- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


vendredi 28 novembre 2025

Déclaration d’ ?

Ce texte, vous ne l’avez surement pas remarqué, est classé dans la catégorie Humeur du jour. Il est donc fort logiquement dû à mon humeur d’aujourd’hui, et pour être plus précis d’aujourd’hui avant la nuit, la nuit étant alors entendue comme le moment où l’on, en l’occurrence moi, dort. Si vous avez suivi jusque-là, vous avez compris que j’évoque là mon humeur tard dans la nuit. Et vous avez bien compris.

Donc c’est une histoire de déclaration issue du milieu de la nuit, je rentrais d’une soirée avec de vieux amis, je marchais, il faisait froid, quelques messages échangés sur les réseaux sociaux et l’envie, ou plutôt le besoin, de dire à une personne que je tenais à elle. Mais quelle est cette déclaration-là?

Une déclaration d’amour, non, ce n’est pas le sujet et je ne vais pas m’agenouiller devant elle pour lui déclarer ma flamme, d’une part avec mon arthrose, je ne suis jamais certain de pouvoir me relever, d’autre part, si je devais m’agenouiller devant elle ce serait pour d’autres activités.

Une déclaration d’amitié, cela fait pompeux, de plus, comme le chantait Henri Tachan «Entre l’amour et l’amitié/Il n’y a qu’un lit de différence/Un simple pageot un pucier/où deux animaux se dépensent.» Certes n’est pas forcément dans un lit, mais à mon âge on commence à apprécier son petit confort.

Reste donc une déclaration à trouver, ou à construire pour lui dire simplement avec toi je me sens bien, dans nos échanges il n’y a jamais de jugement de valeur, jamais de points de vue surplombants, quelque soient les sujets que l’on peut aborder. Je me sens bien avec toi, tout simplement, tu crées un espace apaisé. Et même si je ne trouve pas toujours les mots que le voudrais, merci pour cela.

mardi 25 novembre 2025

Itinéraire d'un débauché. I - 6

— J’aime te l’entendre raconter, intervint Tina, souriante, radieuse. Et, dis-moi, avec ton accent, tu n’es pas parisien, cela fait longtemps que tu es en région parisienne?

—  En effet, je suis toulousain, et si je suis en région parisienne depuis longtemps, j’ai vécu plus longtemps ici que là-bas, je suis quelque peu chauvin en ce qui concerne le Stade, le stade toulousain. J’avais environ 25 ans que j’ai quitté Toulouse.

C’était aussi trépidant quand tu étais dans le Sud-ouest?

— Tu me fais sourire, et oui, elle était plus calme, plus classique en tout cas. Il ne faut pas oublier non plus que je suis arrivé à Paris au moment où l’usage du Minitel explose avec les messageries instantanées. D’autre part, j’ai eu la chance de faire quelques rencontres intéressantes.

— Intéressantes? J’imagine. Raconte!

— Par où commencer? Je vais donc me jeter à l’eau. Je travaillais à cette période là dans le quartier des Halles. Un matin, j’étais parti travailler de bonne heure. Il faisait beau, le début de l’été et j’étais sorti du métro à Rambuteau. C’est alors que je l’ai aperçue, grande, de l’allure, donnant plutôt l’impression d’une fin de soirée que d’un début de journée, et visiblement légèrement éméchée.

Je la croisai, tentation matinale. Mais je poursuivis, quand même, vers le bureau et aperçu derrière elle un homme qui la suivait. C’est alors que je me dis que, décidément, il ne la méritait pas, je fis demi-tour, doublai celui qui la suivait, la rattrapai et l’abordai pour être précis devant la librairie Marissal Blühe, qui n’existe plus aujourd’hui. Je n’avais pas eu le temps de me demander ce que je pourrais lui dire et lui dis donc simplement qu’elle était trop bien pour se promener seule ainsi et qu’elle allait se faire draguer par n’importe qui.

Sa réponse claqua «Et vous, vous n’êtes pas n’importe qui?» Je ne puis lui répondre que «Non, vous n’aviez pas remarqué?». Et j’eus le bonheur d’un immense éclat de rire…

Nous avons échangé quelques banalités, et sommes allés boire un café à l'angle des rues Beaubourg et Rambuteau.  C'est là que la discussion est devenue plus intéressante. Elle m’a parlé de sa soirée, sa longue soirée qu'elle finissait à peine, regrettant, ajoutait-elle, de rentrer seule, n'ayant trouvé de partenaire intéressant, ou intéressante, précisa-t-elle, à se mettre sous la dent ou sous la langue… Et plus elle racontait, plus les quelques effleurements furtifs sous la table se transformaient en caresses appuyées.

Elle était fatiguée de sa nuit blanche et voulait rentrer dormir, je lui proposai de la raccompagner, et j'eus encore le plaisir de son rire. Nous prîmes alors un taxi, blottie contre moi, elle ronronnait, ma main de son épaule glissa sur son sein.

Arrivés chez elle, sitôt la porte fermée, elle m’attira, me tira vers un canapé, sur lequel elle se laisse tomber, troussant sa robe sur ses hanches, cuisses ouvertes, un string, je me retrouvais le visage entre ses cuisses la dégustant, dégustant son plaisir qui coulait sur ma bouche. Après avoir joui, et toujours à moitié vêtue, elle prépara un café, que nous bûmes debout, regardant la vue de la fenêtre de la cuisine.

Enfin au début, assez rapidement, elle accentua sa cambrure, tendant son cul que je m’empressai de caresser, d’embrasser, de claquer, elle gémissait de plus en plus fort des « encore » « continue », je ne pouvais qu’obtempérer à de telles invitations, je claquais encore son cul, le caressais de ma langue. Puis, je posais doucement mon gland entre ses fesses, la tenant pas les hanches, m’enfonçait dans son cul, ses gémissements gagnaient en volume sonore, mes va-et-vient s’intensifièrent, ses gémissements devinrent un long hululement de plaisir, et nous avons joui ainsi tous deux.

Et, je suis arrivé en retard au bureau.

 

 

dimanche 16 novembre 2025

J’aurais aimé faire cela 

«J’aurais aimé faire cela» à première vue, une simple déclaration, mais c’était bien plus que cela.

Elle, c’était une femme fort sympathique avec qui nous échangions depuis quelques années, si je me souviens bien nos échanges ont commencé pendant le premier confinement. Parmi ses nombreuses qualités, elle est switch. Lorsque nous avons eu nos premiers échanges, elle était en mode soumise. Et lorsque, plus tard, elle m’apprit qu’elle était dans une relation de domination avec un homme, elle suggéra que l’on pourrait dorénavant se tutoyer, étant tous deux dominants. J’avais alors décliné cette proposition.

En réaction à l’une des mes publications, dans laquelle je racontais comment je m’étais fait sodomiser par une amie à grands coups de gode ceinture, elle me répondit «J’aurais aimé faire cela.» Pouvais-je laisser passer si belle occasion, j’acceptais en lui précisant simplement que j’aimerais y mettre plus d’intensité, sans plus de précision, et sans être certain que nous donnions tous deux le même sens à cette expression.

 

J’arrivais donc chez elle quelques jours plus tard, elle m’accueillit, déjà munie de son gode ceinture, souriante. Elle me proposa d’entrée de me tutoyer, ce qui serait plus adapté, dit-elle, à la situation. Je déclinais à nouveau, lui disant à quel point il était de troublant de se faire enculer et traiter de salope par quelqu’un qui me vouvoie. Elle accepta et l’on commença à jouer.

Elle m’ordonna de me déshabiller, en conservant uniquement ma chemise, de me mettre à genoux, pour offrir mon cul. Elle le caressa un peu, le claqua aussi, glissa deux doigts, avant de m’annoncer qu’elle allait enfoncer lentement, comme vous aimez, précisa-t-elle son gode dans mon cul.

Je l’interrompis, en la tutoyant, et lui rappelant que je voulais mettre un peu plus d’intensité. Souriante et perplexe à la fois, elle acquiesça. À quatre pattes, il faut bien respecter les usages, j’allais fouiller les poches de mon blouson. J’en revins avec des pinces et un plug. Elle sembla plus encore interrogative. Me relevant, je caressai ses seins lourds, en titillai les pointes et un grand sourire aux lèvres lui suggéra de les orner, elle hésita. «De l’intensité» rappelai-je, et je lui mis les pinces sur les seins. Elle gémit un peu. Je lui tendis le plug, elle n’hésita pas cette fois. Je caressai doucement ses seins pendant qu’elle introduisit le plug dans son cul somptueux.

«Enculez-moi maintenant» lui déclarai-je, me remettant à quatre pattes face au miroir. Je sentis alors très vite le plug entrer lentement dans mon cul, ses mains me saisissant par les hanches, le plus pénétrant plus intensément. Je gémis à mon tour, entre deux gémissements lui indiqua que c’était un plug vibrant. Je commençai donc à l’activer.

Ce fut une sodomie d’une merveilleuse intensité, elle prenait mon cul, nous nous contemplions dans le miroir, moi gémissant de plaisir, elle ses seins se balançant au rythme de ses coups de rein, et gémissants au rythme du plug. Une jouissance absolue.

mercredi 12 novembre 2025

 Un jour je l’attendrai ainsi. Prête.

 Mon avis sur, et non mon avis sûr, simplement mon opinion concernant un texte, une image, un son ou autre, mais sans aucun doute à forte connotation érotique, une opinion ne prétendant pas à l’objectivité, une opinion sans certitude autre que mon ressenti.

 

Une photo d’elle accompagnée d’un commentaire simple, court, efficace « Un jour je l’attendrai ainsi. Prête. » https://x.com/Chachouxxx3/status/1988376932380274881

 

La photo, par un jeu de miroir, nous la montre de dos, nue, sur un lit, agenouillée assise sur ses pieds, et tenant dans la main un smartphone. Sur le côté gauche de la photo apparaissent ses cheveux face à l’un des deux miroirs. L’autre encadre sa posture d’attente.

Que nous montre cette photo, photo avec deux hors cadre ? Elle ne nous montre pas son sourire appliqué lorsqu’elle s’est préparée, positionnée pour ce cliché. Elle nous montre, elle met au centre son cul. Elle ne nous montre pas un cul tendu, ouvert, offert, outrageusement indécent. Elle est sagement assise, et si l’on omet le fait qu’elle est totalement nue, la pose est très sage. La photo ne nous montre pas plus sa bouche, ses seins, et l’on n’aperçoit qu’une seule main, la droite, occupée à tenir le smartphone.

Et le regard, et mon regard se fixe sur son cul. Il est superbe.

Et l’on en envie le destinataire de ce message. Et l’on rêve à ce que l’on ferait entrant et la trouvant ainsi. Elle ne bougerait pas, prête. Son superbe cul retiendrait-il toute l’attention, attirerait-il toutes les caresses des plus douces en effleurement aux plus intenses qui claquent, s’ouvrirait-il à toutes les intrusions, s’offrirait-il à tous les désirs ?

Mais l’on reste là, à regarder ce cul trônant au centre de l’image, et l’on raidit peu à peu de bonheur.

 

mardi 11 novembre 2025

Itinéraire d'un débauché. I - 5

 — Vraiment? Tu me l’as déjà racontée? Je ne me souviens plus, raconte encore.

Les yeux de Tina pétillaient comme jamais, et je dois reconnaitre que lui raconter ainsi, les yeux dans les yeux, ces expériences, mes expériences était furieusement troublant. Je pris donc le fil, plus ou moins décousu, du récit.

— J’avais eu quelque temps auparavant quelques expériences de soumission avec Lucie, et je te promets que je te les raconterai. Et, après ces premières tentatives des plus joyeuses, des plus jouissives, Lucie m’avait proposé un rendez-vous, chez elle, pour être soumis, bien évidement, avait-elle précisé, et avait-elle ajouté, «si tu le veux, je prendrai ton cul.» 

J’avais accepté. Je patientais donc, en bas de l’immeuble, ponctuel, avait-elle insisté. Je jetai un dernier coup d’œil, c’est l’heure, l’interphone, pas un mot, l’ouverture de la porte, ascenseur, cinquième étage, la porte entrouverte, la pénombre. J’entrais, refermais la porte. Sa voix qui claque «Bonjour petite pute, tu es venue, ôte tes chaussures, tes chaussettes, ton pantalon, ton blouson, tu ne gardes que ta chemise blanche déboutonnée.» Déjà troublé, je la rejoignis, à quatre pattes dans le salon. Elle joua avec moi, elle me connaissait bien maintenant. Elle joua, comme toujours, en prenant son temps, en prenant un plaisir infini. J’aimais de plus en plus m’offrir, mais attendais avec une légère appréhension qu’elle prenne mon cul. Le temps passait, elle ne l’évoquait plus, elle m’avait déjà amené au bord de la jouissance, Mais, juste au bord. Soudainement, elle me souleva le menton, me regarda dans un grand sourire «Tu pensais, petite salope que j’avais oublié?» Et elle s’éloigna dans un rire. Je restais là, à quatre pattes, immobile l’entendant dans la pièce à côté.

 

Ses talons claquèrent, elle réapparut, souriante, radieuse, et un magnifique gode ceinture. Elle se pencha vers moi, me caressa la joue. «Mets-toi à genoux, tu t’es déjà fait sucer, tu sais comment ça se passe, alors vas-y!» Je tirai la langue, sensation nouvelle, léchai le gode, le suçai, m’appliquant. Elle me releva, sans un mot, me fit avancer, un tabouret haut à l’assise souple, les deux pieds au sol, j’étais courbé, le ventre sur le tabouret, cambré l’extrême, le cul tendu.

Elle caressa mon cul, doucement, écarta les fesses et déposa un baiser là, au creux de mon cul. Je sentis sa langue douce et humide qui me caressait. Un doigt la remplaça, caressa, s’immisça un peu, ressortit. Une sensation de froid. Chut, c’est le lubrifiant, me susurra-t-elle. Et je sentis, entre mes fesses, quelque chose, le gode posé entre mes fesses. Elle me saisit par les hanches et, lentement, ça entra, très lentement. Mon cul s’ouvrit, sensation inédite, magique. Mon cul se dilata lentement, ça rentra en moi. Je me sentis pris, empli, possédé. Cela me secouait les tripes. J’eus le souffle court, je tentai de respirer plus lentement. Je gémis doucement, ça rentra encore, ça me semblait énorme. Je sentis les deux mains sur mes hanches qui me maintenaient, encore une poussée, encore un coup de rien, et ça entrait totalement en moi. Je sentais son pubis collé à mon cul, ça remplissait mon cul. Elle parlait, j’entends à peine, je n’étais plus totalement là, je frémissais de tout mon corps, de tout mon corps vibrant autour de ça. Et elle commença lentement à bouger. De lents mouvements d’aller-retour, ce n’était plus un gémissement qui sortait de sa bouche. J’éprouvais de l’intérieur ce mouvement de sodomie que j’avais tant de fois pratiqué. Mais cette fois, c’était moi qui étais enculé, fouillé. C’était dans mon cul que ça glissait, que ça accélérait, que ça allait plus fort. Je criais et pleurais de plaisir. Les mains s’agrippaient à mes hanches, elle donnait de furieux coups de reins. Je couinais, un sentiment de plénitude étrange. Quelque chose se déclenchait en moi, je ne savais quoi, je sentais monter le plaisir, et pourtant ce n’est pas ma queue qui était en jeu. C’est au fond de moi, dans mon bas-ventre, une houle de plaisir qui montait. Et je hurlais ma jouissance. Elle ne bougea plus quelques instants. Dernier gémissement arraché lorsque ça sortit. Je ne sentais plus ses jambes, je vacillais et me laissa tomber sur le canapé, vidé, défoncé. Elle me regarda, radieuse, un immense sourire et me glissa «Alors, heureuse?»

 

samedi 8 novembre 2025

Itinéraire d'un débauché. I - 4

— J’avais parié, Hadrien, que tu allais adorer ça, et, vu ton enthousiasme, je ne me suis pas trompée, même si, ajouta-t-elle en riant, tu dois encore améliorer ta technique. Mais, ne vous arrêtez pas là! Hadrien, mets-toi face au miroir, à genoux, penché en avant, le cul tendu, ouvre ton cul avec tes mains, tu vois ce que je veux, tu m’as assez souvent demandé de le faire.

Je ne me suis pas fait prier, et me suis installé, le cul tendu, ouvert, offert, Marie-Dominique n’en perdait pas une miette. Je sentis alors une bouche, une langue sur mon cul, dans mon cul. Puis, rapidement Marc glisse un, puis deux doigts. Visiblement satisfait de l’état de mon cul, très vite, il retira ses doigts et son gland vint se poser entre mes fesses. Gémissant, je sentais sa queue ouvrir lentement mon cul, face au miroir, je le contemplais souriant, me tenant par les hanches et m’enculant. En arrière-plan, Marie-Dominique, sur un fauteuil, une jambe par-dessus l’accoudoir, les cuisses outrageusement écartées, se caressait sans perdre une miette du spectacle. Marc continuait intensément, et je voyais dans son regard le plaisir monter. Il finit par jouir dans mon cul, et dans un râle.

Après? Après, je ne sais plus vraiment, tout se mélange dans ma tête lorsque je repense à cette soirée tout s’emmêle comme se sont emmêlés nos corps, nos jambes, nos bras, nos mains, nos doigts, nos langues, mais aussi nos envies, nos désirs.

Arrivé là de mon récit, le regard de Tina semblait plus pétillant que jamais, peut-être un effet du vin?

 

—  Il fait chaud, non? demanda Tina, peut-être un effet du vin?

—  Il fait chaud, mais je ne suis pas certain que le vin en soit la seule raison, lui répondis-je tout en lui resservant un verre de vin. Mais, si tout s’emmêle, que je suis bien incapable de raconter cette soirée sans rien oublier, voire dans l’ordre chronologique, j’ai des souvenirs de moments.

Je me souviens des seins de Marie-Dominique que je caressais, léchais, mordillais et de Marc caressant, léchant, mordillant les miens.

Je me souviens de la tête de Marc enfoui entre les cuisses de Marie-Dominique, pendant qu’elle caressait mon sexe de sa langue.

Et je me souviens de Marie-Dominique qui, après avoir longuement léché, sucé ma queue l’a prise à pleine main pour l’enfoncer dans le cul de Marc dans lequel j’ai joui pendant que Marie-Dominique m’embrassait à pleine bouche tout en pinçant mes seins.

 

— C’est certain, soupira Tina, Il fait chaud et ce n’est pas le vin. Et, dis-moi, ce n’était pas première sodomie ?

— Tina, tu aurais déjà oublié, j’ai écrit un texte pour raconter ma première sodomie, et si je me souviens bien tu l’as même mise en voix. Et c’était délicieux.

 

 

mercredi 5 novembre 2025

Itinéraire d'un débauché. I - 3

 

— Je suppose qu’il n’est pas nécessaire que je te demande si tu as accepté !

— Je ne peux rien te cacher, et je n’ai nullement l’intention de te cacher quoi que ce soit, un petit côté exhibitionniste peut-être.

J’ai donc accepté sa proposition, et, quelques jours plus tard j’arrivais chez elle, aussi excité qu’une pucelle allant au bal des débutantes. Je ne te raconterai pas pour autant en détail ce repas et ses suites. Tout d’abord parce que ma mémoire me joue des tours et d’autre part, parce que je préfère éviter les descriptions de pratiques qui ressemblent plus au catalogue Manufrance, désolé pour les plus jeunes, qu’à un récit érotique.

Ce qui me reste de cette relation, c’est des souvenirs intenses, et Tina, voyant ton sourire, je devine sans difficulté que tu souhaites en savoir plus, et j’en reparlerai, je ne voudrais pas te décevoir. Mais ce qui me reste c’est aussi, surtout, sa belle approche des jeux de soumission, une approche qui n’est pas centrée sur le plaisir sexuel, voire sur la pénétration, qu’elle soit buccale ou annale n’y changeant rien, a contraire une approche basée sur le plaisir de l’instant, sur la volupté intense de s’abandonner, de lâcher prise et en miroir cette sensation de possession extrême.

Raconté ainsi, cela ne satisfait guère ni mon côté exhibitionniste ni ton côté voyeur, charmante Tina. Pour faire pétiller tes grands yeux, je vais te parler, plus en détail, d’une autre première fois. Au départ, c’est l’histoire d’une femme, Marie-Dominique. Elle était issue d’une famille de la haute bourgeoisie de province et avait gardé de son éducation un style, un maintien qui dévoilait ses origines sociales, je dois ajouter pour être plus précis dans sa description qu’elle se dévoilait tout autant sans aucune pudeur, et qu’elle était donc à lois une bourgeoise, et une belle salope.

J’avais donc eu quelques occasions de partager sa fougue, son enthousiasme et son sens du jeu. Je ne fus donc guère surpris le jour où elle m’appela en me proposant un plan à trois le lendemain. Je le retrouvai comme convenu à l’angle de ma rue, vis sa voiture arriver et m’installai à ses côtés. Comme à son habitude, elle était assise, la jupe outrageusement remontée, le trajet n’en fut que plus agréable. Arrivés à destination, Marie-Dominique me présenta Marc qui nous attendait pieds nus, vêtu d’un peignoir blanc, et elle précisa sourire aux lèvres, Marc est bi, je suis certaine que vous allez bien vous entendre.

Assez rapidement, Marc et moi nous retrouvâmes nus, Marie-Dominique restait vêtue, ou dévêtue, de sa guêpière, de ses bas et de ses éternels escarpins. Je la regardais lécher lentement le sexe déjà raide de Marc.

— Tu devrais gouter en ton tour, dit-elle, me caressant la nuque.

J’ai suivi son conseil, j’ai caressé de la langue cette queue dressée, de bas en haut, avec application et délice, j’ai sucé le gland. C’était un sentiment délicieux, une découverte, un monde de plaisir qui s’ouvrait. Je pris mon temps pour lécher, sucer, déguster, j’entendis la voix de Marie-Dominique m’encourager, et Marc gémir doucement. Je sentis alors une main glisser vers mon sexe, le caresser.

—  Les garçons, vous êtes très beaux ainsi, continuez, sucez-vous, c’est trop bon de vous mater.

Il ne fallut que quelques instants pour que je me retrouve couché sur Marc dans un torride soixante-neuf accompagné de gémissements de nous trois, de bruits de succion, et des doigts de Marie-Dominique entre ses cuisses. Et si je ne sais lequel de nous deux prit l’initiative, nos doigts glissèrent dans nos culs respectifs. 

 

 

dimanche 2 novembre 2025

Itinéraire d'un débauché. I - 2

 — Joli parcours pour quelqu’un qui vient d’un établissement catholique, sourit Tina, et je comprends mieux pourquoi tu disais avoir des gouts éclectiques.

– Éclectiques, oui. Et, à propos de mon éducation, je repense à une enseignante que j’ai eue en première. Le bâtiment était ancien, avec une petite estrade. Mais quelque responsable avait eu l’idée de remplacer le bureau par un bureau ouvert à l’avant. Et vous l’aurez deviné, elle portait, parfois, des jupes relativement courtes. Les places dans l’axe du bureau étaient chères, et je dois avouer que je ne faisais pas le poids et je n’ai jamais été assis dans l’axe. Mais cette enseignante avait l’habitude de se désaxer de temps à autre, offrant ainsi à ceux relégués dans les travées latérales quelques instants de superbes visions. N’est-ce pas là, les joies de l’érotisme, ces visions attendues, entraperçues, entrecoupées de moments d’attente, d’espoir.

Et finalement, peut-être a-t-elle beaucoup plus participé à ma formation que je n’ai pu le penser à l’époque. Mais elle m’a aussi fait découvrir, outre ses cuisses, don Juan de Molière. Et je me souviens encore d’un extrait de la première scène de l’acte un «Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve; et je cède facilement à cette douce violence, dont elle nous entraîne.» J’ai longtemps fait cette phrase mienne, même si aujourd’hui, c’est le plus le désir, l’envie et pire encore qui me ravissent.

— Continue, j’aime ta manière de te dévoiler, de te mettre à nu. Et, si tu dis que tes évolutions ont été progressives, il y a bien eu chaque fois une première fois.

— Tes désirs sont des ordres, oui, il y a eu des premières fois, il y a eu des premiers moments. Et je vais te parler d’une période que tu ne connais pas, ma première expérience de domination est intimement liée au minitel. Le minitel c’était aussi, surtout pour certains, des messageries, sur la plupart de ces messageries l’on pouvait créer plusieurs pseudos sans difficulté, voire en changer à chaque connexion.

Hélène, que j’avais rencontrée à plusieurs reprises pour d’intenses étreintes, avait choisi comme pseudo Marquise. D’une manière fort peu subtile, j’avais créé un nouveau pseudo Marquis, que j’ai conservé quelque temps. J’ai ainsi reçu un jour un message d’une inconnue qui me demandait simplement si mon pseudo avait un rapport avec Le Marquis. Je n’ai pas réfléchi et répondu positivement. Elle me demande aussitôt de quel côté de la cravache je me situais. Et j’avais répondu que j’étais du côté du manche. Je dois t’avouer que, dans les échanges qui ont suivi, je me suis abstenu de préciser que j’étais néophyte, ce qui il faut l’avouer, est beaucoup plus élégant que débutant.

Les échanges sur minitel étaient un peu fastidieux, nous sommes assez vite passés à des échanges téléphoniques, puis à un déjeuner pour enfin nous voir. Le soir même, je recevais un message que je n’ai pas oublié depuis «Monsieur, je voudrais vous recevoir chez moi, si tel est votre désir».

 

 

mercredi 29 octobre 2025

Itinéraire d'un débauché. I - 1

 Bien décidé à mener à bien mon projet d’écriture, je me suis mis au travail. Dans un premier temps, j’ai commencé par noter les différentes étapes, une espèce de fil de l’eau de ma vie, au moins de ma vie sexuelle.

Je réalisais rapidement que cela ne serait pas aussi simple. D’une part, la chronologie de certains épisodes me semblait incertaine, avais-je rencontré la belle Marie-Chantal avant ou après la sulfureuse Elisa? D’autre part, au fur et à mesure que j’avançais, cette tâche m’apparut tout aussi troublante que difficile à mener à bout. Chaque fois que je croyais avoir noté au moins les faites les plus saillants, d’autres éléments me revenaient en tête. Je dus donc siffler la fin de la récréation, à moins que ce ne soit la mi-temps, estimant que l’essentiel était rassemblé là, dans mon ordinateur.

Puis, avec enthousiasme, j’avais commencé à écrire, essayant de structurer quelque peu mon récit, convoquant mes souvenirs qui étaient parfois incertains. Après quelques journées d’un intense labeur, de nombreuses pages étaient noircies, bien qu’il n’y ait aucune page puisque l’ensemble du texte était dans l’ordinateur. Relisant tout cela, je constatais que, si un récit chronologique pouvait avoir du sens, et surtout ne nécessitait guère de réflexion sur l’articulation des chapitres, le résultat était barbant. J’ai tenté d’autres assemblages, tous aussi désastreux les uns que les autres.

 

Il ne me restait donc que mon document chronologique. Je m’apprêtais à jeter l’éponge, et repris le cours de mes activités habituelles, lecture, balade et, bien sûr, quelques échanges sur les réseaux sociaux. C’est alors que Tina, une charmante amie, m’indiqua qu’elle avait une soirée de libre à Paris et me proposa de la passer ensemble. Aurais-je pu refuser une telle proposition?

Quelques jours plus tard, nous nous sommes retrouvés, dans le quartier des Halles. Elle était là, grande, élancée, un superbe sourire, un regard des plus expressifs, et, même si j’aurai l’occasion de vous reparler d’elle, je dois vous avouer qu’elle a un cul splendide. Après quelques mots échangés, nous nous sommes dirigés vers une brasserie, je ne vous dirai pas laquelle, je vous laisse deviner.

 

Tina a bon goût, c’est indéniable, et elle avait choisi une excellente brasserie, la contrepartie étant que nous n’étions pas les seuls à vouloir une table. Une charmante serveuse nous annonça donc que nous allions devoir attendre un peu. Et c’est là que tout a commencé. — — Nous allons faire la queue ensemble, déclara Tina.

— Se faire une queue avec toi, quel bonheur, répondis-je.

— Là, il va falloir que tu m’en dises plus, ajouta-t-elle dans un sourire.

 

Elle dut cependant attendre quelque peu, le temps que nous soyons assis, que nous ayons commandé et que la bouteille de vin soit arrivée, et nos verres remplis.

— Tu t’intéresses aussi aux queues, tu joues aussi avec? demanda-t-elle, un sourire pétillant dans ses yeux.

C’est ainsi que débuta face à Tina, le récit de mon itinéraire de débauché, sans autre souci que le plaisir de raconter.

 

Si je devais résumer, je pourrais dire simple qu’à vingt ans j’étais hétéro et vanille, à quarante hétéro et dominateur, et à soixante bi, switch et de plus en plus avide de jeux. Certes, ai-je dû préciser, c’est la tendance générale, ce n’est pas aussi net.

Tout d’abord, ces évolutions ont été plus ou moins progressives, et n’ont pas eu lieu strictement les années de mes quarante et soixante ans, pour mes anniversaires, je n’ai eu ni nécessaire SM ni bite à sucer.

De plus, j’avais eu, de-ci de-là, quelques petites expériences avant ces dates. Je passe sous silence lors de mes années au collège quelques attouchements entre garçons que la morale chrétienne réprouve, pour celles et ceux qui se poseraient la question, j’étais scolarisé dans un établissement catholique. Plus tard, jeune adulte, lors de vacances, j’avais rencontré un jeune homme et nous avions fini la soirée en nous masturbant l’un l’autre avant qu’il ne me fasse jouir dans sa bouche. D’un autre côté les jeux SM avaient été longtemps un fantasme quelque peu enfoui. Mais plus étonnant et que j’avais presque oublié, fraichement arrivé à Paris, j’avais dragué une femme dont j’ai découvert bien vite qu’elle avait quelques tendances SM, coté dominatrice. Mais j’aurai l’occasion de reparler de tout cela.

 

 

samedi 25 octobre 2025

Itinéraire d'un débauché. Table des matières

 Préliminaires 

Chapitre I I 1 , I 2, I.3, I.4, I.5, I.6

 

 

 

Itinéraire d'un débauché. Préliminaires

Préliminaires

 «Au milieu du chemin de notre vie», c’est sur ces mots que s’ouvre l’enfer, celui de Dante. Il a alors trente-cinq ans, la moitié de la vie ordinaire des hommes depuis David dans les Psaumes «Dies hominis septuaginta anni», les jours de l’homme sont de soixante-dix ans.

Je serais donc plus proche de la fin de mes jours que du milieu du chemin de ma vie, il est temps pour moi de regarder le chemin parcouru.

Je vous livre ces réflexions dans ce cahier dont je ne sais ce que je ferai.

Ce texte, vous l’avez compris, est une autobiographie impudique. Comme toute autobiographie elle aura ses parts d'erreurs et d'approximation liées pour partie à des oublis, des confusions de dates ou prénoms, qui ont tous été modifiés. Comme toute autobiographie, elle sera parfois romancée, en passant sous silence des épisodes peu glorieux en embellissant d'autres moments.

Je vous laisse discerner le vrai du faux, mais n'oubliez pas, "l'histoire est entièrement vraie, puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre" écrivait Boris Vian, et Dante Alighieri est un sacré farceur qui a commencé à écrire la Divine Comédie à plus de quarante ans.

 

vendredi 24 octobre 2025

De retour

 J’ai été peu présent, voire absent, quelque temps, trop longtemps peut-être, certain·es l’ont peut-être déploré, d’autres ne l’ont même pas remarqué. Je n’ai pas écrit et encore moins publié. Mais, si vous en doutiez, je n’ai pas cessé de lire, même si l’on ne lit jamais assez.

Et, je suis revenu, pourquoi ? je ne suis pas certain de le savoir, peut-être une nostalgie, peut-être un manque, que sais-je ?

Je suis revenu, l’esprit peuplé d’envies et de désirs de mots. Et j’ai eu le plaisir de retrouver des personnes que je connaissais, j’ai croisé aussi quelques nouvelles personnes. Certaines sont des plus inspirantes.

J’ai donc quelques projets d’écritures, mon projet Itinéraire d’un débauché, une série de récits La belle dame dans son bureau, un texte de désir inspiré par une sulfureuse étoile, une chronique consacrée à des livres et podcasts dont je vous laisse deviner le thème, et quelques autres, de quoi peupler les longues soirées d’hiver, en écrivant souvent d’une main.