— Vraiment ?
Tu me l’as déjà racontée ? Je ne me souviens
plus, raconte encore.
Les yeux de Tina
pétillaient comme jamais, et je dois reconnaitre que lui raconter ainsi, les
yeux dans les yeux, ces expériences, mes expériences était furieusement
troublant. Je pris donc le fil, plus ou moins décousu, du récit.
— J’avais eu
quelque temps auparavant quelques expériences de soumission avec Lucie, et je
te promets que je te les raconterai. Et, après ces premières tentatives des
plus joyeuses, des plus jouissives, Lucie m’avait proposé un rendez-vous, chez
elle, pour être soumis, bien évidement, avait-elle précisé, et avait-elle
ajouté, « si tu le veux, je prendrai ton cul. »
J’avais accepté. Je patientais donc,
en bas de l’immeuble, ponctuel, avait-elle insisté. Je jetai un dernier coup d’œil,
c’est l’heure, l’interphone, pas un mot, l’ouverture de la porte, ascenseur,
cinquième étage, la porte entrouverte, la pénombre. J’entrais, refermais la
porte. Sa voix qui claque « Bonjour petite pute,
tu es venue, ôte tes chaussures, tes chaussettes, ton pantalon, ton blouson, tu
ne gardes que ta chemise blanche déboutonnée. »
Déjà troublé, je la rejoignis, à quatre pattes dans le salon. Elle joua avec moi,
elle me connaissait bien maintenant. Elle joua, comme toujours, en prenant son
temps, en prenant un plaisir infini. J’aimais de plus en plus m’offrir, mais attendais
avec une légère appréhension qu’elle prenne mon cul. Le temps passait, elle ne
l’évoquait plus, elle m’avait déjà amené au bord de la jouissance, Mais, juste
au bord. Soudainement, elle me souleva le menton, me regarda dans un grand
sourire « Tu pensais, petite salope que j’avais
oublié ? »
Et elle s’éloigna dans un rire. Je restais là, à quatre pattes, immobile l’entendant
dans la pièce à côté.
Ses talons claquèrent,
elle réapparut, souriante, radieuse, et un magnifique gode ceinture. Elle se
pencha vers moi, me caressa la joue. « Mets-toi
à genoux, tu t’es déjà fait sucer, tu sais comment ça se passe, alors vas-y ! »
Je tirai la langue, sensation nouvelle, léchai le gode, le suçai, m’appliquant.
Elle me releva, sans un mot, me fit avancer, un tabouret haut à l’assise
souple, les deux pieds au sol, j’étais courbé, le ventre sur le tabouret,
cambré l’extrême, le cul tendu.
Elle caressa mon cul,
doucement, écarta les fesses et déposa un baiser là, au creux de mon cul. Je
sentis sa langue douce et humide qui me caressait. Un doigt la remplaça, caressa,
s’immisça un peu, ressortit. Une sensation de froid. Chut, c’est le lubrifiant,
me susurra-t-elle. Et je sentis, entre mes fesses, quelque chose, le gode posé
entre mes fesses. Elle me saisit par les hanches et, lentement, ça entra, très
lentement. Mon cul s’ouvrit, sensation inédite, magique. Mon cul se dilata
lentement, ça rentra en moi. Je me sentis pris, empli, possédé. Cela me secouait
les tripes. J’eus le souffle court, je tentai de respirer plus lentement. Je
gémis doucement, ça rentra encore, ça me semblait énorme. Je sentis les deux
mains sur mes hanches qui me maintenaient, encore une poussée, encore un coup
de rien, et ça entrait totalement en moi. Je sentais son pubis collé à mon cul,
ça remplissait mon cul. Elle parlait, j’entends à peine, je n’étais plus
totalement là, je frémissais de tout mon corps, de tout mon corps vibrant
autour de ça. Et elle commença lentement à bouger. De lents mouvements d’aller-retour,
ce n’était plus un gémissement qui sortait de sa bouche. J’éprouvais de l’intérieur
ce mouvement de sodomie que j’avais tant de fois pratiqué. Mais cette fois, c’était
moi qui étais enculé, fouillé. C’était dans mon cul que ça glissait, que ça
accélérait, que ça allait plus fort. Je criais et pleurais de plaisir. Les
mains s’agrippaient à mes hanches, elle donnait de furieux coups de reins. Je
couinais, un sentiment de plénitude étrange. Quelque chose se déclenchait en moi,
je ne savais quoi, je sentais monter le plaisir, et pourtant ce n’est pas ma
queue qui était en jeu. C’est au fond de moi, dans mon bas-ventre, une houle de
plaisir qui montait. Et je hurlais ma jouissance. Elle ne bougea plus quelques
instants. Dernier gémissement arraché lorsque ça sortit. Je ne sentais plus ses
jambes, je vacillais et me laissa tomber sur le canapé, vidé, défoncé. Elle me
regarda, radieuse, un immense sourire et me glissa « Alors,
heureuse ? »