- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre

mardi 28 janvier 2014

Une belle mise en abyme

Une rencontre, ou plutôt un rendez-vous sur un quai de métro, rien de très original finalement, ni pour l'un ni pour l'autre, certes ils ne s'étaient pas encore vu, mais tout au long de leurs longues discussions sur internet ils avaient appris à se connaître, connaître leurs envies, leurs désirs, leurs folies, mais aussi à savoir, ou croire savoir le physique, l'allure de l'autre. Elle lui avait dit mes seins sont somptueux, je ne pourrais les cacher, mes dentelles seront visibles. Il lui avait dit  tu ne pourras pas te tromper, je serai celui dont le regard pétille en te cherchant, celui assez grand pour que son regard plonge dans tes dentelles. Elle lui avait dit ma jupe sera trop longue pour que tu voies le haut de mes bas mais trop courte pour que tu ne les devines pas. Et ils s'étaient retrouvés face à face sur ce quai de métro, sourires, effleurements, premiers contacts, étaient montés dans une rame, où va-t-on, avait-elle demandé, il avait souri, ses doigts avaient glissé sur ses cuisses, entre ses cuisses, douceur de la finitude des bas. Ils étaient sortis du métro, l'escalier, il lui avait pris le bras, l'avait guidé souriant vers une bibliothèque, tu sais combien j'aime les livres. Ils étaient là entre deux étagères, il avait saisi un livre, l'avait ouvert et lui avait tendu, en désignant un paragraphe, susurre ce texte. Et elle s'était exécutée "La main de l'homme remonta lentement le long de sa cuisse, atteignit la douceur de sa peau…"Dans le même rythme il faisait remonter sa main sous la jupe. La lecture se poursuivit, jusqu'au moment où, dans un soupir, elle cessa, ses dents mordillant sa lèvre inférieure. La suite n'est que littérature…

Mais me demande-elle alors, pourquoi avoir écrit cette aventure si elle n'a pas eu lieu ?
Pour poursuivre la mise en abyme, et donner à une belle l'envie de lire !

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