- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


lundi 10 février 2014

La masturbation féminine, et les clichés…

Encore une fois un article fascinant sur le net La masturbation féminine source de bienfaits physiques et psychiques http://citizenpost.fr/masturbation-feminine-source-bienfaits-physiques-psychiques/

Je vous passe les banalités d'usage.
C’est le meilleur des anti-stress. "La masturbation, ça aide à se détendre. En somme, ça remplace une cigarette ou carrément une sieste !" et pour le moins, c'est une activité moins nocive que le tabac…
Ça cimente le couple, amies célibataires, je suis certain que vous allez apprécier la délicate attention…
Ça favorise le sommeil, et "l’on plonge plus facilement dans les bras de Morphée" Heureux homme…
C'est bon pour la santé. "Se masturber permettrait donc de lutter contre les migraines et contre les crampes."
Ça aide à se recentrer. "L’occasion de prendre du temps pour soi..."
Et enfin c’est un petit plaisir ultra rapide. En effet, selon les statistiques, mais qui donc est sondée sur un tel sujet, "en quatre minutes seulement, 95% des femmes accèdent au Nirvana." À titre personnel, spontanément je vous dirais que je n'ai aucune idée du temps qu'il me faut pour me masturber, ou en réfléchissant un peu, je vous préciserais que cela dépend sans aucun doute de ce qui occupe mes pensées à ce moment-là.

Finalement pour moi, l'information la plus intéressante par sa banalité est celle donnée dès le début de ce remarquable article "Seuls 45 % des femmes reconnaissent aujourd’hui se masturber." Je me demande à la fois comment est posée la question et ce que font les autres.
Mais surtout ne vous privez pas de la lecture des commentaires, notamment ceux sur la durée de la masturbation. Je ne peux résister au plaisir de vous citer celui-ci : "Ce qu'on oublie un peu ici, c'est que les femmes pratiquent autant que les hommes la masturbation, c'est juste qu'elle n'en parlent pas du tout ;-)"
 Sentence ô combien philosophique, mais l'on ne doit pas avoir les mêmes relations, je dois vous avouer pour ma part que ce sont plutôt mes amies que mes amis qui me parlent de masturbation…

dimanche 9 février 2014

Il est interdit de …

Au cours d'une balade dans Paris, j'ai découvert une interdiction surprenante. L'immeuble en question était pourvu d'un petit espace végétalisé, entre le trottoir et la façade, clos par une barrière. Sur cette dernière était apposée l'inscription suivante "Tout accrochage sur la rambarde est interdit."
Craindraient-ils donc que quelques adeptes du bondage ne viennent s'amuser sur leur rambarde ?

samedi 8 février 2014

Un avis juridique

Nul n'est parfait, je regardais donc la télévision, à ma décharge une chaîne connue pour son sérieux. Une voix-off indiquait  que la sodomie n'était pas un crime aux États-Unis, et précisait que, par contre, la sodomie est encore pénalisée dans certains états, sans constituer un crime mais un délit. Ce délit ne fait pas l'objet de poursuite, la Cour suprême, a précisé la voix, a en effet indiqué que "La loi sur la sodomie constitue une intrusion dans la vie privée."
Poursuivons donc allègrement les intrusions en tous sens…

vendredi 7 février 2014

Un risque de confusion…

Tout dépend de la grosseur, et ajouta-t-elle, si tu le fais à cru, à la fin tu en as plein les mains et il y a des tas de gouttelettes tout autour…
Elle parlait, vous l'avez compris, des pommes de terre et des traces d'amidon qu'elles laissent lorsqu'elles sont épluchées crues.

mercredi 5 février 2014

Entre cynisme et rêve…

Un extrait encore fois d'une de mes lectures que je vous livre, vous offre :

"Il ouvrit une porte et alla droit au lit où dormait Renata (…). Le drap s'était dérangé pendant son sommeil et un sein potelé à la peau brune reposait d'un air engageant sur l'étoffe blanche. Le temps que Velasquez referme la porte et la verrouille, se débarrasse de ses vêtements et la rejoigne, elle s'était tournée, les bras grands ouverts, vers la place vide à côté d'elle.
" La sotte, murmura-t-il pour lui-même, elle ne sait même pas qui monte dans son lit." Il se glissa tout de même dans les bras qui l'attendaient et entama aussitôt sa douce chevauchée, pendant qu'elle l'accompagnait par des mots à demi prononcés et des caresses."

Ce texte provient d'un roman écrit en anglais et donc traduit. Et je reste perplexe devant la répétition du mot "même" qui brise, un peu, le ton de ce passage. Si l'on excepte ce point de détail, ce passage est pour moi un superbe mélange d'un cynisme absolu, mais qui est bien celui de Velasquez, et d'un bel érotisme, qui me laisse rêveur.
Un rêve que je devais vous faire partager.

mardi 4 février 2014

De bois…

J'ai reçu ce mail, suffisamment court pour que je vous le livre en intégralité :

Imaginé pour habiller les hommes et les femmes désireux de se différencier et d’apporter du "peps" et de la modernité à leurs tenues vestimentaires, le “nœud pap’ en bois” d’Oncle Pape suit la tendance renaissante des nœuds papillons aperçue dans de nombreux défilés de créateurs.

J'avoue que jusque-là je ne connaissais pas Oncle Pape. J'espère pour lui que sa création ne laissera pas de bois les hommes et femmes désireux de se différencier, comme il le déclare sans manier un instant la langue de bois, et qu'il ne se réveillera pas au lendemain de ce lancement avec une vilaine, gueule de bois.
Je me demande surtout si cet accessoire est taillé dans le bois dont on fait les flûtes, ce qui serait somme toute naturel pour un accessoire qui permettra d'avoir un nœud qui reste dur comme du bois tout au long de la nuit…

lundi 3 février 2014

Encore une grande nouvelle…

Le musée Gustave Courbet d'Ornans dans le Doubs va accueillir lors d'une exposition temporaire L'Origine du monde, habituellement accrochée au musée d'Orsay. Fort naïvement la très active Société philatélique et cartophile de Besançon a voulu faire imprimer 3.000 vignettes à l'effigie de la fameuse toile grâce à ID timbre, un service postal qui permet à chacun de créer des timbres entièrement personnalisés.
Mais l'Ordre moral se peut être ainsi mis en péril et branlé. Mais je me relis, et découvre avec horreur ce satanique lapsus, il fallait lire, bien sûr : Mais l'Ordre moral se peut être ainsi mis en péril et ébranlé. Où diable avais-je la tête, voire les mains ?
La direction de La Poste justifie sa décision en cherchant à protéger les plus jeunes. L'intention est certes louable, mais je me demande si au fond la crainte de la Poste ne serait pas plutôt que ce timbre soit inutilisable, car pour le coller l'on risquerait fort de ne pas lécher la face prévue…

samedi 1 février 2014

Soumission à la volonté de …

Je ne peux m'empêcher, encore une fois, de vous citer un texte. J'avoue en avoir modifié deux ou trois termes, en italique ci-dessous

"La mortification de la chair doit se pratiquer secrètement, dans l'obéissance et avec discrétion. Soumettez à une pénitence ininterrompue vos corps habitués à la mollesse, abstenez-vous des choses permises avec d'autant plus de rigueur que vous vous rappelez avoir abusé davantage des choses défendues. Mais faites-le en secret, et que votre main gauche ignore ce que fait la droite. (…)
Ne le faites d'autre part que dans l'obéissance, demandez la permission de votre Maître, et suivez ces instructions, votre œuvre sera plus agréable aux yeux de votre Maître, qui préférera toujours la victime qui s'offre par obéissance à celle qui s'immole par le choix de sa volonté propre… (…) Considérez ce qu'est votre corps, quelles sont ses possibilités, ayez égard à votre constitution, modérez avec sagesse l'âpreté de votre zèle, conservez-vous en état de servir votre Maître."

Ne semble-t-il pas que ce soit là un extrait d'un manuel BDSM aux expressions délicieusement surannées ?
Mais ce texte n'est nullement l'œuvre du Marquis de Sade, mais bien au contraire de Saint Bernard de Clairvaux, le texte original étant le suivant :
"La mortification de la chair doit se pratiquer secrètement, dans l'obéissance et avec discrétion. Soumettez à une pénitence ininterrompue vos corps habitués à la mollesse, abstenez-vous des choses permises avec d'autant plus de rigueur que vous vous rappelez avoir abusé davantage des choses défendues. Mais faites-le en secret, et que votre main gauche ignore ce que fait la droite. (…)
Ne le faites d'autre part que dans l'obéissance, demandez la permission de votre père spirituel, et suivez ces instructions, votre œuvre sera plus agréable aux yeux de Dieu, qui préférera toujours la victime qui s'offre par obéissance à celle qui s'immole par le choix de sa volonté propre… (…)  Considérez ce qu'est votre corps, quelles sont ses possibilités, ayez égard à votre constitution, modérez avec sagesse l'âpreté de votre zèle, conservez-vous en état de servir votre Dieu."
Quelle est donc la formule rituelle, "Délivre nous de la tentation..."