elle, il la dévore du regard, il sourit, elle est séduisante, infiniment désirable. Son regard plonge dans le décolleté. Elle lui sourit, elle voit son regard plongeant, elle aime voir dans ce regard son désir.
Il parle, il parle toujours beaucoup, il parle aussi avec ses mains, et malgré cela il mange, il dévore, il sourit, il aime le vin aussi. Il parle de tout, de rien, passe d’un sujet à l’autre, de ses lectures à son désir, à ses envies. Il lui dit qu’il se demande quels dessous elle porte, qu’il se demande si elle porte autre chose que ses bas, qu’l se demande si, et soudain au milieu de la phrase il s’interrompt, un sourire sur ses lèvres, le souffle court, il vient de sentir la pression d’un escarpin sur son sexe. Elle lui glisse dans un sourire " J’aime tes mots, et j’aime aussi ton silence ainsi. Tu aimerais que je sois nue sous ma jupe, et tu aimerais plus encore que je quitte ma culotte pour toi, là maintenant. "
Vous devriez, depuis quelques instants, avoir la sensation d’avoir déjà lu ces mots, et soit vous imaginez les avoir lus dans une vie antérieure ou parallèle, ce qui renverrait à l’angoissante question, une vie peut-elle être à la fois antérieure et parallèle, soit pire encore vous pensez qu’Alzheimer a frappé. Dans les deux cas vous faites fausse route, j’ai bien en effet déjà publié ces lignes, et j’ai encore une mémoire qui ne défaille pas trop. Mais, l’auriez-vous oublié, l’auteur est le démiurge de l’histoire qu’il déroule et il peut à son gré en arrêter le cours ; comme Josué celui du soleil, et il peut aller plus loin encore et en inverser le cours, remonter le temps et prendre un autre embranchement pour poursuivre le récit dans un monde parallèle qu’il soit antérieur ou non. L’auteur peut donc mener un double jeu dans son récit, voire mener au long du récit un double je, et en l’occurrence troubler ainsi le jeu des protagonistes pour en accroître le trouble. Enfin, si l’auteur dans son récit intègre aussi le jeu du trouble de l’autre "je" qui lit, cela démultiplie et trouble encore les jeux des divers "je" en jeu. Dans l’attente d’un nouveau billet reprenant et développant ces cascades de "je" et de jeux, le démiurge omnipotent reprend donc le cours du récit dans ce restaurant après ce long arrêt sur image.
Il sourit à ces mots, " Si culotte il y a, quitte la donc !" Il la regarde se lever, s’éloigner. Il sourit, il a envie d’elle, il a envie de jouer de leurs désirs, de leurs envies. Il aime la sentir troublée, et il aime être troublé lui aussi. Elle revient, souriante, s’assied face à lui. Elle a aimé ôter sa culotte ainsi, et plus encore revenir dans le restaurant, marcher le sexe nu sous sa jupe avec lui seul qui le sait. Elle aime se sentir ainsi désirée, elle a envie de lui, de ses envies, elle a envie de le laisser mener le jeu.

Un nouveau déjeuner 5/5
Un nouveau déjeuner 4/5
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samedi 20 juin 2015

Un nouveau déjeuner 2/5

Il lui prend le bras et l’entraîne vers le restaurant.
Assis face à elle, il la dévore du regard, il sourit, elle est séduisante, infiniment désirable. Son regard plonge dans le décolleté. Elle lui sourit, elle voit son regard plongeant, elle aime voir dans ce regard son désir.
Il parle, il parle toujours beaucoup, il parle aussi avec ses mains, et malgré cela il mange, il dévore, il sourit, il aime le vin aussi. Il parle de tout, de rien, passe d’un sujet à l’autre, de ses lectures à son désir, à ses envies. Il lui dit qu’il se demande quels dessous elle porte, qu’il se demande si elle porte autre chose que ses bas, qu’l se demande si, et soudain au milieu de la phrase il s’interrompt, un sourire sur ses lèvres, le souffle court, il vient de sentir la pression d’un escarpin sur son sexe. Elle lui glisse dans un sourire " J’aime tes mots, et j’aime aussi ton silence ainsi. Tu aimerais que je sois nue sous ma jupe, et tu aimerais plus encore que je quitte ma culotte pour toi, là maintenant. " Elle appuie un peu plus son pied. " Et si l’on faisait aujourd’hui le contraire, va aux toilettes, et reviens donc avec ton caleçon à la main. C’est jouissif aussi d’échanger les rôles."
Elle le regarde se lever, s’éloigner. Elle sourit, elle a envie de lui, elle a envie de jouer de leurs désirs, de leurs envies. Elle aime le sentir troublé, et elle aime être troublée elle aussi. Il revient, souriant, s’assied face à elle. Elle pose son pied déchaussé entre ses cuisses qu’il a conservées écartées pour que son entrejambe soit accessible Elle sent son sexe raide de désir et accentue sa caresse.
Il a aimé ôter son caleçon ainsi, et plus encore revenir dans le restaurant, marcher en sentant le mouvement de son sexe raide et nu sous son pantalon. Il aime se sentir ainsi caressé. Il a envie d’elle, de ses envies, il a envie de la laisser mener le jeu.

Un nouveau déjeuner 5/5
Un nouveau déjeuner 4/5
Un nouveau déjeuner 3/5
Un nouveau déjeuner 1/5
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jeudi 18 juin 2015

Nouvelles remarques sur Sodome.

Incontestablement les chapitres XVIII et XIX de la Genèse sont une source inépuisable d’inspiration, et de remarques diverses.
Concernant les deux filles de Loth, l’on peut noter qu’elles n’avaient pas froid aux yeux, qu’elles étaient quelque peu dessalées à l’inverse notons le bien de leur mère qui, faut-il le rappeler, "devint une colonne de sel", qu’elles n’avaient pas les deux pieds dans le même sabot, en effet avoir les deux pieds dans le même sabot aurait été pour le moins gênant pour pouvoir connaître Loth.
Et il est une question que l’on doit se poser, serait-ce parce que Sodome disparaît dans une pluie de soufre et de feu que notre sainte mère l’Église, une, sainte, catholique et apostolique considère que la sodomie est sulfureuse et l’a donc mise à l’index. Alors qu’il peut être plus jouissif, c’est selon, de mettre l’index, quelque autre doigt ou quelques autres doigts avant la sodomie.

mercredi 17 juin 2015

Une vision réaliste ?

La forme interrogative du titre est importante. Je me permets d’insister sur ce point pour éviter tout risque de recevoir une volée de bois vert de la part de lecteurs courroucés, et là le choix du masculin n’est pas fortuit.
Ce billet fait donc référence à une vision que je me contenterai de citer sans indiquer si je la partage. Nous l’avons tous entendu sous différentes formes. La forme de base étant "les hommes pensent avec leur queue", les formes plus imagées sont nombreuses, "Les hommes ne peuvent faire deux choses à la fois, bander et penser" ou "les hommes n’ont pas assez de sang pour irriguer à la fois le cerveau et leur bite." Vous comprendrez donc sans peine, avec un "e", pourquoi j’insistais sur cette forme interrogative du titre.
L’objet de ce billet est de vous livrer une forme jolie de cette idée, découverte au hasard d’une lecture, "il avait donc un point faible, le même que la plupart des hommes ; à mi-chemin entre la queue et le cœur."
Je me permettrai de conclure par une autre citation empruntée "à ce grand maladroit, qui fit un jour Alceste", et je vous laisse le plaisir de trouver les auteurs de ces mots, "Ah ! Qu’en termes galants, ces choses-là sont mises !"

lundi 15 juin 2015

Un nouveau déjeuner 1/5

Cela faisait déjà longtemps qu’ils ne s’étaient vus. Leurs mots venaient de se croiser à nouveau, au hasard des connexions. Elle ou lui, lui ou elle, ou bien les deux à la fois, qu’importe qui avait eu l’idée, qui avait formulé cette envie en premier, ils avaient décidé, tous deux souriant devant leur écran, de se revoir pour déjeuner ensemble.
Il l’attendait donc, devant Saint-Eustache, sous un joli soleil ; il souriait, le temps était idéal, du soleil, une température douce, assez chaud pour qu’elle puisse avoir envie de se découvrir, pas trop chaude pour que le port des bas soit de mise. Il souriait et l’imaginait venant vers lui.
Elle sortait juste de sa rame de RER, le quai, les escaliers mécaniques, les couloirs, trouver la bonne sortie dans les Halles. Elle souriait au plaisir de le revoir. Elle souriait, elle savait qu’il allait aimer la tenue qu’elle avait choisie de porter pour lui, ce chemisier dont il aurait envie de voir un bouton de plus s’ouvrir pour dévoiler les dentelles qu’il aurait déjà devinées, cette jupe qui flotte autour d’elle et qu’il adorerait trousser, et ses talons hauts sur lesquels elle voguait, dansait vers lui. Et elle savait qu’ainsi son imagination allait s’emballer et que pendant le déjeuner il ne cesserait de chercher à deviner quels étaient ses dessous.
Et ils se voient, elle sortant, enfin après ces interminables couloirs, des Halles, lui l’attendant dans la lumière de midi. Ils s’approchent l’un de l’autre. Les mains se frôlent leurs corps se rapprochent, se collent l’un à l’autre heureux de se retrouver. Frôlements de lèvres souriantes.
"De quoi as – tu envie pour déjeuner ?" dans un souffle la réponse " De tout, de toi…" Elle ou lui, lui ou elle, ou bien les deux à la fois, qu’importe qui a posé la question, qui a répondu. Ils s’embrasent à pleine bouche, s’écartent à peine l’un de l’autre, se sourient, rient et décident d’aller déjeuner quand même, avant…

Un nouveau déjeuner 5/5
Un nouveau déjeuner 4/5
Un nouveau déjeuner 3/5
Un nouveau déjeuner 2/5

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Un nouveau déjeuner 1/5 d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International