- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


mardi 20 octobre 2015

Transgression

Est-il un plaisir comparable à celui de la transgression ? Très sadien cela, pourriez-vous rétorquer. Mais la phrase que je vous livre aujourd’hui n’est pas du marquis de Sade, tant s’en faut.
"Mais elles en avaient un sentiment très net, même elles étaient très pudiques, et leur plaisir consistait précisément à fouler leur pudeur aux pieds […] et tous n’avaient qu’une pensée unique : l’affreuse volupté de la pudeur offensée."
Elle n’en est pas moins jouissive, et ce plaisir transgressif, quoique quelque peu détourné de son objet est dû à Thomas Mann.


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mardi 13 octobre 2015

Mettre en joie

- Oh de bon matin vous allez me mettre en joie
- J’adorerais vous mettre en joie !

Ces mots peuvent être certes lus de diverses façons.
D’une manière classique, la plus habituelle sans doute, vous mettre en joie, vous réjouir, vous faire sourire, vous mettre de bonne humeur…
D’une manière quelque peu grivoise, j’en conviens, vous mettre en joie, en vous mettant en cul…
D’une manière galante, vous mettre en joie, vous réjouir, vous faire jouir…
Mais dans tous les cas, vous mettre en joie, vous apporter du bonheur…



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lundi 12 octobre 2015

Vulgaire ?

"Chaque geste de toi sent la vulgarité pas celles des faubourgs celles des princes et des reines, la poésie du jour celle de tes hanches pleines qui trimballe un message en n’importe quelle langue." Vous ne vous faites pas erreur, j’ai déjà cité ce texte d’une chanson des Garçons Bouchers dans un billet bien évidemment consacré à l’appréciation de la vulgarité dans une photo publiée par une charmante dame sur internet.
Le sujet du jour est proche et différent à la fois, proche car, comme le titre l’indique, la vulgarité est bien au centre de ce billet, différent car ce n’est pas d’une photo mais d’une situation qu’est issu de billet.
N’ayant pas le talent d’Alfred de Musset, j’étais seul l’autre jour au restaurant. Deux jeunes femmes étaient assises près de moi, une table perpendiculaire à la mienne. J’en voyais donc l’une de trois-quarts face, l’autre de trois-quarts dos. Qui étaient-elles, je l’ignorais en m’installant à cette table. Je ne dirai rien de celle qui me tournait quasiment le dos, d’une part car je la voyais mal et d’autre part car elle était discrète, parlait peu. Par contre l’autre, une grande blonde mince, élancée est le centre de mon billet. Être avachie sur son siège au restaurant, manger ostensiblement avec les doigts, parler haut, rire bêtement tout cela, et bien pire, serait acceptable, accepté si c’était fait avec un minimum de classe, quoique ce concept lui ait semblé abscons. Edmond Rostand prêtait ces mots à Cyrano de Bergerac "Moi, c’est moralement que j’ai mes élégances.
Je ne m’attife pas ainsi qu’un freluquet,
Mais je suis plus soigné si je suis moins coquet"
Hélas, ce fut de mal en pis pendant tout le repas, elle se comportait comme une sale gosse mal élevée, ravissante, mais en aucune façon un tant soit peu attirante. Puis soudainement, comme un jaillissement de lumière, un instant de magie. Elle se penche, prends la main de son amie, et ces deux mains se caressent, s’étreignent, se font l’amour au-dessus de la table. Tout va très vite alors, le temps accélère, un baiser au-dessus de la table, elles se lèvent souriantes, radieuses Elles sortent et s’enlacent sur le trottoir devant le restaurant, deux corps collés l’un à l’autre, bassins qui ondulent, elles sont superbes de sensualité.


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mercredi 7 octobre 2015

Nudité?

Ce billet est une tentative, une esquisse de réponse à une question postée par une charmante demoiselle sur internet "pour montrer l’amour il faut forcément être nu ?"
Bien évidemment, la question semble, comme souvent, comprise dans la question, mais elle n’en mérite pas moins que l’on la regarde de plus près. La simple tentative de définir l’amour nécessiterait des pages d’austères études qui pourraient consumer mes jours. Je ne m’y aventurerais donc pas. Je remarquerai simplement que, venant de découvrir cette question posée, je découvre une phrase dans un roman, une phrase belle qui pourrait être un élément de réponse. Je ne crois pas pour autant au hasard, l’on ne découvre, l’on ne retient que ce l’on a envie de découvrir, d’entendre.
"Ils chantaient tout près l’un de l’autre, bouche à bouche, déformant les notes jusqu’à frôler la dissonance. La friction de ces temps forts leur entamait directement la cervelle. Ils ne s’étaient pas encore vus nus. Mais cette résonance partagée dans les os de leur crâne était plus intime que tout acte sexuel."



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mardi 6 octobre 2015

Écrire après…

Hier, j’ai regardé le documentaire Brassens est en nous. Ce fut un bonheur, c’est toujours un bonheur d’entendre, de voir Georges Brassens. Je ne vous raconterai ici ni comment je l’ai découvert il y a bien longtemps, ni dans quelles conditions j’ai appris son décès, c’est détails de ma vie n’appartiennent qu’à moi, trompettes de la renommée vous êtes bien mal embouchées.
Mais, après cette émission, après avoir réentendu tant de textes de Georges Brassens dont les mots sont si beaux, si justes, je dois avouer avoir eu quelques difficultés à écrire un billet qui me semble un minimum acceptable. J’ai envisagé de fouiller dans ces textes pour y dénicher quelque pépite, mais elles sont si nombreuses que je n’ai su laquelle choisir.
J’allais renoncer et, est-ce le hasard, j’ai retrouvé le texte d’une jarcha andalouse du dixième siècle ; dont les mots sont ceux d’une femme :
"Je ne t’aimerais
Qu’à la condition que tu joignes le bracelet de mes chevilles
A mes boucles d’oreilles
Mon seigneur Ibrahim,
Viens à moi
De nuit !"
Qui ne rêverait de se voir adresser une aussi belle supplique ?



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samedi 3 octobre 2015

Elle est…

Elle est bonne…Elle est peut-être bonne…
Elle est encore bonne…
Elle est toujours bonne…
Elle était bonne…

Non, ce ne sont pas les commentaires subtils concernant une femme, mais les commentaires tout aussi subtils sur TF1 lors du match de rugby Australie Angleterre.

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vendredi 2 octobre 2015

Un plaisir...

Faire l’amour devrait être un plaisir intense, et le serait sans aucun doute pulls encore si l’on ne désignait pas cela un utilisant une aussi abominable expression. Faire l’amour, selon la neuvième édition du dictionnaire de l’Académie française, le verbe faire dans ce cas signifie employer ses forces, son talent, son esprit, consacrer son temps à une activité quelconque ; s’occuper à ou de quelque chose. Faudrait-il voir ici une référence à l’homo faber à la suite de l’homo erectus ? Je reconnais toutefois que l’emploi de copuler, baiser, forniquer, s’accoupler ne serait guère plus réjouissant, ou re-jouissant, voire re-jouissif. Le verbe amourer est bien le seul me semble-t-il qui s’associe à merveille à ce plaisir, à l’intensité de ce plaisir.
Il est délicieux, dans ces moments-là, après l’intensité de la jouissance de sentir le relâchement du corps de son, de sa partenaire, instant superbe d’abandon. Et n’est-il pas tout aussi intense de sentir soudainement ici ou là, la personne assise à vos côtés s’endormir doucement, sentir le doux abandon de son corps, aussi fugace soit-il. N'est-ce pas là un plaisir rare qui laisse l'esprit voguer vers d'autres plaisirs…


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mardi 29 septembre 2015

Une petite question :

Une charmante internaute a posé récemment une petite question, " laquelle de ces deux photos provoque un début d’érection ? " en ajoutant tout aussi tôt "j’aurais dû dire "début d’érection ou frétillement de minou". Ce n’est pas mon genre de discriminer comme ça pourtant…"
Répondre à ce type de question n’est pas simple, et plus encore lorsque l’on essaye de répondre sans montrer les photos, j’en conviens mais c’est là peut-être que le plaisir devient le plus intense, lorsqu’ils doivent palier aussi à l’absence d’image Et, même si je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, Je préférerais le quotidien Le Monde à l’époque où il se contentant de mots, excluant les images.
Arrivé à ce stade du discours il ne me reste qu’à non pas décrire les deux photos mais écrire ce que j’en vois. Les deux visiblement montrent la même jeune femme. Sur la première, elle est sur un canapé, divan ; lit, dans une position proche de celle de la Maya, sa tenue étant à mi-chemin de la Maya vestida et la Maya desnuada. Elle porte en effet une nuisette qui met en valeur la couleur de sa peau, qui dévoila le haut des cuisses et la naissance des seins, la main droite, la seille présente dans le champ, qui laisse hors du cadre le visage et les jambes, est sagement posée sur le ventre. La nuisette ne laisse rien transparaître. La deuxième image qui laisse elle aussi hors champ visage et jambes, intègre cette fois – sa main gauche. Elle est debout, nue, se douchant, des traînées de mousse soulignent cette fois la couleur de sa peau. La main visible glisse en direction de l’entre jambes à la limite du champ, sans indication sur la nature du geste.
Comment peut-on répondre à une telle question entre cette vision sage mais qui peut être lue comme pleine de promesses ou a contrario comme la vue d’une jeune femme s’endormant chastement et cette autre vision qui peut sembler plus crue mais à laquelle la présence de ces traînées savonneuses apporte une médiation, et où le regard hésite alors entre douche sage et caresse sous la même douche.
Finalement, n’est-ce pas la combinaison de ces deux photos, chacune à double lecture, qui est la plus stimulante, terme employé pour éviter toute discrimination, ce diptyque illustrant à merveille A quoi rêvent les jeunes filles.



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