- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


samedi 12 décembre 2015

Quelques difficultés…

Puisque d’aucune m’a demandé pourquoi je n’avais pas encore publié la suite de mon dernier texte érotique, voici quelques éléments de réponse.
Lorsque l’on prend la plume pour écrire un texte érotique, si le texte est quelque peu réussi, quelque peu émoustillant, il devient très vite difficile de conserver les deux mains sur le clavier alors que l’on aurait vite tendance à se saisir de la plume. Vous conviendrez qu’écrire dans de telles conditions peut amener à perdre sa concentration, à laisser divaguer l’imagination et la main. Mais je dois surtout préciser que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce retard ne signifie absolument pas une perte d’intérêt qui serait retombé comme un soufflé, bien au contraire il se dresse fièrement !



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jeudi 3 décembre 2015

La femme à la commode 1/4

Le titre pourrait prêter à confusion aussi je vous précise que l’objet de ce billet n’est pas de commenter quelque œuvre d’un peintre flamand du 18e siècle. Je n’ai pas prévu de concurrencer Artips, quoiqu’il puisse être fort intéressant de reprendre ce concept avec un point de vue plus coquin. Mais avant de m’égarer plus dans mes digressions, je reviens à l’objet de ce texte qui sans être un tableau en est un aussi. C’est en effet une vision, une image. Elle est devant sa commode, penchée, le torse à l’horizontale, les avant-bras sur la commode. Elle a les jambes légèrement écartées, gainées de bas noirs. Sa jupe rouge est largement troussée sur ses hanches, elle porte un haut blanc, et sa culotte baisée à mi-cuisses, souligne son cul. Il est derrière elle sur un fauteuil, il la regarde ; il sourit. Elle a la tète dans ses avant-bras, ne voit pas ce sourire, mais elle sait ce sourire. Elle attend, elle frémit de désir. Elle sait son regard sur elle, elle sait qu’il aime qu’elle soit ainsi ouverte, offerte, sans pudeur, elle sait qu'il regarde son sexe humide de désir, qu'il regarde son cul. Elle imagine déjà les caresses de des mains, de sa langue sur ses fesses, et l’alternance brutale, soudaine des claques sur son cul qui rougit. Elle entend déjà le sifflement du cuir qui va cingler son cul. Elle brûle d’envie, elle a hâte d’être son jouet de plaisir. Elle a hâte qu’il plante son sexe dans ses fesses. Elle n’est plus que désir, elle n’est plus que pour ses désirs. 

La femme à la commode 2/4
La femme à la commode 3/4 
La femme à la commode 4/4 
 


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mercredi 2 décembre 2015

Le jour après…

Baisez, foutez, niquez ; bitez, tronchez, forniquez, rataconniculez (merci à Rabelais), bourriquez, tirez un coup, ramonez, limez, gnougnougnaffez la femme d’André sur son balcon (en présentant toutes mes excuses à Jacques Brel). Jouez avec un homme, une femme, un travesti, à deux, à trois, à quatre, à ne plus savoir combien vous êtes. Jouez en tous sens.
Mais protégez-vous, hier c’était la journée mondiale de lutte contre le sida, mais la prévention c’est encore et toujours tous les jours, et toutes les nuits.
Nous avons déjà paru trop d’ami-es, nous avons déjà tenu dans notre bras trop d’ami-es en pleur.
Alors, s’il vous plaît, protégez-vous, protégez-vous les uns les autres (merci à Saint Jean), et  n’arrêtez pas pour autant de jouir sans entrave, mais avec un préservatif !



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lundi 30 novembre 2015

Un Regard

Encore une fois, j'ai découvert une citation qui m'a laissé songeur "Son regard aussi acéré que des talons aiguilles."
Ce texte ne réveille-t-il pas en vous des tendances fétichistes ?



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mardi 24 novembre 2015

Bouddhisme ?

À la lecture de mes billets vous aurez sans aucun doute compris que j’ai reçu une éducation catholique, et vous avez eu raison. Je suis né dans une famille furieusement catholique. Vous avez aussi noté en outre que j’ai une tendance à lire de manière éclectique. J’ai ainsi acquis quelques connaissances sur d’autres religions. Je vous précise que je n’ai cependant nullement la prétention d’être ainsi devenu un spécialiste de telle ou telle religion. Je n’en ai pas moins été surpris par une approche du bouddhisme découverte dans un polar historique.
"L’enseignement du Bouddha dit que l’envie ne connaît pas de limites. Elle dure éternellement. Plutôt que de courir après des choses futiles telles que la réussite sociale, ne vaut-il pas mieux être entouré de belles femmes comme maintenant et couler des jours heureux ? C’est autrement plus merveilleux !"
Merveilleux, en effet et autrement jouissif que la doctrine catholique que j’ai connue.




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Il disait, suite…

Et d’aucune m’a envoyé le message suivant :"les mots que j’ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent" Où est l’escroquerie ?
Il dirait que la citation, comme toute citation, est tronquée et qu’il faut lire "les mots que j’ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent Il n’y a pas d’amour heureux." Il dirait que la formulation est ambiguë, voire polysémique comme le verbe languir. Selon la manière dont vous ponctuerez la phrase, les mots qui vont mourir seront l’énoncé suivant, il n’y a pas d’amour heureux, ou pourraient être les mots d’amour précédent, Mon bel amour mon cher amour ma déchirure Je te porte dans moi comme un oiseau blessé. La première option semble cependant la plus lisible et l’escroquerie dirait-il est là, à chanter l’impossibilité d’un amour heureux et la nier ensuite pour les yeux, fussent-ils ceux d’Elsa.



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lundi 23 novembre 2015

Il disait

Il disait que peu à peu la vie lui était devenue insipide. Il disait cela sans regret comme s’il présentait un rapport, une analyse longuement mûrie. Il ne prétendait pas à exprimer là une vérité universelle, chaque vie diffère des autres vies, chaque vie se construit jour après jour, heure après heure, et je suis seul, disait-il, à être apte à juger lucidement ma vie.
Il disait avoir cessé, il y a bien longtemps, de croire à l’amour mais que cela n’empêchait pas de vivre. Il disait là aussi que ce n’était que pour son compte qu’il avait cessé de croire à l’amour, que d’autres le croisaient, le croiseraient encore et toujours. Il disait qu’il avait rencontré bien des belles, lasses, désabusées, qui peu à peu avait retrouvé leur gaîté s’étaient envolées joyeuses, vivantes, désirantes.
Il disait que le désir n’était qu’une chimère.
Il concluait toujours en riant et en citant Il n’y a pas d’amour heureux d’Aragon, un texte magnifique, chanté à merveille par Georges Brassens et Françoise Hardy, mais dont la phrase "les mots que j’ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent" était une véritable escroquerie.




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vendredi 20 novembre 2015

Vendredi 21 heures 20

J'ai lu, nous avons lu cet appel, vendredi 20 novembre : Paris, France, Monde, debout ! Vous m’excuserez, je l’espère, de ne pas faire grand bruit à l’endroit où je suis, mais mes voisins s’en occupent ce soir, et ils font cela fort bien. Alors moi j’en resterai à ce que je sais faire le moins mal, aligner des mots.
Je suis donc là avec une pensée pour toutes celles, tous ceux qui ont perdu la vie à cause de sinistres crevures.
Je suis donc là avec toutes celles, tous ceux qui veulent simplement vivre librement, profiter pleinement de leur vie, en jouir pleinement.
Je suis donc là avec un sourire pour celles, pour ceux qui croyaient encore il y a quelques jours que les salafistes étaient des pièces spécialement dédiées à des jeux manuels qui restent dans les annales.



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