- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


dimanche 17 mai 2020

Septième jour de sortie de confinement

Dimanche, et je suis en retard pour publier mon billet. Mais n'est-ce pas là le charme des dimanches, fussent-ils confinés, prendre son temps, perdre son temps ? Un joli dimanche, un dimanche ensoleillé où il serait si doux d'aller avec quelque mignonne voir si la rose qui ce matin avait déclose… Permettez-moi là une digression, vous connaissez, j'en suis persuadé, toutes et tous, la règle d'accord du participe passé conjugué avec le verbe "avoir", expliquez-moi donc l'accord de ce participe passé "déclose."
Mais en attendant, à la fois votre réponse, et de retrouver ma mignonne, je contemple au fond de mon jardin les roses, mais aussi le fenouil; le thym le romarin, la menthe, j'aime leurs senteurs, j'aime la sensualité de leurs senteurs, et je songe au plaisir de la trousser allègrement au fond d'un jardin dans l'ombre des arbres au milieu de mille senteurs et du chant des oiseaux troublé uniquement par l'intensité sonore de notre plaisir.



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samedi 16 mai 2020

Équitation ?

Est-ce le hasard ou aurais-je une lecture orientée, je découvre souvent des phrases déroutantes, polysémiques dans d'improbables romans. Ainsi j'ai découvert dans une nouvelle publiée en mille huit cent cinquante-six et n'ayant nulle intention érotique, un homme évoque son épouse "Bien qu'elle soit à peu près de mon âge, mentalement elle est aussi jeune que ma jument alezane, Trigger, qui me désarçonna il y a peu" et ajoute quelques paragraphes plus tard "s'offre à monter les jeunes poulains."
Vous conviendrez que, si ces phrases décrivent sans aucun doute des pratiques hippiques, elles pourraient tout autant s'appliquer à d'autres pratiques qui pourraient être, vu l'énergie attribuée avec cette femme, pour le moins épiques.



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Sixième jour de sortie de confinement

Samedi, premier week-end plus ou moins déconfiné après une semaine qui ressemblait fortement aux précédentes et un week-end, certes ensoleillé mais qui ressemblera aux précédents. Mais, puisque je suis en week-end j'en ai profité, grasse matinée, j'ai traîné au lit, la chambre déjà remplie de la lumière du jour. Je suis resté allongé, somnolant, pensant à Elle. Allongé, nu, je dors toujours nu, je songeais à elle, à ses mots, aux intonations de sa voix lorsque ses mots deviennent sensuels, troublants, caressants, au souffle de sa voix au creux de mon oreille lorsque ses mots deviennent brûlants, indécents, incandescents. Allongé, je souriais à ses mots, je frissonnais à ses envies, je m'offrais à ses désirs. Allongé, tendu, dressé vers elle, raide de désir, je rêvais d'elle, de son corps contre le mien, de sa bouche, de sa main, je sentais son souffle, sa douceur. Allongé, je frissonnais, vibrais enveloppé de ses mots, enveloppé d'Elle. Allongé, j'explosais de plaisir dans ses mots.




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vendredi 15 mai 2020

Cinquième jour de sortie de confinement

Déconfinée du bout du monde, je pense à Elle, certes depuis quelques jours le bout du monde n'est plus à la porte d'entrée, mais le bout du monde reste encore à moins de cent kilomètres, mais le bout du monde est au rythme des transports en commun, mais le bout du monde est obscurci par les cafés, les restaurants dont les portes sont toujours closes.
Déconfiné du bout du monde, j'ai envie d'Elle, je la désire et ne peux l'atteindre, le monde nous sépare, le monde nous éloigne, les distances sont rétablies et les temps s'allongent, s'étirent.
Déconfiné·e·s du bout du monde, nous pensons l'un à l'autre, nous rêvons l'un de l'autre, nous appartenons l'un à l'autre. Elle liquéfiée et moi raide, le même désir nous rapproche, nous saisit, nous étreint et nous jette dans les bras, dans les mots l'un de l'autre au-delà, en deçà des kilomètres.
Déconfiné·e·s du bout du monde, mais lié·e·s, enchainé·e·s par les envies l'un de l'autre qui les ravagent, déconfiné·e·s du bout du monde, ils attendent, fort·e·s de leurs certitudes, l'avenir est à eux.




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jeudi 14 mai 2020

Quatrième jour de sortie de confinement

"Quousque tandem abutere, Corona, patientia nostra ?" Pour celles et ceux qui ont eu la chance d'avoir pris l'option latin, le détournement de citation est évident. Pour les autres, quelques précisions, la citation exacte est "Quousque tandem abutere, Catilina, patientia nostra ?" qui se traduit par "Jusqu'à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience ?", début de la première catilinaire, discours prononcé par Cicéron contre Catilina, pour le reste adressez-vous à votre moteur de recherche préféré.
La citation détournée, vous l'avez donc compris, se traduit par ""Jusqu'à quand, Corona, abuseras-tu de notre patience ?" Entrée en matière pour vous dire, d'une manière moins brillante que celle de Cicéron, que le temps est parfois un peu long, que je voudrais revenir à des journées plus sereines. En attendant je continuerai mes billets quotidiens. J'aime empoigner les mots, les prendre à bras-le-corps, tenter de les dompter avec plus ou moins de bonheur j'en conviens. Le risque d'une production quotidienne est, il faut bien l'avouer, une qualité incertaine, mais je sais la vigilance dont d’aucun·e·s font preuve dans la lecture de mes textes et la pertinence de leurs remarques.




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mercredi 13 mai 2020

BLASEITUDE

BLASEITUDE, subst. fém.
1. Vx. État d'une personne dont le sens du goût est émoussé par excès de mets ou de boisson.
2 État d'une personne qui conçoit une indifférence totale vis-à-vis de ce qui doit émouvoir tout à la fois son esprit, son corps et son cul.
Je ne sais rien de plus flatteur pour un homme que de sortir une femme de sa blaséitude (BZALAC, Les Inemployées, 1837, p. 198) :
Prononc.: [blɑzeityd],
Étymol. et Hist. 1662 État d'une personne à force de boire des liqueurs fortes



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Troisième jour de sortie de confinement

Et cette sortie de confinement n'a guère changé mes habitudes. Je ne bouge guère de chez moi, j'ai sorti les poubelles, acheté du pain, constaté que ma queue, devant la supérette, toujours la même, supérette ou queue, se maintient en forme. Je suis assis à ma table, toujours face à la fenêtre, toujours le regard au loin et je souris.
Aux premiers jours confinés, nous nous demandions ce que nous ferions au déconfinement et je n'imaginais certes pas me retrouver assis à la même place alignant encore des mots pour un billet quotidien, certes pas de confinement, mais de sortie de confinement.  Les cafés sont fermés, les médiathèques pas encore rouvertes, les transports en commun encore trop rares, même si le ciel est bleu et le soleil joli aujourd'hui.
Je suis assis à ma table et je souris en pensant aux jours à venir, je souris parce que je sais que viendra le jour tant attendu et que, ce jour-là, quelle que soit la météo, le soleil resplendira de la clarté de mille soleils, et que ce jour-là, nous serons enfin dans les bras l'un de l'autre.




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mardi 12 mai 2020

À la cave

Le confinement n'en finissait plus. Certes ils étaient tous deux confinés ensemble et avaient des nuits intenses et torrides mais la présence continue de leurs enfants, certes fort agréable par ailleurs, limitait quelque peu leurs possibilités de jeux et ôtaient incontestablement du piquant à leurs ébats. C'est ainsi qu'à la fin du brunch il déclara qu'il fallait descendre à la cave, dans leur box se trouvant quelques vieux CD, le regard brillant elle répondit aussitôt "Je t'accompagne, tu ne trouveras jamais seul."
Quelques instants plus tard, ils sont dans l'ascenseur, et déjà il l'embrasse en pinçant ses seins, elle gémit doucement, elle aime tellement cela. Sortant de l'ascenseur, il fourre sa main sous la jupe " Tu mouilles déjà petite salope !" Il ouvre leur box, la pousse à l'intérieur " Elle te plaît cette cave, imagine un groupe d'hommes qui attend, tu adorerais…" Il lui ôte son t-shirt, trousse haut la jupe sur ses hanches, la pousse le cul sur la table, lui ouvre les cuisses. Elle est ainsi offerte, indécente. Elle sent ses doigts qui la fouillent, elle est trempée de désir, et lorsqu'il retire ses doigts, il la culbute sur la table, et s'enfonce en elle. Elle aime qu'il la prenne ainsi, comme l'on trousse une catin sur un coin de table, et elle sait qu'il est trop joueur pour se contenter de si peu, et elle aime.
Et il se retire, elle regarde en souriant ce sexe raide de désir, tendu vers elle. Il l'agenouille, se penche derrière elle, elle se tourne, regarde, le gode est ventousé à, à bonne hauteur, il lui lance " Recule, empale-toi !" Elle lui sourit " Oui, je recule, et je m'encule…" Elle n'hésite pas un instant, elle sait qu'il a anticipé sa demande et que le gode est luisant de lubrifiant. Elle n’hésite pas, elle ouvre son cul et recule et s'encule. Elle aime sentir ce gode entrer en elle, la posséder, d'autant plus qu'il lui offre dans le même temps son sexe à déguster. Elle aime le sucer, et elle aime encore plus lorsqu'elle retrouve son odeur son goût de femelle excitée sur ce sexe. Elle suce en remuant son bassin pour bien sentir le gode lui prendre le cul. Elle aime cela de lui, elle glisse sa main entre ses cuisses trempées, elle se caresse au rythme de la queue qui lui baise la bouche. Il s'agrippe à ses cheveux, enfoncé dans sa bouche et lâche son foutre dans un rugissement. Elle jouit à son tour en de longs gémissements. Ils reprennent leurs souffles. Elle lui sourit et, gourmande, le nettoie de la langue. Ils se rhabillent, sortent du box, et entendent la voix amusée d'une voisine " bonjour, je vous ai entendus, mais soyez sans crainte, je ne me suis pas approchée, j'ai respecté les gestes barrières."




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