- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre


Si vous aimez mes mots, j'aime aussi les vôtres, laissez-donc, si vous le souhaitez, une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts…


mardi 12 mai 2020

Deuxième jour de …

Depuis que j'ai écrit mon premier billet de confinement, le dix-huit mars, bien des choses auxquelles je ne m'attendais pas, se sont passées.
Le confinement a été long, plus long que je n'aurais pu le penser. Je n'aurais jamais imaginé écrire tant de billets de confinement. Je pensais que la sortie du confinement serait une vraie sortie et non pas cette étrange sortie progressive. Et j'en suis après huit semaines à écrire un billet dont je ne sais pas même pas si je dois l'appeler billet de déconfinement ou billet de confinement allégé, mais je crains d'avoir le temps de choisir l'appellation.
Mais bien d'autres choses se sont passées pendant ces journées hors du temps, des lectures, des textes, des échanges, mais surtout il y a eu une évidence, une fulgurance, une illumination. Je vous précise toutefois que cette expérience ne ressemble en rien à celle vécue par Blaise Pascal le vingt-trois novembre mille six cent quarante-quatre, si la mienne n'est pas moins extatique elle est plus charnelle.



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lundi 11 mai 2020

Ode pour Elle

Après une trop longue attente,
Ces journées par trop limitantes
Commençant à se terminer
De ces temps, le terme est atteint
Nous sommes depuis ce matin
En voie d'être déconfinés.

De sens ces jours semblèrent vides
Nous laissant de vivre avides.
Ces heures nous avons comblé
Notre temps libre consacrant
Aux amis au travers l'écran
À livrer des mots assemblés.

Mais mon temps fut rempli par Elle,
Apparition providentielle.
Présente à mon esprit toujours
Je rêve d'Elle dans mes bras,
Pour enfin au creux de ses draps
Passer et mes nuits et mes jours.





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Déconfinement ?

Nous sommes sortis du confinement. Vous souvenez-vous de ces jours étranges où nos vies ont basculé. Le lundi, la veille, j'avais une réunion, faute de restaurants déjà fermés, nous avions mangé des pizzas en buvant de la bière dans la salle de réunion, nous attendions l'allocution prévue pour le soir. Le lendemain, nous nous sommes enfermés. J'avais des projets, des tas de projets, des livres à lire, des textes à écrire, tant de choses à faire. Où sont passées toutes ces journées volées, qu'ai-je fait ? Je n'ai pas lu tous les livres prévus, j'en ai écrit d'autres, j'ai écrit d'autres textes que ceux que j'avais prévus, j'en ai oublié certains.
Mais surtout, j'ai passé du temps à bavarder, en respectant les gestes barrières, à distance, de l'autre côté du clavier. J'ai retrouvé, le mot n'est pas très heureux, quelques, non pas vieilles amies, mais connaissances anciennes, j'ai eu de très beaux échanges. J'ai rencontré, toujours à distance, toujours de l'autre côté du clavier, de belles personnes, j'ai eu des échanges passionnants, et je ne regrette rien de ces journées.
Certes, vous pouvez sortir, mais soyez prudent·e·s.




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dimanche 10 mai 2020

Cinquante-quatrième de confinement

Cinquante-quatrième et dernier billet de confinement, confinement qui va se terminer dans quelques heures après cinquante-quatre jours et douze heures. Plus que quelques heures à attendre, mais la vie ne sera pas encore celle d'avant, loin de là. Il faudra encore attendre, espérer avant de retrouver des joies simples qui nous paraissaient évidentes il y a encore quelques semaines.
Mais il reviendra le temps du plaisir de s'asseoir à la terrasse d'un café, de retrouver une belle dans sa petite robe noire, qui attend en buvant une coupe de champagne, et son sourire, son étincelant sourire au moment où elle m'aperçoit, la voir bondir pour me sauter au cou, m'embrasser fougueusement, la serrer contre moi, son corps contre le mien, un premier baiser prémices d'intenses et fougueuses étreintes qui emporteront nos corps et nos âmes.
Ce temps reviendra, il faudra attendre encore un peu, un peu trop, mais ce temps viendra même s'il y a toujours loin, trop loin de la coupe aux lèvres, de la coupe de champagne aux lèvres de la belle…
Patientez encore un peu, et restez chez-vous.




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samedi 9 mai 2020

Cinquante-troisième jour de confinement

Dernier samedi avant le début du déconfinement, ce n'est certes pas un scoop. Mais le 9 mai est aussi un anniversaire. Vous le savez c'est le Jour de la Victoire commémorant la signature de l'acte de capitulation du troisième reich célébré le 9 mai en Russie et dans la plupart des pays de l'ancienne Union soviétique. Pour plus d'information votre moteur de recherche vous fournira toutes informations.
Mais c'est aussi un autre anniversaire, un anniversaire important, très important pour moi. Non, ne commencez pas à chercher quel cadeau m'offrir, ne commandez pas de bouquets de fleurs ne m'envoyez pas de photos de nus, ce n'est pas mon anniversaire, quoique pour les photos de nus…
C'est donc aujourd'hui un anniversaire très important, mais, je ne vous en dirai pas plus. Vous l'avez sûrement remarqué, comme chantait Serge Lama " j'suis peut-être vulgaire, mais j'suis discret." Le ton de ce billet de déconfinement est quelque peu atypique mais je voulais vraiment vous faire partager cela, et j'espère que vous partagerez mon bonheur.
Partagez mon bonheur, ou pas, mais restez chez vous.




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vendredi 8 mai 2020

Cinquante-deuxième jour de confinement

Je suis en week-end, un week-end de trois jours, le dernier week-end de ce confinement qui n'en finit pas. Certes, cela ne change guère mes activités quotidiennes, courses à faire, poubelles à sortir, lessive, cuisine, vaisselle, et un gâteau, au chocolat, j'aime le chocolat, noir, très noir. Un week-end curieux où l'on pense au déjà au lundi, un lundi de début de fin de confinement. Un lundi où l'on pourra commencer à bouger un peu plus, mais les lieux où l'on aimerait aller ne seront toujours pas accessibles.
Un lundi qui ne changera finalement pas grand-chose à mon quotidien. Je serai toujours assis là, à la même place, en levant les yeux de l'écran, je verrai le ciel, serait-il gris, sera-t-il bleu ? Je verrai le ciel et je penserai, je rêverai, et j'écrirai des mots, des mots d'espoir, des mots de désir, des mots emplis d'intensité, des mots qui me feront me dresser vers Elle, des mots qui me feront vibrer pour Elle, des mots que je brûle de susurrer au creux de son oreille, des mots que le brûle d'éjaculer à la face du monde.
Passez un bon week-end et restez chez vous.



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jeudi 7 mai 2020

Cinquante-unième jour de confinement

Encore une journée qui s'écoule lentement au fil des mots entre livres, réseaux sociaux, blogs, textes. Encore une journée qui s'écoule lentement entre banalités de la vie, courses à faire, poubelles à sortir, lessive, cuisine, vaisselle, et un gâteau parce qu'il faut aussi savoir se faire plaisir et échanges distanciés, physiquement distanciés, échanges qui sont, pour certains, de jolis, très jolis moments, des moments de pure joie.
Mais aussi encore une journée sans contact physique, sans sa peau contre ma peau, sans la chaleur de son corps contre le mien, sans son odeur, sans son goût sur ma langue. Une journée sans toucher son corps, le lécher, l'embrasser, le sucer, le mordiller, le caresser, le griffer, le mordiller, une journée sans ses mains, sa langue, sa bouche sur moi, une journée sans nos bouches accolées l'une à l'autre, sans nos langues qui se frôlent, se caressent, sans nos corps enflammés de désir, encore une journée où mon corps brûle d'envie, à en gémir de plaisir…
Encore une journée et restez chez vous.





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mercredi 6 mai 2020

Une image en miroir.




Elle a lu le commentaire, Quelques mots, sur une photo, point de vue 6, à son tour, elle s'est assise face à un miroir. Elle est face au miroir. Un lourd collier de cuir noir clouté ne laisse aucun doute, et de plus une chaine plonge de ce collier dans son décolleté. Elle aussi porte un haut noir, les bretelles tombent sur ses épaules. Elle a repris la même tenue, des bas noirs qui mettent en valeur ses longues jambes, de superbes escarpins qui l'enchienne plus encore. Ses jambes largement ouvertes face au miroir, mais elle est sa propre photographe et ses mains tenant le smartphone sont là entre ses cuisses, et l'on se sait plus si l'on doit dévirer, espérer des dentelles noires, ou son sexe nu, offert.
Et l'on comprend soudain que l'on est de l'autre côté du miroir pour la contempler ainsi, à la fois de l'autre côté du miroir et de l'écran. Du côté où l'on sait ce que l'on ne voit pas, ce que l'image nous cache. Et l'on sait que la chaine qui plonge dans son décolleté se termine par des pinces placées sur ses seins. Pinces que l'on ne saurait voir ainsi mais qui accentue le trouble à la contempler.




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Une image en miroir. d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International