- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


jeudi 9 décembre 2010

À pleines dents

Une habitante de l'État du Wisconsin âgée de 57 ans a été arrêtée. Selon les informations disponibles, elle aurait, avec les dents, sectionné un organe de son mari âgé lui de 79 ans. Contrairement à ce que j'ai cru à première lecture, ce n'est pas un remake du Monde selon Garp, mais plutôt de Midnight Express. En clair, elle a sectionné non le sexe mais la langue.
Il aurait peut-être du éviter d'épouser une jeunette pleine de fougue !

mardi 7 décembre 2010

Début de soirée

Samedi soir, ils se  préparent à sortir. Ils vont aller dans leur club habituel, en centre ville, ils en apprécient l'élégance feutrée et la clientèle. Elle se prépare, une robe noire près du corps, courte qui met son corps en valeur, des bas bien sur, une culotte pour le plaisir de la quitter dit-elle toujours. Il fait froid ce soir, froid et humide. Elle met son manteau, des bottes, fourre ses escarpins dans un sac et ils sont prêts à partir.
Ils arrivent au club, laissent leur manteau au vestiaire, situé à côté du bar. Pour quitter ses bottes elle s'assied sur un tabouret de bar, son ami est à coté d'elle, elle enfile ses escarpins noirs aux talons délicieusement hauts. Un homme s'approche, se penche, effleure le pied, caresse délicatement la cheville, ôte la chaussure gauche. Elle sourit, pose sa tête sur l'épaule de son ami. L'homme devant elle continue lentement de lui caresser la jambe, très lentement, approche ses lèvres, embrasse la jambe, caresse le bas du bout de la langue. Ses doigts lentement, très lentement remontent le long de la jambe, de la cuisse. Elle feule, écarte ses cuisses, elle sent les doigts qui atteignent le haut des bas, découvre sa peau. Elle sent son souffle sur ses cuisses. Ses doigts se rapprochent de la culotte et y glissent doucement, il caresse doucement son sexe, du bout des doigts, puis de la langue.
Elle renverse la tête en arrière, sa joue contre celle de son ami, se laisse aller et jouit.
La soirée commence si bien.

lundi 6 décembre 2010

Fiasco (3)

C'est donc à mon tour, dit le troisième, de raconter.Il était une fois une dont les mots étaient beaux. Vous l'avez compris, je l'avais draguée sur une messagerie, et pour le moins elle n'avait pas froid aux yeux. Après quelques échanges chauds, nous avions décidé de nous rencontrer, avec un rendez-vous dans un café. Rien que de très classique.
J'arrive donc en avance. J'avais vu quelques photos d'elle, peu vêtue, mais n'avais pas vu son visage. Je sais qu'elle est châtain, cheveux mi-longs, une jupe suffisamment longue pour que l'on ne voit pas trop facilement qu'elle porte des bas mais pas de culotte.
Alors que je parcours la salle du regard, je la vois rentrer, je souris, elle me rend ce sourire. Une ou deux banalités et je lui propose de boire un verre, l'on s'assied. Vu le ton de nos échanges précédents, après quelques minutes de banalités, la regardant dans les yeux je lui déclare que je suis ravi d'être assis face  à une telle joyeuse salope au cul nu. Son visage se fige, elle blêmit, se lève, me lance un sonore "pauvre type !" et disparaît.
Je reste seul, surpris et c'est alors que mon portable vibre, un texto "Deux minutes de retard et vous étiez déjà avec une autre. Quelle élégance !"

Un fiasco 6
Un fiasco 5
Un fiasco 4 
Un fiasco 2 
Un fiasco 1

samedi 4 décembre 2010

Bienvenue au club

Je t'adore mon cher
Tu fais donc partie d'un club très fermé !

Fiasco 2

Les rires suivant ce récit sont vite interrompus par un vigoureux " à qui le tour ?" l'un des deux auditeurs sourit et se lance.

Il était donc une fois là aussi une belle nana. Moins romantique que toi, ou plus pragmatique je l'avais invitée, non à aller passer le week-end à Deauville mais au restaurant pour un plateau de fruits de mer, avec la ferme intention de déguster la belle en guise de dessert.
J'avais donc réservé une table dans un restaurant de fruits de mer honorablement connu sur la place de Paris. J'étais passé chez moi, me doucher, me raser de près et mettre mon costume sortant du pressing. À l'heure au restaurant, je l'attends, savourant à l'avance les fruits de mer et les autres aussi. Elle apparaît, ravissante, un décolleté fabuleux. Le repas commence sous les meilleurs auspices. Le jeu de séduction se développe. Tout se déroule au mieux. Le repas arrive à sa fin,  et au moment où je suggère d'aller boire le champagne chez moi, j'entends un grand cri derrière moi. Avant que je n'aie pu me retourner, je reçois dans le dos un plateau de fruits de mer lâché échappé des mains du serveur qui venait de lâcher ce juron. Je blêmis, elle explose de rire, les serveurs accourent, tendent de réparer les dégâts. Et elle me lance alors "j'adore les fruits de mer, mais là, tu sens trop la marée, une autre fois peut-être et pense à prendre un ciré" et elle disparaît dans un grand rire.

Un fiasco 6
Un fiasco 5
Un fiasco 4 
Un fiasco 3

Un fiasco 1

vendredi 3 décembre 2010

La plus belle des premières fois

Et, puisque vous écrivez souvent sur des premières fois, que ne nous racontez-vous la plus belle de vos première fois, m'a-t-elle écrit.
Je dois avouer ne pas savoir refuser de répondre à une telle invitation. Je me suis cependant d'abord demandé si je ne devais pas lire là un reproche concernant la trop forte occurrence de ce thème dans mes textes. Mais la question posée n'était pas celle-là et donc je décidai de reporter cette réponse à plus tard.
J'ai donc essayé de trouver dans mes premières fois laquelle était la plus belle. il m'a semblé très vite que les plus belles, parmi lesquelles il me resterait ensuite à choisir, étaient celles construites au fil du temps, au fil des mots, ces rencontres faisant suite à de longs échanges permettant de se découvrir en tous sens. Ce temps de préparation, de construction, d'élaboration est un temps délicieux de naissance de désirs, d'envies qui grandissent peu à peu. Ce temps m'a laissé vivre sans cesse et sous mille aspects ces rencontres jusqu'au jour de la rencontre, aboutissement ultime de ces désirs partagés.
Mais, la question du choix entre ces différentes rencontres, dont je ne vous donnerai pas le nombre, reste entière.
Et si la plus belle de ces rencontres n'était pas celle qui ne brisait aucune des envies rêvées, celle dont la réalisation ne créait aucun hiatus. Et si la plus belle de ces rencontres était celle qui n'a pas eu lieu, restant dans le domaine magique du rêve. Et si la plus belle était celle(s) où la belle n'est pas venue, laissant le désir s'épanouir sans jamais se heurter au réel ?

jeudi 2 décembre 2010

Un sourire

" Lorsque je l'ai revue quelques jours après, elle avait le sourire aux lèvres…
- Oui, mais lesquelles ? "

Une bonne nouvelle.

La lecture des différents dépêches sur internet me surprend souvent, mais cette fois-ci me réjouit profondément. Je tiens à préciser tout de suite imaginant les sourires narquois que je n'ai pas l'intention de commenter ici la nouvelle publiée sur Le Post annonçant la récolte d'un radis de 60 cm pour 1kg7…
Ce qui me réjouit, c'est l'attribution du prix de la plus mauvaise scène de sexe en littérature, le jeudi 30 novembre à Rowan Somerville, pour The Shape of Her, son second roman. Vu le niveau atteint "Tel un lépidopériste épinglant un insecte à la peau dure avec une pointe émoussée, il s'enfonça en elle." Un lépidopériste étant l’un spécialiste des lépidoptères, ordre d'insectes qui ont quatre ailes couvertes de fines écailles, une trompe roulée en spirale, et qui subissent des métamorphoses complètes.
Je suis totalement rassuré à la lecture de ce texte, je ne pourrai pas faire pire, quoique, avec un peu de bonne volonté …
Par contre, en lisant cet article, je repense au regard qu'a eu cette collègue lorsque j'ai dit qu'elle était une fine mouche, aurait-elle lu cette dépêche ?