Une journée paisible, une journée de confinement, j'ai consacré, ou du moins j'ai tenté de consacrer mon après-midi à l'écriture tout en buvant une tasse de thé bien sûr, sur ce point-là, je ne peux que vous suggérer de vous reporter au billet précédent. J'ai relu, des textes, les ai peaufinés. Vous savez, "Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, polissez-le sans cesse, et le repolissez, ajoutez quelquefois, et souvent effacez." Vous ne serez guère étonné si je vous précise que les écrits en question étaient des nouvelles érotiques. Mais mon activité a été gravement perturbée par une réflexion. Un texte érotique doit troubler, pour le moins, la personne qui lit, la faire bander, ou mouiller, c'est selon. Il est donc logique que lorsque j'écris un texte érotique réussi, mon sexe le manifeste clairement en levant la tête. D'où mon dilemme quasiment cornélien, est-il préférable de se branler ou d'écrire en bandant comme un âne, sans pour autant écrire comme un âne dans la mesure du possible ?
- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre
Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…
jeudi 5 novembre 2020
Septième jour de reconfinement
Biaiseuse…
J'avais un souvenir d'une biaiseuse de chez Paquin, pour les moins de vingt ans je vous précise qu'il s'agit de Marie-Paule Belle en 1982, et voilà que je découvre une nouvelle biaiseuse qui biaise avec un bel et joyeux enthousiasme sur une musique rock entraînante. Un chant dédié à la liberté, liberté du désir féminin, et dans lequel Ambre joue des et sur les mots à merveille, les empoigne à pleine main, un hymne au désir assumé truffé de belles trouvailles lexicales. Une chanson à écouter pour jouir de ce maniement de la langue dans ce délice verbal.
mercredi 4 novembre 2020
Sixième jour de reconfinement
Encore une journée de confinement qui ressemble à une journée de confinement et qui a commencé par un échange sur un réseau social, je ne vous préciserai pas lequel, évoquant les mérites respectifs du café et du thé. Peut-être le savez-vous, je suis un grand amateur de café qui boit sans cesse du thé. Je vous précise que j'aime le café très noir et sans sucre. Pour le thé, je suis plus éclectique, j'apprécie les grandes classiques, earl grey, darjeeling, le thé vert à la menthe ou autre, les thés noirs, mais j'apprécie peu les thés parfumés. Ces informations peuvent vous être utiles si vous souhaitez un jour m'inviter. Mais ma participation de ce matin visait un autre aspect. L'avantage du thé, selon moi, est lié à la nécessité de faire infuser, donc une boisson moins immédiate. Cela impose d'attendre, de patienter, de respirer. De plus, si l'on peut avaler très rapidement un café même chaud, le thé nécessite une plus longue dégustation, de prendre son temps.
Serait-ce là un éloge de la lenteur.
Citation du mercredi
Encore une fois j'ai trouvé une citation que je n'ai pu m'empêcher de détourner, cela fait, vous le savez sans aucun doute, partie de mes nombreuses, et épouvantables, manies, mais, l'on ne se refait pas. Voici donc ces mots que j'ai sélectionnés pour vous " Il n'y a rien comme la pipe pour échauffer l'imagination et vous entretenir dans une molle indolence loin de la réalité et dans un monde imaginaire." N'est-ce pas là un merveilleux et vibrant hommage à la fellation, quoique le terme de molle indolence relève d'un choix étrange ?
Mais, ce choix peut s'expliquer, sans grande difficulté. Il s'explique même très facilement lorsque l'on replace cette phrase dans son contexte et que donc, dans le même temps, l'on quitte ce détournement. Pour vous permettre d'e juger, voici la phrase qui suit dans le texte original " Comment un homme qui ne fume pas, peut-il rester inoccupé ?"
N'est-ce pas là un merveilleux et vibrant hommage qui a du faire un tabac ?
mardi 3 novembre 2020
Cinquième jour de reconfinement
Étant à la fois quelqu'un de prudent et, comme je l'indiquais hier, un lecteur quelque peu compulsif, j'ai pris quelques précautions avant le début du confinement en empruntant de nombreux ouvrages à la bibliothèque pour ne pas risquer de me retrouver en panne, quoique, vu le nombre d'ouvrages à lire ou à relire dans ma bibliothèque, cela soit peu probable. Malgré cela je viens de découvrir avec inquiétude le nouveau communiqué des médiathèques de la ville de Paris. Ce matin encore une ouverture pour des prêts ou retour sur rendez-vous était annoncée pour la semaine prochaine. Aujourd'hui, le site ne mentionne plus de date d'ouverture et indique, dans ce contexte particulier, et pour vous permettre de garder l'esprit serein, la date d'échéance de tous les documents empruntés a été repoussée de 5 semaines et les abonnements échus depuis le 1er septembre ont été prolongés de 4 mois. Je ne sais si ce délai de cinq semaines peut laisser présager une durée prévisionnelle du confinement, et j'espère surtout que l'on pourra bientôt réaliser à nouveau emprunts ou retours et que nous pourrons revenir à une vie la plus normale possible.
lundi 2 novembre 2020
Quatrième jour de reconfinement
Le confinement aura eu peut-être un avantage, il m'aura permis de consacrer du temps à la lecture, ce qui lorsque l'on est, comme moi, quelque peu fainéant, est un vice plus fréquent que l'écriture. Si je dévore de nombreux livres, je lis aussi des articles de quelques périodiques et j'écoute aussi, perversion suprême, des podcasts, notamment de France Culture. C'est ainsi que j'ai découvert une émission Mary Shelley, une artiste déclassée qui m'a appris tant de choses. À ma grande honte, et j'espère que mes lecteur·rice·s alsacien·ne·s ou œnologues me pardonneront mon ignorance, j'ai découvert là l'existence du frankstein, vin alsacien. J'ai aussi appris à cette occasion que Mary Shelley était une grande lectrice et qu’en 1814 elle avait lu cent vingt-deux livres.
Vous avouerais-je qu'à ce jour, le nombre de livres lu pour cette année dépasse déjà ce nombre. Serais-je donc un lecteur compulsif ? Mais dans tous les cas, j'espère que vous avez noté que je peux, lorsque je lâche mes livres, écrire un billet sans la moindre allusion érotique.
Du chien…
Elle a du chien, incontestablement et terriblement. Et il aime à la regarder, à la contempler, son regard brûlant, son sourire enjôleur. Elle a une allure folle, juchée avec grâce sur ses escarpins vertigineux. Elle le regarde et lui sourit. Son décolleté exhibe largement ses seins lourds. Elle a troussé haut sa jupe sur ses hanches, légèrement penchée en avant vers lui, cambrée, il devine son cul mis en valeur par les dentelles du porte-jarretelles. Sans se retourner, elle tend la main derrière elle pour empoigner la queue de l'homme qui est dans son dos. " Prends mon cul, enfile-moi, démonte-moi !" et son sourire devient carnassier. Il aime la regarder ainsi, voir les mains de l'autre homme qui agrippent ses hanches, lire sur son visage l'intensité du plaisir, deviner son cul qui s'ouvre, ce vit qui s'enfonce profondément en elle, contempler son regard qui chavire au rythme des coups de reins, entendre ses gémissements qui deviennent peu à peu hurlement de jouissance…
Il aime la regarder ainsi lorsqu'elle s'enchienne !
dimanche 1 novembre 2020
Troisième jour de reconfinement
À ce troisième jour de confinement, je dois vous faire part d'un étonnement, Celles et ceux qui ont lu mes billets de confinement, et dont la mémoire fonctionne en tant soit peu, devraient se souvenir d'un élément que j'ai traité régulièrement, l'état de ma queue. Si vous ne m'avez pas suivi avec attention, je vous précise cependant qu'il ne s'agit nullement d'un compte rendu de mes pratiques érotiques ni un bulletin médical consacré à mon érection, la queue que j'ai longuement évoquée dans mes billets du dix-huit mars au dix mai était celle qui s'étirait devant la supérette située près de chez moi.
Mon étonnement donc est lié au fait que la queue n'a nullement retrouvé la vigueur et la longueur qui fut la sienne lors de ce premier confinement. Pour être précis, ce matin encore il n'y avait pas la moindre trace de queue, nulle personne attendant devant la porte.
Que faut-il en déduire ? Je vous laisse en juger, mais vous tiendrais au courant des évolutions à venir de ma queue !