- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


jeudi 30 septembre 2010

Surprise !

Il pleut ce matin sur la ville, mais qu'importe, elle marche radieuse. Ses talons claquent joyeusement, elle se sent belle, elle se sent femme, elle se sent terriblement femelle. Toute la soirée, elle s'est offerte à Lui, elle a été son objet, sa chienne docile, soumise, ouverte à tous ses désirs, et ce soir un week-end de soumission commence. Une journée de travail et elle sera à nouveau toute à Lui. Les gouttes de pluie battent le pavé et elle repense au claquement du cuir sur son cul tendu. Elle sait les marques rouges qui la strient, marques de sa soumission. Elle a le cul nu sous sa jupe, elle sait que ce soir, lorsqu'il viendra la chercher à la sortie du bureau, il fourrera sa main entre ses cuisses.
Elle est radieuse en arrivant à son travail.  Sa collègue la regarde, lui sourit " Je ne sais pas ce que tu as fait hier soir, mais ça te réussit.. Par contre, dépêche toi, tu vas être en retard pour la visite de la médecine de travail !"
Elle s'arrête net, elle l'avait oubliée...  Et, en plus, elle est certaine que ce soir Il la punira pour avoir exhibé son cul sans autorisation. Une bien belle journée finalement  !

Quelques millions d'années d'évolution, êtes-vous sûr ?

Un message reçu, non pas ici, "bsr avezvs exp de fist, je ch un fisteur vag pr ma f." Remarquable exemple de maniement de la langue française, ne trouvez-vous pas? Si je compte bien, un, deux, trois, quatre, cinq, six mots sans faute, pas mal.  Même si en l'O-cul-rance l'objectif n'est pas de manier la langue et si je n'ai rien contre les manuels, il serait peut-être bon, en premier lieu de plonger dans un manuel de grammaire, en précisant qu'il ne s'agit pas avec cette orthographe de gérontophilie.
Moi les mots, ça me titille les neurones, peut-être ai-je été marqué par des lectures de Justine au boudoir…
Avez-vous entendu ce bruit-là ? Écoutez bien, cela recommence. C'est juste Donatien Alphonse François qui vient de se retourner encore une fois dans sa tombe !
Certes, chacun trouve le plaisir où il le peut, où il le veut, où il le souhaite, mais, quand même, en tout cas, et à titre personnel, je n'ai aucune envie de jouer un remake des scènes érotiques de  la guerre du feu !

mardi 28 septembre 2010

Une autre approche de la médecine

Merci à celui qui a exhumé cet article de Nice Matin du Mardi du 25 mars 2008. Pour résumer rapidement l'affaire, un homme, autodidacte ouvre un cabinet de médecine traditionnelle chinoise. Jusque là rien que de très classique, Là où l'affaire se corse, se pimente c'est lorsque l'on apprend qu'il persuadait ses patientes qu’elles souffraient d’un mal terrible : "Vous avez les chakras sexuels bloqués". Le seul traitement allait de points d’acupression au niveau du vagin et de l’anus à des  cunnilingus et boules de geisha.
Et savez-vous ce qui s'est passé ensuite ? Non, vous donnez votre langue au chat ? ou facile là, j'en conviens. De nombreuses patientes ne se sont pas plaint et ont même envoyé leurs amies. Cela a quand même fini par une plainte et une con-damnation non pas éternelle, mais pénale.
J'avais jusque là cru que la médecine chinoise usait de techniques manuelles, j'en méconnaissais le coté oral. Et, si quelqu'un connaît une bonne spécialiste de médecine chinoise, je sens une douleur qui apparaît brutalement.
Mais, que dois-je penser d'elle qui vient de me déclarer "mon ostéo me fait complètement craquer et il me fait un bien fou !"

lundi 27 septembre 2010

Quand je pense à Fernande

Il y a des dimanches où l'on ferait mieux de rester couchés, tel est le commentaire du monde à propos de la phrase de Rachida Dati "Quand je vois certains qui demandent des taux de rentabilité à 20, 25 %, avec une fellation quasi-nulle"...
Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette phrase a fait sensation et au premier abord, je me suis simplement demandé où avait-elle donc la tête pour cette fellation. Certes l'on peut admettre que sur un tel sujet la langue fourche, et le sujet ne s'en plaindrait pas, bien au contraire. Mais une approche quelque peu tordue de ce point peut être envisagée. Je tiens préciser que je ne vise absolument pas ici les malades atteints de la maladie de La Peyronie, pour vous éviter de vous jeter fébrilement sur Google ou Wikipédia, la maladie de La Peyronie est une sclérose des corps caverneux, responsable d'une déviation de la verge en érection. L'approche quelque peu tordue dont je parlais consistait tout simplement à se demander si ce jeu de langue de Rachida Dati n'était pas tout simplement destiné à faire grimper non pas un membre mais la présence de Rachida Dati dans les médias, et l'ériger ainsi en figure de proue de la lutte contre les fonds d'investissements.
Je n'oserais commenter par contre le fait que la fellation de Rachida Dati soit quasi-nulle, pour les esprits atteints de la maladie de La Peyronie, c'est-à-dire déviés, il faut entendre la fellation évoquée par Rachida Dati et rien d'autre, même si une rentabilité de 20 à 25 % fait effectivement songer à une fellation quasi-nulle…
Mais, plus sérieusement, pour atteindre une rentabilité de 20 à 25% avec une fellation quasi-nulle, quelles sont donc les autres pratiques visées ? J'imaginais déjà le tableau des résultats, fellation avec un taux proche de zéro, sodomie, pénétration vaginale, masturbation avec leurs taux respectifs et comme dans tout bon sondage, une ligne portant la mention "Ne se prononce pas'", peut-être la ligne préférée de Georges Brassens, La bandaison papa. Ça ne se commande pas.

vendredi 24 septembre 2010

Enfin

À la terrasse d'un café, assis tous les deux. Il parle de tout et de rien, elle sourit en l'écoutant, ils n'ont pas besoin de se dire leurs désirs, leurs envies les plus secrètes, leurs longs échanges par mails, leurs échanges téléphoniques leur ont permis de se découvrir, de découvrir avec délices leur complémentarité. Aujourd'hui ils se voient enfin, découverte ultime, l'autre dans sa réalité, son sourire, sa manière de bouger, son odeur, son parfum. Ils sourient tout deux, et il parle encore, il aime son sourire, il aime le provoquer, le créer. Il aime jouer et prolonger ce moment, prolonger l'attente et la maîtriser seul. Elle sait que tout va basculer, qu'il va la faire plonger dans leurs plaisirs et qu'il décidera seul de ce moment. Elle sourit et attend cela, plaisir trouble de l'attente.
" À propos, lâche-t-il soudain, j'ai oublié de te demander quelque chose, un détail, le rosebud, préfères-tu te le placer toi-même ou te le faire placer ?"
Elle baisse les yeux, ne sourit plus, se sent soudainement soumise, femelle offerte, et répond : " les deux sont tout aussi humiliants l'un que l'autre." Elle relève les yeux et croise son regard : souriant, triomphant, elle aime s'abandonner à lui, elle est heureuse et fière de devenir sa petite putain, elle aime l'adjectif "sa".
Un peu plus tard, à genoux, les yeux bandés, elle le sent, l'entend tourner autour d'elle, ses seins sont offerts, sa culotte humide, humide étant un doux euphémisme, baissée à mi-cuisses. Qu’elle aime cette position, offerte, totalement ! Il caresse son visage avec le rosebud froid, tout en lui susurrant à l’oreille " tout aussi humiliants l'un que l'autre" je ne sais que choisir..."
Il joue, il lui avait dit et redit qu'il aimait par-dessus tout jouer. C’est alors qu’elle sent le bijou, posé juste entre ses fesses, elle sursaute et l'entend :" non, tu ne dois pas bouger, immobile et sans liens, ce serait trop facile si tu étais attachée..." Et elle sent le rosebud s’immiscer lentement, très lentement, il aime prendre son temps, savourer l'instant. Elle aime s'ouvrir ainsi et qu'il prenne possession de la chienne qu'elle a choisi de devenir pour Lui.

mardi 21 septembre 2010

Une photo banale…

Sa page contenait de nombreuses, très nombreuses photos, comment ne l'aurait-il pas remarquée avec ses images délicieusement érotiques, « mais peu sont de moi » lui répondait-elle. Et ils échangeaient des mots au-delà des kilomètres qui les séparaient. Il espérait toujours trouver quelles images étaient celles qui la montraient, elle en riait, l'en taquinait au travers de ses messages. Elle lui proposa d'essayer de la deviner, il tâtonna, tenta, rata bien sur toutes ses tentatives. Elle lui fournit enfin un indice, puis un autre et pour la première fois,  il la vit. Ella avait dit : c'est une photo banale. Il ne la vit pas ainsi.
La photo était pour lui superbe. Les bas, les bracelets évoquant irrésistiblement des jeux de soumission, sa tête baissée les cheveux cachant son visage, tout cela le troublait. Mais il était fasciné par ses mains soutenant ses seins, les offrant, les poussant à sortir du décolleté, dont l'un des tétons dépassait à peine. Sa tête penchée laissait penser qu'elle fixait ce sein offert.
Leur conversation continuait, alors qu'il revenait sans cesse à cette photo, elle lui disait, lui redisait qu'elle était banale, elle, comme la photo. Il n'en croyait rien, se troublait de cet échange, sentait le trouble, le désir…Et il eut de plus en plus de mal à poursuivre l'échange avec ses deux mains sur le clavier…

lundi 20 septembre 2010

Trou…Noir… Blanc (3)

Il est là devant elle, enfin. L'attente est finie. Il est là, il sourit, lui parle, elle ne sait plus ce qu'il a dit. Ce dont elle se souvient c'est de ce trouble immédiat, l'envie d'être à lui, de s'abandonner. Il la prend par le bras, ils marchent, une terrasse de café, elle s'assied. La jupe est courte, trop courte, elle remonte haut, elle se prépare à tirer dessus, il l'interrompt. La voix ne sourit, pas, juste un "non", elle se tourne vers lui, son regard, ses yeux dans le sien, un regard souriant mais affirmant déjà son autorité, son pouvoir sur elle.
Et cette question formulée tranquillement, sur un ton abominablement naturel "Veux-tu découvrir avec moi la soumission ?". Elle blêmit, rougit, bafouille un oui. Et il sourit, pose la main sur son bras et lâche " Je veux une réponse claire !" Elle se surprend alors à oser, là à la terrasse d'une café, avouer son désir de soumission, et pendant elle sent sa main sur sa cuisse, se laisse guider pour la première fois, entrouvre un peu plus, un peu trop ses cuisses. Elle sait qu'elle va accepter bien pire de lui.
Il sourit, elle est fière et heureuse de s'abandonner à lui, "donc tu as choisi de mettre des dessous, pourquoi ?". Elle hésite, ne sait pas, répond, explique ou plutôt cherche à se justifier « pour que vous ayez le plaisir de me demander de quitter ma culotte, pour que vous voyez combien je suis troublée, mouillée. » Il écoute, son sourire flotte sur ses lèvres, il ne dit rien. Elle sait qu'il attend davantage, elle poursuit, bafouille, mes seins sont lourds, l'absence de soutien gorge serait trop visible, j'ai choisi de jolis dessous, pour vous.. " Tu as deux minutes pour avoir les seins libres". Elle bondit, sans répondre, file aux toilettes qui sont occupées, attend, s'impatiente. La porte s'ouvre, elle rougit, s'enferme,  ôte son soutien gorge, revient fièrement à travers la salle. Elle sent ses seins lourds se balancer, elle sait les regards sur elle. Il est debout, la regarde arriver. La prend par le bras, ils sortent, marchent, elle se laisse guider, " tu as été trop longue, je vais te punir…" Le trajet, elle ne se souvient que de sa main sur elle, de cette sensation d'être déjà son objet, prête à s'offrir sans fin.

La porte se referme. Tout se bouscule, tout bascule, la première image dont elle se souvient c'est elle, punie pour avoir été trop lente. À genoux, face au mur, la culotte baissée à mi-cuisses, la jupe troussée le cul offert.
il est derrière elle, ne parle pas, elle sent sa présence. Ses mains se posent sur ses seins, ses mamelles dit-il, il les caresse, les prend à pleines mains, déboutonne le chemisier. Il pince ses seins, elle laisse échapper un gémissement, des pinces se placent rapidement sur ses seins. Et il susurre "ne bouge pas !"





samedi 18 septembre 2010

Expériences

Un couple au restaurant, à la table à côté…
Elle "Je lui ai dit : je suis idéale pour ça, je suis très malléable…"
Lui "Tu as raison, toutes les expériences sont bonnes à prendre."
L'oreille tendue à attendre la suite, à imaginer la jeune femme et ses spécialités les plus exotiques : brouette japonaise, marmite à tourniquet, tournedos Béarnaise, derviche à grand braquet chers à Boby Lapointe aux plus classiques brouette béthunoise, poirier triple renversé, tourangelle double axel arrière…..
Soudain douche froide, l'oreille s'abaisse, pas que l'oreille d'ailleurs : en fait elle parlait d'expériences professionnelles…